‹ Les plantes à caoutchouc et à guttaChapitre 23 sur 92 · Ce bois de sapin vient de l'Amérique du Nord · texte numérisé non relu

Ce bois de sapin vient de l'Amérique du Nord

. mm ES \ ' i<>\ ri imi .

• « i x < 1 1 1 « • 1 1 1 . ut. d'où des cImiI.ukIs les amènent à bord du m- qui «luit les emporter, soit •> New- York, soit dans L'un des ports d'Europe qui reçoivent le caoutchouc «lu Brésil : pool, Londres, Anvers, Hambourg et Le Havre. \\;ml l'embarquement, L'exportateur a dû, toutefois, acquitsortie, qui s'élèvent, b Manaos, a 31 o (l '. lit ii o payables a l'État d'Amasonaa et 2 u 0 au munieipe d'où provient le caoutchouc.

\ ajoutons encore environ 13 0 0, représentant les

frais de manipulation, le prix d< -. l'assurance, le fret

«•i la perte de poids en cours de route, et bons aurons, au total, une majoration de 3€ u '• but le pris d'achat. Si donc le caoutchouc coûte 7 francs sur la place de Manaos, il revient, an défini son arrivée en Europe, a 9 IV. .'il).

Muni on voit comment une maison européenne, qui saurait supprimer quelques intermédiaires et traiter directement au il ave< 1rs patrons seringueiros, pourrait y trouver de gros atages.

Il snail toujours facile, au moment de lâchai a Manaos, de connaître le cours du produit sur les marchés d'Europe et de savoir au juste quel sera le gain.

Le chiffre qui peut paraître Le moins facile h établir, parmi

[es frais énumérés plus haut, est celui qui correspond a la

■ de poids que subit le caoutchouc en cours de rouir.

Nous avoua indiqué seulement, jusqu'alors, la perte immédiate

ave Le produit coagulé, pendant les deux mois qui

■ut l'enfuma^ a 34 u Odu poids primitif pendant le

un- mois* et 12 0 " pendant le second, soit au total H a

iii 0 0 du poids de la boule fraîchement préparée et 50 0 n

du poids du latex, toujours d'après M. Bonnechsox, on peut

lettre que ta nouvelle perte, pendant le transport de

Europe sera, par rapport au poids du caoutchouc

Nous donnons ■ •■ daus toutes tes pages qui précèdent, les

nombre* que M Bonu< Nous n'ignorons pat, el

ter, que, généralement les rapports de consuls £2 0/0 comme d ri ie du caoutchouc du Brésil.

\ CAOI h. nui «

embarqué . - à ■"• 0 Û pour la borracha /inu. !i b li un pour ntrefina et -'t S 7 0/0 pour Le ternamby. Latex '•/ caoutchouc, — Nous avons déjà mentionné, • ;< ci l.i. dans tv chapitre et dans les précédents, quelques-uns des ictères «lu latez et «in caoutchouc A'Jfevca. Nous avons indiqué, comme densité <lu lait d'Hévéa bran- (tfii.sis, d'après Aimé Girard, b\986; -t nous avons vu aussi <!<!<■ ce Lait, d'après MM. Seeligmann el Bilfen, esl alcalin, el que le diamètre de ses globules d'après h

tleux expérimentateurs, <st '!<• n 00351, • - ■ i movenn

Nous avons pu également constater page 19] que les <ju' ■!• en vue de déterminer la teneur en

caoutchouc n'ont pas toujours donné l< soltals :

l i,ul;i\ m trouvé 31.70 0/0 de substance élastique, M mann '.VI 0/0, et Aimé Girard 12.62 0 0

h prendre nettement parti dans une question que nous n'avons pu étudier personnellement, nous adoi rions plus volontiers le pourc odiqué par Aimé Girard.

M certain que la proportion de caoutchouc dans le luil d'Hcvea est des élevée, puisque M. Bonnechaux base louj< ses calculs, on b pu le remarquer, sur un rendement de 50 <> 0, Ht l'opinion de M. Bonnechaux, qui découle d'observati surplace^ nous parait assez bien concorder, malgré m

apparente, avec lé résultat des analyses d'Aimé Girard.

