ENCORE LE PETIT LA VRILLÊUE
La comtesse Du Barry était dans son appartement de la rue Culture-Sainte-Catherine, mais tout le monde dans l'hôtel ignorait qu'elle- y fût ; elle était arrivée le matin de fort bonne heure avec Henriette seule et n'avait pas voulu que l'on prévint personne de sa présence.
A peine avait-elle mis le pied dans l'hôtel qu'elle avait dépêché Henriette vers Horace, et qu'elle môme était allée se réfugier dans un boudoir retiré, d'où elle n'entendait pas môme le bruit de la
cour. Le boudoir donnait sur un immense jardin où l'art n'avait rien épargné de ce qui pouvait flatter le regard : il y avait là de grandes allées sablées pleines d'ombres, des fourrés mystérieux, des carrés éblouissants de fleurs de toutes sortes, tout cela mêlé d'une façon charmante.
La journée promettait d'être belle. Le ciel étendait au-dessus de la capitale sa splendide tenture bleue, frangée de nuages blancs, le soleil versait à flots ses rayons éclatants sur la riche verdure des grands arbres, les folles brises s'ébattaient à l'envi sur les fleurs odorantes et leur enlevaient leurs plus suaves parfums. La comtesse s'approcha de la fenêtre ouverte et plongea son regard ravi sur le spectacle de cette vigoureuse végétation. Elle n'avait pas été habituée, au milieu des royales splendeurs de Versailles, à jouir ainsi sans contrainte, des beaux aspects de la nature ; c'était une chose nouvelle pour ses yeux et pour son cœur que ces fleurs aux couleurs variées et ce calme plein de mystérieux murmures. Son âme s'ouvrit à des sensations inconnues, elle vit voltiger autour d'elle les rêves aimés de son enfance, et les frais visages
d'anges qu'elle avait entrevus naguère revinrent en foule se placer à ses côtés.
Elle s'assit avec une vive émotion, et laissa pendre sa main en dehors de la fenêtre.
Alors, soulevant doucement le voile qui lu: cachait l'avenir, elle aperçut au loin, triste, solitaire et pensive, la belle et noble figure d'Horace.
L'amour de la comtesse pour le comte de Forsanz n'était pas celui d'une jeune fille timide et canîi le dont le regard est pur encore, et dont le front rougit quand l'âme rêve. Il y avait dans l'amour q éprouvait pour Horace quelque chose de l'affection d'une sœuret de la tendresse d'une mère ; c'était quelquefois l'une, quelquefois l'autre; c'était souvent toutes les deux à la fois. Horace n'était pas un amant pour elle, c'était un enfant, et plus souvent son frère. Elle l'aimait cependant, elle était jalouse de son affection ; elle ne l'eût pas vu sans colère donnant à une autre femme cet amour dont elle laisait son orgueil ; quand son regard s'arrêtait sur ses yeux, elle se sentait frissonner jusqu'au fond de son âme ; mais cela n'allait pas plus loin..., et sa sérénité n'en avait pas été troublée un seul butant
Combien de fois la pauvre reine de Versailles n'avait-elle pas fait le rêve de recommencer sa vie avec un amour comme celui d'Horace, qui l'eût prise au début, qui l'eût protégée, qui l'eût noblement retenue, par le charme d'une existence heureuse et calme, dans les liens sacrés du devoir! Combien de fois, à ses heures de solitude paisible, n'avait-elle pas élevé vers Dieu la plus pure voix de son cœur, pour lui demander de mourir avant que ce sentiment, qui la relevait à ses propres yeux, mourût en elle ou l'abandonnât !
Elle avait été si souvent trompée !... tant de fois déjà, elle avait vu son amour trahi, son enthousiasme méconnu... que maintenant elle tremblait à la seule pensée de recommencer de nouveau ce roman qu'elle n'avait jamais pu achever.
