‹ Les plantes à caoutchouc et à guttaChapitre 11 sur 92 · RÉCOLTE ET COAGULATION · texte numérisé non relu

RÉCOLTE ET COAGULATION

Quelle est la cause qui provoque la coagulation des laits de caoutchouc, c'est-à-dire l'agglomération, en masse compacte et élastique, des globules qui, normalement, sont en suspension dans le sérum? Jusqu'alors on l'ignore. Trois théories ont bien été émises en ces dernières années, mais aucune ne nous semble complètement satisfaisante, ou n'est, tout au moins, à l'heure actuelle, absolument démontrée.

D'après Aimé Girard, l'agent essentiel de la coagulation serait la chaleur. Naturelle ou artificielle, l'élévation de température ramollirait les globules à leur surface et leur permettrait de se réunir. « Les réactifs, ajoute A. Girard, peuvent modifier la nature du sérum et faciliter, de ce fait, la réunion des globules en suspension, mais à la condition que la température s'élève et que les globules se ramollissent. »

Nous ne croyons vraiment pas qu'on puisse accepter sans réserve cette théorie. Que la chaleur provoque la coagulation en ramollissant les globules et en leur permettant ainsi de se souder, c'est possible, et même probable. Mais que de fois la coagulation a lieu sans que la température se modifie ! Nous avons personnellement obtenu la coagulation des laits de certains Landolphia ou Carpodinus du Congo simplement en les filtrant : le sérum s'écoulait, et les globules qui restaient sur le filtre formaient, lorsqu'on les recueillait, une masse compacte, qui étaitdu caoutchouc normal. Il n'y avait cependant pas, en ce cas, de changement de température. Et on ne peut

da vu n taire dire que la température intervient quand on obtient le caoutchouc en faisant évaporer le latex sur une surface plane, à l'air libre.

Tout autre est la théorie de M. Biffen, qui admet que la coagulation des laits à caoutchouc se produit dans les mêmes conditions que celle du sang : une substance albuminoïde, dissoute dans le liquide, est coagulée par la chaleur ou les réactifs : et cette substance, en se solidifiant, englobe les particules de caoutchouc qui sont en suspension.

A l'appui de sa théorie. M. BilTen fait remarquer que la présence des albuminoïdes — comme, en elîet, nous l'avons vu dans le chapitre précédent — a été constatée dans les divers latex étudiés frais. Donc, quand le latex de VHevea brasiJiensis est exposé à la fumée des graines de palmiers, l'albumine qu'il contient est coagulée par l'action de la chaleur, en présence de l'acide acétique dilué qui se trouve dans cette fumée. La globulinedu latex de Mani/tof Glaziovii se coagule, d'autre part, à la chaleur, quand la température atteint 7i° à 7o"('..; et. enfin, le latex acide du (Jasfilloa elaatica. contient une albumine acide qui forme, par neutralisation, un précipité gélatineux. Tous ces albuminoïdes, en se coagulant, ramasseraient donc les globules de caoutchouc, comme le blanc d'uuif ruinasse les particules en suspension dans les sirops qu'on clarifie. M. Biflen cite, en outre, une expérience qu'il a faite avec le lait de (lusfilloa cktttfîca : ce lait a été centrifugé, et les globules ainsi séparés du sérum ont été lavés, puis battus avec de l'eau ordinaire, de façon à former une émulsion. Or, dans cette émulsion, les réactifs alcalins n'ont jamais pu provoquer la coagulation qu'ils produisent dans le latex ordinaire : M. Biffen en conclut que ce résultat est dû à ce que l'eau de l'éniulsion artificielle ne contient pas l'albumine dissoute et eoagulahle que renferme le sérum normal.

11 est certain que l'expérience ainsi présentée peut paraître convaincante. Malheureusement. M. Biil'en est forcé lui-même d'ajouter que les globules isolés et lavés purent cependant être transformés en niasse solide par pression, par échauffementdoux, ou par séparation île l'eau à travers un vase poreux.

que dous avons (ni i en filtrant 1'' lai « h as, il n'v ;i point de coagulation d'albumi-

Doïde Que devient, dèa lors, lu théorie de M. Bifien !