Lorsque M. Bonnechaux nous Jii, en effet, que le lait d'Hevea rend au Beringueiro la moitié de son poids de caoutchouc marchand, il ne faut |»;is oublier qu «utchouc est préparé par ennui est-à-dire par un procédé de coagulation du latex qui est accompagné d'une i I et qui,

par suite, laisse dans la houle obtenue, non seulement le caoutchouc, maia les diverses substances dissoutes dans sérum. Or Les analyses de Faraday el de M ann

établissent que ces substances étrangères, que contient l<- ta (Il/m';!, sont assez abondantes el représentent une proporti moyenne de M II \2 0/0 Ajoutons* portion do II ■>

\2 Q h :. I.i proportion de iii i> i» indiquée par Aimé Girard —

I i 101 rCHOt i:

Mil

qui, lui, extrayait du caoutchouc presque pur, puisqu'il' coagulait le latex par l'alcool, - et noua obtenons un total de • ■"> 1 0 o, (jui se rapproche des données approximatives de M. Bonnechaux.

Mous conclurions donc volontiers nue If lait <\ ll<>r,-;i contient V.\ h ii environ de caoutchouc, tout en fournissant bu seringueiro 50 û it de produit marchand parce que au caoutchouc vrai s'ajoutent, en ce dernier cas, en raison dn mode de coagulation, des substances étrangères

Urit, comme nous l'avons déjà rappelé, est alcalin ; frais, il est, paraît-il, légèrement comme sels il contient,

d'après M Seeligmann, des sels organiques à !>:■*.■ <U- potasse il de chaux, ;i l'exclusion de sels magnésiens.

Le ou mtchouc — autre caractère précédemment mentionné — a pour densité <• 905. C'est, du moins, la densité qu'avait un petit échantillon provenant de la région «le Btfienaos, que ne is M Bonnechaux i

Due analyse, que la faible quantité de l'échantillon ne nous is permis de faire complète, ni de répéter, nous a donné, pour ce même caoutchouc il** Nfauaos : in <) *i d'eus, et ■2M 0 n de résine.

Mémo s'il n'a pas été préparé par enfumage, la caoutchouc d'ffevea, il abord blanc, noircit peu à peu au contact de l'air,

I>;ins la commerce, les trois sortes distinguées plus haut nnaissables à leur aspect externe et interne.

Les pains de borra.< hs fin*, dont ta forme générale Bst celte de blocs plus ou moins allongés ou sphériques, sont brun rs extérieurement. Leur section LransverBale, qui présente les couches concentriques dont nous connaissons l'origine, .'st Je plus en plus claire «le l'extérieur vers le centre, «pii est blanc ambré. L'ensemble dégage une odeur de viande fumée. La perte de cette suite, à remploi industriel, est de III a 15 <> 0.

t pains d'entrefina fou demi-fine) sont d'apparence presque identique aux précédents, puisque nous savons qu'ils

•pie la principale différence consiste, soil dans l'addition île Inils étrangers, soi! dans un enfu-

LES lUMh I- HOI -

mage mal opén . soit enfin dans la moindre valeur de pèce dY/eoea <|ui s Fourni le lait. En section transversale, les couches mal enfumées, ou formées «le laits autres que relui d'Hevea, tranchent, par leur aspect fromageux al blanchâtre, sur l'ensemble de lu coupe el l'ont reconnaître lu sorte La perte, a l'emploi industriel, est de 15 à :i<> n »».

Le s -m imlnj . qui n i pas été enfu une sorti' bien

différente des deux autres, ;• tons égards Constitué, comme non- » expliqué, par lagglutiuemenl d< lespelli-

culea et< - les boulettes de caoutchouc qui se sont •

-niées spontanément sur rarbre on dans les divers i-« -c- i pients qui onl contenu le lait, il est livré en pains de (orme irrégulière, de dimensions très variables, nous extérieurement, blanc sale ou jaunâtre, et veinés de noir, sur la coupe. I i - veines correspondent aux parties extérieures de fragments qui avaient déjà noirci ;i la surface, avant leur agglutineraient,

Le s-rn,iriihi/ est toujours 1res humide — ce qui lui donne

fréquemment une odeur de moisi — , contient souvent des impuretés, terre ou débris d et perd 211 a 10 u 0 à

l'emploi industriel.

