‹ Les plantes à caoutchouc et à guttaChapitre 41 sur 92 · I. On remarque ces mêmes plissements sur I la tapant · texte numérisé non relu

I. On remarque ces mêmes plissements sur I la tapant

M. Bonnechaux compare « un pilier de cal 1 > "inique.

lis PLANTES \ i vu rcmil i

itllr liriflo, ;i ||ii||, sombre ! et le kltU rnlnrutln , .. tl ooe KJUge

jiUjs. lisse que dans les deux Formes précédentes. Ces trois

for a donnent un bon caoutchouc, mais la meilleure est le

/»(//<■ bl&nco, qui esl snssi la forme la plus iinniuune. Le lml<colorsdo donne peu de Lait : cL le hulr negro esl un ai lue peu

résista ni ;mv Lncîa s, el donl Le Lait esl très fluide.

\n |nvini de vos de la ramifieation, le Caatilloa eUatica présente lu particularité intéressante de posséder deux sortes de branches: les unes persistantes, el les autres caduques. Les rameaux persistants assurent seuls, naturellement, L'accroissement «le la couronne de L'arbre, qui atteint rarement, même chez les plue vieux individus, un diamètre supérieur I » mètres. Les rameaux caducs, qui naissent, soit sur lu i s.ut sur Ls branches ordinaires, et qui sont exclusivement Les

rameaux ;i Heurs vivenl trois ;ilis sur les arbres adultes; ils

perdent peu h peu leurs feuilles, de bas en haut, en même temps qu'ils s'écartent de plus en plus de la branche «pu les porte ils atteignent une longueur «le I a *.t mètres, au momenl -< détachent. Pendant les premières années),

la tige ne formé pas, d'ailleurs, d'autres rameaux qu<

■aux caducs; les branches persistante*}, 'l«>ni L'accroissement se lait principalement en hauteur, n'apparaissent que

T lie i 8 5 ans.

Les feuilles 6g, :i(i sont pétiolées, obktngues, garnies de bouquets de cils sur Les bords, aiguës au sommet, plus ou moins cordées a la base, poilues sur les deux faces, niais rades sur*

tout sur la face supérieure, OÙ les poils sont plus courts et

plus fermes. D'après M. Huber, ell«*s sont plus grandes sur les punis arbres que sur les adultes : chez les premiers, elles peuvent avoir 10 centimètres de longueur, sur lii de largeur, et chez lea seconds, 2U centimètres sur 7. Le pétiole est court et ne mesure que ! centimètre i» I cent. I 2. De la nervure médiane du limbe partent 'l< nombreuses nervures secondaires, proéminentes en dessous. Les stipules sont oblongues, inné- Le limbe el le pétiole. Au Costa-Rica, les feuilles ne tombent pas toutes ensemble mais peu a peu de cinq mois, de novembre a la fin de mus

\autrhnur. 13

Les llt-ms sont unisexaé >s, et sut des infla - ordinairement monoïque b, < I d'aprèe M. Kusclinv, i cote des arbres qui p

Pjo. liioa elastica Cvrv. I. Hameau; '2. Inflorescence m

un involucre écailleux, pédoncule. qui enveloppe un ri ou légèrement concave; !1. lui: donl lei

fleura du centre seules aonl fertiles; i i 0. Fleur femelle isolés

des deux sexes, des pieds qui ne possèdent que dea il mâles.

Toutes les infloi s [fig, 2<\ son! axillaires, et no

naissent que sur les parties jeunes des rameaux Les

mâles sont par groupes, el portées chacune sur un |»«- lit de I centimètre environ: les femelles sont isolées et i

i ! 9 i'i.i.\u:> \ CAOl imiui i 190

>ans les mies et les autres, les Meurs sont condensées sur des réceptacle* charnus, discoïdes ou semi-globuleux

