‹ Les planètes et leur origineChapitre 53 sur 139 · CHAPITRE IV. — 3UPITKR · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. — 3UPITKR

régions équatoriales de Jupiter, de vents analogues à nos vents alizés : leur rôle principal serait, en effet, de réunir les vapeurs de l'atmosphère équatoriale en bandes ainsi distribuées; s'il n'est pas douteux que, quel que soit le mécanisme de sa formation, cette distribution par bandes parallèles soit un eflet direct de la rotation de la planète, l'énoncé dHerscliel ne paraît pas s'appliquer aux bandes que l'on rencontre si souvent dans les latitudes élevées. D'autre part, Herschel assigne à ces courants un autre rôle; les alizés ou plutôt, en adojDtant la correction d'Arago, les contre-alizés supérieurs correspondants, entraîneraient <( les taches ou nuages accidentels » avec des vitesses variables, d'où les dirterences des durées de rotation.

Mais ce sont là de simples analogies sans précision; avant d'adopter ce mode d'explication, il convient de déduire de l'ensemble des faits connus les conditions dans lesquelles se produiraient ces courants joviens.

Courants joviens. Belopolsky. Stanley U illiams. — Dans ce but, un astronome anglais, Stanley \\ illiams, reprenant pour le compléter un travail de Belopolsky, a classé par latitudes toutes les durées de rotation de taches brillantes ou sombres obtenues jusqu'en 1890 par les divers observateurs. Leur discussion lui a permis de démontrer l'existence de zones bien définies où la durée de rotation est sensiblement constante, zones qui correspondraient d'après lui à une série de courants permanents de dimensions et de position apparente fort peu variables, circulant autour de Jupiter les uns à côté des autres avec des vitesses différentes; Williams en distingue 8, dont les données sont réunies dans le Tableau sui\ant :

Laliludcs

Zones. extrêmes. adoptées.

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