Qu'est-ce donc que ce sentiment auquel les hommes ont donné le nom d'amour, pour qu'il soit aussi universellement, aussi ardemment souhaité ? d'où vient qu'il purifie le cœur de ceux qui étaient corrompus ; qu'il donne la foi à ceux qui ne croyaient plus ? De quel ciel inconnu ou ignoré descendent ces voix sublimes qui chantent à 1 ame que l'amour
a touchée, les suaves cantiques de la mélancolie?... De quel invisible soleil s'échappent ces flots éblouissants de lumière qui inondent alors les profondeurs secrètes du cœur?... Que ceux qui ont aimé disent pourquoi leur front resplendissait ; qui mettait dans leur regard cette âpre expression de félicité ; d'où leur venait cet éternel sourire qui courait sur leurs lèvres? Est-ce qu'ils avaient entrevu dans leurs rêves l'horizon aimé delà terre promise de l'avenir? Est-ce dans le passé, est-ce dans le présent que reposait le principe de leur joie étrange?...
Pendant longtemps, la comtesse Du Barry s'oublia dans la contemplation muette de ce qu voyait autour d'elle et de ce qu'elle sentait en elle ; enfin, elle secoua sa préoccupation, et, jetant un regard sur la pendule de la cheminée, elle parut étonnée de se trouver seule.
La pendule marquait neuf heures.
Mais l'étonnement de la comtesse dura peu, car la porte de l'appartement s'ouvrit presque aus et Henriette entra.
La corn! : loin de s'attendre à la nouvelle
qu'Henriette lui apportait, elle en fut atterrée.
— A la Bastille î répéta-t-elle, quand Henriette lui eut tout appris, pauvre Horace, à la Bastille, depuis huit jours...
A la vérité, l'emprisonnement d'Horace n'était pas précisément ce qui l'inquiétait le plus ; la cause de cet emprisonnement l'intrigua bien davantage ; les dernières paroles que le roi lui avait dites ne devaient lui laisser aucun doute sur l'instigateur de cette mesure, mais elle eût vivement désiré savoir à quel sentiment le roi avait obéi en ordonnant l'incarcération du jeune comte.
— Henriette ! dit-elle tout à coup avec vivacité,, le duc de La Vrillère est aujourd'hui à Paris, dans son appartement de la rue des Francs-Bourgeois, tu vas te rendre auprès de lui.
— Oui, madame, répondit Henriette.
— La voiture qui nous a amenées ici de Versailles est encore dans la cour, tu vas y monter. Quelles que soient les personnes qui se trouveront chez le petit La Vrillère, tu feras demander le duc, tu te nommeras, et tu lui diras qu'il faut que je lui parle, tu entends, il le faut ; tu pourrais ajouter même que je suis fort mécontente de lui. Cela lui donnera à penser...
— Madame va être obéie.
Henriette partit immédiatement ; elle était adroite, vive ; elle aimait sa maîtresse ; moins de vingt minutes après, le petit duc entrait dans l'appartement où l'attendait la comtesse Du Barry. Quoiqu'il fût encore de bonne heure, le petit duc était mis avec une élégance extrême ; quoique Henriette ne lui eût pas laissé ignorer que la comtesse avait contre lui de graves sujets de mécontentement, sa figure n'avait rien perdu de son air de candeur. Il entra en souriant, s'inclina en souriant et se releva en souriant.
— Madame la comtesse m'a fait l'honneur de m'appeler, dit-il enfin en prenant place sur un siège que la Du Barry fit avancer auprès d'elle, j'ai douté un instant qu'il fût bien réellement question de moi, lorsque mademoiselle Henriette m'a appris que vous aviez de graves sujets de mécontentement.
— Il est cependant bien réellement question de vous, monsieur le duc, répondit la Du Barry, et je vous répète ce que Henriette a dû vous dire, que je suis fort mécontente.
— Croyez bien... interrompit le petit duc en s'inclinant de nouveau, que mon intention...
