LVIII
LES VAINES DOVCEVRS
SONNET
le n’ay plus de relasche au soucy qui me ronge, Depuis que ma Philis s’esloigna de ces lieux ;
Si ce n’est que la nuict il m’arriue qu’en songe 4 Ce bel Astre d’Amour se présente à mes yeux.
Alors dans les douceurs où ceste erreur me plonge, le croy que des Enfers ie monte dans les Cieux : Et ie renoncerois à la gloire des Dieux 8 Si ma félicité n’estoit point vn mensonge.
Philis en vn moment par vn charme si doux Se iette entre mes bras malgré tant de ialoux.
Il Et tant d’empeschemens qui sont si difficiles. Sommeil dont la bonté mérité des Autels,
Si les biens que tu fais n’estoient point si fragiles 14 Tu serois le plus grand de tous les Immortels.
Recueil Besongne. — 9. i’ay bien peur — 12. Puisque vostre rigueur m’esloigne désormais : — 13. dans l’empire
Recueil de Sercy. — 9. i’ay bien peur — 12. Ah ! qu’inutilement ie le crains désormais — 13. Car de penser vous voir dans l’Empire
LVIII. Recueil contenant... plusieurs Lettres, billets doux et poésies. Rouen, Jean Lucas, i66y. — i. point — 2. Depuis qu’absent d’iris ie reste dans ces lieux — 4. Cet agréable obiet — 9. Iris — 10. en dépit des ialoux — II. Et cent difficultés à vaincre difficiles.
LA FAVSSE PERSVASION