‹ Les planètes et leur origineChapitre 47 sur 139 · VII. — Éros et 1906 T. -G · texte numérisé non relu

VII. — Éros et 1906 T. -G

i" Éros. — Depuis l'application de la Photographie à la recherche des petites planètes, les découvertes se sont succédé très rapidement, si bien c[u"actuellement le nombre total de ces astéroïdes connus surpasse un peu 600. Mais ces acquisitions se sont, en général, rangées dans les cadres précédents, sans en modifier sensiblement la disposition et en étendant ou accentuant les régions de fortes densités. Seules deux d'entre elles offrent un grand et réel intérêt.

La première en date est la planète qu'on a appelée Eros ; découverte le i3 août 1898 par M. Witt, de l'observatoire Urania de Berlin, elle appela immédiatement l'attention par sa marche rétrograde tout à fait inusitée de 2™ par jour en ascension droite. Son orbite, bientôt calculée par M. Berberich, offre, en effet, un caractère absolument inattendu. Faisant partie de ce que M, Berberich appelle Vanneau Martien, cet astéroïde se rapproche beaucoup plus du Soleil que les autres membres de ce groupe, si bien que sa distance moyenne au Soleil, i,4^^? ^st moindre que celle de Mars, i,52, et que, si l'on s'en tenait à ce simple résultat numérique, on devrait le considérer comme étranger à l'ensemble des astéroïdes circulant entre Mars et Jupiter. Mais il s'y rattache forcément par l'ensemble de ces caractères : ses dimensions sont, comme les leurs, excessivement faibles; en lui supposant un albedo égal à celui de Pallas, son diamètre serait de 27'"" et sa masse .. ^ ^ ^ „ ,, ^ de celle de la Lune.

Page 1