— Je croirai ce que je voudrai, fît la Du Barry, en l'entourant de son regard ardent ; je désire seule ment pour le moment que vous me répondiez sans détour.
— Que madame la comtesse me fasse connaître la cause de son mécontentement, et je m'empresserai de la satisfaire autant qu'il me sera possible.
Le petit duc poussait si loin l'art de la dissimulation que, bien qu'il sût parfaitement ce dont il s'agissait, sa voix ne trembla pas, son visage conserva ses petites couleurs rosées, et son attitude ne fut pas le moins du monde embarrassée.
La comtesse le connaissait ; elle savait qu'on ne lui faisait pas dire ce qu'il voulait cacher ; mais elle n'en garda pas moins l'espoir de lui arracher la vérité. Le petit duc était rusé, mais elle était femme.
— Monsieur le duc, reprit-elle après avoir examiné à son aise la figure impassible du secrétaire d'État, il doit vous souvenir qu'il y a environ huit jours je vous ai prié de me rendre un service ?
— Il m'en souvient, répondit le petit duc.
— Il s'agissait, si ma mémoire n'est pas en défaut, poursuivit la comtesse, d'un jeune gentilhomme nouvellement arrivé à Paris, et qui se trouvait menacé d'être jeté à la Bastille d'un moment à l'autre est-ce cela?
— Précisément...
— Je vois avec plaisir que votre mémoire ne vous fait pas plus défaut que la mienne ; nous n'aurons pas de peine à nous entendre... Le jeune homme que l'on devait envoyer à la Bastille s'appelait le comte Horace de Forsanz.
— Horace de Forsanz, c'est cela même...
— Le comte de Forsanz pouvait être enlevé, je le craignais, et quand je vous eus fait part de mes appréhensions, vous me promites de me tenir au courant des mesures qui seraient prises contre lui...
— Qui donc a pu donner lieu à madame la com t^ssede supposer que je sois disposé à ne pas rem plir mes engagements?... répondit le duc avec etonnement.
— Une fort simple, poursuivit la comtesse, le comte Horace de Forsanz est en ce mo-
ment à la Bastille, et ce matin je l'ignorais encore!...
— A la Bastille!... Madame la comtesse se rit de moi...
— Je ne ris point, monsieur le duc...
— Alors, la mesure est récente?...
— Il y a huit jours qu'elle a reçu son exécution.
— Alors, je n'en ai rien su...
— C'est impossible !
— Mais cependant...
— Oh! n'ajoutez pas une parole... Je vus préviens que je ne croirais à rien de ce que vous pourriez affirmer pour votre justification...
La comtesse parlait d'un ton sec et bref qui déconcerta quelque peu le petit duc : il toussa et rougit. La comtesse ne le perdait pas des yeux; il comprit qu'il lui fallait se retirer à tout prix de ce mauvais pas; il reprit donc avec assurance :
— Peut-être, dit-il, ai-je agi dans cette circonstance avec une négligence blâmable; mais j'ose espérer que madame la comtesse voudra bien me pardonner ; j'ignorais d'ailleurs la nature de l'inté-
rèt que madame la comtesse portait au jeune comte de Forsanz...
— Cet intérêt est tout simple, répondit la comtesse en rougissant imperceptiblement, le comte de Forsanz est un parent de mon mari.
— J'ignorais que madame la comtesse eût des parents en Bretagne, fit le petit duc par manière d'épigramme.
— Eh bien ! je vous l'apprends , repartit la comtesse, mais à charge de revanche , monsieur de La Vrillère, et vous me direz où vous avez appris que le comte de Forsanz était Breton...
Le petit duc se mordit les lèvres.
— Monsieur le duc, poursuivit aussitôt la comtesse, qui ne voulait pas perdre l'avantage , c'est vous qui avez délivré la lettre de cachet!...
— Madame la comtesse se trompe, fit La Vrillère.
— N'était-ce pas une lettre de cachet?
— C'étaient deux lettres de cachet.
— Vous l'avouez donc!...
