COMMENCEMENT D HOSTILITES
Le lendemain, Horace se réveilla de bon matin avec le souvenir de la veille.
Le soleil éclairait joyeusement ses fenêtres. Un bruit confus de voix, de piétinements de chevaux et de roulement de voitures vint frapper son oreille, et il promena son regard autour de la chambre.
Plantin marchait sur la pointe du pied, disposant tout pour le réveil de son maître.
— Plantin ! dit tout à coup Horace en se tournant avec vivacité de son côté, quelle heure est— il ?
— Neuf heures, monsieur le comto.
LES PLAISIRS DU ROI Ci
— Diable! il est tard... j'ai beaucoup dormi... N'est-il venu personne me demander ?
— Personne, monsieur le comte.
— C'est bien ; en ce cas, passe-moi mes habits que je me lève.
Plantin fit ce que son maître demandait. En moins d'une demi-heure, Horace fut sur pied.
— Ça, dit-il alors au valet, nous voici à Paris, mon cher Plantin, il faut d'abord que nous songions à ma toilette. Va me chercher le perruquier et le fripier.
L'un et l'autre ne tardèrent pas à arriver. Horace se fit habiller et coiffer, si bien que onze heures sonnaient à peine àSaint-Germain-l'Auxerrois, lorsqu'il se trouva équipé des pieds à la tète.
Plantin ne cessait de s'extasier sur la bonne mine et le bel air du jeune comte de Forsanz, et il prenait la sainte Vierge à témoin qu'assurément aucune femme de Paris n'avait jamais vu un seigneur aussi beau, aussi jeune et ayant aussi bonne façon.
Plantin était peut-être plus près de la vérité que . litre ne paraissait le croire.
Certes, on eût pu trouver à Versailles des yeux
aussi vifs, des lèvres aussi roses, des mains aussi blanches, des cheveux aussi noirs, mais nul n'y possédait ce pur et noble éclat de jeunesse qui resplendissait à cette heure sur le front d'Horace.
En passant devant la glace, ce dernier y jeta un coup d'œil, et l'examen rapide qu'il fit de sa personne parut donner de l'élan à sa vanité craintive. 11 redressa la tète, son œil s'emplit d'un orgueil royal, et il posa la main -sur la garde de son épée.
— Oh ! parfait ! s'écria Plantin qui ne l'avait pas quitté de l'œil, c'est ainsi que j'ai vu notre bienaimé roi Louis XV, il y a de cela vingt ans ! . . . Monsieur le comte peut être sûr de faire son chemin.
Cependant l'heure s'écoulait avec rapidité, et personne ne paraissait. Horace commençait à croire que son adversaire avait eu peur, et il ne savait s'il devait l'attendre plus longtemps ou remettre la partie à un autre jour. C'était la première affaire de ce genre dans laquelle il allait s'engager, et parfois, sans qu'il pût s'en rendre maître, une vive émotion pénétrait son cœur, comme la pointe froide ci acérée d'un poignard. Non qu'il tînt à la vie ; à cet âge, la vie n'a pas de prix; on ignore encore à
quel prix on l'achète et de quelles douleurs on la paye ; son âme était plutôt impatiente qu'inquiète, et il désirait plus voir arriver son adversaire que de le voir fuir !
Toute la nuit s'était passée sans agitation et sans fièvre ; il avait profondément dormi, il avait rêvé à sa belle inconnue, au passé, à l'avenir ; aucune des préoccupations funestes de la veille n'avait évoqué autour de son lit les fantômes horribles de l'insomnie, et il s'était réveillé le matin frais et ùispos, le coup d'œil vif, la main sûre. Horace était dans les meilleures dispositions pour croiser son épée contre une épée ennemie ; il eût voulu s'essayer, ne fût-ce que pour entrer dans cette nouvelle vie qui l'attendait, par un éclat dont on pût longtemps garder le souvenir. 11 alla, comme la veille, s'accouder à la fenêtre.
