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Riscer. Géologie agricole, IV, p

4. Bulletin synd. agric. Vienne, sept. 1907, p. 87. — On a récolté par hectare à la ferme du Grand- Boussay, près de Béruges, en térre bornais, 21,5 hectol. de blé, 37 hectol. d'avoine, 25 d'orge. (Rapport de la prime agricole départementale de la Vienne en 1907, p. 10 et 13.)

que les espèces de blé les plus répandues aujourd’hui dans la région, blé de Bordeaux, blé Japhet, blé Bordier, donnent environ 4 hectolitres de plus à l’hectare que les anciens blés Joannet, jadis cultivés dans le pays‘!. Une place de plus en plus grande est aujourd’hui accordée à la culture de l’avoine dans les bornais, où elle réussit mieux que toute autre céréale,

Mais le fait le plus intéressant à constater est l'extension progressive des prés artificiels, en rapport avec le développement de l’élevage. La prédominance des fourrages sur les céréales est la note caractéristique de ce mode de culture, diamétralement opposé à celui qu'enseignait la tradition. Au lieu d’avoir uniquement pour but la production du blé, il tend surtout vers l’élevage des animaux de boucherie, qui est d’un excellent rapport; c'est sur l’engraissement des bœufs qu'est basée la production fourragère de la ferme-école de Montlouis. Grâce à l’abondance et à la qualité des foins récoltés, on peut engraisser chaque année 20 bœufs d’un poids moyen de 700 kilos, auxquels s'ajoutent 12 bœufs de travail?. On compte de la sorte 1 bœuf pour deux hectares cultivés; c’est une moyenne qui n’est pas dépassée dans la région, et que l’on peut considérer comme la limite vers laquelle doivent tendre les efforts des agriculteurs de la contrée.

La même préoccupation de donner une place de plus en plus large à l’élevage se manifeste nettement chez un certain nombre de particuliers. Le rapport de la commission du concours agricole de 1907 en fait foi. Dans un domaine de Liniers, on voit les prairies artificielles et les plantes sarclées occuper autant de surface que le blé; 22 hectares de terrain suffisent à entretenir dix têtes de gros bétail. A Béruges, en plein bornais, une ferme de 33 hectares comporte 20 hectares en fourrages contre 13 en céréales.

Dans la région de Montmorillon, qui est la plus pauvre et qui par suite a été la plus lente à se transformer, les cultivateurs en viennent aussi à la même conception agricole : en 1904, le domaine de la Rhoderie, commune de Brigueil-le-Chantre, d'une contenance de 120 hectares, se décomposait comme suit : 30 hectares en céréales, dont 15 en blé, 17 hectares en prairies naturelles, 60 hectares en prairies artificielles, 12 en plantes sarclées. Le cheptel comprenait 52 têtes de gros bétail, plus 5 chevaux, 59 porcs et 140 moutons de race charmoise. D’autres domaines présentaient une répartition analogue de cultures. Dans l’ensemble des pays de brandes, le développement de l’élevage se manifeste non seulement par l'extension des prairies artificielles, mais encore par la nature des plantes sarclées : betteraves, choux ettopinambours sont uniquement destinés à la nourriture des bestiaux. C’est la betterave fourragère, et non la betterave à sucre; c’est le chou-fourrage, et non les variétés destinées à l’alimentation de l'homme, que l’on voit cultivés dans les champs. Le topinambour est particulièrement

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