Culture '1rs ffevea. Nous n'avons, d'une manier raie, qu'une confianci très médiocre dana la réussite réelle et définitive des nombreuses cultures de plantes à caoutchouc entrepris sllement ions autres que les con-

trées d'origine de ces plantes. Noua croyons ires peu

d'exceptions près, les plantations a ou de ers lianes

m- •>,. roui jamais d'un véritable rapport que si elles sont fai dans les paya ou les espèces poussent spontanément, ou, tout ;m plus, dans les pajs très voisins, soumis, ;• peu près, a\w mêmes conditions climatériques. L'influence de ces conons sur la production du lait est en effet trop grande — si l'on en juge par les divers essais déjà tentés - pour que l'acclimatation «les plantes productrices, bous des climats différents leurs climats naturels, ne soii pas, la plupart du temps, une entreprise très aléatoire.

Et eeite remarque s'applique peut-être plus ancon l/rrf,i qu'l tout autre genre, Localisés dans une région va

lo:t

s bien délimitée, el disparaissant, même dans cette région-, dans les endroits où l'état hygrométrique de l'air, la temj ture on ta nature el L'humidité du 90I se modifiant «|iiilcjuu peu, tellemi blés à l'action de inns ces facteurs «

rieui ii Brésil, les seringat verdadeiraa de terra firme

ne sont plus aussi riches en latex nue les weringaë verdadt de terra cTagua, dont la pied, à chaque liaison pluvieuse, baigne dans l'eau, de ici sont de végétation trop esi-

txclusive pour qu'on s.ui en droi1 de fonder des eux sur leur culture, en dehors <lu bassin de l'Amazone Encore ne Bavons-nous p même dans celte

partie de l'Amérique méridionale, des plantations donneraient toujours de bons résultats. M. Boanechaux nous a «lit avoir vu plusieurs fois, au Brésil, des ffevea plantés a quelques mètres d'espèces «lu même genre poussées spontanément : al il v avait entre 1rs nus et les autres, b âges égaux, des diiïoinormes, su point de vue de la végétation "»i du rende* it. Peut-être faut-il rapprocher de cette observation celle faite au Jardin d'Essais de Cayenne par le docteur Drevoo, principal des colonies, Dans une lettre datée de juillet 1901, le l>r Drevon écrivail au 1>' rleckel : n J'ai fait ore sur les Hcvea du Jardin //. brasilienais) une tendu caoutchouc, mais sans auccès. Des gouttelettes se produisent bien, en grand nombre, eux niveaux des nuis, mais elles s.' coagulent immédiatement et ne forment pas de rigole qui permette de les recueillir. J'essaierai encore une fois, au dernier quartier de la lune, qui Beraif plus propice I ip personnes ■ Il est possible que ces incisions

ut pas été faites exactement dans la saison la plus favorable, mais, étant donné que, au Brésil, le rendement des Hrvea, à tous moments, est bien plu* grand, puisque quelques travaillent toute l'année, il faut bien admettre : que la culture b eu une influence. Et si les résultats sont si peu satisfaisants en Guyane, que seront-ils ailleurs?

Perso Uement, nous attachons, d'ailleurs, d'autant moins

cette question de la culture des Heve* que. la seul plantations nous semblent vrai-

ment possibles, c'est-à-dire dans le bassin de l'Amazone, l'abondance des arbres les rendra, de longtemps, inutiles : et nous croyons qu'il y aurait plutôt lieu, au Brésil, de se préoccuper d'assurer l'exploitation prudente des estradas, puisqu'elles peuvent, nous l'avons vu, rapporter largement pendant un demi-siècle, peut-être trois quarts de siècle.

Mais, ces réflexions faites, nous reconnaissons que l'opinion que nous émettons est trop personnelle, et, comme telle, trop contestable, pour que nous nous permettions de passer sous silence les divers essais tentés jusqu'alors, en différents pays, pour l'établissement de ces plantations, et de ne pas mettre le lecteur au courant des conditions dans lesquelles les expériences ont été faites et des quelques résultats qu'elles ont donnés.

