‹ Les plantes à caoutchouc et à guttaChapitre 30 sur 92 · I cru loul d'abord que i-e Sapium t<>H · texte numérisé non relu

I cru loul d'abord que i-e Sapium t<>H

était l'arbre cultivé pai M. Thomson que M. G >i l'avait

lé Sapiam rkointonii, qui e&l donc bien m v le Sapium (<>li-

• ■ ■ . le m signalé par M. Tliorusun.

kôUTCHOUC 151

I Incertitude où nous sommes >l ibles producteurs de

caoutchouc. Nous allons donc noua contenter de décrire : le um toiimenae (avec quelques réserves eu poinl de vue botanique), puisque c'est actuellemenf le Sapium à caoutchouc de Colombie le mieux connu; le s.t/iiiim veram, qui, riant du Tolima et du Cauca, est peut-être un autre léchera exploitable! iprès M Preuas, exploitée l'Equateur; les Sapium aereum al ciliatum, qui oui été vaguement signalés connue donnant du caoutchouc; le Sapium utile, \e Sapium decipiena el li' Sapium itylare de L'Equateur, sur lesquels nous avons des renseignements personnels inédits, que nous devons à 1 obligeance de M. van Isschot; un Sapium douteux du Brésil, le tapant : et enfin une autre espèce brésilienne, le Sapium

M.irmii-ri.

Sapium Jenmani Hemsl., de la Guyane anglaise (le

toukpong des Caraïbes et un des hya-hya des Axavracks),

signalé par Jenman dans les forêts alluviales du Pomeroon,

donne un produil inutilisable, déprécié par la quantité de

ne qu'il contient.

Sapium tolimenaê rlôrt.

i tonu God-Lab.

Nous avons dit plus haut que nous devions (aire quelques rves but cette espèce, au point de vue botanique. Lu desiiou actuelle en est, en elTet, trop incomplète pour qu'il soit permis d'affirmer qu'on se trouve en présence d'une plante nouvelle, qu'on ne rapportera pas. lot ou tard, ;'« l'une ou variétés déjà connues. Il ne nous est cependant pas possilde d'identifier, comme es ' tendance If, Hemsley, Le Sapium tolimenee avec le Sapium veram,

Dans ce dernier, les feuilles sont oblongues, elliptiques,

mdies au sommet, et entières ou faiblement dentées sur

les bords, .dois que dans le Sapium toiimenae, d'après les

millions qu'a bien voulu nous donner M. Godefroy-Lebeuf,

elles sont nettemenl ovales, très larges dans la région

méd - atténuées aux deux extrémités, surtout a l'ex-

trémité inférieure, acuminéea au

breuses dente aur les borda. La fi lerappra

r;iit beaucoup plus de celle des feuilles de Sapium bifflanduto-

su ni.

Les graines son! moins caractéristiques, car elles pourraient appartenir aussi bien, suit au Sapium verum, soit au Sapiam biglandulotum : comme dans l'un* et L'autre de cea deux espèces., elles sont biconvexes, noires et fortement tubei leuses. Elles sont toutefois beaucoup plus petites, d'a| M. Godefroy-Lebeuf, que celles <lu Sapium higlàndulosum.

Les fleurs et les fruits sont inconnu

L'arbre ne se plaît bien, d'après M. Patin, qu'aux altitu de 1.UU0 a 2.000 mètres, el c'est u ces bauteurs < jti il se trouve dans le Tolima ; dans les régions plus basses, le rendement en caoutohouc serait moindre. Il est i remarm ces

renaeignements concordent Bved ceux que donnait M. Thomson pour l'espèce qu'il avail plantée, espèce qu'il avait rencontrée également dans les Andes de Colombie, fe 6.000 à 8.000 pieds d'altitude, dans un climat très salubre. w l'.n contre, M. Godefroy-Lebeuf admet, d'après tes donnée lui ont Courûtes ses correspondants, que le Sapium tolitncnaa pousse îiussi bien à partir <le quelques mètres d'altitude 1.200 ou 1.500 mètres1.

Il n'v a d'accord complet que sur l;i production, qu très grande. Le Sapium lolimcnse es! n un arbn- >1 une vigueur extraordinaire, atteignant, en six ;ms, li srni- d'un marronnier moyen de nos pn », >mi p

d'un mètre de circonférence. Son latex coulerait avec abondance inusitée. » M. Patin assure que comme pour

l'espèce signalée par M. Thomson) un pied peut donnei

1. Daofl une lettre <]u'il adressait, en janvier 1900, au Dircctrw Jardio '!<• Kfw. \I. H H. Whlte, d'Agrado, disait, comme M. Patin, 1 \ombia virgen provient îles régions n >illituil<

■ .i 7.000 jiii ils. donl la tempéi iilurfl m Fahr. (10° h I . \1 Wm'te donnait, en même temps,

mmédiatement; In floraison n Ueu ea i al l.i maturité '!■ "tin et juillet,

rentes auxquelles se trouveraient les arbres observés ; tout cas, le correspondant de M. Godefroy-Lebeuf dit 1 même que le Saplum lolimcnse est un grand producteur caoutchouc.