Les fleura maies sont dépourvues de périanthe et compoi bacune de nombreuses étamines, I Blets plus ou moins

lollL

Lee fleura femelles sont iu nombre de soixante environ sur

un même réceptacle. Leur calice est tubuteux, formé de quatre

les soudée. I ovaire esl semi-infère, uailocûlaire, avec un

seul ovule, <|tii esl peudanl et snatrope; !■' style se termine

Ipar deux stigmates BlUbrmes, comprimés et papUleui. Les fruits pcopremeal 'lits sont des akènes ovoïdes, de la seul d'un p<>is 1- millim. environ sur s , ,i dont le nombre peu! varier de quatre a trente (d'après M. Koschay dans un m. ni. réceptacle. D'abord nuis d'un coté au calice istant, Us deviennent libres s la maturité. Tandis qu'Us eut inclus dans !<• réceptacle chez te CtutUlo* Tium. ils font plus ou moins saillie au dehors chez le Cëêtitloa elastica. jqu Us sont secs, le péricarpe est jaune clair. La graine

qui, a ee nunnenl, ne remplît plus la e.i\i!é limitée par CC

péricarpe esl b tégumenl brun rougeatre. L'embrvon est sans allm cotj lédons épais.

ploitution et rendement. — Trop de «pays différente, depuis le Mexique jusqu'au Brésil, exploitent le CusUUob elstsi pour que les modes de récolte tu- -.nient pas très variée. C'est dans l" Vmèricpie du Sud ijue les prooédés sunl le plus défectueux : à peu près partout, l'arbre qu'on veut saigner asi abattu. Et il est assez étrange de voir que, même au Brésil, -ni généralement incisées avec beaucoup de

précaution, on détruit sans scrupule les r.iihlnis. Il est vrai que cette exploitation, <|ui a lieu surtout dans le Haut-Amazone, du cote* du Pérou oriental, ae paraît pas se faire dans londitious i|ue celles des Hcvea.

M rJuber a donné, ■■ ce sujet, dans une petite note Aponrtamentot caucho amazonico des renseignements inte-

nta que nous traduisons.

du Haut-Amazone «ni se trouvent encore des sont, soit des t rres appartenant au trouver-

l'.Hi

ii» ni'Mit . soit des territoirea contestés, qui • limite de plusieurs |*;iv^. comme les hauteurs <li Jurua el du Pm i ■■. Les |> lirons <\

'r il asseï riche pour être longuement <-x j »1« >i t iu*ils

m- peuvent rester l>i<'i» longtemps,

Ces pstrons onl ■> lent b rai sont, pnurla

plupart, «1rs. In«li<Mis i>u des métis, dont lu situation. de leurs maîtres, ne diiTi de celle il»- i

Dès qu'une expédition, sons la direction du pa son représentant, es! arrivée dans le district ■■ explore) troupe si- divise en un plus ou moins grand nomhn suivant l'abondance des arbres .• caoutchouc. S'il \ a lieu dt craindre les attaques des Indiens sauvages, les catitli restent toujours par deux uu moins. Quand l«j non arbres est très grand, toute Ih troupe a un campement i mua. Pitui- l'incision d'un arbre, un travailleur moins que la pied ne soit >l<j trop grande taille.

Le sol est d'abord nettoyé tout autour de l'arbre; puic creuse, entre les contreforts alelas d , de petits U

dont on aplanit bien les parois, <'t au fond desquels on plaoe des lir/elas en fer blanc. Ceci l'ait, le cauchero praliqui l'arbre, jusqu'à 1 mètre i» I"' 50 de haute ir, de lonf entailles obliques, *|ui convergent ri ans des gouttières en

Ces gouttières, disposées dans les in i des contreforts, conduisent le lait dans les tigelas. En vingt-quatre heures, les petits gobelets snnt pleins enlève. Le latex • | n i sort encore des incisions coule dans les s et se coagule spontanément, constituant le tern&mbg. Ajii première opération, l'arbre est coupé k en>

I mètre 50 de hauteur. Il tombe donc: mais, la base de la pari battue restant appuyée sui la partie du tronc restée debout pendant que l'autre extrémité repose sur les b ni.oi le trom usi suspendu horizontalement, ;i

une petite distance au-dessus du sol. Sur ce tronc le peone I'.hI alors, a des intervalles >l environ une bras - entailles

annulaires, qui traversent toute 1 écorce »•( pénétra

LASTE8 \ • on fCMOl C

qu'au liber. Ls latex qui coule en abondance de chaque incision est recueilli dans des lir/rl ts di- -nv le s,d ',

T«»ut le lait de ces ligelas est linalemeuf versé dans un seau o 'lui >jii ni au tronc ou qui est tombé

uiri iss:ui • , comme toujours, \e âernamby.