Ap r reconnu, comme le Fait l'auteur, •■ que les glo-

bules <!<• caoutchouc, étant «les globules gluants non garanti*

t enveloppe extérieure, comme le sont les globules .

du lait, peuvenl s'agglomérer d'eux-mêmes pour former une

Lestexag Nous devons conclure

qu il m dans le caoutchou aemodifîca-

chimique et que o esl dans la nature même <lti milieu qui

suspension qu'il Paul chercher la caus< oagulation.

admettant même que oette cause intervienne - el vrai dire, rien, dans les observations de M BUTen, ne le ive bien nettement il est, loul au moins, certain qu elle 1 nullement nécessaire. Quant a la seconde hypothèse M. Biflen, pour compléter ->,i théorie, et d'après laquelle La coagulation des albuminoïdec se produirait par suite itralisation du sérum, clic est plus contestable eni ive que ilonnc M. Bîifen, c'esl que le Latex alcalin des Ifot gule par les :• 1 1< 1 1>. que le latex acide <les

coagule que par les alcalis. Il «si cependant lain que des latex Reides peuvent être coagulés par [es laits de Landolphia : et ce serait le cas <lu lait <lc Casfilloa^ car M. Guérin, <jui ;i étudié sur place, au Guatemala, ce Latex du Castilloa dit que toutes Les lianes employées dans Le paya pour la coagulation sont ù ucide

Reste donc la troisième théorie, qui est celle de M Prej globules de caoutchouc d'après cet auteur — et contraient .• l'opinion de M. Bilfen — seraient toujours entoures ippe albuminoïde et contiendraient, en outre, une latique Sous l'inlluence de rébullition, «les acides, li sul> -I uice albuminoïde enveloppante se kit, deviendrait visqueuse el tous les globules s'agglunl entre eux, en même temps que, comme le pense

M. BilTen, cet agglutinement serait complété par la précipitation des substances albuminoïdes dissoutes : ce serait la véritable coagulation. D'autres fois, par contre, il pourrait y avoir simple réunion en masse plutôt que coagulation vraie : cette réunion serait due alors à ce que les membranes se dissoudraient ou s'amolliraient — « werden gelockert » — et à ce que, par suite de certaines transformations chimiques des essences contenues dans les globules, il y aurait formation d'un produit solide.

A dire vrai, nous ne garantissons pas absolument d'avoir exactement rendu la pensée de M. Preyer en traduisant la partie de sa théorie relative a l'explication de la simple réunion en masse des globules, que nous n'avons pas nettement saisie, mais il n'en reste pas moins certain qu'il y a, dans la théorie considérée dans son ensemble, trop de points qui ne sont encore que des hypothèses pour qu'il soit possible de l'admettre dès maintenant comme définitive.

Et c'est parce qu'on peut faire aux trois théories que nous venons de résumer soit des objections soit des réserves que nous avons cru pouvoir dire que la coagulation des latex est encore actuellement inexpliquée.

11 n'est d'ailleurs pas invraisemblable qu'il y ait à cette coagulation non pas une cause, mais des causes, qui varient suivant les laits: et ainsi s'expliqueraient les grandes différences qu'on observe, à ce point de vue, entre les lails d'espèces diirérentes.

Certains laits, tris que ceux de divers Sapium, coagulent spontanément et rapidement au contact de l'air, alors que d'autres ne se modifient pas. Nous avons conservé pendant plus de deux ans un lait de Landolphia Pcrricri. Des laits de Lunilolphia sphserocarpa et de Landolphia madayascariensis, additionnés d'ammoniaque, comme le précédent, nous sont, au contraire, parvenus coagulés. Le lait de Landolphia Perrieri, d'autre part, ne se coagule ni par l'alcool, ni par l'ébullition, alors que la plupart des autres latex, soit de Landolphia, soit d'autres genres, sont facilement coagulés par las mêmes agents. Au contraire, l'acide acétique est pour ce lait de Lan-

(U r,| h ii , (,\«.i ;

Perrieri un très bon coagulant, tandis que, d'à] M Schlechter, r«'t acide o'agil pas sur Le Lait de Funtamis Le chlorure de sodium, enfin, provoquera la coagulation de certains latex et si influence sur d'autres. Il faut donc bien admettre qu'il >>\ a pas de règle générale pour la coagulation dea I ■ < t * - v Chaque Lait semble igard, dea caractères propres al le procédé applicable •'« l'un peut ne pas convenir au\ autn

