‹ Les Plaines du PoitouChapitre 110 sur 132 · Riser. Géologie agric., IV, p · texte numérisé non relu

Riser. Géologie agric., IV, p

2, LARVARON. Economie rurale.

3. 11 y en a 50.500 dans la Vienne (statistique de 1892)..Ce nombre a pu varier depuis quinze ans,

4, LARvARON. Ouvrage cité. — Les détails donnés par BAUDRILLART, ouvrage cité, p. 235-236, sont

inexacts. La vie du paysan est moins plantureuse qu'il ne le dit,

la boisson faite avec le marc de raisin, auquel on ajoute souvent des fruits, pommes, prunelles ou cormes.

Les journaliers ont une vie moins enviable que les domestiques; dans la saison d'été, qui est celle des gros travaux agricoles, un homme gagne de 2 francs à 2 fr. 50 par jour quand il est nourri à la ferme, de 3 à 4 francs dans le cas contraire; en hiver, son salaire se réduit à 1 fr. ou 1 fr. 50 dans le premier cas, à 2 fr. ou 2fr. 50 dans le second; dans cette saison les femmes ne trouvent pas d'occupation dans les fermes. Sur son salaire le journalier doit prélever ses frais de logement et tous les frais accessoires qui en découlent. Sauf dans le vignoble, où il est payé plus cher que dans les régions de céréales, et où il peut se faire un supplément de gain par les travaux à la tâche, il est plutôt malheureux. Il n'est pas assuré du lendemain, car le travail fait souvent défaut en hiver. Aussi est-ce parmi les journaliers que se produit surtout le mouvement d'émigration de la campagne vers les villes !.

Les bâtiments d'exploitation. — L'ensemble des bâtiments d’une ferme poitevine n’occupe pas en général une grande étendue et se montre dépourvu de l’aspect imposant que revêtent souvent dans le nord de la France les constructions analogues. Autour d’une cour carrée où l’on accède par une grande porte à linteau droit dans le nord et le centre du Poitou, à plein cintre dans la région de Ruffec et en Aunis’, sont disposés les bâtiments d'habitation, les écuries et étables, les granges et les dépendances diverses. La maison d'habitation fait d'ordinaire face à la porte d’entrée, moins souvent elle est située sur un des côtés. Ses dimensions sont toujours aussi réduites que possible; en plus du rez-de-chaussée, qui renferme la cuisine et deux pièces, rarement davantage, il y a assez souvent un premier étage, que surmonte un grenier très bas. Les écuries et les étables sont tantôt accolées à la maison, tantôt séparées d’elle par une remise ou une grange. Basses et étroites, elles ne reçoivent d’air et de lumière que par la porte et par une lucarne lui faisant vis-à-vis; il y règne constamment une demi-obscurité, et l'entretien laisse fort à désirer dans tout l’est du Poitou. Les règles les plus élémentaires de l'hygiène sont méconnues; les animaux, entassés les uns sur les autres, surtout dans les bergeries de la région de Montmorillon, manquent d’air et piétinent dans une couche de fumier que l’on enlève à de trop rares intervalles; il y a eu néanmoins de grands progrès accomplis à cet égard, et l’on ne voit plus de nos jours subsister sous les animaux des fumiers épais de trois pieds, comme à la fin du dix-huitième siècle”. Mais les lavages restent insuffisants, ce qui tient en partie à la rareté de l’eau dans les plaines poitevines. Peu à peu le pavage, ou même le ciment, se substitue à la terre battue pour former le sol des étables, ce qui rend le nettoyage bien plus aisé. Mais il reste encore beaucoup à faire pour donner

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