Mamuau deSa/utt/n mil,- Preuss
Les unes (fig. 2'2\ étaient à limbe un peu coriace, n\. oblong ou elliptique, presque arrondi au sommet avec cep dant un court acumen), plus aigu a la base, de 13 a 17 centimètres de longueur, sur 6 a 7 centimètres de largeur, avec 2.". pains environ de nervuri sseï rapproofa
presque perpendiculaires a la nervure médiane el arquées aux extrémités. Le pétiole mesurait 2 centimètres 1/2 environ présentait, au sommet, deux petit espeu proéminentes
A la base étaient deux stipules écailleuses arrondies.
LE! ii LNTE8 l '51'
Les autres feuillei (fig, :2'< étaient o Limbe plus mince et pins allongé, de 2S centimètres de longueur, :■ peu près, sur îs centimètres <le largeur, plus oetlemi ; ncuminé au sommet el aussi plu
\ ers le pétiole. Ce dei ou r mesurais i centimètres 6 I centim. I portait, comme dans l'autre échantillon, deux très petites glandes au sommet.
Nous ne pouvions évidemment, sans plus ample informé, rapporter à une seule et même espèce ces deux échantillons si distincts, bien qu'ils nous 11! envoyés sous le même nom indigène.
Nous priâmes donc notre correspondant <li- bien vouloir noua faire un nd envoi, <'i nous reçûmes, < ette lus, des spécimens provenant du liime <!«• la proi ince *!*• Maoabi alors troe les précédents avaient été recueillis dans la région <k- Milagre, le long du chemin <lr fei .
Toutes ces feuilles étaient plus petites el plus minces que les prem et tré oient dentées, <-n outre,
sur les bords, Mais nous y 8V0D
trouvé les il>-u\ rormes déjà obseï lies ovales-elliptiques a\ un pétiole de - centimètres I -, porun limbe <l<- 1 1 à 13 centim . unir, su! :; , entim, t '2 à S centim 1/2 de largeur. IVans les feuilles lancéolées, le pétiole avait 'l centimètres de longueur, et le limbe 1S à \~i centimètres, bui •• ■< 6 centimètres de largeur, Les limbes «les unes et <les autres présentaient encore envifoi les non u ndaires.
(1) «pre» nitur»).
Fin. 23. — l'cuill.
Sapium deeipien» Preusa,
Itill i i - PLANTES I ■ 101 n no
M;<is le point principale noter était qu'un desd< portait à la fois des feuilles elliptiques 18 centirri ^ur S) «1rs feuilles allongées i et H centii
sur 4).
Enfin nous avons reçu, une troisième fois : l"<les feuilles | ni de (a bacienda ■ Elvira », près » K- Pueblo Viejo, région de Axiba : - des feuilles el des fruits de la région de Milaf d'où provenait le premier envoi.
Les feuilles de ta bacienda - Elvira ■ étaient toutes feuilles elliptiques el épaisses. I es feuilles de Mil surtout des feuflles alloi . mais m
feuilles ovales-oblongues, avec quelques formes inlei di aires.
Il faut bien reconnaître que nous ne trouvons dans aucun de ces envois, la preuve absolument certaine que toutes feuilles — dont les unes les premières' correspondent au
Sapium utile Preuss et les autres les s ides au Sapîunt
decipieru Preuss appartiennent dite a une seul.
même espèce polymorphe. Nous devons cependant remarquer que nous aveaa trouvé sur un même rameau, dans le second envol, <K's feuilles pouvant être rapportées respectivement aux deux forn nous devons aussi observer que les fruits
et les graines (fig. -i que nous avons revus dans le troisième envoi, i I qui ressemblaient ans fruits et aux décrits par M. Preuss pour le Sapium uiiU-[, accompagnaient
t. Nous pouvons compléter la description un peu rapide que do M. 1'; easB de ces fruits el de mm -
Les capsules, qui mûrissefll en décembre et janvier, sont vert* lisses, el ont H millimètres environ de hauteur, sur" millimètres de Largeur Qg. -*).