Dana ces conditions, il devient, dès lors, nécessaire do is méthodes appliquées aujourd'hui dans de production, et ce sont ces méthodes que is allons décrire.

arté de la description, noua diviserons leur étude en deux parties,

Aux anciennes méthodes indif lucoup d'industriels propos- b dernières années, de substituer méthodes plus perfectionnées, suit pour la coagulation il. -s latex recueillis par les anciens procédés, soit pour la récolta if du caoutchouc, coagulé sur I arbre même. i examinerons donc . I" les méthodes indigène» de d ion et de récolti méthodes industrielles. Nous esquisserons, en troisième lieu, une critique de ces islri des.

I Méthodes indigènes de récolle et de coagulation.

avons vu que la coagulation d'un lait se produit soit spontanément, soil bous l'inlluence de la chaleur ou de cer-

es faits, que le hasard les amena à

r, les m dans les divers pays où poussent les

plantes a caoutchouc, «>n( tiré les méthodes variées que nous

r en rc> ue.

i talion spontanée. — Ce pi évidemment le plus

sinr aussi quelquefois abstraction faite des nouvelles

adustrielles que nous décrirons plus loin — le

ble, lorsque le lai oagute des qu'il sort des

LES I'I.A.n i IIOI (

incisions faites .hiv ;ir(n e peut, |>

autremeni certains Saphim de l'Equateur, puisque la latiou a Ueu, parait-il, sur leslèvres mûmes de la blesi fait doue plusù -unis ci on détache ensuite la pi

plaque de caoutchouc qui s'est I" c-une

délies, quand cette petite plaque est suffisamment sèche.

Au Mozambique, [es indig loltenl généralem

manière analogue le caoutchouc du Landolphia h au lieu de laisser le latex se déposer sur l'incision, il-

snl In portion solidifiée, dès qu'elle s'esl Formée, et l'attirent doucement a eux. I .e caoutchi a Gis, qui

lui- et ;i mesure de leur sortie, enroulés en Fuseau autour d'un fragment de l»ois quelconqn

Le produit ainsi obtenu a, tout au moins, l'aval pas être mélangé d'impuretés, puisqu'il est recueilli sortie.

On ii'fii prui p:is toujours dire autant du caoutchi Uhot Glasiovii, préparé par la méthode ci encore on incise l'arbre et on laisse le lait s< tanément. Biais comme le lait, tout en étant épais coagule pas aussi \it>- que les précédents, il coule le long [arbre jusqu'au sol. L'ouvrier a l>i"u étendu au pied <lu I quelques feuilles de bananier, mais cette précaution est ii Béante pour empêcher que le liquide ne se répande, plm moins, sur la le

Aussi on conçoit qu'un caoutchouc ;iin->i récollé ei sur le tronc, et en partie sur le sol, doit loujo de fragments d'écorce ou de parce! lei de cient. Et c'est pourquoi le procédé, <jui u'a p;is d'incoa quand il s'agit de certains Sapium ou de certains Landolphi», dont le latex se solidifie au niveau même de l'im au contraire, très défectueux pour le enoutchoulier de dont le lait est plus clair et coule sm l'écorce. El il est <| tant plus condamnable que. puisque ce lait sort de 1 et descend le long du tronc, c'est la preuve même qu'il p recueilli, eL coagulé artificiellement.

Coagulation /'•'-• évaporai ion sur le corps humain. — Celle

H II . jui.1 I Kilos

d'opérer, qui étail connue des Mexicains d<-s le

depuis longtemps aussi usitée dans le

sud du Congo et dans |*Angota ; el aujourd'hui encore, tu

telge, les noirs Remploient quelquefois, dit-on, pour

itchouc des l*andolphia <■! des Carpodinus,

dans la région du Kassaï, par exemple.

