‹ Les plaies du rectum par empalementChapitre 21 sur 30 · HA EUR · texte numérisé non relu

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C'est contre cette menace que seront dirigés tous les efforts du traitement précoce qui devra s’efforcer, pourtant, de ne pas aggraver par des débridements inconsidérés les lésions produites par le traumatisme.

Nous envisagerons successivement trois paragraphes :

1° le débridement et la toilette de la plaie ;

2° Ja colostomie de dérivation ;

3° le traitement particulier des plaies recto-vésicales.

1°) Le débridement et la toilette de la plaie.

A) Etendue à donner à ces débridements.

L’aftitude la plus sûre consisterait à débrider largement toutes les plaies rectales. Comme l'a dit M. le Professeur Quénu, « l'étalement du rectum » est la meilleure assurance contre les cellulites pelviennes et les diffusions gangréneuses péri-ano-rectales. Cette notion est tellement évidente que déjà Dupuytren, puis plus tard Bégin, conseillaient la section prévenlive du sphincter.

En agissant de la sorte on ést en d’excellentes conditions pour assurer l'hémostase, l’épeluchage, le drainage ou le mêchage des plaies, mais on sacrifie l’avenir, car le blessé qui a échappé ainsi à l'infection court le risque de demeurer infirme du fait d'une incontinence sphinctérienne. :

Aussi nous semble-t-il qu’il faille condamner la section préventive du sphincter ou tout au moins de

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ne la réserver qu’à des cas d'infection désespérés. En pratique il faut envisager deux cas :

— Si le sphincter est rompu :

Profiter de la vue étendue que l’on possède ainsi pour mettre à plat les lésions recto-anales et débrider tous les trajets.

— Si le sphincter est respecté :

De ne pas le sectionner. Dilater. Débrider et nettoyer le mieux qu’on pourra en faisant une soigneuse hémostase.

B) Faut-il suturer ?

Il ne saurait bien entendu être question pour personne d'une suture complète des lésions, mais on pourrait se laisser aller à en pratiquer la suture partielle.

Cette attitude même nous paraît devoir être catégoriquement rejetée. L’analyse des observations de MM. Mocquot et Fey le prouve péremptoirement.

On devra donc s'abstenir de toute suture ; elle serait presque toujours illusoire et souvent très dan-

gereuse.

c) Le drainage.

Dans les cas où du fait de la section traumatique du sphincter le drainage peut être largement assuré par voie endo-anale on se contentera de cette méthode.

Dans les cas où le sphincter est, au contraire, respecté ou dans ceux pour lesquels l'infection est déjà

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