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3. Notice sur le commerce des produils agricoles, I, p. 373. 4, WecscH. Bull. S. C. G., n° 115, p. 51.
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le terrain en une infinité de petites pièces de 6 à 7 mètres de largeur, séparées par des fossés larges de 3 mètres et profonds de 2. La terre extraite des fossés constitue les mottes ou terrées, que l’on plante d'arbres exploités en têtards et où l’on cultive même parfois des haricots ou du chanvre.
Les parties constamment inondées sont occupées par le roseau, dont l'exploitation esttrès lucrative. Ses emplois sont multiples : il sert à cuire le pain, à couvrir les étables, à fasciner les digues. Jadis les huttiers en construisaient leur habitation. Le prix de vente du roseau est très élevé, et un hectare peut rapporter 150 francs à son propriétaire. La récolte se fait à la fin du mois d'août".
L'élevage. — Marais boisés et roselières mis à part, il reste encore la majeure partie du marais mouillé, qui sert au pacage des bestiaux pendant la belle saison. On n’y trouve pas toujours des herbages de première qualité. Certains prés des environs de Marans recouvrent des terrains remarquablement pauvres en chaux et en acide phosphorique, mais, en compensation, riches en azote et en potasse. Ailleurs c’est la potasse qui fait défaut, tandis que l’acide phosphorique est abondant : c’est le cas du marais de Luçon?. Ces marais, qui assèchent depuis le mois d'avril jusqu’au mois d'octobre, sont peuplés d’une prodigieuse quantité de bœufs, de vaches et de chevaux. Une race bovine particulière, dite maraïchine, remarquable par sa grande taille, mais un peu efflanquée, s'était constituée dans la région. Au commencement du dix-neuvième siècle, elle était d’un excellent rapport pour les éleveurs; suivant Cavoleau, un bœuf gras se vendait alors de 700 à 800 francs, une vache grasse pouvait atteindre 400 francs, alors qu’un bœuf du Bocage ne valait que 200 francs *. Aujourd'hui la race parthenaise remplace cetle race maraîchine; elle rend plus de services pour le travail des champs ets’engraisse mieux. Elle s'accroît d'autant plus en nombre que le développement des laiteries a été extrêmement rapide dans le marais depuis quinze ans. L'élevage des bêtes à cornes dispute aujourd’hui la première place à la culture des céréales, et il serait tout à fait logique que la contrée devint avant tout une région d'élevage: c'est dans ce sens que la poussent ses aptitudes naturelles #.
Beaucoup moins importante est l'élève du cheval, qui fournit à la fois des animaux de grostraitet des demi-sang pour la cavalerie. Les chevaux de gros traitappartiennent à la race mulassière, la plus anciennement répandue dans la région; elle paraît avoir pour origine des chevaux frisons et allemands introduits au dix-septième siècle par les dessiccateurs hollandais®. Depuis, on l’a croisée avec la race normande. Il existe