‹ Les plaisanteries de Nasr-Eddin HodjaChapitre 71 sur 99 · LXXXVII. — Qui a pris cela? C'est le chat · texte numérisé non relu

LXXXVII. — Qui a pris cela? C'est le chat

Chaque fois que le Hodja apportait du foie, sa femme paraissait fort satisfaite; cependant, quand venait Theme du souper, on lui presentait un mets de pate petrie. — Ma femme, lui dit-il une fois, je t'apporte tous les jours du foie, que devient-il ? — Le chat emporte tout, repondit-elle. — Le Hodja sort peu apres et enferme sa hache dans une caisse a clef.

— Que crains-tu pour ta hache? lui dit sa femme. — Je crains le chat. — Qu'y a-

t-il de commun entre lui et ta hache? — S'il se montreavidede deux aspres de foie ne le sera-t-il point d'une hache de quarante aspres (voir note i).

LXXXVIII. — Un testament genereux.

Un jour la femme du Hodja voulait aller au bain. II ne possedait qu'un seul aspre, qu'il avait place dans une cachette ignoree de sa femme. — Attends, s'ecrie-til en cet instant, je ne me sens pas bien, je me meurs; tiens, fait-il en regardant vers le coin de la porte ou etait l'aspre, voila ou est tout mon argent.

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