‹ Les plaisanteries de Nasr-Eddin HodjaChapitre 72 sur 99 · LXXXIX. — Qui demande du savon ne se sent pas propre · texte numérisé non relu

LXXXIX. — Qui demande du savon ne se sent pas propre

Le Hodja et sa femme s'en furent un jour aupres d'une mare laver leur linge.

lis s'appretaient a jeter dessus de l'eau et du savon, un corbeau survint dans le moment et enleve le savon. La femme arrive et s'ecrie : — Hola, mon mari, ac-

- 7 6court ! un corbeau enleve notre savon. — Tais-toi, femme, ce n'estrien, dit le Hodja la.sse-le done se laver; il a encore plus besom que nous de se blanchir.

J^. — L'accord conjugal.

Un jour le Hodja et sa femme tomberent d'accord qu'ils rempliraient le devoir conjugal tous les vendredis. La chose une fois convenue : - Comment, fitle Hodja, m'en rappellerais-je avec mes occupations?

— Chaque semaine, replique la femme, je mettrai ton turban surla grande armoire, tu verras ainsi que le vendredi est venu!

Certain jour, qui n'etait pas un vendredi,' la femme se sent prise de desirs; sans plus tarder, elle met le turban sur l'armoire. - Mais, s'e'erie le Hodja, ce n'est point aujourd'hui vendredi. — Si fait, repond la femme. — Eh bien, replique le Hodja, il faudra alors que, dans cette maison, du vendredi ou de moi, 1'un attende l'autre.

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