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blement situées pour défendre la gauche. Cette ligne ne pouvait guère dépasser Marchmont, car le général fit dès lors avancer divers pelotons à droite sur la déclivité du cap pour inquiéter l'ennemi et l'empêcher d’enfiler entre lui et le fleuve, ce qu’il avait déjà tenté de faire (Ænoz, p. 69). Cet auteur, qui est le témoin et l'écrivain sur les lieux le plus authentique sur cette partie, fait observer en note que quoique cette disposition des rangs fut ensuite changée, néanmoins la situation de l’armée demeura la même quand à l’ennemi et à la scène de l’action.
Les divers régiments en arrière ayant rejoint les autres, Wolfe fit alors une nouvelle disposition de son armée, la divisant en trois brigades. Sa première ligne fut formée comme suit: La droite, sous Monckton, par le Otway, 85ème, lieutenant-colonel Fletcher, contournant vers le fleuve; par les trois divisions des grenadiers de Louisbourg, lieutenant-colonel Carleton, et par le Bragg, 28ème, lieutenant-colonel Walsh. Le centre, sous Murray, était composé du Kennedy, 43ème, lieutenant-colonel James, du Lascelles, 47ème, lieutenant-colonel Hale, et des montagnards écossais, 78ème, lieutenant-colonel Fraser. La gauche, sous Townshend, comprenait l’Anstruthers, 58ème, major Agnew, et l’Amherst, 15ème, major Irvine, tourné en potence. L’infanterie légère de Howe, postée dans un bois beaucoup en deca, faisait face à la rivière Saint-Charles. En arrière, sur la seconde ligne, l'infanterie légère du Royal-American, 60ème, composée des 2ème et 3ème bataillons, sous le colonel Young, protégeuit l'aile gauche. L'’aile droite avait pour support le corps de réserve du Webb, 48ème, lieutenant-colonel Burton, posté en plein milieu des Plaines (Champ de courses), et déployé en huit divisions largement espacées. Ce qui ferait 8,271 hommes en front, —en n’admettant pas en plus, comme Parkman, 400 hommes d'infanterie légère, —et 1,545 hommes comme réserve. Ni maintenanton réfère à l’ordre du jour de Wolfe, 7 septembre, on peut en inférer que cette seconde ligne du
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Webb devait se tenir à deux cents Pas environ de l'autre, ce qui la place au milieu du terrain des Plaines.
Avant et pendant cette formation, que divers avantpostes protégeaient, l'ennemi avait commencé la Canonnade et la fusillade, qui dura plus d’une heure avant d'en venir aUX Mains. Mais ce qui molestait le plus les rangs était le feu (galling fire) des tirailleurs, Canadiens et Sauvages, cachés dans un champ de blé en avant de la droite, et dans le petit bois en face du centre de Wolfe et s'étendant un peu vers Ja gauche. Quelques pelotons lancés sur eux de temps à autres les forcèrent de déloger. Alors ordre fut donné de se coucher à terre et les soldats demeurèrent à couvert dans cette position pendant quelque temps.
Wolfe 5e trouvait alors aussi à couvert du canon de la ‘
Ville dans le ravin au delà de la Prison, et posté, dit Lévis, derrière de petites hauteurs, où lui-même établit là son Camp le 29 avril au matin, à un quart de lieue des dites hauteurs. (Journal, pp. 209 es 274). Voici ce que confirme ce point :
“ Les deux armées séparées par une petite colline ” (le site de la prison, car il n'y en a pas d'autre visible des Buttes-à-Neveu vers ce côté) “se canonnaient depuis envi- “ron une heure. L'éminence sur laquelle la nôtre était “rangée en bataille ” (les Buttes-à-Neveu) dominait dans “ quelques points celle qu'occupaient les Anglais, qui y ‘étaient couverts, soit par des ravins peu profonds, soit “ par des clôtures de champs en palissades.” (Ev. de la G!, P. 66). Et ajoutons, cachés par le bois qui séparait leurs centres.
Les avant-postes des deux armées se fusillaient ainsi depuis quelque temps dès avant les dix heures du matin : ‘—pendant longtemps,” dit Joannès, qui.en était.
