A LA REYNE
ENtre toutes les fleurs nouuellement écloses. Dont mes lardins sont embellis, Méprisant les jasmins, les œillets et les roses. Pour payer mon tribut j'ay fait choix de ces lys, Que de vos premiers ans vous aue^ tant chéris : LOVIS les fait briller du couchant à l'aurore. Tout l'Vnivers charmé les respecte et les craint; Mais leur règne est plus doux et plus puissant encore. Quand ils brillent sur vostre teint,
L^Este\
Surpris vn peu trop promptement, rapporte à cette Feste vn léger ornement; Mais auant que ma saison passe, le feray faire à vos Guerriers, Dans les campagnes de la Trace, Vne ample moisson de Lauriers.
L'Avtomne.
Le Printemps orgueilleux delà beauté des fleurs
Qui luy tombèrent en partage.
Prétend de cette Feste auoir tout Vauantage^ Et nous croit obscurcir pas ses viues couleurs : Mais vous vous souuiendre:^. Princesse sans seconde. De ce fruit précieux qu*a produit ma saison.
Et qui croist dans vostre maison.
Pour faire quelque jour les délices du Monde.
de risle Enchantée. 25
L'Hyver.
La neige, les glaçons que j'apporte en ces lieux. Sont des mets les moins précieux.
Mais ils sont des plus nécessaires,
Dans vne Feste oit mille objets charmans, De leurs œillades meurtrières.
Font naistre tant d'embra\emen$»
Diane.