Le- . de 6 millimètres de longueur, sur S millimètres il«' tar-
ai nettement carénées su [ui esi la plus ■
\r\.\ .-i aiguës '■< I extrémité
e>l nuit el in - !< ■-■ reun nt verruqueuj esl revêtu |»ar l i
charnu, li--'1 •
Quant iiu\ Qeurs, qui apparaissent i pas vues, mais, d'après un dessin que M. '..m Isa
elles sont groupés <•" épis monoïques, comme iluus snre,
>i roioi c M'il
[ea li-iiilli -s de la c|r Milagro, Feuilles qui oorrespon-
datent plutôt -• 1 1 Sapium decipu
(icsi pour cea diverses raisons que nous inclinerions I croire, on présence J>' ce mélange de caractères, que les lèche- /■<is des parties basses de l'Equateur correspondent à une seule lutôt qu'à <I>mi\.
En Loul cas, s'il en Eallail admettre deux, nous ne saurions dire — j>;>- |>lns que M. Preuse — à quelle espèce il Faut
— l'iiuis ci ^r.iiiics il<- Sapium de la région de Miligre Sapiam decipten* l'r.i
rapporter les renseignements généraux que M. van Usrlmt noue b Fouraia sur ces lecheroê.
Toul semble prouver que les récoîteurs de l'Equateur, sur le littoral, n'établissent pas de différences entre les deux
ii comme un seul et même léchera.
M van Isschol ne is parle que d'un arbre et M, Preusa ne
peut préciser < laquelle de ces deux espèces devraient plus spécialement être appliquées les données qu'il s'est procurées.
D'après I explorateur allemand, le lechero du littoral n'est plus aussi nécessairement abattu que le Sapium de montagne. Il i ■ el fournit assez de lait pouT qu'il soit
possible de le saigner sur pied. Le récolteur fait dans l'écorce du 1 1 < ■ 1 1 il.'iin nombre d'incisions, de chacune des-
aulrhouc Il
quelles coule une petite quantité de lait, qui se coagule rapidement. L'ouvrier, appliquant son doigt sur la substance encore molle, la ramène à lui et l'étiré ainsi en filaments qu'il enroule en boudin.
Le caoutchouc des Sapium du littoral serait, par conséquent, facilement distingué, dans le commerce, de celui du Sapium des hauteurs, puisque ce dernier est enroulé eu lanières et non en filaments. M. Preuss ajoute, comme nous l'avons déjà dit dans le paragraphe précédent, que les deux produits n'ont pas, d'ailleurs, même valeur : le Sapium des hauteurs donnerait seul le vrai caucho blanco ; le lécher o du littoral donnerait une sorte inférieure, le cauchillo, ou caucho andullo blanco.
Nous devons dire que les renseignements que nous tenons personnellement de M. van Isschot, et que nous allons donner maintenant, ne concordent pas complètement avec ceux que nous venons de reproduire d'après M. Preuss.
M. van Isschot ne nous a jamais indiqué la différence, sur laquelle insiste M. Preuss, entre le caucho blanco et le cauchillo.
Le caoutchouc que nous avons reçu de notre correspondant appartenait, sans le moindre doute possible, aux lecheros du littoral, puisqu'il était accompagné de rameaux et de fruits pris sur les arbres d'où il provenait ; et c'est ce produit que M. van Isschot appelle caucho blanco, et qu'il nous signale comme valant, à l'Equateur, 23 à 30 % plus cher que le caoutchouc de Caslilloa elastica. A l'appui de cette assertion, nous ajouterons que nous avons envoyé notre échantillon à MM. Michelin, qui l'ont apprécié comme une bonne sorte moyenne, de belle apparence, supérieure au caoutchouc de Caslilloa de l'Equateur que nous avions revu en même temps, et qui avait été cependant préparé avec un soin tout particulier1.
i. MM. Michelin nous écrivaient encore : « Nous n'avions examiné jusqu'ici qu'un seul échantillon de caucho blanco, censé provenir d'un Sapium recueilli sur les flancs du Chiinborazo. Il était moins beau que votre échantillon, et contenait 9. 48% do résine. »
\ I \"\ II. Ml» (
Nous no pouvons donc adopter, .sur ce point, I opinion
(li- \I i'iruss cl considérer le caoutchouc des S&pium atile al decipien* du littoral de l'Equateur comme uni' sorte inférieure à celle du Cûêlilloa elastica.