La fenêtre opposée était encore fermée; on avait laissé retomber les rideaux : immobilité et silence complets.
Horace revint s'asseoir au milieu de la chambre, incertain de ce qu'il devait faire, embarrassé deluitent de tout le monde
Plantin suivait tous ses mouvements avec un sou rire où l'on pût distinguer facilement une malice pleine de bonté.
Il était alors à peu près midi, et personne n'était encore venu; il était évident que la journée se passerait sans événement, et que, selon toute probabilité, l'adversaire d'Horace avait renoncé à une rencontre.
Cependant, en voyant que l'ennui commençait à envahir les traits tout à l'heure si purs et si souriants de son jeune maître, Plantin chercha quelle distraction pourrait lui être agréable. Son imaginative n'était pas à la hauteur de son dévouement, et il ne trouva que des paroles insignifiantes. Plantin était persuadé que, dans les situations d'esprit semblables à celles où se trouvait Horace, le bruit était beaucoup préférable au silence. Il rôda pendant quelques minutes autour de la chambre, et s'arrêtant enfin à distance du jeune de Forsanz.
— Bien vous a pris, monsieur le comte, lui dit-il, de dormir des deux oreilles cette nuit.
— Pourquoi donc cela? demanda Horace en relevant le front' est-ce qu'il y a eu du bruit dans l'hôtel?
— Oh ! non pas dans l'hôtel, répondit Plantin ; je connaissais l'hôtel de la Boule-d'Or, et je n'y eusse certainement pas conduit monsieur le comte, si j'avcis douté un seul instant de sa réputation.
— D'où venait donc le bruit dont il s'agit?
— De cette fenêtre, répondit Plantin en désignam l'endroit où avait eu lieu la scène de la veille.
— Ah ! Et que s'est-il passé? se hâta de demar.mander Horace, qui venait de se lever.
— D'abord, dit Plantin, au moment où monsieur le comte commençait à s'endormir, j'ai entendu secouer avec force la fenêtre que vous voyez... Cela me paraissait singulier à une pareille heure de la nuit, quoique à Paris les choses les plus singulières ne soient pas celles qui doivent le plus étonner. Je me suis placé de manière à voir sans être vu, et j'ai parfaitement saisi tout ce qui s'est passé...
— Et qu'as-tu vu?
— Une jeune femme admirablement belle, qui venait d'arracher les tentures de la fenêtre, et s'efforçait de l'ouvrir; mais il parait que ce fut peine inutile, car elle se laissa bientôt tomber sur ses genoux, et pria Dieu en joignant les mains; et bien
que j'aie souvent entendu dire que les grandes dames de Paris ne prient jamais Dieu, je puis affirmer que cela est faux, car j'ai vu le contraire...
— Après!... après! interrompit Horace avec impatience.
— Après, monsieur le comte, poursuivit Plantin, quand la femme eut bien prié, et pleuré aussi sans doute, je vis arriver un homme grand et robuste, qui eut l'air de s'approcher d'elle pour la supplier de se retirer ; mais l'aspect de cet homme ranima un moment la jeune femme : elle se leva aussitôt, s'attacha avec une nouvelle force à la fenêtre, et j'ai vu le moment, Dieu me pardonne! où la fenêtre allait céder; mais l'homme la prévint, la prit dans ses bras et l'emporta dans un autre appartement.
— Est-ce tout? balbutia Horace, dont le visage témoignait une grande émotion.
— Ce n'est pas tout, monsieur le comte, poursuivit Plantin. Pendant quelque temps, l'appartement resta plongé dans le plus profond silence; mais je ne tardai pas à voir reparaître le même homme que j'avais déjà vu; il fît plusieurs tours à travers la chambre, puis il vint à la fenêtre qu'il ouvrit, sans
doute pour s'assurer que personne dans l'hôtel n'avait été témoin de la scène qui venait de se passer, il y resta un quart d'heure environ, après lequel un second homme vint se placer à coté de lui...
