CHAPITRE III. — SATKLLITES DE JLI'ITER
tard, et c'est le fait le plus fréquent, les calottes sombres disparaissent toutes deux {Jîg. 70), leur teinte étant égale à celle du fond, et la bande blanche reste alors seule visible. Parfois l'une des calottes
Fig. 75. . Fig. 7(i.
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i4 octobre 1894. — Passage du satellite I sur la baie de la Taclie rouge.
sombres s'évanouit seule {fig. 76), la teinte du fond ayant changé, ou bien, dans d'autres cas, c'est la bande blanche qui s'évanouit, ne laissant plus que les calottes formant à peu près deux bandes sombres parallèles se déplaçant sur le disque.
L'existence de ces calottes polaires sombres semble être un des caractères permanents de ce satellite; leur limitation parallèlement à l'équateur jovien permet de conclure ([ue la rotation du satellite s'effectue autour d'un axe sensiblement perpendiculaire à ce plan; Barnard, sans en pouvoir indiquer la durée, conclut de ses observations qu'elle ne coïncide pas avec celle de la révolution du satellite.
Satellite II . Europe. — Dans la généralité des cas, on ne constate rien de particulier lors des passages de ce satellite.
En dehors de ces passages, à part Schrœter qui croit y avoir observé trois fois des taches occupant un tiers ou un quart de sa surface, aucun astronome n'a signalé le moindre obscurcissement.
Satellite ///. Ganyinède. — Il n'en est pas de même pour Ganjmède, dont Barnard a toujours trouvé le disque irrégulièrement lumineux et comprenant des régions un peu sombres, à bords flous, et variables de forme et de position. Il signale, en outre, l'existence, sur le bord nord du disque de ce satellite, d'une calotte polaire {fig. 77), tout à fait semblable à celle de Mars, et qui peut atteindre le quart ou
DEUXIEME PARTIK. — SATELLITES.
même le tiers de son diamètre. Elle est d'une permanence absolue, mais, fait curieux, toujours visible dans la partie orientale (par rapport à Jupiter) de son orbite, elle ne l'est jamais dans la partie occidentale.
Via.
II flécembre 1893.
Dans deux occasions M. Barnard a noté l'existence d'une calotte polaire sud, la calotte nord étant alors invisible. Le satellite tourne donc bien certainement sur lui-même.
De même à deux reprises Barnard a vu, \ers le milieu du disque de Ganymède, une bande assez bien limitée et semblable à la bande centrale de Jupiter, mais inclinée de Sa" environ sur l'équateur de la planète.
Lors d'un passage sur Jupiter, te o septembre 1894, Ganymède présenta un aspect absolument remarquable; c'était alors un disque
3 septembre i''^i)'|,
bien net et très sombre sur lequel (Jig- 78), et près de son bord sud, se détachait une petite tache ronde très éclatante, sans qu'on puisse noter d'autres détails sur le satellite.