LARGE VO
tait à la Société de Chirurgie pour savoir s’il fallait laver la cavité péritonéale ou s’en abstenir. Cette discussion a perdu beaucoup de son intérêt: on sait que la continuation ou au contraire la rétrocession du processus de péritonite dépend avant tout de l’heure de l'intervention et de la suppression radicale du facteur infectant. Ce facteur étant ici la brèche rectale l'essentiel est de l'avoir découverte et aveuglée.
Quant au problème de la dérivation des matières par anus iliaque il peut se poser, comme nous le verrons plus loin, du fait des dégâts du rectum souspéritonéal, de l’anus du sphincter ou de la vessie. Par contre, l'atteinte péritonéale, en soi, ne justifie nulle- ment la colostomie, sauf dans les cas ou des délabrements irréparables auraient été constatés.
2) Cas où les indications se discutent.
Sans préjuger de l'absence ou de la coexistence ‘ d'une atteinte péritonéale, nous réunissons sous cette rubrique tous les cas où il existe des lésions importantes du rectum sous-péritonéal, de lanus, du sphincter, du périné; des espaces celluleux péri-anorectaux. Nous en rapprocherons les plaies rectovésicales. |
Nous avons étudié précédemment la thérapeutique des cas moins graves où les lésions rectales sont au minimum. 1! s'agit donc toujours, dans les cas que nous allons envisager maintenant, de lésions contuses, d'emblée compliquées par la menace d'infec-
fon.