La première difficulté, pour le colon qui veut cultiver des Hovca, est de se procurer des graines fraîches de ces arbres, qui, comme beaucoup d'autres graines oléagineuses, perdent très rapidement leur pouvoir germinatif. Les graines d'Hevea ne peuvent guère être conservées plus de huit jours. On prolonge bien quelquefois leur durée en les mettant dans de la poussière de charbon de bois, mais le moyen n'est pas infaillible. Le plus sûr, lorsqu'on veut les transporter à de longues distances, est donc de les placer dans les serres portatives dites de « Ward », que nous verrons plus loin employer également pour d'autres graines, telles que celles de CasIiHoa. Pour les //ei'ea, les graines sont mises, séparément ou par deux, à 3 centimètres de profondeur à peu près, dans des pots à fleurs ordinaires remplis de terre, et on enferme ces pots dans la caisse. Les graines germent en cours de route, et le destinataire reçoit ainsi de tout jeunes plants (fig. 12), qu'il traitera comme si les semis avaient été faits sur place. La différence est d'autant moindre que divers planteurs recommandent d'ensemencer — lorsque ce sont des graines fraîches qu'on a à sa disposition — non pas en pleine terre, mais dans des pots en bambou. On a donc, en définitive, dans les deux cas, des semis semblables.

(D'après de» échantillon» communiqué» par MM. Michelin).

Fie 12. — Germination d'Heveasp. (seringa verdadeira du rio Aripuana.)

Ces pots sont placés à l'abri du soleil, et leur terre est maintenue humide1.

1. Nous empruntons la plupart des renseignements eulluraux que nous donnons à propos des Hevea aux rapports publiés par le Jardin botanique de Peradenya, à Ceylan. C'est à Ceylan, où le caoutchoutier de Para a été introduit en 1876, que sont poursuivis depuis le plus longtemps des essais méthodiques de culture de ces arbres.

106 LKS PLANTES A C.AOI TCIIOUC

La transplantation sur le terrain définitif a lieu au début de la saison des pluies, quand les jeunes tiges ont entre ."0 et 70 centimètres de hauteur, taille qu'elles atteignent en un mois ou deux, suivant la température, si elles ont été bien arrosées. Les plantes ont été, au préalable, habituées peu a peu au soleil, auquel on les a exposées pendant quelques heures par jour. Après la mise en place, on doit ombrager pendant quelque temps :on a pu, dans ce but, planter, l'année précédente, les arbres d'ombrage ordinaires, tels que des Albizzia ou des Erythrina, qu'on supprimera plus tard.

Mais c'est dans le choix de l'emplacement de la plantation que consistera une nouvelle difficulté de la culture.

Les conditions climatériques doivent, tout d'abord, naturellement, être aussi voisines que possible de celles du bassin de l'Amazone. Or, la caractéristique de ce bassin est une certaine uniformité de- température et la régularité des pluies. La moyenne annuelle de température, au Para et en Amazonas, est de 27° à 28° C. ; et le thermomètre oscille ordinairement, dans le cours de l'année, entre 23° et 35°. Les températures plus basses ou plus hautes sont exceptionnelles. La saison pluvieuse dure a peu près de janvier à juin, et les pluies atteignent leur maximum d'intensité vers avril, où la hauteur de leur chute peut être de 38 centimètres. La saison sèche, qui commence vers juin ou juillet, pour finir en décembre ou janvier, peut, d'ailleurs, être entrecoupée d'averses parfois violentes. Le climat sous lequel les Hevea poussent, à l'état sauvage, est donc un climat chaud et humide, et dont l'humidité est même plus grande que semblent l'indiquer les données météorologiques précédentes, car il ne faut pas perdre de vue que les seringas poussent dans des forêts qui, pendant toute la saison pluvieuse, ont été inondées par la crue de l'Amazone ou de ses affluents, et dont le sol, à la fin de cette saison, ne se dessèche que lentement : ces terres marécageuses entretiennent, pendant une grande partie de l'année, l'humidité de l'atmosphère.

