LES TRISTES CONSIDERATIONS
SONNET
Puisque par mes deuoirs, inhumaine Siluie, Vostre rigueur s’irrite auec tant de transport, Apres tant de deuoirs, ie vois bien que ma mort Sera le triste prix de vous auoir seruie.
le veux bien contenter vostre cruelle enuie.
Et finir d’vn beau coup vn si funeste Sort, Esteignant deuant vous par vn dernier effort.
Le feu de mon amour, & celuy de ma vie.
LVII. Nouveau Remeil des bons vers de ce temps. C. Besongne, 1646. — 2. s’augmente et s’irrite plus fort, — 3. le voy bien qu’il faudra que le coup de ma mort — 4. Soit le triste loyer — 7. à vos yeux Poésies choisies de MM... Sercy^ 16^ y, et Bipartie, 2^ édition, 16 y — I. Vranie, — 2. s’augmente et s’irrite si fort, — 3, 4, 7* Mêmes variantes.
Poésies de Tristan.
II4 les AMOVRS DV s"" TRISTAN
Mais, helas ! ie crains bien qu’vn souuenir si beau Me persécute encore au delà du tombeau,
Il Poursuiuant mon esprit sur les riuages sombres;
Et qu’vn esloignement m’aflige désormais.
Car de vous penser voir en l’Empire des Ombres, 14 Les Astres comme vous n’y descendent iamais.