La multiplication peut être faite par graines ou par b< tures. La culture, en Colombie, devient d'autant plus nécessa que l'arbre est en voie de disparition, les caucheros l'abatt pour le saigner.

Sapium verum Hemsl.

C'est un arbre de 20 à 25 mètres de hauteur, dont branches sont peu nombreuses et espacées. Les feuilles (iig. ! sont rassemblées à l'extrémité des petits rameaux ; elles si longuement pétiolées, oblongues ou oblongues-lancéolé longues de 13 à 20 centimètres à partir du pétiole, arrond au sommet (où elles portent quelquefois une glande), sï toutefois être jamais récurvées, atténuées à la base, entiè ou denticulées sur les bords. La nervure principale est ne en dessus, proéminente en dessous ; les nervures secondai sont très nombreuses, très tines, sinueuses, s'unissant a extrémités par les deux branches de leur bifurcation. 1 pétioles ont 1 cent. */« à 5 centimètres de longueur ; lei deux glandes sont rapprochées et presque globuleuses. I inflorescences sont situées aux aisselles des feuilles su] Heures ; l'axe principal, qui a la même longueur que feuilles, est épais et ferme.

Les capsules sont brièvement pédiccllées, presque spl riques, de 14 à l(i millimètres de diamètre, triloculaires, si montées d'une colonne stylaire assez longue. Les graines s< comprimées, arrondies ou vaguement carrées, de 8 millimèt environ de diamètre, à surface sèche et verruqueuse.

Ce Sapium pousse en Colombie, dans les provinces Toi i ma et du Cauca. à 2.000 à 2.300 mètres d'altitude, c'est dire dans la région où sont les Sapium exploités ; et c' surtout cet habitat qui nous le fait décrire, car nous sommes nullement certain qu'il donne du caoutchouc.

PLA5TES \ I \«>i rCHOUC

M. Preuss «lit bien que c'est ■> cette espèce que doit être probablement rapporté le Sapiam qui eal exploité sut le veri occidental «lu Chimborazo'j entre {.200 et 3.000 mètres il altitude, mais l'identité des deux arbres ne nous semble pas démontrée. M Preusa n'a vu que les liiiillcs de ce Sapiurn de l'Equateur, et, loui en lescomparanl a celles de Sapiam ventru figurées par M. Hemsley, il fait remarquer qu'elles sont un peu plui menl pointues au sommet, an lieu

d'être arrondies, a glandes nombreuses, ù petites dents aiguës sur le hord du limbe, etavec des stipules 1res nettes ii la base du pétiole, 'ut voil qu'il y a, en définitive, des caractères différentiels assez nombreux pour qu il reste tout au moins vin doute.

Nous avoua dit, d'autre part, plus haut que le S&pium rrrnm ne pouvait être, ;i notre avis, identifié avec le Sapium tolimenae.

Au e;is OÙ le rapprochement fiiit par M. Preuss entre le

Sapiam oerum et le Sapium des hautes régions de rftquuleur \act, le Sapiam veram serait un excellent arbre à caoutchouc, car, il après l'auteur allemand, c'est essentiellement cette espèce qui, i l'Equateur, Fournit le vrai c&uchû

lil.trun dl] pi

M. Preuss attribue en effet à trois Sapium le caurho hlanro de l'Equateur. L'un de ces Sapium est L'espèce précédente et les ileux autres son! les deux Sapium des régions basses que

nous allons décrire plus loin, sous les uumsile Sajtinm ifri'i-

piens e( Sapium utile. Mais, d'après M. Preuss, te Sapiam decipienê el le Sapium utile ne donneraient que ]*■ vauchillûy ou caucho andullo bianeox qui serai! une sorte Inférieure et l»"1 vrai caucho blanco ne proviendrait que de l'espèce

i 11 y a, dans cette indicati raphiqueduD' Preuss, une petite

erreur. M. »»n I>s<-li< «i , h qui ooub avons demanda qaeTques renseigne-

Jet, nous i !i i rie [la ncs occidentaux du

Cbimborazo. La hacienda l>< licia que cite M. Preuss] est située sur

les flancs oucsl >i>' /.i Cordillère, h une distance d'environ 8 journées ' .•

hitnbornzo, n

Sur cette espèce — qu'elle soit ou qoii le Sapium • — le caoutchouc, toujours il apri b M. Proues, n'est récolte qu'après ebatage. Le récoHeur s'assure d'abord, par une première incision, que L'arbre n'est pas m s' fournir du latex en assez grande afoondan* coulement du

l:nl de ce Sapium est, en effet, paraît-il, très variable suh l'époque, et, & une même époque, est très variable aussi vaut Les individus. Deux arbres voisins, de mêmes dimensions, pourront fournir, a un moment donné, des rendements I différents. Si l'arbre n'est pas b cette période où -><.n I