Un arbre adulte donne, en moyenne, un b&lde de lait, soli gallons, ou 56 litres, ce qui correspond a 20 kilos île coucha en plancha». Et, une planché étant ordinairement de quatre arrobea c'es( h dire i>n kilos, ce qui correspond à une carys, ou charge d'homme . il lnul donc détruire Irnis arbres pour obtenir cette plancha.

C'est exceptionnellement que des arbres, de dimensions extraordinaires, donnent une plus grande quantité de lait. In cauchero digne de foi ;i raconté à M. Iluber (jiinn de ses peones revint un jour d'une excursion en lui annonçant qu'il t découvert la » madré del oauobo • . C'était un arbre de taille énorme — celui que nous avons déjà cité plus haut — que L'Indien superstitieux n avait pus osé abattra. tjuand une bande de récolteurs eut coupé le colosse, un en tira, comme nous l'avons dit. 7 arrobes, soit |0!j kilos de cauchol

La coagulation du lait, pour la préparation des planchas, se t'ait de I" manière suivante :

» in creuse dans la terre argileuse, qui constitue toujours le vnl mi poussent les CastîUoa} une fosse rectangulaire, de I mètre environ de longueur et de 80 centimètres de largeur; puis on aplanit les parois. et 00 dispose transversalement, au deuxlianes, qui serviront pour retirer la plaque de caoutchouc d<' la cavité. I .•' lale\ est maintenant versé dans la f.iss,- et recouvert de quelques feuilles de palmier, destinées à le préserver des eaux de pluie. On coagule avec Peau de savon <>n avec la sur d'une liane appelée vetitla,ei qui est Vlpomœa ophylla Nbisn.*

I. Le mode tte récolte, dans celle so< le partie cle I opêrnlii si.

■ .celui <|ii(* représente l;i figure que ikius don n >ns vera la En de i-r » oliiuic, ii pi opi » du hnlata

■ elle détermination ■< '•!<■ faite d'après des échantillons, que ro

M Herbel, d'une liane coagulante du Pérou appelée, dans le

uni les planchas sont retirées lie volumineuse* et contiennent de nombre Mais on les laisse se dos > ;i|.l M Huber ne .lit pis que, dans l

m. mi on facilite i ette expulsion o\ mroe dans La pi .

des outres régions américaines, eu plaçant sur cetl spongieuse des planches en bois, suivi

itrcAo de l'Amazone esl to « humide ;el

explique que s. ^ prix soient généralement in férié in mis le verrons plus loin, à ceux de son scrn&mby, ■

d'être plus sec. puisqu'il s est coagulé spontanément et Lement. Aussi le nernamby de. cauefw comme autrefois, un produit accidentel de li planches de caucho, i ire In réunion de tous !<•- .Ici

deoette fabrication pellicules, larmes ou (ils qui s.' toni cillés sur le tronc, ou sur les bords des tigelai mais un produit que beaucoup de eauehervt préparent volontairement, en laissant le la lessécher en couches min<

Il .si le mode actuel de récolte du caoutchouc hhi rhtM/iru ou Brésil, ''ii Bolivie ••( dans le Pérou oriental il est bien clair que, pour un gros bénélicc immédiat, <>u c promet l'avenir. Il n'est pas prouvé que, comme le prétendent les oaucheros, les cmichos abattus soient remplacés par d'autres, qui dans Kl. 15 ou 20 ans, seront, à leur tour, exploitables. Ces arbres deviendront certainement, fa ohs recolle, de plus en plus rares. Puis mieux vaudra louje conserver un arbre, et l'inciser régulièrement, que de n'avoir jamais à exploiter que déjeunes plants. Aucune raison \ai ne peut donc justifier cette destruction.

