‹ Les Plaines d'Abraham, endroit historique à conserver ... [microforme]Chapitre 4 sur 16 · PNG · texte numérisé non relu

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13. The 4 gun battery at Sillerÿy taken by the English, afterwards attacked by the enemy who were repulsed with great lost. —From the drawing of Captain Hervy Smyth, aide-de-camp to General Wolfe.

(Collection Philéas Gagnon.)

des-Mères n’aboutit à rien, le piquet ayant reculé sous la canonnade de la flotte.

Chose surprenante, incroyable, inespérée, Wolfe avait réussi dans cette entreprise hasardeuse, et si téméraire qu'il n'entendait risquer au plus que 200 hommes dans cette tentative. Sa hardiesse, en dernier ressort, était couronnée du plus brillant succès, qui couvrait de gloire un projet pour aïnsi dire insensé.

Il est vrai qu’une suite de circonstances inattendues de son côté et imprévues de l’autre, le favorisèrent comme par enchantement, en même temps qu'il sut profiter des fautes de l’incurie, du Manque de vigilance et de discipline de l'ennemi. ”

Et dire qu’une dizaine d'hommes avec des bâtons et des pierres, auraient pu rejeter en bas du Cap n'importe quels assaillants ! (Joinstone, p. 10) Et que près de 2,500 hommes guettaient ce débarquement ! !

Bougainville, avec la fleur de l’armée, —plus de 2,000 hommes de pied et 200 hommes de cavalerie, sous la Rochebeaucourt—défendait ce soir-là la rivière et les abords du Cap-Rouge. Le Chevalier de Rumigny, du la Sarre, se trouvait au poste de Sillery avec deux Canons ; ensuite Douglas, du Languedoc, à Samos, avec les quatre canons déjà dits et un mortier ; l’imbécile et lâche de Vergor de Chambon, capitaine des troupes de la colonie, était chargé de veiller à l’Anse-du-Foulon, de Saint-Michel et l’Ansedes-Mères. Son piquet à l’Anse-des-Mères, placé le 27 août (Panet, p. 22) pour veiller soit d'en haut ou d'en bas sur la grève, avait déserté ou était disparu. Tous ces postes étaient supposés récemment garnis en plus de 100 hommes chacun.

Le 4 septembre Montcalm avait envoyé le régiment de Guyenne camper sur les hauteurs de Québec, d’où il pouvait se reporter facilement de tous côtés. Le malheur voulut qu'on le retira trois ou quatre jours après. (Ev. de la G,, p. 61).

Montcalm avait enjoint à Montreuil de l’y renvoyer camper et d’y rester jusqu'à nouvel ordre. Il s'en prend à Montreuil, au dire de Johnstone, dans Hadès, p.36, de ne pas avoir exécuté cet ordre, pendant que lui, Montcalm, avait ce même régiment campé sous ses yeux près du pont. Que ne l’envoya-t-il lui-même, ayant plus de 48 heures pour y voir ?

“ La correspondance était si mal établie de l’un à l’autre ‘“ des postes de M. Bougainville et entre ceux-ci et le camp de Beauport, que les Anglais avaient, vers les cinq heures “ du matin, tourné et dissipé les détach:ments que com- “ mandait M. de Vergor à l’Anse-du-Foulon et étaient déjà “en bataille sur les hauteurs de Québec, ....,...…, qu'on “ignorait encore dans nos camps qu'ils voulnssent nous attaquer de ce côté-là ; M. de Bougainville, qui n’en était “éloigné que de deux lieues, ne l’apprit, à ce qu'il dit, qu’à “ huit heures du matin, et M. de Vaudreuil, qui en était à “ beaucoup moins de la moitié de cette distance, n’en fut “exactement informé qu’à six heures et demie. L'armée, “ sur un mouvement que l’on avait vu faire anx barges en- “ nemies, rentrait dans ses tentes. (Ev. de la G., p. 65.) “La fortune sembla en cette occurrence s’accorder “ avec le peu d'ordre qui régnait parmi nos troupes pour “ lui (Wolfe) en faciliter l'accès.” (£v. de la G.; p. 65.)

Ce mélange de malhenrs et de désordres dans notre “ service prépara la fatale catastrophe, qui, par une suite “ de nouvelles fiutes, en nous faisant perdre le fruit de “tant de fatigue et de dépenses, mit le comble à notre “humiliation.” (Journal, p. 65.)

“ Au lieu de les chercher dans une fatalité que la super- “stition aperçoit toujours dans ce qui arrive de fâcheux aux ‘“ hommes, je crois pouvoir, sans rien hazarder, me flatter de les trouver dans les passions auxquelles nous avons eu “le malheur d’être trop sujets, ou plutôt, dans les dé- ‘ sordres qui en sont les suites nécessaires.” (Ev. de la G.,

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Pour nous, ajoutons, dès le principe, le Partage du commandement entre des chefs jaloux, ambitieux et vaniteux à l’excès, et dé plus, un grand manque de discipline,

“ Nous avons ce même jour (24 juillet) une preuve bien “sensible du désordre qui régnait dans l'armée :

; il en “ était sorti un grand nombre de chasseurs, qui ayant ‘ trouvé beaucoup de gibier (tourtes) du côté de Sainte-

“ Foye, firent un feu si soutenu que les Sauvages croyant “ que nous étions attaqués s’y portèrent, et ils en firent “ sentir l'inconvénient.” (142, La suite du peu d'ordre qui régnait dans les différentes parties du service est mentionnée à maintes reprises. Ce défant de discipliñe ne po les désastres qui s’en suivirent.

Wolfe laissa une partie du Royal-American, Je 3ième bataillon, à la garde du débarquement, mais il fut rappelé ensuite pour l’action. (Mante, p. 255, Knox LL, p. 96). Suivons-le sur le plateau. Knox, P. 68: “ As soon “as We gained the summit all Was quiet and not a shot “ was heard owing to the excellent conduct of the light- “infantry under Colonel Howe.…….. it Was by this time “ clear day light ” (5.30 hrs a.m.). “ Here we formed again, “the river and the south Country to our rear, our right “’extending to the town, our left to Sillery, and halted à “few minutes.” “We then faced to the right and marched towards “ the town by files, till we came to the Plains of Abra- “ham, an even piece of ground, which Wolfe had made “ choice of, while we stood forming upon the hill. Weather “ showery ; about six o'clock the enemy made their “appearance (/e Guyenne déployé en tirailleurs), between “us and the town ; whereupon we halted, and wheeled “to the right, thereby forming the line of battle.” Il décrit cette première formation en bataille, laissant

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