— Et que se sont-ils dit ?
— Heureusement, répondit Plantin, monsieur le comte avait laissé la fenêtre de sa chambre entr 'ouverte, de sorte que les deux hommes ont pu croire qu'elle était inhabitée, et ils se sont entretenus assez haut pour que je les entendisse.
— Et qu'as-tu entendu ?
— Le premier a d'abord demandé si la chambre de monsieur le comte était habitée; le nouveau venu a répondu qu'il ne le croyait pas. Alors ils ont parlé de Versailles, du duc d'Aiguillon, de madame Dubarry et du roi lui-môme. Le second a dit que l'entreprise lui paraissait difficile ; mais le premier a répondu qu'il vaincrait la répugnance de la jeune femme, et viendrait à bout de ses refus. Là-dessus, ils sont rentrés et ont refermé la fenêtre.
Horace était intrigué au dernier point. Il ne connaissait pas cette femme, mais il l'avait tri belle et elle souffra.t : il n'en fallait pas davantage
pour qu'il mît de grand cœur son courage au service de l'inconnue. A son âge, on se faisait volontiers le cavalier servant de toute injustice ou de toute infortune. Horace se promit d'éclaircir ce mystère, et de périr plutôt que de ne pas sauver celle qui s'y trouvait fatalement mêlée.
Mais il avait auparavant un devoir à remplir. Son adversaire ne s'étant pas présenté, il ne voulut pas attendre davantage pour aller saluer les dames de Méranges et se mettre à leur disposition.
En conséquence, il ajusta avec soin ses habit3, ceignit de nouveau son épée, et ayant ordonné à Plantin de prendre les devants, il sortit bientôt do l'hôtel de la Boule-d'Or.
Madame de Méranges demeurait au Marais, d:ms la rue Culture-Sainte-Catherine. Plantin y était allé cinquante fois lors du voyage qu'avait fait à Paris feu M. le comte de Forsanz le père. Mais, hélas! depuis vingt ans, Paris avait bien changé, et Plantin aussi. Certaines rues de la capitale s'étaient transformées, certaines autres s'étaient élargies, celles-ci se trouvaient plus étroites, celles-là plus longues; Plantin ne voulait pas paraître ignorer un chemin
qu'il avait déclaré connaître parfaitement ; il s'enfonça bravement dans la Cité, s'y perdit deux ou trois l'ois, et après bien des marches et des contre-marches qu'il exécuta tant bien que mal, en maugréant contre le sort ennemi qui semblait avoir faite xprès, pour lui jouer un mauvais tour, les rues pareilles et les quais semblables, il se retrouva, toujours patiemment suivi de son maître, sur le pont Saint- Michel, à cinquante pas de l'hôtel de teBoule-d'Or. En revoyant l'enseigne connue de l'hôtel, qui se balançait en grinçant au-dessus de la porte d'entrée; Plantin rougit jusqu'aux oreilles, et regarda Horace avec une stupéfaction d'un excellent comique.
— Qu'est-ce à dire, Plantin ? s'écria Horace en reportant son regard du visage de son valet à l'enseigne de la Buule-d'Or, et sommes-nous donc si près de la demeure des dames de Mélanges?
Plantin hocha tristement la tète.
— Que monsieur le comte me pardonne, répondit-il d'une voix mal assurée, mais il est plus facile de s'égarer au milieu de Paris que dans nos landes de Bretagne. Cependant, si monsieur le comte consent à se remettra en route, je puis l'assurer que je
le mènerai tout droit à la rue Culture-Sainte-Catherine.
— Non, mon cher Plantin, non, repartit Horace; si vous le voulez bien, ce ne sera pas pour aujourd'hui : voilà une heure que nous avons quitté la Boule-d'Or, et je suis fatigué. Il fait une chaleur étouffante, demain nous reprendrons notre course.
— Comme monsieur le comte voudra, fit Plantin. Et il suivit son maître l'oreille basse, jusqu'à
l'hôtel.
