‹ Les plaisirs passionnés; romanChapitre 6 sur 16 · CHAPITRE ly · texte numérisé non relu

CHAPITRE ly

André de Gérard ne dormait pas encore à quatre heures du matin... Impatienté, il se leva, se promena en robe de chambre.

Il luttait rageusement contre le coup de foudre.

Lui qui avait arrangé sa vie!

La noblesse réelle s*y démenait habilement avec l'ambition... Les hommes de ce genre savent tout ce que cachent les honneurs, les emplois, les titres, les grades et s'y attachent justement parce que le vide est le meilleur support d'une existence, quoi qu'on ait écrit làdessus. Car il en est d'un honneur inexplicable comme d'un bonheur inexplicable : la destinée, les imposant quia absurdum, ferme la bouche aux retours sur soi qui tuent les grandes âmes désintéressées... Ces choses remplacent, pour nos élites bourgeoises^ la Action de la naissance dont jadis le moindre îgentilhomme ornait sa vie... M. de Gérard, am-

bassadeur, dignitaire, riche, bien apparenté, bien marié se couvre c^'une carapace derrière laquelle il est ce qu'il peut, ce qu'il veut, grand ou petit, ou les deux ensemble. 11 n'a pas à rendre dt comptes, la société, trop heureuse de prendre ce qu'il veut bien lui donner, s'il a quelque talent. Telle fui la conception de Balzac, de Stendhal et, telle est la nôtre. André riait, raillait et, se trouvant un peu ridicule à porter la mitre ornée de diamants, la portail quand même. Le diplomate tournait le dos aux gens qui font de l'esprit avec les choses les plus sacrées. Quoi de plus indestructible d'ailleurs que les préjugés! N'a-t-on pas vu les Soviets russes créer un ordre national avec des médailles, des rubans, et une hiérarchie dorée? Irrésistible retour de la caste dans le cycle.

L'idéal des peuples se fait jour comme il peut, et il ne peut pas beaucoup...

L'idéal d'André était la petite Martemort jolie femme, du meilleur monde, d'un grand nom, d'une grande fortune; mais d'une fortune qui était encore dans la main des parents, circonstance qui déplaisait en général aux décavés en quêle de millions immédiats.

André avait sur eux l'avantage que, possé-

dant assez d'argent personnel pour faire figure, il lui suffisait de laisser l'héritage des Martemort aux enfants qu'il aurait de Clotilde...

Qu'il dût souffrir de la sottise de sa femme, de la petitesse de la famille, c'était indubitable... Seulement, il souffrirait bien davantage enfermé dans une grande passion pour la contessina, avec toutes ses vanités saignantes!...

L'amour est un accompagnement profond; il ne faut pas qu'il gêne les plaisirs de tous les jours...

Telle était du moins l'opinion d'André de Gérard. Aussi une aventure avec la contessina le troublait-il beaucoup, et essayait-il de toutes ses forces de s'en dégager...

Deux ans plus tôt, tout s'arrangeait... Il avait eu ces deux ans-là à donner, à dépenser, comme il disait... Argent de poche!... Mais maintenant qu'il avait commencé les grands placements, qu'il allait recevoir la rosette et que ses fiançailles avec Clotilde de Martemort imminaient, cette femme tombée du ciel, celte courtisane dont l'amour aurait au moins une exigence, le temps, il en était agacé, il s'en mordait les doigts.

• — Non, non, disait-il, en marchant à grands pas dans sa chambre, cent fois non!... Cet animal de Duroc qui veut me faire jouer le rôle de Ruy Blas! Cela tombe à pic, vraiment!

Un souffle tiède venait par la fenêtre ouverte. Les fleurs d'un marronnier accentuaient à chaque minute leur blancheur sous la lumière montante...

André se regarda dans une belle glace moitié dans la lumière venue d'une ampoule, moitié dans la crudité de l'aube... Une sorte de poussière était sur sa peau un peu tirée et très pâle. Là-dedans, les yeux luisaient, pensaient à Georgette... Mais, au total, dans la fatigue, un ennui, un effroi soudain... Il eut soif des Martemort, de Clotilde, de son beau mariage, de sa belle situation!