Malheureusement, ces errements, nous l'avons dit. sont

il:i, .m voumalhuueeit, on *nchttrninutc; el elle est (lui • • rie vl 1 .1 i.' .•>!. i|ui :i bien voulu, [un

les fouilles .1 1rs fleurs qui- nous [losst'i iroeno ■ 1 « ■ son du Hrésil II esl liieti vraisembh

d'ailleurs, qu'il n'\ .i pas qu'une iWoVa, ol que les cent

pmployor, «m pou au basant, les lij;es des diverses i onvob ont si>tis la main. Mais une de ces vflitla Pérou, i Ipomctu wicophytlè.

- II.ANTF.8 A CAOnr.Ilol I 199

i\ île l'Equateur et de la Colombie. Ce sont, du reste, !■■- réeol leurs de f Equateur qui ont enseigné leurs procédés aux i >s péruviens, lesquels à leur tour les ont transmis

aux caueheros du Brésil.

A l'Equateur, nous dit M. van Isschot. la production diminue de jour en jour, parce qui* les CëitiltMt qu'on trouvait autrefois depuis le littoral jusqu'à une altitude de 500 mètres environ, deviennent «[•- plus en plus rares, dans les forêts situées pris de lit côte, 'i il fout remonter jusqu'aux forêts situées

I prés des Cordillères pour rencontrer quelques sujets, dont la destruction suit immédiatement la rencontre ».Ce n'est que dans les haciendas OÙ qm dques arbres ont été sauvés qu'on se avec plus de soin, <>s incisions sont faites en V ou en Spirale. La récolte O lieu à toutes les époques de l'année, mais Surtout en été, i>u saison sèche, pendant laquelle la forêt est plus accessible. Les cHUchcros — qui travaillent ordinairemi'ut pour leur compte, et louent les forêts, en donnantau propriétaire 2<» ou 2'.\ •• '„ du produit brut — recueillent le latex dans des seaux et le coagulent en planches, avec le suc d'une liane [hejuco <ir cau/tr)*.

Dans les divers États de l'Amérique du Nord tropicale, le

I, Nom BT/OM reçu de M VSfl Isachol une feuille de celle n liane i uler bcjuca </<• cuajar de l'Equateur. F.llo ne nous u pas permis lu détermioation spécifique, mais nous avoua pu . lout au moins, reconnaître <|u'il ne s'agit pas de la n/ill.i tlu Pérou uus nous venons d'appeler [pomeu uricopkjflla\ <•>• aérait plutôt le Câtoftyctium speentom Ch. fponutê BoM-noa I [ue noua soyons oependcol aflirmaUf.

\1. tan bachot, dont nous aviona attiré l'attention sur un second point, nous dit ente," k l'état frais, el aoua la pression des doigts, ce tle liunede I Equateur donne un su<- légèrement sirupeux, el roi/yix/umt te papier de

tournesol, n Celte observation eal d • en contradiction avec l'assertion

■ lu l»r Preuss, que noue avons reproduite en note, pape 39 — alors que

bous n avions p.is encore reçu de noir irrespondant le renseignement

el d'après laquelle le suc des Convolvulacées employé* l'Equt lit fortement ntenlin. Le suc du bejt ■/nr de l'Equa-

icidc; el nous avons vu que, d'après M. Guérin, le eue

ntenl , l.e 1» Inoe, de la Tri- . xe acidité du suc frais ilu Cateiii/u,

UOII

moins fréquemment abattu que dans l'Ai du Sml ■ \<-m pas dire que

touj' - Leur travail le soin el les précautions

Loin de là. L'arbre est incisi peu de ménagement qu'il meurt ensuite Qu - même.

a ■ au Costa-Rica, les huleros font sur le tronc >\ entailles, qui leur servent de gradins poui isqu'ous

branches, I i résultat, eu définitive, est généralement : qu'au Brésil ou a rÉquateui

I «s incisions sont faites, ■• peu \u faire dans le bassin <le l'Amazone. Les hnlcn uenl

d'abord un grand nombre d'entailles obliques, dont toute* SX tré mités inférieures se trouvent sur une même imI.-: ils font ensuite, sun ant cet! ici «ion »

qui réunit ainsi toutes tes pointes '1rs entailles obliqui le Lait qui sort uVs blessures s'écoule donc, li dans ce canal commun; lorsqu'il arrive .<u l>as, u en bois ou en métal le conduit de l'extrémité de L'entaille ticale dans un récipient quelconque, également en métal OU l'm bois. Au Guatemala, les incisions obliqu m&chete ont environ 2 centimètres de largeur. L'entaille

plus l.r

tasez souvent aussi, au Mexique, au Honduras ang] Nicaragua, etc., un Fait, sur toute la Largeur du troi incision en spirale, soit deux incisions en spirale s'entre»

SMIlt.