\ i « t ii r it a mesure que Le latex sort des incisions Eûtes sur

le tronc, le récolteur lo reçoit dans !<• creux de s., main et

enduit le poitrine et les bras. Lorsque, sous l'influence de

: de la sueur, la coagulation est complète, il

détache, par fragmenta, la pellicule qui s'esl Formée sur la

peau '•( en forme les petites boules qu'il porte au marché,

ainsi préparé es! plutôt supérieur a <■

ou par ébullition, el il vaut certainement mieux que

• on tient pas, du moins, de On «ht qu'un récolteur, fa la Bu de ta jour' s il a travaillé sans discontin it avoir préparé I kilo

<|( produit <-n\ m

la cote orientale d' Afrique, dans le Zambèze, les noirs

i de même, sur leurs bras, de minces pellicules de

Landolphia Kirkiî qu'ils façonnent ensuite

petites bouli

ijiilniiDti jinr enfumage, — C'est la méthode adopt

de d émoriale, dans tout le bassin de l'Amazone, pour

la préparation du caoutchouc des Hevt t. et nous en donnerons

plus loin une description assez détaillée pour que nous nous

d'indiquer provisoirement ici quille consistée

de latex l'exti large d'une palette <mi bois, el a

la partie enduite de cette palette à la fumée qui se

d'un leu de b ou d<' graines oléagineuses. La

ouverte d'une seconde, puis d'un me, et ainsi de suite, jusqu'à ce que la boule de

iuc ail atteint le poids \ oulu.

ae temps, ce i ^ëdc de l'enfumage s'esl

i . • 1 1 1 au Congo Les noirs, conseillés par 1rs Lump.

une planchette eu bois le latex des Landolphia etallun. dessous un petit feu, Le caoutchouc <-st obtenu

en plaques minces el presque transparentes, ressemblant à des crêpes1.

Coagulation par ébullilion. — Le latex est recueilli dans des vases, qu'on chauffe à feu doux. Plus ou moins rapidement, suivant la plante productrice, les globules se séparent du sérum et s'agglomèrent en une masse qui surnage. Le coagulât est comprimé et séché.

Le procédé est trop simple pour qu'on ne s'attende pas à le voir plus ou moins employé par les indigènes, dans tous les pays où on récolte le caoutchouc ; et il est, en effet, en usage aussi bien en Amérique, où les Mexicains y ont recours, depuis longtemps, pour la coagulation du lait de Caslilloa, qu'en Asie, où il est dans l'Assam un des modes de préparation du caoutchouc de Ficus elastica, et en Afrique où les noirs traitent quelquefois de cette manière les laits de Landolphia.

Coagulation par le repos, après addition d'eau au latex. — Fréquemment, lorsqu'on ajoute au latex, une ou plusieurs fois, son volume d'eau, les globules se séparent, même à froid, et viennent se coaguler à la surface du liquide, tout comme sous l'influence de l'ébullition.

C'est ainsi qu'on opère quelquefois en Amérique, notamment au Guatemala, au Nicaragua et en Colombie, pour obtenir le caoutchouc de Caslilloa.

Coagulation par le repos, sans addition deau. — Il n'est même pas toujours nécessaire de diluer le latex pour que les globules se séparent. Aussi quelquefois les récolteurs se contentent de l'abandonner à l'air après l'avoir recueilli. Au bout de quelques jours il y a séparation complète des globules et du sérum : on recueille la masse qui surnage. D'après M. Chevalier, c'est par ce procédé que sont préparés, sur la côte occidentale d'Afrique, les lumps de CajK-Coast.

Les noirs, nous dit M. Herthier, opèrent souvent de même au Congo.

Coagulation pur les acides. — D'une manière générale, tous

I. Il est possible, il est vrai, que, dans ces conditions, ce soit la chaleur qui, nulAiil que l'enfumage, provoque la coagulation.

LTI II* ÛAGI l.\lH>v

rganiques ou minéraux, s.ini des coagulants des

ttchonc.

1rs acides minéraux sont quelquefois employés, depuis que

|. s blancs les * * 1 1 1 fait connaître aux indigènes. L'acide sulfu-

rkroe, qui est un ooagulanl énergique, sert, pai exemple, dit-

i>n. ou Brésil, dans la province de Matto-Grosso, pour ta

lion du caoutchouc de certains Hevea ' . il est aussi

|.:n! ;i Madagascar pour la coagulation du lait de L*n-

thil/t/ii.i tn.nl.i;/. lia,

Mais, le plus souvent, (es acides qui interviennent dans la coagulation ilu lail sont les acides organiques : et alors, du reste, les coagulants auxquels les noirs ont recours ■■<' sont pas ces acides mêmes, mais l<-s sucs végétaux qui l<s contiennent.