Horace n'était pas précisément aussi fatigué qu'il l'avait dit. Tout en suivant Plantin à travers les rues obscures de la Cité, son esprit, éveillé par le récit qui lui avait été fait de ce qui s'était passé en face de l'hôtel pendant la nuit, avait cherché un moyen prompt et décisif d'arriver à la connaissance complète des acteurs de ce drame mystérieux. Cela n'était pas facile, à coup sûr; mais Horace était jeune, il avait du courage, il n'ignorait pas qu'au besoin même il pourrait appeler à son aide les lumières et les conseils de M. de Sartines, le lieutenant de police. Et puis, d'ailleurs, Horace était né d'un sang gascon et breton à la fois : il était entreprenant et
entêté ; c'était la première aventure qui lui fût jamais arrivée ; les noms du duc d'Aiguillon, de la duchesse Dubarry, du roi lui-même s'y trouvaient mêlés, ce ne pouvait être une aventure vulgaire ; mille raisons le poussaient en avant, et aucune ne le retenait en arrière; pourquoi aurait-il hésité?...
Il monta avec une précipitation fougueuse les escaliers de l'hôtel, et à peine fut-il entré dans sa chambre qu'il courut à la fenêtre...
La fenêtre opposée était ouverte ; on en avait relevé les rideaux, et à la vive clarté qui pénétrait dans la chambre il distingua, précisément en face de lui, la jeune femme de la veille assise pensive et recueillie dans un fauteuil à haut dossier.
Horace n'avait jamais aimé ; il était jeune, plein d'ardeur et d'enthousiasme ; il n'avait jamais fait qu'un noble usage de son cœur et de son épée ; il avait vécu presque constamment loin du monde et des plaisirs de son âge, et cependant il s'étonna luimême de n'éprouver en présence de cette femme qu'un sentiment de profonde et touchante pitiii. C'est que, sans doute à ce moment, le jeune comte avait plus de dévouement pour son infortune que
dont il n'était pas content, mais il n'en avait pa& le loisir. Il la plia avec précaution, y introduisit un objet pesant, et l'ayant assujettie à un fil d'une longueur convenable, il se rapprocha de la fenêtre et la lança avec tant de bonheur et d'adresse, qu'elle alla rouler aux pieds de la jeune femme.
Les rideaux tombèrent presque aussitôt, et il ne put qu'entendre un cri de surprise.
Quelques minutes se passèrent alors pour Horace dans l'incertitude la plus cruelle. Il avait laissé le fil pendre à la fenêtre, afin qu'on ne pût pas ignorer d'où venait le secours, et s'était prudemment retiré à l'écart pour laisser à la belle affligée tout le temps nécessaire pour répondre. Quand il jugea qu'un temps suffisant s'était écoulé, il retourna à le fenêtre et remarqua, avec autant de surprise que de joie, que les rideaux avaient été relevés.
Il s'empressa de tirer le fil, bien certain qu'au bout était la réponse désirée.
Son cœur battit avec précipitation, sa main tremblait. Il se fût agi d'une lettre d'amour, qu'il n'eût pas éprouvé à ce moment une émotion plus violente.
En un instant la lettre fut entre ses nuins.
Un nuage passa alors sur ses yeux, tout son sang reflua vers son cœur, et ses doigts froissèrent le papier avec une anxiété haletante. Enfin il l'ouvrit et lut :
« Monsieur,
« Défiez- vous de votre courage et de votre dévouement, l'un et l'autre pourraient vous jeter dans uns entreprise dont vous ne sortiriez pas sain et sauf. La jeune femme que vous voulez secourir n'a que faire de votre aide, et je ne dois pas vous laisser ignorer qu'à la moindre tentative de votre part, je n'hésiterais pas à vous passer mon épée au travers du corps. i>
La lettre n'était pas signée.
Horace sentit à cette lecture le rouge de l'indignation et de la colère lui monter au visage. C'était un défi sanglant qn'on lui jetait; il jura de se venger et de ne pas laisser impuni un semblable outrage.
