‹ Les plantes à caoutchouc et à guttaChapitre 13 sur 92 · II. — Les procédés industriels pour V extraction directe >ln · texte numérisé non relu

II. — Les procédés industriels pour V extraction directe >ln

es reposent les uns sur le traitement

et les inities sui- le traitement mécanique de ces

LANTES \ I KO\ n. mil i.

Extraction /mr facidè sulfuriqoe. — C'est le procède Deiss, que sun iiiventeur a expérimenté d'abord SUT les écorees

des lianes de la Malaisie.

Après avoir, par no moyen mécanique quelconque, brise, plus ou moins, pour accélérer L'opération, les écorees à caoutobouc, on traite ces écorees par un acide approprié, de préférence l'acide sulfurique à 50° li. ', qui décompose les tissus sans altérer le caoutchouc.

Cette opération se fait danatra bac nu dan§ tout autre récipient, construit et disposé do manière 6 rendra l'opération aussi Eaoile que possible

Après que la matière première ■ séjourné dans L'acide pendant l<* temps nécessaire pour que les tissus soient suffisant* iiMiii décomposés (environ cinq a six jours), il ne reste plus t|u';i séparer ras tissus du caoutchouc qui y est mélangé.

Lé moyen employé de préférence a cet effel consiste à faire passer la masse, bien éjçnullée et bien lavée à l'eau, entre les cylindres d'un laminoir sur lesquels tombe un jet continu d'eau chaude. Tandis que les tissus végétaux broyés foraient critc eau une boue qui est entraînée. Le caoutchouc, au Oontraira, m réunit et s'agglomère sons la pression du cylindre; et, après quelques passages BuccessUs su laminoir, •m recueille en plaquas absolument pures toute la substance élastique qui était contenue dans les ,

i eau qui i servi au lavage est recueillie, décantée >t

évaporée; et on récupère ainsi l'acide qu'elle avait entraîné.

l.a perte es) doue presque nulle.

Voua, maintenant, quelques indications pratiques dons

par M. Liber, dans la Hcnie dr.s GvttQftê coloniale*

résultats ubl< l'application de ce i

- de lianes renfermant de .*> à IN de leur

poiii no peut compi - une moyenne de

<le 10 lui" que InO kilos d. s donnent

t. N m»o» Mvnîr »|»»e. pif !o litre <lo 1 acide sulfn-

(vn np|4ii{ut'i\l le pixHvdé Deiss ■ été

-no d* n»ioU(ue» \1i>

HK'.'i non

10 kilos de caoutchouc pur. I iquer 500 kilos d

il f.nil 800 litres d'acide sulfurique, mais de ces 600 litres i(l que 70 D'autre part, un seul manœuvre peut, en une journée, lamû R00 kilos <1 • toul en effectuant tes opéra-

es donnent . i une,

.'in kilos de caoutchouc pur. Pour obtenir ees 50 Kilos. U \ ;i i une ii< ; 70 hin-s d'acide et une journée demnin-

70 litres d'acide coûtent environ i francs, une jourmain-d'œuvre » francs également Total s francs 50 kilos; s..i( une de n IV. 16 par kilo <1<' caout-

qc pur. l colonies, l'acide coûte plus cher,

mais la main-d'œuvre est i meilleur marche; il faut comp- - sur une moyenne de Il ■> 18 Crânes de dépense par 50 kilos de caoutchouc pur recueilli, ce «pii l'ait une dépense de 0 fr 28 i û IV. 30 par kilo de caoutchouc pui

par pilonnage. — * Ce procédé purement mëc&niqae^ et sans aucune intervention chimique, rsi dû à MM. .\m;iuil. Vemeuil el Godefroy-Lebeiu. Les inventeurs Tout surtout expérimenté sur ' s de Lûndolphia ffeadeloiu.

ii>s sont pulvérisées au pilon mi ;• |i meule, puis tamisées de façon ■> en séparer 10 a 3Q ■ ,, de poudre fine, ne renfermant plus de caoutchouc. Le résidu, en partie aggloméré par plaques, esl imbibé d'eau chaude, puis soumis de nouveau au broyage qui détermine l;i formation d'une pâte épaisse et friable, qu'on tamise ensuite au sein de chaude.

lu nouveau broyage du magma reste sur le huais F;iil appa- ■ l<-s filaments vermicula inchatres

toulchoui ci, par un battage suffisamment prolongé,

I'puiii. ni de plus en plus et linissent par former des qui renferment la totalité du caoutchou< . Pour séparer le reste de l'écorce adhérente, on projette le na l'eau bouillante le caoutchouc, plus léger, vienl u il .si i.h ilemenl recueilli. Par un batlinul, on le trunsfurme en une plaijue formée de caoutchouc presque pur.

*•> us plame? a CàorrcHocc

La permet t>«n complète s'effectue par le passage entre •le-* : vlmcifv-s-Laniinoirs à vitesses différentielles, ainsi que cela - opère ordinairement pour la purification des caoutchoucs brets.

Aret les LandrJphia. les rendements sont très bons : 1 r»»roe aérienne fournit 8 à 9 • , de caoutchouc, l'écorce de racine li à I'». et davantage: le tout-venant, mélangé de brindilles «le diverses espèces, donne encore 6 à 8 °/0. L Vcorce d'flënwnî*. traitée par le même procédé, nous a d'-nnë plus de •"» * t d'excellent caoutchouc. Les dissolvants ne donnent pas de rendements plus forts : et encore faut-il tenir compte, en ce cas. des résines et matières grasses dissoutes.