Vinsi. .1 Madas les Sakalaves coagulent le lait «lu

dolphia Perrieri avec le jus de citron ou avec les fruits piles ■ in tamarinier [Tamârindua indica L.l.

Au Soudai is, dans la région de Paranah, les Malin-

i Diallonkès, d'après te Dr Chaussade, font usage de

quatre sortes de liquidés pour coaguler le lail de bûhi L&ndot-

phî* lliutlrliitii) :

I" L'eau acidulée par le jus de citron (une dizaine de citrons |i«'iii nu litre d'eau ;

L'eau acidulée par le pain rf<- »ingei ou fruit du baobab Adansonia digitale I • , un IVuil suffisant, lorsqu'il '-si mûr, pour aciduler un litre d'eau, par simple macération de sa pulpe pendant quelques minutes

ni acidulée par lis feuilles ou les calices aocreacents de V Hibiscus SaJbdari/fa Lin., ou oseille de Gainée, Malvs cultivée comme plante alimentaire dans toute l'Afrique occidentale bisab y alla des Ouolofs, <l;i des Rambaras, dakoun -K's Malinkès, santon m des Diallonkès, follêré des Toucoudonl on rail bouillir 500 grammes em iron de feuilles dans un litre d'eau;

|, N'oua redirons plue loin, on noie rjue c'csl j >< -i • i -. - 1 1 * * :unsi iju'esl

:ts m ■

i "ut- infusion «le traita de tau poignées pour un litre il

I l'eprèa M. Chevalier, on ■ Feuilles de Baahinia rettçulatâ L.

ngtiwyiii* ou guigu'u des Ouolofs), On fait une *1»-

i-kilo de jeunes rameau* Feuilles dans un litre ■ I eau, et on laisse bouillir jusqu'à ce que le liquide soi d'un tiers, Eu versant cette décoction & ïQ" C, - un

tr le latex b coaguler, on obtient, d'après M . < Chevalier, un très beau caoutchouc Le n n des coagulante

qu'il faut recommander aux reçoit eurs du Soudan el «le <im \u ( longe belge, les noirs emploient beau Dup, depuis quelq année*, te suc des tiges endeuillées des bû$aanga (Cotisa Luk*noaianaa K. Sch i et autres espèces du même g mit,

dit on, dans le district de l'Equateur que l«-s in i tient

reconnu, pour h première fois, la valeur du bo&sanga con

niant. Le fait fut signalé par le capitaine 1 depuis Imi s que I emploi de I.» plante

■ n. On préparerait ainsi i<ms les caoutchouc* des

iur, «!■• Lopori, de Bussira, de Mongalla, D'après M. Laurent, le boaaanga conviendrait principalement pour bâter la coagulation <l<js latex pauvi

Dans 1*« Haut-Congo français, les plantes qui remplace i

01 sont <li-s plantes Volubiles iml» t«'i'iniit

En Amérique, ce smii surtout les laiis «te Caatilloa qui » coagulés pai tes jétaux ; et on utilise beaucoup, entre

autres, les i iges ou les racines de diverses ( Imn olvnlacéee, dont laplusaouvenl citée est leCalonyctionspeciosurn Chois} [acheté au Nicaragua . < m broie I l eau, et

•n que l'on ajoute au lait. Quelquefois, au Guatemala par exemple, d'après M. Guérin, le cuajo, c'est-à-dire le gulant, est additionné d'un peu de savon. Au Pérou, le ployé provienl tient d'une plante volubile, le vctitU

Pour la plupart <l<s cas que nous venons de citer, on * i bien, sans aucun doute, un acide organique «jm a c'est l'acide citrique dans les citrons, l'acide oxalique et, plus, le tanin dans les feuilles d'Hibiscus Saltdari/}

RÉCOLTE Mil CATION

BaithinU reficfjfc/a, l'acide roaHque dans les fruits de I.jh-

hi.t. que 1rs noirs d'Afrique emploient quelquefois, en

Guinée par exemple. Pour les plantes américaines, on a cru,

un moment, k la suite des assertions de M. Biffen,

que es alcalis qui intervenaient, tnaia noua avons vu

plus baut, par les analyses précises de M. René Guérin, qu'il

y avait des réserves à faire sur ce point, car les lianes ce

tantes, tout au moins celles employées au Guatemala, sont

me acide '.