Par suite, tout pays chaud où il y a une saison sèche bien marquée, et qui ne possède pas d'endroits où, pour une

v i \i.| H Uni i

• ii quelconque, l'air se maintienne humide ne peul

culture des Ifex •

Va m millions climatériques n il faudra

ire un terrain approprie, analogue, au sol des forêts de

l'Amazone, i une terre profonde, argileuse, riche en

humas et très humide. Les essais faits > Ceylan, il

ml bien établi que les sols sablonneux ne eon-

ineni pas : Ici dessiccation en est trop rapide al 1 1 * * | » facile.

sont encore les expériences faites dans I (le anglaise qui

attiré l'attention sur un autre point : la hauteur de t'inon-

datii es plantations tentées dans la colonie l<-

furent dans une région b imise à <lt>s inondations pério-

• s, el qui semblait donc se rapprocher, par sa situation, des //t/v,mIu Brésil. Mais on n'avait pas réfléchi que, dans ces vallées de Ceylan, l'eau peut dépasser la hauteur quelle'atteint dans les forets a terrain plat de l'Ama- /..in : les jeunes plants ne furent pas ut inondés, mais siili: et périrent.

Il but donc, avant la mise en place des plants, l»icn connaître la hauteur ordinaire de l'inondation sur L'emplacement de lii future plantation, no choisir que les endroits où cette hauteur n est pas excessive, el n \ apporter les jeunes arbres que lorsque le somme! de leur tige dépassera sensiblement le investi des crues les plus foi tes.

ut d'un terrain inondé favorable, on choisit —

ime on le lit à Ceylan, après l'insuccès des premiers essais

— un sol seulement humide, la réussite de la culture est encore

sible, mais le rendement sera toujours bien plus faible,

comme nous savons qu'il l'est au Brésil pour les seringas de

terra firme

tant ;i In distance b conserver entre les arbres, dans la plantation définitive, on admit primitivement «pielle devait de II) mètres. Mais, depuis lors, l'inutilité d'un aussi d espacement a été reconnue, et, aujourd'hui, on se con- , moyenne, de 3 ou \ mètres : à Ceylan, les meilleurs tltats auraient été obtenus dans les plantations où les intervalles, d'un pied ■■ l'autre, sont île 2 m. 70 a '.\ m, 30. Au lar-

din botanique de la Trinidad, l'espacement adopté est, croyonsnous, de 4 m. 50, ce qui correspond à 500 arbres environ pour un hectare.

Si l'espacement est celui de Ceylan, c'est-à-dire 3 mètres en moyenne, le nombre d'arbres, pour la même superficie, sera de 1.156, si l'on plante en lignes, et de 1.307, si — ce qui est évidemment la disposition la plus avantageuse — on plante en quinconce.

Que les Hevea ainsi cultivés en dehors de leur pays d'origine puissent pousser vigoureusement, d'assez nombreuses observations, relevées dans différentes contrées, l'établissent. Au Cameroun, des plants introduits en 1892 ont atteint, en cinq ans, 10 à 11 mètres de hauteur. A Buitenzorg, au bout de six ans, les troncs atteignaient de même 1 1 mètres, puis, à neuf ans, 16 mètres, et, à quinze ans, 20 mètres. A Libreville, au Congo français, de jeunes individus, dont la taille était de 30 centimètres à la fin 1896, mesuraient 2 mètres à la fin de 1897. Enfin à Ceylan, en décembre 1894, d'après des mesures du tronc prises, à un mètre au-dessus du sol, sur des arbres plantés à Edangoda et a Yattipowa : . ,

Dos troncs de 4 ans, à Edangoda, (moyenne de 100 arbres) avaient une circonférence de 0m. 324;

Des troncs de 3 ans, à Edangoda, (moyenne de ">0 arbres) avaient une circonférence de 0 m. 219 ;

Des troncs de 2 ans, à Edangoda, (moyenne de 20 arbres) avaient une circonférence deO m. 124 ;

Des troncs de 3 ans, à Yattipowa, (moyenne de 108 arbres) avaient une circonférence de 0 m. 234,

Des troncs de 3 ans, à Yattipowa, (moyenne de 108 arbres; avaient une circonférence de 0 m. 228.

A Yattipowa, les pieds exposés au vent étaient de dimensions plus faibles que les pieds abrités.

Dans les Straits Settlements, qui semblent une des contrées où réussiraient le mieux les plantations d' Hevea, on cite un arbre de 9 ans qui a une hauteur de 18 mètres et une circonférence, près de la base, de 30 à 45 centimètres.

I i- m\ib \ I \ui I. iim I

\I.iis nous avons déjà dii que l'abondance du latex el la valeur «lu caoutchouc ne sont pas an concordance nécessaire ueur de l'arbre.

