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CHAPITRE III. — SATIîLLlTIiS DE JUPITER. igS

Satellite IV Callislo. — L'aspect général de ce satellite est tout à lait analogue à celui de Gammède, et comme lui il a des calottes polaires; mais la plus souvent \isible est, cette fois {Jig. 79),

10 décembre i8g3.

celle du pôle sud. Cependant, en une occasion, Barnard a constaté la présence d'une calotte polaire nord (à cette date la calotte nord de Ganymède était aussi remarquablement visible).

Lors de son passage sur Jupiter, ce satellite est toujours franchement obscur et souvent aussi noir que son ombre.

Rotation des satellites, leurs durées. \V. Iterscliel. Schrœter. — Tous ces satellites tournent nécessairement sur eux-mêmes, mais, ni pendant les passages, ni en dehors, on n'a pu encore faire de mesures (pii donneraient les durées de leur rotation.

Va\ l'absence de ces mesures directes, Herschel et Schrœter ont cherché à les déterminer par l'étude des variations d'éclat que leur semblaient présenter les satellites aux différentes époques.

En notant sur leurs orbites les places où, pendant une longue période, chaque satellite leur avait paru à son minimum ou à son maximum d'éclat, ils crurent reconnaître que ces phénomènes se reproduisent toujours vers les mêmes régions; et de ces coïncidences entre certaines positions et les maxima ou minima d'éclat, ils avaient conclu que, d'une part tous les satellites de Jupiter avaient des surlaces partagées en parties fort irrégulièrement et différemment rélléchissantes et que, d'autre part, ils effectuaient leur rotation axiale dans un temps égal à celui qu'ils emploient à faire leur révolution A. i3

194 SECONDE PARTIE. — SATKLLITKS.

autour de la planète, de manière à tourner toujours vers elle la même face.

C'était identifier leur mode de rolation à celui de la Lune et transformer ce cas particulier en une loi générale. Mais les travaux de Darwin ont montré qu'une telle généralisation n'était pas admissible. Il fallait donc recourir à des mesures exactes d'éclat, au lieu de simples appréciations comme celles d'Herschel et de Schrœter.

Engelmann. Ed. Pickering. — Tel est le problème qu'Engelmann a traité en i 8-0-18'^ 1 . Au moyen de mesures pholomélriques directes s'étendant à un gi^and nombre de révolutions de ces satellites, il a cherché à déterminer la loi exacte des variations de l'éclat apparent. D'après lui, la réponse ne semble pas douteuse pour les trois premiers satellites, la loi d'Herschel et Schrœter n'est point applicable. Quant au quatrième satellite, son opposition est moins vive, la question restait donc en suspens.

Aussi, Ed. Pickering reprit-il cette étude en 18-'^ et 18^8, à l'Observatoire Harvard; la conclusion de sa longue série d'observations, conclusion confirmée plus tard par Spitta, est : « Plusieurs astronomes ont pensé que l'éclat des satellites de Jupiter était variable; cette manière de voir n'est point confirmée |)ar mes mesures qui ne montrent aucune preuve de variation. Pendant le cours des trois dernières années, j'ai eu souvent l'occasion de comparer les satellites de Jupiter et, dans aucun cas, je n'ai été amené à constater d'autre cliangement d'éclat que celui qui est du au voisinage de la planète ».

C'est aussi la conclusion que nous croyons devoir tirer de l'étude attentive des courbes de lumière des 4 satellites pubbées récemment par M. Guthnlclv.

Nous admettrons donc que l'on n'a actuellement aucune donnée expérimentale définitive sur les durées de rotation des satellites de Jupiter, et que tout porte à croire que si leur surface présente quelques inégalités d'éclat, elles y sont à peu près uniformément réparties.

Eclats relatifs. Alhedos. Pickering et Spitta. — Visibles avec la moindre jumelle de théâtre grossissant de quatre à cinq fois, ces satellites ne se voient pas à I'omI nu, le satellite III fait seul exception;

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