‹ Les plaisanteries de Nasr-Eddin HodjaChapitre 22 sur 99 · XXVI. — Les poules et le coq · texte numérisé non relu

XXVI. — Les poules et le coq

Le Hodja devait un jour conduire au bain les enfants d'Ak-Chehir (v. note 5).

Chacun d'eux se met a cacher un oeuf sous son aisselle ; ils s'en vont ainsi tous ensemble, se deshabillent et s'asseyent sur le banc de pierre rond place au milieu de la salle. — Venez tous, dirent-ils, celui qui ne pondra pas un ceuf payera la depense du bain. La convention faite, chacun crie etsedemene commes'il pondait, puis place son oeuf sur le banc. Aussitot

le Hodja, qui les a vus, agite ses bras et chante comme l'eut fait un coq. — Que faites-vous, maitre ? dirent les enfants. — Pour tant de poules, dit-il, ne faut-il point un coq ?

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