IDE, tbidem, p. 198 sqq
en 1507, à la Mothe, et une autre auprès de Talmont en 15431. D’autres se fondèrent à leur tour, à la Moutelle, près de Saint-Laurent-de-Jourde, en 1640; aux Robinières, dans la forêt de Mervent, en 1712; à l’Épine, près de Béruges, en 1749; leur existence fut éphémère. Ces tentatives ne furent pas renouvelées, en raison de la concurrence des verreries nantaises?.
Les faïenceries. — La céramique a eu une histoire analogue; mais elle a laissé quelques beaux produits avant de disparaître. L’argile-abonde en Poitou; tantôt pure, tantôt plus ou moins sableuse, on l’exploite pour la tuilerie sur les points les plus divers. Quantité d'ateliers fabriquent de la poterie commune pour les usages domestiques. À côté d'eux naquirent, au seizième et au dix-huitième siècle, quelques faienceries qui eurent leur célébrité. Un grand seigneur, Claude Gouffier, marquis de Boisy, créa, au cours du seizième siècle, dans son château d'Oiron, une fabrique d’où sortirent des œuvres exquises, décorées par Jehan Bernard*. Elle disparut avec son créateur. Après une période d’obscurité pendant le dix-septième siècle, cette industrie reprit un nouvel éclat au dix-huitième, avec les faïences émaillées de Poitiers, celles de l’Ile-Delle et de Marans‘, et surtout de la Rochelle. Un sieur Catarnet avait fondé en 1721, dans cette dernière ville, une manufacture d’où sortirent des faiences communes, décorées de fleurs et d'animaux, et des faïences artistiques à haut relief, imitées des porcelaines de Saxe. Les débuts furent peu encourageants, les frais dépassaient les recettes; l’usine fut fermée en 1728. S'en créa-t-il de nouvelles au cours des années suivantes ? On ne saitf. Pendant dix ans, de 1740 à 1750, ce fut Marans qui reprit la tentative interrompue; on y avait transféré en 1740 la fabrique de l’Ile-Delle, et il s’en fonda plusieurs autres vers 1745. Leur développement fut rapide, et elles fournirent un fret notable à l’exportation, tandis que les importations hollandaises se réduisaient à rien. L’exportation par le port de la Rochelle atteignit en 1747 la valeur de 96.982 livres, contre 159 livres à l'importation’. Puis, en 1751, l’un des fabricants de Marans vint s'établir à la Rochelle; sa manufacture prospéra sans cesse et atteignit son plein développement entre 1782 et 1789, date à laquelle elle disparut brusquement, par suite d’un changement de mode dans le goût du public, auquel elle ne put se plier assez vite. Bien que ses produits s’exportassent dans toute la Saintonge et la Vendée, et jusqu’à New-York, aux Antilles et au Cap, le personnel employé fut toujours restreint. En 1777 il comptait 45 personnes en tout. Les frais étaient d’ailleurs considérables; sauf pour les poteries courantes, faites avec de la terre rouge de l’Ile-Delle ou de la terre grise de la Rochelle, la matière première venait de Limoges, ou bien de Broue, en Saintonge. Le vernis était fabriqué avec du
IpeM, tbidem, p. 205.
. IDEM, tbidem, p. 211.
JDE, ibidem, p. 111. — BorssoNNADE. Ouvr. cité, p. 30. B. FizLow. lbidem, p. 160-161.
Musset, l'aïences rochelaises, p. 5 et 17,
. InEM, cbidem, p. 39.
. Ipem, tbidem, p. 39,