— Assez de folie!...

Mais, ce qu'il n'attendait pas, vint une réaction où il se rappela sa réputation de séducteur qui, elle aussi, l'avait servi... Le rire à la fois excitant, admiratif et profanateur de Duroc, des bons camarades, surtout le désir de goûter à ce beau fruit, le désir du velours chaud de cette chair, du baiser de cette bouche spirituelle, s'accrût de tout un passé de conquêtes, de ce besoin si français de c£ qu'on

a appelé « faire la cour »; comme si toute femme était une reine...

II entrevit la fatale destinée :

— Je suis stupide... Mes trente-cinq ans sont sonnés... Demain je serai un vieux?...

Il ne se dit pas: « Un passe-temps, une amourette! » Il y a des lois dans l'amour le plus libre.. Il savait qu'il « l'aurait » mais qu'elle « l'aurait » aussi. Même en délimitant la durée de cette union, il ne pouvait en limiter la force, ni en prévoir les pièges... L'amour était là^ comme un sonnet : il faut les quatrains et les tercets, la coupe et le vin...

Alors comme pour départager Georgette et Clotilde, une troisième silhouette s'éleva dans son sens intime... Une femme libre, souple, vivante, éclatante qu'il avait possédée dans le mystère d'un sous-bois et dans la honteuse promiscuité d'une foule.,. Peut-être à cause du loup qu'elle avait sur la figure, il ne se rappelait que le corps frémissant, cette croupe ardente, cette taille qu'il avait prise, ce spasme qui les jetait l'un sur l'autre, et ce baiser sans fin...

Une pareille femme, soit... Elle ne serait qu'une passade... Le mépris qu'il aurait d'elle

lui serait un garant de la brièveté de leur amour.

11 essaya de faire lutter ces deux images si différentes : une Georjqette délicieuse, avec ses traits purs, son amour fier et désintéressé, et la gourgandine vautrée sur le gazon acceptant rétreiute anonyme parmi la foule abominable...

Après s'être séparée de lui, elle avait disparu... Sans doute, quelque autre l'avait reprise. Lui-même, plusieurs fois sollicité, voulant garder un souvenir à peu près propre, avait préféré s'en aller...

— Quelle catin! pensa-t-il.

Mais il ne le disait pas sans jalousie. D'ailleurs, il ne le pensait pas... Car pour lui, cette inconnue était la Vasantena, une créature qui en valait la peine, belle et mystérieuse...

A la fin, ce fut encore Georgette qui l'emporta, son charme éclatant, son élégance de Parisienne, sa démarche, et surtout ses beaux yeux si fins, si purs...

— Celle-là a beau être une courtisane de carrière; c'est un"iêtre adorable, une femme à laquelle on pourrait consacrer sa vie...

11 avait prononcé ces paroles tout haut, dans une sorte de rêve, sans les entendre

d'abord... Lorsqu'elles frappèrent après coup ses oreilles, il éclata de rire.

— Je deviens fou!...

Et il cria pour étouffer la voix de cette passion nouvelle :

— Clotilde de Martemorl!...

Il répéta une deuxième fois ce nom comme un exorcisme à celui de Georgette qui lui brûlait les lèvres.

Puis il évoqua l'ambassade de Londres, les croix, les cravates, les plaques, la vie que sa sécheresse de nature convoitait comme une nécessité pour établir son personnage, un personnage à la fois administratif et littéraire...