Aux veux des inventeurs. leur procédé peut être surtout l'..hjet dune généralisation très grande parce que les noirs eux-mêmes peuvent l'appliquer, au moins grossièrement, en pilonnant les éo«rces dans leurs mortiers à riz ; et il faut bien reconnaître, à l'appui de cette idée. que. comme nous l'avons vu plus haut, c'est sur le même principe, en somme, qu'est basée la méthode employée dans l'État indépendant du Gm^i» et dan* l'Angola |>our la préparation du caoutchouc des herbe».

He marques générale*.

Nous avons ënuméré à peu près sans commentaires les

divers procédés appliqués ou proposés à l'heure actuelle pour la récolte du caoutchouc. Nous permettra-t-on maintenant d'émettre quelques remarques — qui nous sont personnelles. et qui n'ont donc que l'importance que le lecteur voudra bien leur accorder -- sur les avantages et les inconvénients de ces diverses méthodes ".'

Nous croyons, tout d'abord, qu'on ne peut envisager sans quelque crainte pour l'avenir la généralisation de l'extraction du caoutchouc des écorces, quel que soit le traitement usité.

Nous sommes bien d'avis que cette façon d'opérer est à recommander quand il s'agit d'arbres ou de lianes qu'il est

i il i OAGI i ITION

lilier, en Inlalite nll eu pai lie, pour tes SXploi-

esl vrai, par exemple, qu'on ne peul recueillir eu

ionnable qu'après l'abatage les laits >le certai

île Sapium, il est incontestable qu'on « 1 < * î t , dans oe cas,

cherchera retirer la plus grande quantité possible du caout-

ne que contienne! -. h la décortication, Buivie

il an traitement mécanique on chimique, est le meilleur pro-

'ii puisse emploi er

anique ou chimique a ira .mssi certain Dément la méthode préférable, chaque Fois qu'il s'agira d'utiliser -1rs lianes a rameau! grêles, telles que le Ltndolphii de Madagascar ou diverses lianes de Malaisie. actuellement, a Madagascar, 1rs Sakalaves débitent le L&ndolphia et Pont couler le lait dans des récipients ; ri il ne semble vraiment pas possible, en effet, de ae oontende pratiquer d< nr le [>icil laisse intact. La

il s'appliquer plus ou moins a la plupart lianes de Malaisie ou d'fado-Chine, que les indigi exploitent souvent comme ce L&ndolphia, Et il est évident que, .s, on retirerait une plus grande quantité de itehouc en triturant l<-s branches coupées. Mais dée l'instanl où un arbre ou une liane peuvent être, ion "ii pour une autre, saignés sur pied h fournir, une certaine quantité de lait, nous ne voyons plus les avantages de la décortication ; nous en voyons i onséqu es, dont la principale

d entraîner la perte de la plante.

A | iliun on a répondu que l'exploitation pourrait

i taillis : de la souche du tronc abattu repartent éralemenl des rejets, qu'on pourrait cuuper ù leur tour les années suivant)

us a\niis déjà dit plus liant que cette espérance pourrait

re illusoire, puisqu'il parait démontré que le caout-

; «1rs jeunes tiges est souvent

produit inférieur : il faudrait, dès lors, attendre que les

ixarbrcs lussent adultes, c'est-à-dire ne compter que

il tes tellement espacées qu'aucun planteur ne vou-

hdlli . i

50 LKS PLANTES A CAOUTCHOUC

(Irait — et avec raison — entreprendre une telle exploitation. Et il est bien facile de prévoir ce qui arrivera : pour satisfaire aux demandes des usines qui s'installeront dans le but d'appliquer les nouveaux procédés, on décortiquera, sans souci de l'avenir, et avec la seule préoccupation du gain immédiat, tous les arbres et toutes les lianes... et, en quelques années, la disparition des plantes à caoutchouc sera un fait accompli, plus rapidement et plus sûrement que par les procédés indigènes contre lesquels on a tant protesté. Ce que nous avouons ne pas comprendre, c'est comment ou a pu dire que ce traitement des écorces était destiné a remplacer l'opération « barbare » de la saignée : il nous semble qu'il est moins barbare de faire dans une écorce quelques incisions que d'enlever des plaques de cette écorce. Et on a condamné un peu à la légère une méthode qui, bien appliquée, ne doit pas être si mauvaise, puisque, dans le bassin de l'Amazone, les scringueiros traitent ainsi, pendant plus d'un demi-siècle, un même arbre sans le faire périr.

Nous croyons donc que — sauf dans les quelques cas que nous avons cités plus haut — il reste encore plus rémunérateur pour le colon, en même temps que plus prudent pour l'avenir de nos colonies, de s'en tenir à l'ancien procédé de la saignée. On n'extraira de chaque arbre, chaque année, que la quantité de lait qu'il peut fournir sans en souffrir, et, si on obtient ainsi, sur le moment, un gain moindre qu'en épuisant la plante par la décortication, on aura du moins conservé un capital, au lieu de le détruire.

Quant au nombre d'incisions que peut supporter un arbre ou une liane à chaque récolte, et par an, il est impossible de l'indiquer d'une façon générale, car il dépend à la fois de l'espèce, de l'âge et de la région. Il est certain qu'un llovea planté à Ceylan ne pourra pas être, à âge égal, saigné aussi fréquemment qu'au Brésil : sur ce point, des essais sont à faire en chaque pays. En ce qui concerne l'espèce et 1 âge. nous donnerons plus loin, en faisant l'étude de chaque plante, les renseignements que nous possédons. Ces indications, grâce aux données que nous a fournies M. Bonne-

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