Le petit duc prit un air contrit et un ton doucereux. 11 savait qu'il y avait au fond du cœur de la
Du Barry une souveraine bonté à laquelle on ne s'adressait jamais en vain.
— Que madame la comtesse me pardonne, dit-il enfin d'une voix mielleuse et hypocrite ; mais cette affaire a été si rapidement enlevée qu'en vérité..»
— Ne mentez pas, monsieur le duc, interrompit vivement la comtesse, je sais tout.
■ — Il y a cependant des choses que madame la comtesse paraît ignorer, repartit La Vrillère.
— Laquelle ?
— C'est que, pour nous, il est aussi facile de faire sortir un homme de la Bastille que de l'y faire entrer.
— Y pensez-vous?
— Je serai trop heureux si vous voulez bien me tenir compte du zèle que je mettrai à réparer ma maladresse.
— Et si le roi l'apprend? murmura la comtesse.
— Le roi! fit le petit duc en la regardant avec une stupéfaction mêlée de crainte.
— Sans doute...
— Mais je ne vois pas trop, jusqu'à présent, ce que le roi y trouverait à redire.
— Comment! n'est-ce pas de lui?
— Que madame la comtesse s'explique, je no la comprend? plus!
La comtesse, nous l'avons dit, avait cru tout d'abord que le roi était le seul instigateur de la mesure dont Horace avait été frappé. Mais lorsqu'elle vit le petit duc consentir, malgré sa pusillanimité, à élargir un homme qui, selon toute vraisemblance, du moins à ses yeux, ne devait avoir été envoyé à la Bastille que sur un ordre même du roi, elle commença à réfléchir et arriva presque aussitôt à penser que l'emprisonnement d'Horace tenait à des causes tout autres. Le petit duc les connaissait sans nul doute, mais il était peu probable qu'il consentît à les dire. La comtesse comprenait qu'il y allait de son propre intérêt à ne pas laisser échapper celte occasion de connaître la vérité, mais elle comprenait en môme temps qu'il lui fallait user de beaucoup d'adresse, maintenant surtout que ses questions imprudentes avaient probablement donné l'éveil à son interlocuteur. Pour le petit duc, en effet, il trident que la comtesse avait eu peur un instant; mais peur de quoi, peur de qui, voilà ce qu'il igno-
rait. Aucun des personnages qui, à la cour, occupaient un emploi quelconque, ne pouvait se croire certain de l'avenir : mille exemples, dans le passé comme dans le présent, disaient assez quel fondement on devait faire sur la faveur des rois et des courtisans. Le petit duc savait la cour par cœur ; pour rien au monde il n'eût voulu mécon tenter la comtesse, mais il eût encore moins consenti à courir la chance de mécontenter le roi. Les paroles qui venaient d'échapper à la Du Barry lui avaient donné à réfléchir ; et comme il ignorait dans quel senUment les craintes que la comtesse avaient manifestées prenaient leur source, il se trouvait dans l'embarras le plus cruel.
Pendant quelques minutes, rien ne vint troubler le silence dans lequel s'étaient renfermés le petit duc et la comtesse. Celle-ci réfléchissait, celui-là réfléchissait aussi.
— Vous demandez que je m'explique, dit enfin la comtesse , cela est facile , et je ne sais pourquoi vous ne voulez pas mieux me comprendre ; le comte Horace de Forsanz a été mis à la Bastille, et je l'ai ignoré malgré la promesse que vous m'aviez faite
de me tenir au courant de tout ce qui le concernait; maintenant que le hasard m'a fait découvrir une chose que vous aviez intérêt à me cacher, du moins je le suppose, je désire, je veux qu'avant deux heures le comte Horace de Forsanz soit rt,mis en liberté. Cela est clair, il ne peut y avoir aucun doute à ce sujet.
— Les désirs de madame la comtesse sont des cidres auxquels je me suis toujours empressé d'obéir, répondit le petit duc ; mais là n'est pas, ce
. :inble, la question qui nous occupe, et vous avez tout à l'heure prononcé un nom...
