VII
LE PROMENOIR DES DEVX AMANS
ODE
Auprès de cette Grote sombre Où l’on respire vn air si doux,
L’onde lutte auec les cailloux,
Et la lumière auecque l’ombre.
Ces flots lassez de l’exercisse Qu’ils ont fait dessus ce grauier.
Se reposent dans ce Viuier Où mourut autre-fois Narcisse.
C’est vn des miroirs où le Faune Vient voir si son teint cramoisi Depuis que l’Amour l’a saisi.
Ne seroit point deuenu iaune.
Ces ro seaux, '^ette fleur vermeille.
Et ces glaix enxl’eau paroissans.
Forment les songes inocens De la Nayade qui sommeille.
Les plus aymables influances Qui raieunissent l’vniuers Ont releué ces tapis vers De fleurs de toutes les nuances.