Les Martemort répondaient à ce programme. Guy de Martemort, un moment attaché avec lui à la chancellerie, faisait partie du groupe Gérard et Mortal, qui se reliait à Duroc par un scepticisme bon enfant et snob à la fois... Ils pratiquaient tous une sorte d'innocence cornichonne de l'esprit, obtenue par la rupture du sens ordinaire des mots. Pas à proprement parler du calembour; plutôt une mise en l'air, un amour du baroque, un dédain de toute pensée suivie qu'on remplaçait par des singularités acquises laborieusement... Guy en avait tiré ses histoires charmantes à

bâtons rompus, qui lui valaient une réputation de cénacle et de petits journaux. Gérard excellait dans une sorte de vision cinématique par renversement et mélange de couleur e». de situation, dans un pittoresque collé sur des milieux à la fois banals et bien observés,».

Clotilde, hardie, ravissante était un oiseau capable d'avoir du cœur, mais ne devait jamais connaître la passion. Elle goûterait li joie de vivre dans des décors conventionnels après avoir si longtemps vécu au vieux faubourg, dans la sévère maison dix-septième siècle, de ses parents.

Bien qu'elle fût flirteuse, ou plutôt frôleuse, elle savait se garder. Sa fortune l'aidait et l'aiderait à se défendre aussi bien que les Anglo-Saxonnes. Au fond dt toutes les bêtises, elle se retrouvait une Martemort richissime devant laquelle les jeun^'^ gens hésitaient à se montrer brutaux. Andr ' do Gérard lui plaisait parce qu'il serait ambassadeur. Il plaisait au vieux Martemort parc*» qu'il ne parlait pas de dot. Ce vieil homme avare était suivi dans son avarice par toute ia famille* Clotilde sentait dans le jeune diplomate une. volonté ferme d'arriviste: il lui avait plu par là... Le reste n'était pas dédaigné, savoir qu'il

était beau garçon, élégant, qu'il écrivait bien gue TAcadémie agitait pour lui ses prestiges... Apres une toilette minutieuse, la douche, le bain, le masseur, la manucure, des soins pour la beauté du visage, un choix fait parmi cinq complets en tweed de couleur claire, André se dirigea à pied vers la rue Saint-Dominique.

— C'est toi? dit Guy... Tu as mauvaise

mine.

— J'ai la mine d'un mineur... Voilà une bonne matinée que je me creuse.

— De la moutarde, mon cher, affirma Guy. Supérieur contre le cafard... Tu mettrais du Grey Poupon sur tes bifteks, il n'y paraîtrait plus...

— « J'aime mieux ma mine ô gué! » chantonna André... Veux-tu déjeuner avec moi? ajouta-t-il... Je t'emmène...

— Non, dit Guy qui n'acceptait rien dans la crainte de devoir le rendre et d'être entraîné à de grosses dépenses. Mais la côtelette est mise sur le gril pour toi... Une côtelette de première I

— J'ai besoin d'un cabaret pour passer mon cafard, répliqua André, trop heureux d'échapper aux à peu près de Guy... Yerrai-je Clotildeî

— Pourquoi pas?... Elle n'est pas ultra violette :

Sa forme est d'un cristal secrètement fêlé,

jeta Gérard.

C'était des petits vers de Gu3\.. Flatté, il répondit :

Et récapituler, en baisers sur ta lèvre. L'heure de mes soucis et l'heure de ta fièvre

C'était des vers d'André

— Nous pourrions continuer, dit celui-ci... Cela me fatigue...

— Alors, soulève cette tenture... Tu entendras un ramage de perruches; c'est Clotilde qui parle avec sa modiste.

— Dis-lui que je veux lui présenter mes hommages...

— On ne dérange pas un tête-à-tête de ce genre :

Sa tête en un bonnet, ses cheveux dans une nasse, Une tarte, seigneur, flanquant son beau front pur. Ah! pourvu que ça tienne et pourvu que ça passa Et n'assombrisse pas de ses beaux yeux l'azur...

Il plongea dans la portière.

Une voix s'éleva, fine et gracieuse...

— Qu'il entre, mais qu'il ne regarde pas...

— Contemple en fermant les yeux, commenta Guy.

- Et qu'est-ce que je regarderai, dit André la bouche en cœur.

— Je rétabliSs dit Clotilde, l'harmonie de ma coifl'ure.