Cette méthode des incisions en spirale n qu'une variante — el une mauvai moins qu

ne soil modifiée comme nous l'indiquons pins loin — de U méthode des incisions un V, réunies par une rainure vt Et, ;i en juger par I universalité de s-m emploi, ce lie incis en V seuil. Ir bien être celle qui convient le mieux , l'extraction du latex de Caatilloa. Il n'j um. ni donc qu'à Kniter qu'elle rût, de plus en plus, mieux appliquée dan» I L'Amérique centrale, el qu'on habituât, si c'est possible Inili'rns ou caucheroa .1 pratiquer les entailles a 1 ec précaul el ;i n'en luire (pie le nombre qui ne peul pas comprometifi

-le l'arbre,

i INTK8 \ I 101 i- 1101 C

s entaillée obliques De doivent être ni trop profondes trop longues. Au Guatemala, d'après M José Horla, les

l leurs qui ont le souci de conserver leurs Castillo* procèdent par l'une ou l'autre des deux méthodes suivant-

1° Les incisions sonl pratiquées, à I mètre ou I mètre 38 d'intervalle, depuis la partie du tronc OÙ cessent de taire saillie les contreforts de la base ju^i jn h htm- distance d'environ 2 mètres des premières branches. Chaque incision consisteen

deux entailles obliques, symétriques, formant un V qui n'em-

! brasse pas plus des deux tiers de la circonférence de l'arbre. Les branches du V font, avec la ligne horizontale qu'on peut supposer passant ii la pointe, un angle de i.'i » ; elles s. .ni donc perpendiculaires l'une à l'autre, l'angle du V étant égal à un angle droit. Le lait s'écoule, comme il a été dit plus Haut, de la pointe «le chaque V I la pointe située au-dessous. M. Ilorta ne «lit pas toutefois qu'on fasse une incision verticale, et ne représente pas cette incision sur le dessin qui accompagne le . il ne trace qu'une ligne poîntillée, destinée seulement à indiquer l'écoulement du liquide.

Les incisions sont faites aux mêmes distances, et sur la même longueur du tronc, cpie précédemment, mais elles sont directement reliées l'une h l'autre par leurs pointes. Dans ce luit, elles sont encore laites en Y, dont les hnmehes forment un s&gls droit, niais l'une des branches de chaque V (et ce sont toujours toutes les branches situées du même côté) est prolongée su dessous de la pointe de ce V jusqu'à ce qu'elle

rencontre In branche opposée du V situé au-dessous. L incision est ici. en somme, l'incision en spirale modifiée, et devenue une incision en zigzags.

h.uis cette seconde méthode, comme dans la première, chaque V n embrasse que les deux tiers «le la circonférence du tronc; <t on remarquera que c'est la. précisément, la préoccnpatîon essentielle des récolteurs guatémaliens : c'est "h" ne

ntailler l'arbre sur toute sa circonférence et de laisser n toute la longueur, une bande d'écorce, dont la lareur égale au moins les deux tiers de la circonférence. Le Lut recolle, sa coagulation s'effectue, dans les divers

us ii wii s v , vmi n uni «:

Etats de V Amérique du Nord, par d) être un peu \ :

Ail ' iii:i!.-ni;il;i. | i;i r r\<>m |)lc , M ,|os. HorU «lit ..

employer Les quatre méthodes suivant

1° Le lait est versé dans une jarre, ou dans une eu-

sée dans le soi, i hrn-

cajete, dont «m broie les Iilvs. en ajoutai)! un peu d'eau;

ii Le liquide précédent est remplacé par l'alun, qui une action rapidi

•'{" < > ii fait évaporer l'eau du latex au baio-mari soin de choisir un récipient qui ne donne pas une vil couleur an caoutchouc;