— J'ai parlé du roi...
— Précisément.
— Cela est fort simple. La personne qui vous a demandé une lettre de cachet, à L'intention du comte de Forsanz, n'est -elle pas connue du roi?...
La comtesse ignorait parfaitement quelle était cette personne; mais la phrase dont elle se servait pour la désigner ne s'adressait directement à personne. Le petit duc crut comprendre qu'il s'a. d' Marchant, et l'affaire des Choiseul lui revint à prit. Son visage s'éclaira :
— En effet ! répondit-il, en effet , cette personne est fort connue du roi ; vous m'y faites songer, et peut-être...
— Peut-être ? fît la comtesse.
— Peut-être, poursuivit le petit duc, la demande que m'a transmise Marchant émanait-elle du roi lui-même.
Au nom de Marchant, la comtesse respira. Elle devinait tout ; le roi s'effaçait, le valet restait seul.
Toutes ses craintes disparurent, son front resplendit, son œil s'alluma.
— Du reste, dit-elle aussitôt, les observations dont je vous fais part en ce moment sont parfaitement insignifiantes : une seule chose doit vous occuper avant tout... c'est la prière, ou s'il faut parler avec toute franchise, l'ordre que je vous adresse ... il y a huit jours que le comte de Forsanz est à la Bastille, où il n'eût jamais dû entrer ; je vous répète, monsieur le duc, qu'avant deux heures il faut que le comte de Forsanz soit libre.
En parlant ainsi, la comtesse s'était levée , et le soleil qui jetait ses rayons dans la chambre, éclairait obliquement " son visage. Elle avait ainsi
une allure presque royale. Le petit duc en fut ébloui.
— Mais... essaya-t-il de répondre.
— Ne perdez pas en paroles un temps que vous pcuvez mieux employer, monsieur le duc, interrompit la Du Barry, la promptitude que vous mettrez à m'étre utile dans cette circonstance pourra seule m'engager à oublier la conduite que vous avez tenue/
— Cependant, objecta La Vrillère, si le roi...
— Comment ! répondit la comtesse en lui lançant un regard altier, vous parlez du roi, je crois ; aimez-vous mieux que je raconte à Sa Majesté comment vous l'avez servie dans certaines occasions...
C'était encore une phrase banale qu'employait la Du Barry ; elle était sûre d'avance, en l'employant, de frapper juste. II y a toujours dans la vie des courtisans certaines fautes dont on peut les effrayer impunément.
Le petit duc pâlit et se courba...
— Oh ! madame, s'écria-t-il avec componction, vous ne voudriez pas...
— Et pourquoi ne me vengerais-je pas ? repartit la comtesse.
Le petit duc ne répondit pas ; il tira de sa poche un papier soigneusement plié, et le lui remit sans proférer un parole. La comtesse prit le billet, le déplia, et lut :
Chacun doutait en vous voyant si belle Si vous étiez ou femme ou déité.
Mais c'est trop sûr : votre rare bonté N'est pas l'effet d'une simple mortelle. Quoi qu'ait jadis écrit en certain lieu Un roi prophète, en sa sainte démence, Quoi qu'un poète en ait dit, la vengeance, N'est que d'un homme, et le pardon d'un Dieu!
La Du Barry était femme et presque reine, c'est assez dire qu'elle aimait la flatterie. Les vers parurent charmants et le petit duc très-spirituel.
Dès que ce dernier fut parti, elle appela Henriette et lui donna quelques ordres à voix basse.
Henriette descendit aussitôt dans la cour et monta dans la voiture qui attendait.
— A la Bastille ! dit-elle au cocher.
La voiture partit.
Une demi-heure après, la comtesse Du Barry, •simplement vêtue, sortait à pied de son hôtel de la rue tulture-Sainte-Catherine, et se dirigeait vers la rue Saint-Honoré.