II. Grande tache rouge
J.-D. Cassi/ii. Maraldi. — Luc autre apparence caractéristique de Jupiter est ce qu'on a a|)pelé la grande tache rouge, découverte
par J.-D. Cassini en 1664 sur le bord inférieur de la bande équatoriale australe. Après l'avoir suivie jusqu'au commencement de 1666, époque où Jupiter arrivait en conjonction, il la revit en janvier 16^2^ puis en i^'j'j au même endroit du disque. Maraldi la retrouve en l'^joS et l'observe jusqu'en janvier 170g; mais à l'opposition suivante elle avait de nouveau disparu et nous sommes ensuite sans renseignements sur elle jusqu'aux années iSo^-iSSS; on la revit aussi en 1870, 1871 et 18^3 ; mais elle ne fut sérieusement étudiée qu'à jDartir de l'opposition de i8':8.
JMesten. Lohse. Hough. Denning. — jNieslenelLohse signalèrent à cette époque l'apparition d'un nuage rosé qui se montrait audessous de la bande méridionale, dans la zone blanchâtre qui la surmonte, précisément à la place qu'occupait la tache de Cassini : c'était en cfTet le commencement de son apparition. Elle fut dès lor& suivie avec soin, surtout (1878-1901) par Hough et Denning.
Fig. 07.
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Lorsqu'elle se projette au milieu du disque elle a la.forme (//«•. 07) d'un ovale très allongé (à peu près dans le rapport de 2 à 1 ) dans le sens de l'équateur jovien; au moment de son maximum d'étendue apparente celte tache avait 11", 6 de longueur et 3", 9 de largeur, soit 200000'^'" de long sur 67000'^'" de large. Ce qui frappe le plus en elle ce sont : la coloration rouge brun qui, la plupart du temps, la teinte uniformément, mais qui disparaît parfois pendant un assez long temps, et l'éclat de l'anneau elliptique blanc qui l'entoure complètement. Sa coloration et ses dimensions ont fait donner à cette tache le nom de grande lâche rouge.
Cette tache, toujours voisine du bord sud de la bande méridionale cju'elle semble courber et rétrécir sans jamais en faire partie, est la plus stable de toutes les inégalités lumineuses que montre le disque