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chasse la mer du golfe où elle avait pénétré; les rivières déblayent les derniers dépôts marins, puis entament largement le socle jurassique. Une phase importante d’alluvionnement couvre de cailloux roulés tous les îlots du Marais, arasés au-dessous de 12 m., qui sont situés sur les bords de la Sèvre, depuis Magné jusqu'à Bizé, à l'embouchure du fleuve. À Sevreau, sur la route de Niort à Coulon, ces alluvions sont agglomérées en poudingues!.
Puis le travail d’érosion reprend, et, le niveau de base s’abaissant toujours, les vallées se creusent à un niveau bien inférieur au niveau actuel. Dans celle de la Sévre, l’ancien lit descend à — 10 m. au Pié Blanc de Saint-Hilaire-la-Palud?, et à — 20 m à Marans*. Sur le fond on retrouve les mêmes cailloux roulés que sur les îles“ basses, ce qui montre que les deux ordres de phénomènes, alluvionnement, puis creusement, appartiennent à la même période géologique. L'étude du profil en long du lit de la Sèvre conduit aux mêmes conclusions. Entre Niort et Marans la pente du lit quaternaire atteint environ 1/1800, tandis que de Niort à Saint-Maixent elle est voisine de 1/1000 ; la combinaison de ces deux rapports donne une courbe très approchée du profil d'équilibre théorique, tel qu’on peut l’établir jusqu’à l'embouchure en le déduisant du profil que présente de nos jours le fleuve entre sa source et Niort. C’est à l'abaissement du niveau de base pendant le quaternaire qu'est due la pente actuelle de la Sèvre en amont du Marais. L’encaissement des méandres entre Echiré et Magné en fut la conséquence directe, tout comme le raccourcissement du lit qui s’observe à Niort même ; par suite de l’augmentation de vitesse du courant, liée à l’augmentation de pente, le pédoncule du méandre qui entoure le faubourg de la rive droite a été usé des deux côtés à la fois par l'effort des eaux, tout entier porté sur les rives concaves, et a fini par livrer passage à la Sèvre. Un approfondissement rapide a suivi, si bien que le point le plus bas de l’ancien méandre (23 m.) domine aujourd'hui de 15 m. le lit du fleuve (8,30 au pont de Niort). Les berges calcaires du méandré abandonné se sont peu à peu éboulées, donnant lieu à d'épais dépôts de grouine qui sont exploités dans la carrière Saint-Hubert. On y a trouvé des restes de la faune froide contemporaine du mammouth, ce qui donne à penser que l’abandon du méandre est antérieur à cette époque et qu'il peut dater de la fin du quaternaire inférieur (époque chelléenne des archéologues).
Les transformations géographiques suscitées par l’abaissement du niveau de base ne sont pas localisées dans la seule vallée de la Sèvre. Dans toute l'étendue du Marais, aussi bien que dans les vallées adjacentes, se manifestent les marques d’un énergique burinage du sol par les eaux courantes ; bien qu’en partie masquées aujourd’hui par le
WELscu. Réunion extraord., p. 876.
DEN BUS CG, n°1415 p 51. ‘
. MANES. Description de la Charente-Inférieure, p. 199.
. BoisseLLier. Notice de Fontenay.
. WELSCH. Réunion extraord., p. 960.
6. On a trouvé une hache chelléenne à Niort, dans les alluvions anciennes (limon rouge), à 25 m. d'altitude. (GELIN. l'ormation de la Sèvre, p. 48.) Le changement de cours se serait done produit entre ‘époque chelléenne et celle du mammouth.
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‘bri, elles n’en ont pas moins gravé dans la topographie des traces profondes, qui mon= trent à quel point le façonnement du relief actuel a été l’œuvre de ce cycle d’érosion. Ainsi les méandres encaissés que décrit la Vendée en aval de Fontenay-le-Comte se modifient au-dessous de Velluire; entre ce village et le gué de Velluire on constate bien sur la rive gauche l’existence de trois anciens méandres alternativement concaves et convexes, mais les coteaux de la rive droite ont disparu, à l'exception de la pointe de la Taillée, qui fait face à la boucle concave du gué de Velluire; sur leur emplacement s'étend le marais communal. Cette basse vallée de la Vendée a vu d’autres changements encore : à Velluire, le coteau de la rive droite a été franchi par la rivière, qui s’est creusé entre les îles de Vix, à l’E., et du gué de Velluire, à l’W., une vallée longue de 6 kilom. et large de 1 kilom., qui débouchait dans celle de la Sèvre vers Pont-de- Vix. Un ruban d’alluvions anciennes plaqué sur la rive droite témoigne de l’ancien passage de la rivière
Dans la vallée du Lay, au confluent de l'Yon, se voit un ancien méandre dont le pédoncule a été coupé par le Lay. Primitivement cette rivière décrivait entre les villages de la Couture et de la Claie une double boucle en forme d’'S qui était séparée de la vallée de l’'Yon par un isthme de quelques centaines de mètres de largeur seulement. Sans cesse entraîné à éroder le AT ? ps ” versant concave de son méandre, le Lay a re 2. b ci fini par supprimer l'obstacle qui l'isolait ( de l’Yon, et le confluent des deux rivières s’est établi sur l'emplacement de l’ancien
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