‹ Les Plaines du PoitouChapitre 55 sur 132 · WeLscH. Ouvr. cité, p · texte numérisé non relu

WeLscH. Ouvr. cité, p

3. Le nom semble signifier Pas de la Grotte; comparer avec les Lourdines, excavations et carrières souterraines auprès deMigné.

REVUE DE GÉOGRAPHIE ANNUELLE. Tome III, PI. IX, 1909.

OR oretes

ES 20n.

[Ti 30 nm.

[ZA 4O m.

FA 6Ow. e]Pleu martin | == | à Vis?

Lez Ne 7 EN Isfe Jourdain NE = LE fe ° ES Fi. 47. — Profondeur des puils dans le seuil du Poilou

(d’après de Longuemar). (Page 116.)

F1G. 48. — Réparlilion des gouffres el des enlonnoirs (page 118).

+ gouffre

@ région d'entonnoirs

+ Champdeniers © ©

PIC laud

lits de cailloux quartzeux et granitiques et de brèches à ossements soudées par des Stalagmites, ont livré de nombreux vestiges de l’industrie humaine quaternaire#.

L'usage d’habiter soit des excavations naturelles, soit des demeures creusées artificiellement, ne s’est pas perpétué en Poitou comme sur les bords de la Loire et des grandes rivières tourangelles. Il est probable que la dureté des calcaires jurassiques, difficiles à creuser, a fait abandonner de bonne heure cette coutume, qui s’est conservée dans les régions de roche tendre, telles que la craie tuffeau.

Les gouffres. — Ce n’est que sur quelques points exceptionnels, comme au Chaffaud, que l’on peut étudier dans toutes ses parties la topographie souterraine due au travail des eaux. Dans la presque totalité des cas, on ne voit que les orifices extérieurs des puits d'absorption, appelés gouffres dans le pays. Ce sont des cavités étroites, qui ne dessinent même pas toujours une dépression à la surface du sol, et qui sont plus ou moins obstruées par des éboulis pierreux et des broussailles. Il est rare d’en rencontrer qui soient béantes, comme le Grand-Bignoulas, dont l'ouverture bâille à la lisière de la forêt de Moulière, dans le vallon de la Chapelle-Moulière?. Leur répartition correspond à celle des calcaires jurassiques à silex et des calcaires lacustres à meulières. On n'en voit pas dans le Loudunais et le Mirebalais, non plus que dans la plaine de Luçon et qu'en Aunis, où la nature marneuse du terrain contrarie leur formation.

Les éntonnoirs. — Les gouffres sont de dimensions trop exiguës pour faire naître des formes topographiqnes spéciales. Les entonnoirs, au contraire, créent un paysage très particulier, qui donne réellement l'impression d’une région karstique. On appelle ainsi des creux, désignés également sous le nom de fosses, tantôt circulaires, tantôt allongés et de dimensions très variables : l’entonnoir de Fayolles, près de Savigné, mesure 80 m. de largeur sur 8 m. de profondeur ; la Fosse-Parie et la Fosse- Peuron, auprès de Chauvigny, ont, la première 200 m., et la seconde 300 m. de diamètre sur 20 mètres de profondeur?. Aux environs de Nanteuil, sur la route de Ruffec, il en est qui atteignent de 600 à 700 m. de longueur, et au sud de Saint-Vincentla-Châtre, sur le plateau de Melle, près du hameau de Moissac, l’un d’eux se développe sur une étendue d’un kilomètre. Jamais l’eau ne séjourne dans ces cuvettes, qui sont toujours cultivées, à moins que la raideur des pentes ne s'y oppose, ce qui n'arrive que pour les plus petites. La ressemblance avec les dolines du Karst est complète.

C’est uniquement dans les calcaires à silex du jurassique qu'apparaissent ces accidents topographiques, dont la présence paraît liée à celle des argiles rouges à chailles, appelées terre à châtaigniers. On ne peut guère attribuer leur formation qu’à des phénomènes de dissolution par les eaux circulant dans le sous-sol le long des cassures

1. DE Loncuemar. Ouvr. cité, t. Ier, p.417. — Abbé Bneuic. La Grotte des Cottés, l'Antrropologie, 1906, p. 410.

Page 1