Pouvez vous vous soumettre à pareille torture! Ah! pourvu que ça .Jennf^ U pourvu que ça dure!

Chanionna Guy, qui continua

— E pourquoi cela nt durerait-il pas?... IJ ne s'agi» pas d'une chevelur? naturelle, mais d'une permanente d'Auguste qui supplée la zoologie... Dieu a fait des permanentes pour que les jolies femmes de Paris puissent boucler la boucle devant les yeux de leurs amants aviateurs...

— Guy, cria Clotilde, tu es insupportable!... André n'est pas mon amant...

— Candidat, répli(|ua André... Faites-vous un mirador avec des barreaux, je passerai ma vie à <;oupirer devant, et j'y gagnerai une maladie de cœur!

— On connaît ce cœur! Que dites-vous de ma cloche?

Cette cloche marquait l'économie de Clotilde... Elle ne sortait pas de chez le bon faiseur. Le « je ne sais quoi » et le « je ne sais comment » faisait défaut... André le pensa, mais voila sa pensée...

— Le beau moyen d'en juger, dit-il, si vous la mettez sur votre tête. Une si charmante figure ferait tort au bourdon de Notre-Dame...

— • Qui ne voit qu'une cloche, ne voit pas le bon ton, ajouta Guy.

Clotilde se tourna vers la modiste pour la consulter :

— Il est certain, dit celle-ci, que cette cloche gagne beaucoup à coiffer un joli front comme celui de mademoiselle...

— Je ne saurai rien, cria Clotilde, je suis entourée de flagorneurs. A moi, mon yéridique miroir!...

Eau froide par Vennui dans son cadre gelée, déclama Guy.

Et André :

Clotilde le dégèlera au feu de ses reaards..

— Je fais venir papa, déclara- t-elle. Il me

dira de cruelles vérités, mais cela balancera yos fadaises!...

— « Martemort, Martemorl, nous t'avons oublié! ;> hurla Guy dans la direction du ■&aIon.

Martemort parut... Il était grand, maigre, osseux :

— Vous vous querellez?

— Nous avons besoin d'un arbitre, dit Guy... Monsieur que voilà refuse de donner à Clo tilde la prime qu'elle réclame au sujet de son chapeau... Il prétend qu'elle triche.

— Qu'elle triche! s'exclama le comte.

— Entendons-nous, dit André... J'ai dit qu'on ne pouvait juger d'un chapeau quand on le voyait sur la tête de Clotilde... Elle embellit ce qu'elle touche.

— J'interprète : la laideur de ma fille embellit ses chapeaux!

André se jeta à genoux :

— Je me remets pieds et poings liés à la merci de Clotilde... Si elle en juge comme vous, je perds la tête...

— Oh! vous la retrouveriez, monsieur, dit Clotilde... Donnez plutôt des gages... Ici, nous ne sommes pas pour la peine de mort...

— Nous sommes pour les frais d'instances et la ruine totale des parties, dit Guy... Levezvous, monsieur André de Gérard, et exécutez la danse du ventre...

— Suis-jc donc si coupable?

— On Test toujours, plus ou moins, jeta Martemort... Mais la danse du ventre est interdite dans notre antique demeure... Faites plutôt un charleston avec Clotilde... Je vais vous donner le disque...

Il disparut pour revenir avec un petit phonographe Tom Pouce sur lecjuel il mit untjrand plateau d'cbonite... On se servait beaucoup de cet instrument chez les Martemort.

Serrant contre lui la jolie fille, André ne pensait qu'à Georgette. C'eût été une autre volupté pour lui de s'appuyer contre la délicieuse courtisane... Il se rappelait les beaux yeux, le sourire spirituel, la voix si chaude, et cette profondeur lellenienl loin de la frivolité de Clotilde.

— A la bonne heure, dit le comte... Voilà comme les afTaires d'honneur se règlent à présent : sous la jambe...

Le disque déroulait sa spirale glacée... Clotilde se collait contre son danseur. Il sentait un corps frêle et nerveux, des petits seins déli-

cats; mais une expression de sottise déparait le visage...