tséquent, émettre une théorie certainement

née que de vouloir poser en principe que l< b laita acides

lieront par 1rs alcalis et les lails alcaline par 1rs acides.

l>es alcalis peuvent bien déterminer la coagulation, cai noua

l'avons obtenue, par exemple, an traitant le lait du L&ndolphia

•im par la potasse raustùpir, ri ou l'obtient couramment

ru Àmériqueen versant de l'eau <lr savon, b réaction alcaline*, latex de Cûslilloa êlastica, mais, d'une manière gênéles acides ont, pour la coagulation drs lails a caoutchouc, des effets plue constants et plus sûrs que les alcalis; ut. quand on a recours a îles sues végétaux, ce sont léralemenl «1rs sucs acides.

st ion par les sels. — Beaucoup de sels chlorure de sodium, alun, sulfate de soude, sulfate de magnésie, azotate de • baux, oxalale d'ammoniaque, etc. coagulent les latex. Dans la pratique, toutefois, il n'y a guère que deux solutions salines qui soient employées celle «le chlorure <lr sodium ri celle d'alun, On peut dire cependant aussi qu'il y en a uni- troisième, si l'on donne au terme de sel le sens général qu'il a h de savon, solution de chlorure de sodium, ou, plus simplement, l'«au le mer, est très employée sur la côte occidentale d'Afrique.

mment procèdent, d'après un rapport

I. M. l'i.nss prétend — e\ nous devons mentionner celte autre ssaer- » Convolvulacées employées à I 'Equateur et dont l'une --«I .ni le môme Catonyclion tpecinstim que d«ns le Centre-Amérique,

lllls.

40 LKS PLANTES A CAOUTCHOUC

dont nous déjà cité plus haut un passage [Dépêche coloniale, 1 1 octobre 1900), les indigènes du Fouta-Djalon. La liane dont il s'agit est, vraisemblablement le Landolphia Heudeloiii. « L'homme en quête de lianes à saigner est muni d'un couteau solide et d'une petite calebasse en forme de gobelet, qui contient de l'eau salée ou du jus de citron, ou une décoction de fruits de tamarinier. Dans ce liquide plonge une courte baguette de bois vert, dont une extrémité écartée forme brosse. Notre homme pratique sur la liane une incision, en forme d'anneau qui n'est pas complètement fermé, et l'asperge, à l'aide de sa brosse rudimentaire, avec la solution contenue dans la calebasse. Le latex suinte, mais se coagule aussitôt en une mince lamelle qui adhère à la plaie.

Sans plus s'occuper de cette première incision, il en pratique successivement d'autres tout le long de la liane et de ses ramifications, en les espaçant de 12 à 15 centimètres; et il les asperge de la même façon. Lorsque, toutes les incisions terminées, le latex ne suinte plus, il soulève les lamelles de caoutchouc adhérant aux plaies, les joint les unes aux autres par une forte pression des doigts, et en forme un ruban qu'il pelotonne. »

Un opère à peu près de même au Dahomey ; et les boules ainsi formées de lanières enroulées sont ce que les commerçants, sur la côte d'Afrique, appellent les tioists. Les flakes de la même région sont des boules qui proviennent encore d'une coagulation par le sel, mais dont la coagulation n'est plus provoquée sur l'incision même ; le latex a été recueilli dans des calebasses et additionné de la solution saline.

L'emploi de l'alun est beaucoup plus limité que celui du sel marin ; il est même tout à fait localisé au Brésil, dans les Ktats de Pernambouc, de Bahia, de Minas Geraes et de Sao Paulo, où l'on exploite les Hnncornia. Le procédé fut jadis vendu au gouvernement brésilien par llenrique Antonio Slrauss : il consiste à verser dans le lait la dissolution aqueuse d'alun. Le caoutchouc est égoutté pendant une huitaine de jours sur des claies. Dans le commerce, il se présente, la plupart du temps, couvert d'elllorescences cristallines ; il est, en même

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