Il ne faut donc pas que oel accroissement rapide amène à conclure trop vite a une acclimatation réelle, el il importe de ita ter directement quel esl Le rendement.

De l'avis h peu près unanime dea planteurs, l'âge auquel on peu! le plus toi inciser les Hevea plantes est la dixième année, bien que la floraison commence a si\ ans.

Il est possible cependant que l'âge même de Kl ans smi prématuré. M. Bonneebaux nous assure que. au Brésil, les

plus jeunes arbres incises mil au moins 15 ans. A plus forte

on serait-il prudent, ailleurs, d'attendre an moins le même

temps, avanl de commencer l'exploitation; el nous croyons

que toute hésitation est d'autant moins possible que tesquan*

de caoutchouc recueillies, vers la dixième année, sur

lus arbres plantés, sont en général insignifiantes.

Ainsi, en 1891, à Java, mi a praliipi '■ des nuisions sur I 11

Hetu louis de 8 ans ; la recuite moyenne, par arbre, a

de 77 grammes, lu an et demi après, In même opération répétée: les mêmes arbres on! présenté de grandes différences individuelles, les uns rendant 160 grammes, les autres seulement i<> grammes; mais la moyenne s été de Un an et demi encore après, c'est-à-dire a 11 ans, la moyenne esl tombée à •">! gramme». sont des résultats peu encourageants.

Il convient de «lire, qu'ils onl été généralement meilleurs vlan. Ainsi, en 1880, le docteur Trimen a commencée incii llenaratgodu, un arbre de 12 ans, ojui mesurait 10 centimètres environ de il a 1 mètre de la base. L'arbre fut du 23 janvier au 15 février, et il donna au total : mies de caoutchouc; puis six fois, du 211 juillet au oût, et il donna 198 grammes; et enfin quatre fois, du 8 an 2'l décembre, et il rendit 127 grammes. L'ensemble représente dont coite annuelle de 820 grammes.

us la suite, I opération sur le même tronc a été répétée

110 Li:S IM.VMKS A CAOUTCIIOI'C

tous les deux ans, et les quantités de caoutchouc recueillies ont été :

en 1890 à 14 ans 1 kil. 190

en 1892 à 16 ans 1 kil. 275

en 1894 à 18 ans 1 kil. 445

en 1896 à 20 ans 1 kil. 367

Mais l'auteur du rapport fait remarquer que l'arbre incisé était de taille exceptionnelle et avait, à 12 ans, les dimensions qu'ont ordinairement les arbres de 20 ans.

Dans cette plantation, les arbres étaient espacés de 1 0 mètres. Dans une autre, où les intervalles n'étaient que de 4 mètres, les arbres avaient, en janvier 1897, 22 centimètres de diamètre, en moyenne, à 12 à 15 centimètres au-dessus du sol. 27 de ces arbres, d'un diamètre moyen de 18 centimètres, ont été saignés six fois en six semaines, et ont donné, chacun, en moyenne, 146 grammes,

Tous ces rendements, même les plus forts, ne sont pas, on le voit, comparables a ceux qu'on obtient dans le bassin de l'Amazone ; puis il faudrait connaître, autrement que par quelques rapports officiels anglais, la valeur exacte du produit obtenu, il faudrait être lixé aussi sur le nombre d'incisions qu'il est possible de pratiquer, chaque année ', sans endommager l'arbre, il faudrait enfin bien établir les frais d'installation

et d'entretien d'une plantation et nous doutons fort qu'on

parvienne à faire concurrence au produit brésilien.

Mais nous répétons, en terminant, ce que nous avons dit plus haut; ce sont la des idées purement personnelles, et le lecteur est libre de ne retenir des quelques pages qui précèdent que les faits qui y sont exposés, abstraction faite de l'opinion exprimée.

1. On dit que dans la péninsule malaise, au Jardin botanique de Pcnang, un llevea de 13 ans a donné 1 kilo ">00 de bon caoutchouc! On n'en obtient pas aulant dans le bassin do l'Amazone, où les serin^ueiros n'osent poser qu'une tigela sur des arbres de lii à 20 ans ! Mais il faudrait savoir, en tout cas, si l'arbre serait exploitable tous les ans.

I ■ \m| Tl IHM/r

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