CHAPITRE I. — MERCURE ET VÉNLS
Cet anneau se relrouva à la sortie après le second contacl interne et persista pendant i5 à i6 minutes après lui {Jig. 8).
Fis.
Fig. 8.
Tons les observateurs qui, en i8~4 ou en 1882, ont sii;nalé ces apparences hunineuses disent qu'ils les ont aperçues tant que la planète n'a été engagée qu'à peu près à moitié sur le Soleil.
Cet étroit anneau, partie la plus constante de ce^ apparences lumineuses, est évidemment du à la réfraction des rayons solaires dans l'atmosphère de Vcmus; quant à l'ensemble de l'auréole, dont la perception parait dépendre i^eaucoup fie l'ouverture de l'instrument, ce serait l'euNeloppe coronale du Soleil, moins sombre que le fond du ciel et rendue sisible par contraste ([uand le disque de Vénus, beaucoup plus noir que le fond du ciel, en cache une partie.
Passage de Mercure sur le Soleil. Expérience faite à r Observatoire de GreenwLcIi. — Les passages de Mercure, beaucoup plus fréquents (pie ceux de Vénus, ont été le sujet d'observations répétées; mais, au poiiil de \ iie des apparences physiques f(ue Mercure présente alors (piil eslsur le disque du Soleil, les déclarations des observateurs sont de|)uis fori longtemps contradictoires. Tandis que les uns voient la |ilanèl(' entourée dun anneau lumineux d'une largeur variant depuis le tiers jusfpraux deux tiers de son diamètre et même A. o
l8 PREMIÈRE PARTIE. — PI-ANÈTES.
aussi manie d'une petite tache brillante presque en son centre, les autres, et c'est ce que MM. Angot, Hatt et moi avons constaté en mai 18-8, à Ogden, la représentent comme un disque noir obscur, bien limité et absolument dépourvu de toute inégalité lumineuse.
Pour décider la question, l'Observatoire de Greenwich entreprit, lors de ce même passage de mai 18^8, une expérience grandiose. On l'v observa, surtout en vue de ces apparences, avec cjuatorze instruments diflérents, d'ouvertures variant entre o'",33 et o"',o- ; les résultats obtenus n'ont pas la netteté qu'on avait espérée; néanmoins la conclusion à en tirer paraît être que, dans le cas de Mercure, les apparences signalées sont purement subjectives et doivent être considérées comme provenant des défauts optiques des instruments employés.
On a ainsi une nouvelle preuve des différences de constitution superficielle des deux planètes qui avoisinent directement le Soleil. Cependant nous devons ajouter que si, dans les passages de 1891 et 1894? Barnard n'a observé sur Mercure aucune des apparences dont nous venous de parler, il a, lors du dernier, cru constater ce fait curieux que le disque de Mercure lui a alors paru non pas d'un noir obscur, mais un peu plus lumineux que le fond du ciel aux alentours du Soleil. La démonstration, qu'en donne cet astronome, n'est d'ailleurs pas absolument convaincante et il faut attendre de nouvelles observations pour chercher à l'expliquer.