Le récolteur t'abat, puis te bisse en repos pendant d< ou trois semaines. Au bout de ce temps seulement il n-\ pratiquer, sur le tronc renversé, des incisions annulaires, dis* tantes de 41) ii 50 centimètres. Le Latex coule dans i es rigoles el se coagule rapidement en lanières. Vprès une nouvelle attente de deux ou trois semaines, la même opération est répétée, et l'arbre est alors considéré comme épuisé. Toutes lanières desséchées et recueillies sont enroulées en boudins, constituant Le vrai csncAo blanco.

Nous allons voir qu'on récolterait différemment la * que M. Preuss nomme le cauchillo.

Sapium utile Preuss et S. decipietu IV.

Ces deux noms spécifiques sont ceux sous lesquels M Preuss a récemment désigné les lecheros des parties 1>ide l'Equateur.

Le Sapium utile, tel »pu- le décrit 1 autrui- allemand, • écorne pris brun, fortement crevassée, a feuilles elliptiques, lionl tMiliei, de 1-1 centimètres de longueur environ,

aiguës au se iet, el parcourues par de nombreuse ores

indaires. Les glandes du sommet du pétiole sont I petites. Le fruit contient dans chacune de ses trois loges une petite graine roi;.

I e Sapium de* lair i I •< des feuilles

plus allongées que dans L'espè< cent, en

moyenne aces, lancéol iu s< mmet

LES PLANTES \ i \"in imi «

rétrécissant vers le pétiole, el présentant, sur leurs bords, de petites <leuts. qui se terminent chacune par une petite pointe piquante. Les glandes du sommet du pétiole sont également

M Preuas ajoute qu'il n'est pas sûr que ces deux Sêpiarri Boienl p.«s aeulemenl deux formes d'une même espèce,

Noua partagerions volontiers cette dernière opinion,

Noua possédions depuis plus d'un an déjà des échantillons

Saniom, au m enl où M. Preuss publia (septembre

1!I01 leur description, dans la relation de son voyage en Amérique tropicale, Nous devions nos spécimens, ainsi que la plupart dea renseignements que nous allons donner ci-dessou^ .< l'obligeance «le M \ an [sschot,

I n nous signalant le léchera de l'Equateur, notre eom pondanl in. us écrivait : u C'estun arbre de 16 a '2^ mètres de hauteur qui croît aux plus liasses altitudes, sur Inut le littoral de la République, depuis le niveau .!.- la mer jusqu'à 200 mètres i'n le trouve dans les alluvions sablonneuses. Je l'ai vu, dans la province de Manabi, à une lieue de la nier. Les dans le sol, ooureni près de la surface. L'écorne du Iront se el rugueuse; le feuillage est vert clair ' »,

M.illieurcusenuMil, les échantillons (|ui accompagnaient cette première lettre — el qui provenaient de l'intérieur de

t. Dana une autre lettre de M. van tsschot, noua relevons le pan

lâlemenl : i Le 8 octobre 1808, visitant

ienda de M. Miguel Semiuario, h Babia de Caraques, nous Jrnver-

-..im. -s la forêt, où je rencontrai le iechtro ou caucha blaneo Je pris le

.•I voici la note que je conservai : Arbre de \'< mètres

.).■ bauteur, .i ise el rugueuse, à feuillage verl clair, 1 feuilles

- de i- ' 15 centimètres de longueur, sur ■"> à 6 centimètres >l geur. Lt rameau terminal porte une grappe de Deura el fruits, ceux-ci ea • i naturellement dans les terrains d'alluviona aréno-silicaaK, Teni|>crature moyenne : 26° <".. Altitude : 25 mètres. Distance, en ligne .-, au rivage : environ ■'• kilomètres. ■ Dans le croquis qui accompagne cette lettre, le- feuilles sont celles du Sapiuin utile, \ — I lisons cette remarque, el nous avons reproduit le pa — ige de la lettre de poire e que M. Preuss dit qu'il ignore si l'arbre a eaueÀo hlanrn île Babta <!<■ i araquex est une de ses deu« espèces ou une nuire.

i.i , pi \- kûi rcnoi c

la province de Manabi, .1 "»<i kilomètres environ de Guyaquil — nous laissèrent indécis d; létennination spéci6que,

car ils se composaient de <l<'u\ paquets île Feuilles dii1

(D'iprv» o»'

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