‹ Les planètes et leur origineChapitre 33 sur 139 · CHAPITRE II. — MAKS · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — MAKS

chapelets plus ou moins réguliers, de nombreuses taches obscures distinctes les unes des autres, de façon à obtenir quelque chose d'analogue à l'image de Mars donnée par les grands instruments et traduire ensuite par un dessin leurs impressions visuelles. La planche I donne une réduction du modèle de Nevvcomb et les planches II et 111 les dessins tracés par différents observateurs.

Il est à remarquer qu'aucun des astronomes n'a vu de taches séparées, mais tous une série de lignes obscures plus ou moins nombreuses et nettes, et qu'en outre, ce sont Barnard et Fox qui, dans l'observation directe de Mars, n'avaient jamais perçu de canaux, qui ont

donné les dessins les j)bis ressemblants à ceux de M. Lowell.

La canalisation de Schiapa/ei/i et Loivell n'existe pas. — En résumé les canaux, en nombre toujours croissant (ils sont aujour-' d'hui au nombre de 420 sur les Cartes de M. Lowell) depuis leur annonce par Schiaparelli, signalés par une série d'observateurs à la surface de Mars, n'ont pas plus d'existence objective que ceux ti'acés sur leui's feuilles de papier par les jeunes dessinateurs de l'Hôpital Royal de Greenwich et les astronomes Barnard et Fox.

Rien donc de ce que, en s'appuyant sur l'existence de celle canalisation, je dirais même volontiers de cette surcanalisation de Mars, on a imaginé pour décrire le mode de vie intellectuelle et physiq^je des habitants supposés de la planète, n'a aucun fondement de réalité. Nous n'en savons aujourd'hui à ce sujet pas beaucoup plus que ce que disait Secchi : « Mars est une planète d'aspect triste et monotone, très peu pourvue d'eau relativement à nous et dont l'atmosphère est beaucoup moins dense que la nôtre. Les conditions de la vie y sont certainement bien différentes de celles au milieu desquelles l'homme poursuit sur la Terre le cours de son existence. »

Température à la surface de Mars. — En terminant cette histoire de la planète Mars, nous croyons devoir ajouter que, comme conclusion d'une longue et savante étude sur les moyens d'évaluer la température à la surface d'une planète, l'astronome américain Lowell indique comme température moyenne à la surface de Mars la valeur ()"C. et comme point d'ébullition de Teau le chiffre de 44" G.

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