‹ Les plaies du rectum par empalementChapitre 23 sur 30 · II. —— INDICATIONS OPÉRATOIRES TARDIVES · texte numérisé non relu

II. —— INDICATIONS OPÉRATOIRES TARDIVES

1) La reconstitution du sphincter.

- Dans les cas où le traumatisme a rompu le sphincter anal et quand les dangers d'infection immédiate grave sont écartés, il faut guérir le blessé de son in-

continence sphinctérienne.

A) Les meilleures conditions pour intervenir.

Il faut attendre la cicatrisation complète des lé-

dau PES

sions ano-rectales et n’intervenir que sur des tissus parfaitement souples et désinfectés. On conçoit l'in: térêt que présente pour la bonne réalisation de ces conditions l'institution de la colostomie de dérivation systématique. Dans les cas où aucune vaccinothérapie n'aurait été instituée au début, il serait prudent de préparer ces opérés par trois injections de 4 cc. de Propidon faites à 48 heures d’intervalle.

B) Les principes de l'intervention.

Il faut inciser circulairement, en suivant autant que possible la ligne ano-cutanée, et s’efforcer de décoller la muqueuse et de l’abaisser comme pour une opération de Whitehead. Ce temps est souvent difficile. On isole le sphincter, on recherche ses deux extrémités et on les suture, bout à bout, à la soie fine. La muqueuse abaïissée est partiellement réséquée et suturée à la peau.

2) La cure des fistules recto-vésicales.

Dans la majorité des cas il faut savoir attendre, car ces fistules ont tendance à se fermer spontanément et ce n’est qu'aux cas d’une chronicité éprouvée qu'il faudrait réserver des interventions directes telles que la suture séparée du rectum et de la vessie par

périnéotomie transverse et dédoublement rectovésical.

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