‹ Les planètes et leur origineChapitre 54 sur 139 · II, I · texte numérisé non relu

II, I

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Williiiiiis a liadiiit ers iv'sullals dans le dessin cl-jolnl ( /Z^' . (u)} qui rentorme los six piincipaux coiiraiils a\er les noms (|in' ccl aslrononio l(Mii' a donnés.

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Courant temporaire. — La zone III demande une mention spéciale ; elle ne semble pas a\oir la permanence des antres el n'a été indiquée à part que pour signaler les deux éruptions de nombreuses taches sombres, à durée de rotation parliculière, qu'on a constatées en 1880 et en 1890, sur le bord sud de la bande tempérée nord, tout près de la zone équatoriale et presque symétriquement à la grande tache rouge ; les durées indixiduelles de rotation de ces taches difièrent entre certaines limites; mais en 1880 la lotation moyenne parut être de 9''4^"' et en 1891 de 9'' 49'",^-

A l'opposition de 1892 le nombre et la grandeur des taches a\ aient diminué sans que la rotation fût changée; en 1893 on n'en signala plus.

Ces taches et, par suite, le courant qui les transporterait semblent donc n'avoir qu'une certaine permanence : est-il réellement temporaire, ou au contraire est-il constant comme les autres? Il serait lort inqjoitant de résoudre cette question. En tout cas, il faut remarquer l'énorme vitesse relative (439'" à la seconde) de ce courant et des deux entre lesquels il send)le compris.

CIIAI'ITIIK IV. — .lll'lli;it.

Discussion de ces /npol/ièses. — Le Tiihlcjiii (|iii |)rccède, au lieu de nous présenter, comme on pouiiail s'y allendre, les dui^ées de rotation rangées dans un ordre graduel, de|)uis la plus courte, celle (lu grand courant équatorial, jus(|u'à la plus longue, ne nous donne en réalité que deux ))ériodf's : la confie et la longue, différentes entre elles de 5 minutes, soit le ~ do la rotation totale. De plus, il n'y a, au point de vue de la distribution de ces zones et, par suite, de ces courants, aucune symétrie entre les deux hémisphères de la planète.

D'un autre côté, la vitesse linéaires relative des taches à courte période par rapport à celle des taches à longue période est d'envii'ou I lo"' à 1(1 seconde, infiniment supérieure à celle de nos alizés, alors que l'action calorifique du Soleil, (pu est sur notre globe la cause de leur production, est certainenieut plus de cent fois moindre à la surface de Jupiter.

De même, comment comprendre la piodiictioii, la persistance temporaire et la (Jisparition ra[)i<Je de courants aussi violents que ceux de la zone JH sans que, pendant cette immense perturbation, l'aspect des zones contiguës ait sensiblement changé? L'hypothèse du grand Herschel semble donc bien difficile à admettre.

Taches diverses. Explication de llougli. — Quant aux détails qu'offrent les rotations des taches, Hough en donne une explication qui paraît satisfaisante.

Les diflérences de vitesses constatées dans la rotation des taches de Jupiter seraient dues à des différences de niveau, par rapporta la surface de la planète, des masses flottantes qui les forment, les taches à rotation lente étant les plus profondes et les rapides étant les plus élevées; puisque toutes nous apparaissent sur la même surface, ces dernières semblent avoir, dans le même leiii|)s, parcouru un arc plus grand.

En outre, un enfoncement ou un relè\emeut périodujue expliquerait l'apparition périodique des taches, ainsi que les variations de leur ('■clat et de leurs durées de rotation.

Conclusion. — ( hioi (piil en soit, la j)arti(' superficielle de Jupiter, dans laquelle se produisent les bandes et les taches, paraît donc avoir i\ne constiliilion bien diflVM-ente de celles des plam'les [)lus voisines du

Soleil; et même il semblerait que l'on puisse voir dans les grandes masses llotlantes qui forment et la grande tache rouge et, tout au moins, les taches brillantes, comme les nojaux de satellites qui n'auraient pu se séparer de la planète; tout aussi bien ne peut-on pas considérer les bandes équatoriales comme une tentative de formation d'un anneau analogue à celui de Saturne, Jupiter nous montrant alors un modèle de ce qu'a pu être cette curieuse planète à un certain stade de son évolution?

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