‹ Les planètes et leur origineChapitre 79 sur 139 · III 5,3 IV · texte numérisé non relu

III 5,3 IV

Quoi qu'il en soit, ces grandeurs ne donnent aucune idée précise sur leurs éclats par unité de surface qui seuls peuvent les différencier. 11 faut pour cela mesurer leurs albedos moyens.

Nous les tirerons des mesures de Pickering et Spitta dont la combinaison donne les valeurs suivantes :

Satellite 1 0,481

.) III o,3o3

.) IV o,i38

A cet égard, comme pour les densités, les satellites de Jupiter se partagent donc encore en deux groupes : les deux premiers de moindre volume, ayant un pouvoir réfléchissant sensiblement double de ceux du second groupe. En même temps, le second satellite, qui est le plus petit de tous, a à la fois le pouvoir réfléchissant et la densité maxima, de sorte que, contrairement à ce que nous avons vu pour les planètes, c'est dans ce système le corps le plus compact qui a le plus grand pouvoir réfléchissant.

D'autre part, l'albedo de Jupiter ne pouvant différer beaucouj) de o,65o, les deux premiers satellites paraissent avoir une constitution suj)erficielle peu différente de la sienne, tandis qu'au contraire celle des deux derniers satellites extérieurs semblerait se rapprocher de celle de Mercure. Ces différences concordent bien avec les aspects physiques de ces deux groupes tels que nous les avons décrits plus haut.

Nouveaux satellites.

Dans ces dernières années le système de Jupiter s'est enrichi de trois nouveaux satellites.

196 SECONDK PAKTlIi. — SATELLITES-

Satellite Barnard V . — La première de ces décou vertes est due à Barnard et a été faite le y septembre 1899., avec la lunette de o"',9i d'ouverture de l'Observatoire Lick. {fig. 80) : c'est un

Fin. So.

Équatorial de l"()l>ser\ atoii-c Lirk (i)"',()i).

satellite beaucoup plus petit (pic les anciens; cjucl (|ue soit le grossissement fjuc l'on emploie, il parait toujours dans la lunette sans aucun disque apparent; c'est un poiul stcHairc Av. i3'' j;randcur : son diamètre ('-(piiN aient en lumière csl d'ciuiron rx)""'", le soixantième

ClIAl'ITUli m. — bAïELLITKS DE JLIMÏEK. I97

du diamètre du [)lus petit des anciens; il tourne autour de .)u|)iter dans le même plan que ceux-ci, mais il elTectue sa révolution en un temps à peine supérieur à celui de la rotation de la planèlo. (If)ni il n'est séparé que par le double de son rajon.

Satellites VI et \ II. — Depuis cette époque l'obserNation directe ne nous a fourni aucune donnée nouvelle sur le monde de Jupiter :

VliX. Si.

Le télescope Crossiey cl sa nduvellc monture.

il n'en est pas de même de l'observation photoi;raplii(pic qui, de i''^99 à i9o(), a ënriclii le système solaire de cinq satellites nouveaux. tr(tis à Jupiter et deux à Saturne.

Ltibsantle uiai^nilicpie télescope de C<>mmon(o"',9'i) que l'Observa-

igS SECONDE PARTIE. — SATELLITES.

toire Lickdoità la générosité de M. Grossley et de miss Pliœbe Hearst ijig. 8i), l'astronome américain, Perrine, signala au commencement de décembre 1904 la présence d'un astre nouveau, d'ailleurs très faible (i4' grandeur) sur les clichés qu'il avait obtenus les 3, 8, 9 et 10 de ce mois de la région voisine de Jupiter. On reconnut bientôt que c'était un nouveau satellite de cette planète, que l'astronome Aitken put dès le 26 décembre au moment de Télongation observer directement avec la grande lunette (o"',9i) de l'Observatoire.

Peu après, le même astronome reconnut dans les clichés des 1, 3 et 4 janvier 1900 la preuve de l'existence dans cette même région du ciel d'un nouvel astre beaucoup plus faible et se déplaçant vers l'Est un peu plus rapidement que le VP et qui était aussi un satellite de Jupiter.

Fig. 82.

Ces deux nouveaux compagnons de la planète sont, comme le précédent, de dimensions très faibles, le satellite VI ayant un diamètre équivalent en lumière d'environ i(3o'"" et celui du VII étant de oo""",

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