Du reste, il n'y avait plus à hésiter : il fallait ou tout tenter ou tout abandonner. 11 appela Plautin Celui-ci accourut.
— Plantin, lui dit— il d'une voix brève et rapide, tu m'es dévoué, n'est-il pas vrai?
— Qui peut faire douter monsieur le comte ? répondit Plantin.
— Non, Plantin, non, je ne doute pas de ton dévouement, mais, dans ce moment, j'ai besoin de tout ton courage et de tout ton sang-froid.
— Que faut-il faire ?
— D'abord demander à l'hôtelier deux planches d'une longueur suffisante pour que, placées sur notre fenêtre, elles puissent atteindre à celle de vis-à-vis.
— Monsieur le comte voudrait-il...? objecta timidement Plantin.
— Je veux ce que je veux, répondit le jeune comte avec impétuosité, obéis et sans objection.
Quand Plantin eut apporté les deux planches demandées et qu'elles furent assujetties tant bien que mal sur le bord d3 chacune des deux fenêtres, Horace tira son épée du fourreau et dit à son valet qui le regardait avec une triste stupéfaction :
— Maintenant, arme-toi de mes pistolets. Plantin alla prendre les pistolets.
— Sont-ils chargés ? demanda encore Horace Plantin les examina et dit :
— Ils sont chargés.
— Cela étant, s'écria Horace, arme-les et suismoi!
Et plaçant son épée entre ses dents, il posa un pied sur la fenêtre et se disposa à monter.
Mais au même instant, quelques coups frappés à la porte détournèrent son attention.
— On frappe ! dit Plantin à voix basse.
— En es-tu sûr? fit Horace.
Les coups redoublèrent.
Horace descendit et Plantin alla ouvrir.
— Monsieur Horace de Forsanz? demanda une voix inconnne.
— C'est moi, dit Horace en s'avançant.
L'inconnu s'inclina et entra.
Horace le reconnut aussitôt.
C'était l'homme qu'il avait aperçu la veille auprès de la jeune femme.
— Plantin, lui dit— il d'une voix brève et rapide, tu m'es dévoué, n'est-il pas vrai?
— Qui peut faire douter monsieur le comte ? répondit Plantin.
— Non, Plantin, non, je ne doute pas de ton dévouement, mais, dans ce moment, j'ai besoin de tout ton courage et de tout ton sang-froid.
— Que faut-il faire ?
— D'abord demander à l'hôtelier deux planches d'une longueur suffisante pour que, placées sur notre fenêtre, elles puissent atteindre à celle de vis-à-vis.
— Monsieur le comte voudrait-il...? objecta timidement Plantin.
— Je veux ce que je veux, répondit le jeune comte avec impétuosité, obéis et sans objection.
Quand Plantin eut apporté les deux planches demandées et qu'elles furent assujetties tant bien que mal sur le bord de chacune des deux fenêtres, Horace tira son épée du fourreau et dit à son valet qui le regardait avec une triste stupéfaction :
— Maintenant, arme-toi de mes pistolets. Plantin alla prendre les pistolets.
— Sont-ils chargés? demanda encore Horace Plantin les examina et dit :
— Ils sont chargés.
— Cela étant, s'écria Horace, arme-les et suismoi!
Et plaçant son épée entre ses dents, il posa un pied sur la fenêtre et se disposa à monter.
Mais au même instant, quelques coups frappés à la porte détournèrent son attention.
— On frappe ! dit Plantin à voix basse.
— En es-tu sur? fit Horace.
Les coups redoublèrent.
Horace descendit et Plantin alla ouvrir.
— Monsieur Horace de Forsanz? demanda une voix inconnne.
— C'est moi, dit Horace en s'avanrant.
L'inconnu s'inclina et entra.
Horace le reconnut aussitôt.
C'était l'homme qu'il avait aperçu la veille auprès de la jeune femme.