Quant ii la différence ({n'établit, en même temps, M. Preusa entre les termes de caoc&o et de céuchillo, le premier désirnanl un caoutchouc supérieur, et le second un caoutchouc médiocre, M. van [sachet, qui réaide .■■ l'Equateur, nous dit lorer. « I héros, nous écrit-il, ne fonl autune dis-
tinction entre les espèces de Supium\ et le produit est toujours connu sous le nom de caucho blàneo% entrait du can-
rltillo, ou IccherO) ou p.ihi de lèche '. » Ainsi, U0tt seulement le caoutchouc des SupiurA du littoral ne serait pas aussi médiocre que semble L'admettre M. Preuss, mais les récolteurs ne feraient pas, entre. les arbres des basses altitudes et cens hautes, la distinction qu'indique l'auteur allemand. : ce qui concerne l'exploitation, M. van [sschot nous «lit que le rendement des léchera du littoral est faible. Vn pied taille moyenne, c'est-à-dire ayant ~2U centimètres de diamètre, ne donne guère, par saignée, plus «le 300 grammes
d<' caoutchouc. Kt les arbres deviennent, de plus en plus ra
sont peu à peu abattus, su cours des déboisements opérés pour la préparation des terrains destinés II la culture.
Le Caoutchouc que nous avons reçu a été analysé à la inanu- (îacture Michelin, où on lui a reconnu la composition suivante :
Résines.. • 5,8 —
cuire* 1,4 —
Humidité 1,6 —
I. Tout récemment juin 1902) M. van isschot nous confirme su prs-
Icttrc Cette question Ju caucfiilh, caucho, palo de le
ro, est la bouteille a t'encre ; muis moi qui vis dans le pays, et qui
connais la plupart d ridas de toutes les régions, puis vous affirmer
-.t pas le Caatilloa, ou caucho negra, c*I Indistincte*
meut appelé et connu sous les n<»i plus haut. Ainsi le Brvaimum
'toJendron l'on que j'ai trouvé a Fvnguet, ne fut d< imme
l I - PLANTES \ r.AlH i. Moi (
Nous ,,\<,ns trouvé c lensité 0,973
Ce caoutchouc est brun el rieuremcnt, Man<
coupe; et il dégage, lorsqu'on lesectionne, une odeur •< désagréabli de saumure, que nous allons retrouver dans échaatilloua <le l'autre espèce «le Sapium <!<• l'Eque dont nous parlons
Sapiam stylare Mûll, A
Cet sutre Sapium est encore une espèce qu'on ti"ii\ l'Equateur, mais sur le versant oriental.
Ce sont aussi des échantillons par M. van '
qui nous ont permis de l'étudier.
A vrai dire, notre correspondant ne noi un
seul lut. mais trois luis de feuilles, appartenant respecti ment fi trois arbres que, dana l'Equateur oriental, les récoltteurs désignent sous des noms différents.
Le premier de ces trois arbres esl appelé pat les indimcho Jihincii. ,i cause de la couleur blanchâtre <lo son écorce.
D.uis les feuilles que nous avons vues . 1«-
limhe est entier, régulièrement elliptique, arrondi ou a p. aigu, et sans ecumen, an sommet, plus aigu au conti base; il a vingt-cinq paires environ de nervui qui sont presque perpendiculaires à la nervure médiane, se réunissent entre elles, sur le bord, par leurs exti bîfurquées, et sont séparées pai des nervures plus fines plus courtes.
Pour un limbe île 12 centimètres de longueur, mètres de largeur, le p< l centim. 1/2 de longui
il est muni, ù sa base, de deux fortes stipules brui hémisphériques, et porte, à son sommet, deu\ glandes as Longues (1 à 2 millimètres).
Le second arbre esl li caucho verde "l«s Indien blanchâtre.
Les feuilles (fig, 25, verde ressemblent beau p aux pré-
ntes, comme dimensions et comme forme; elles s'en distinguent cependant un peu par leur liml>i\ qui est moins n ttèremenl elliptique ei pareil plutôt lancéolé, parce qu'il s'atténue davantage vers le pétiole; le sommet en est suseî plus
\'?Mt
ti«tun).
I il 19, - Feuilles de x;ij>itim ttylam \liilt. Arg. (forme perde, R monwfo, foi m»' /'/•"
souvent un peu aigu, quoique sans acumen. Il y a encore vingt cinq paires environ dé nervures secondaires, unies p;ir 1> m bifurcations de leurs extrémités. Ce limbe a 10 à Il centimètres de longueur, sur 3 centim. 'A à 1 centimètres largeur. Le pétiole, dont les stipules et les glandes
semblenl ;iuk précédentes, a environ 3 centimètres de longueur.
Le troisième arbre est le caucho morado des Indiens,