“ We had several skirmishes with the Canadians and
“ Savages till about ten o’clock when the army Was formed “in line of battle” (Fraser, p. 20).
Il nous parait évident que la ligne de Wolfe était alors
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abritée derrière la butte de la prison et ne dépassait pas la borne est des Plaines : ce qui se confirme davantage par le simple aspect des lieux ou par l'inspection du plan que nous montrons, (1) dont les chiffres des différents niveaux indiquent là les ondulations du sol, différence entre 321, 292 et 290 pieds, c’est-à-dire une trentaine de pieds de baisseur.
Bien plus, Wolfe avant l’action. envoya s'emparer de cette éminence parce qu'elle lui obstruait la vue de l'ennemi de ce côté. La lettre d’un officier anglais du 28ème régiment, servant dans les grenadiers de Louisbourg, sous Murray, écrite après la bataille, en fait preuve : “ Upon the “ general viewing the position of the two armies, he took “ notice of a small rising ground between our right and
“the enemy’s left, which concealed théir motions from us
“in that quarter, upon which the General did me the “honor to detach me with a few grenadiers to take pos- “ session of that ground, and maintain it to the last “extremity, which I did until both armies were engaged ; “and then the General came to me: but that great and “ever memorable man, whose loss cannot be enough ever “ regretted, was scarce à moment with me till he receivod “his fatal wound.” (Hawkins, pp. 360-861).
Sur cette éminence, où est bâtie la prison, il y avait autrefois une redoute appelée “ Wolfe's redoubt,” telle que marquée sur le plan du major Holland. Ses restes sont disparus pour faire place à la récente construction. C’est la même que celle mentionnée par Hawkins, à l’encoignure sud de laquelle a été plantée la première borne de la méridienne tirée par le major Holland suivant son plan. Cette borne se trouve posée dans la cour intérieure de la prison. On trouve également le tracé de cette redoute sur le plan de John Adams, arpenteur, fait vers 1820, plusieurs années après celui de Holland, mais non daté.
(1) Ce plan, de 10 pieds sur 8, servait de démonstration, à la conférence.
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M. Campbell, ancien protonotaire, et M. Lampson, avocat, tous deux élevés auprès, me disent dans les ruines de cette redoute, gone ou parallélogramme
avoir souvent joué Sa forme était en panta- » Avec une corne à double flanc, dirigée vers l'ouest, et semble mesurer de 175 à 200 pieds sur ses faces. Elle paraît avoir été fortifiée d'un fossé sur son pourtour,
On se demande si cette redoute considérable, en forme
de bastion, existait en 1759 ; par qui a-t-elle été construite ? Si elle était bâtie av
ant 1759, était-elle occupée ou abandonnée par les Français le jour de la bataille ?
Nous n'avons Pu trouver aucune indication écrite de son existence en septembre 1759. Les Français auraient eu le temps, par les piquets lancés dès le matin, d'y pénétrer et de s’y défendre avant que Wolfe s'en fut emparé, Il est vrai qu'elle n'était qu'à 150 verges de la ligne du terrain des courses que Wolfe avait atteinte. Cependant la forme de bastion pareille à celle du Cap-Diamant (ou Joybert) et la similitude avec les antres anciens ouvrages de retranchements sn terre par les Français, plus près de la ville, Pourraient porter à croire à une construction française.
Si, au contraire, elle est de construction anglaise, comme point de défense .de Ja ville de ce côté, pourquoi l’a-t-on laissé tomber en ruine peu de temps après? Suivant la carte de Désandrouins, elle serait une des redoutes Q,. Q,. occupées par les Anglais durant la ‘ataille de Sainte-Foye. Nous pensons que c'est un ouvrage avancé fait par Murray en prévision du retour de Lévis, et indiqué par la lettre sur le plan de Hawkins. Quoiqu'il en soit il est certain que c’est l'endroit où Wolfe à été blessé à mort, après avoir ordonné la charge à la baïonnette à la tête du Bragg et des grenadiers de Louisburg.
Il est remarquable que les travaux considérables de défense et les fortifications françaises, tels que les parallèles, tranchées, revêtements, banquettes, eic., qui se voient encqe . quelques arpents de la
de la citadelle, n'aient pas été men-
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