Il y pensait encore dans la rue :

— C*esl singulier... Elle n'est pas bête pourtant... Du moins je ne crois pas...

La contradiction vint deux minutes plus tard :

— Et quand elle le serait... Les meilleurs mariages se mangent froids.

Une pensée le fit sourire... Il retomba dans les calculs qui remplissaient sa tête depuis la veille... Aurait-il le temps d'une aventure avant la cérémonie?... Bien que Clotilde ne parût pas très recherchée, — à cause de Tavarice de Martemort — , il fallait cependant prendre une résolution...? Elle pouvait lui échapper!... Dans cette ruée que sont les mariages riches à Paris, il n'avait de son côté que le goût de Clotilde pour les ambassades...

— Ah! murmurait-il en pensant à Georgette, j'en ai tellement envie!

Il en avait envie à crier, soit que cette première Française rencontrée à son retour des Etats-Unis où il avait eu des aventures sans amour l'eût ensorcelé, soit que, Georgette étant d'une élite, il voulût connaître avec elle, avant de sombrer dans le nirvana du ma-

riage, des enchantements qui lui paraissaient avoir été vains ailleurs... Nous retrouvons ici l'éternelle analogie entre cette possession des femmes et d'autres jouissances moins naturelles, l'opium, Talcool : c'est la même faculté d'oubli des déboires, le même mirage toujours renouvelé... L'ivresse fournie par les Américaines lui paraissait de mauvais aloi, comme le whisky des bootleggers... 11 en recherchait avidement une autre...

Cet homme fort, au sens que le monde a donné à ce mol, force qui consiste à ne pas se laisser surprendre, avait décidé que Clotilde iserait pour lui une fin, la fin de la vie dangereuse... Se trompait-il?... Il est malaisé de le dire... L'homme avait quelques raisons pour douter de soi; mais ces raisons le portaient à tenir une parole qu'il n'avait donnée qu'à luimême... On a oublié, dans le classement des êtres, ceux qui renoncent en plein bonheur, non pour gagner le paradis de la vie future, mais pour se mettre hors d'une lutte où on ne sait qui perd ou qui gagne... André entrait dans le monde comme on entrait jadis au cloître... Clotilde, deux enfants, ses ambitions Satisfaites, telles étaient les images dont il prétendait peupler son ciel, ou même, s'il le

fallait, son enfer^. Ajoutons-y une forme de l'orgueil d'une réalisation facile, particulièrement dans les milieux diplomatiques, mais accessible seulement aux gens très riches et très décorés : le mépris des honneurs...

— Je me croyais saturé, et il n'en est rien, puisque cette petite grue m'a pincé d'une œillade... Mais quel danger ce serait d'entamer la seconde tranche de ma vie sans avoir épuisé la première!... Seulement, ce reste de tranche peut me mener plus loin que je ne voudrais, et voilà l'autre danger... Je suis l'âne de Buridan!

Le soir tombait, un mai trompeur sollicitait les boutons des marronniers pour les geler férocement à la lune rousse :

— Ils le savent pourtant, les boutons!... Il y a assez longtemps que ça dure... Pour quelques-uns qui cèdent, qui éclosent, combien résistent dans leur résine et leur bourre... Voilà •mon image... Que j'ouvre mon cœur d'artichaut, toutes les feuilles y passeront. Que je ne l'ouvre pas, ce sera le refoulement freudien, la vie gâtée, la vie gâteuse!

Il frappa du talon le trottoir :

— Si je peux m'en dégoûter, je le ferai... Les Martemort sont mûrs...

Le grand mariage éclipsa Georgette et ses délices...

Sainte Clotilde développa ses splendeurs...

Le Suisse en bas blancs traîna sa ballebarde dans une grande image où Mgr Duhètre étendait les bras...

— C'est le positif, murmura Gérard... Le reste, on ne sait jamais... Baiser Tanneau de monseigneur et goûter les fruits qui naissent du mariage, tout est làl

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