4" On mélange le lait avec de 1 enu et on le lais Au lui' et ii mesure que les globules s< séparent du ! • viennent surnager, on écréme, et on obtient ninsi un spongieuse, qu'a * la presse, et qui constitue un ;

(luit supérieur. Le liquide restant est traité par l'nlun ou le de çaiebra-cajete, et Fournit encore un peu <l<i caoutchouc impur, qui représente une sorte inférieure.

Ces quatre procédés employés au Guatemala sont, en ceux que nous retrouvons, plus ou moins usités, dans les autres parties de l'Amérique centrale. Ainsi, nu Mexique, on aurait parfois recours à l'ébullition, d'autres foi tu salée: au

Honduras, on emploierait fréquemment l'alun; a Panama séparerait le caoutchouc parle repos du latex,

toutefois la méthode qui est partout, et de beaucoup, courante est la première, soit qu'on emploie le sur de lianes seul, voit qu'on l'additionne d'eau de savon, comme dan département d'Izabal, au Guatemala. La principale liane employée parait être ici !<■ Calnnyction um Gh.1, qui

I acheté du Nicaragua, et peut-être le qtiiebra-cajete du Gui ma la. • tu peut aussi, d'ailleurs, employer I eau de savon sei

1 . ' rioxum rM | • 1 « i — . -i 'ii\ in 1 . i|;i lis Ir-. traite*

SOn 5} notlj me ffHJ i rn>.r I ... m i I llins le .

Ipomoea, les étnmines sont im illi> .Lms

m/i tion, elles - les. ' (r, 'i.nis la plante en »jtieslion, les

ilUifl : c as| donc an ' 'titonyetlon.

IIS l'I \MKS \ i \n| rcHoi c

tous les bercke, ta plupart du temps, a obtenir

ioutchouc en phtoches, sait < • i » creusant dans la sol des ictangulaires, comme dans le bassin de l'Amazone, ->• > i I an employant des récipients de forme voulue, soit enfin iplatiscanl la masse a la pi esse; Toute bette récolte, en Amérique centrale, a lieu ordinairement pendant la saison sèche', qui, au Costa-Rica, au Nicaragua, au Cmatémala, correspond, à peu près, à notre hiver et mence entre octobre et décembre octobre dans l'intérieur, mine sur 1rs iules , pour se terminer en mai. C'est an i de cette période, de novembre à mars, que les feuilles tombent, tous les Cààtillaa ne se dépouillant pas eu môme temps. Au Nicaragua, on récolte surtout, d'après Collins, vers avril, de même qu'au Mexique, Chaque arbre n'est incisé qu'une fois par an.

Le rendement dépend naturellement de 1 âge de l'arbre.

Des colosses plus que centenaires, ou même bi-oentenaires,

peuvent donner des quantités invraisemblables de caoutchouc.

i avons déjà cité ce pied dont parle le docteur Huber, et

d'où l'on retira, dans le bassin de l'Amazone, 108 kilos de

produit sec! Le docteur Cross dit que, a Panama, il a vu des

arbres dont le rendement était de 50 kilos. Mais ce sont là des

plions. An Brésil, M. lluher admet, connue moyenne ordi-

6, qu'un arbre adulte saigné complètement donne 56 litres

de lait, soit 2(1 kilos de caoutchouc M. van [sschot, de Gnayaquil, nous fournit une indication sensiblement concordante, puisqu il nous dit qu'un CéêtiUoê abattu peu! donner

• liui l.i saison pluvieuse, d'après Collins, de mai à septembre,

li- l.ul est I l'i's pmivre m ciioiilrliotir. lie septembre il janvier, période

pendant laquelle les pluies diminuent, la proportion de globules :i"krîenie. Kn mars, les fruits se forment, ei c'est durant ce mois et le

vaut ijiie le l.ul est \v plus riche. A < pitoitités égales de Iiitex. il petit jr ri «près le môme auteur 60 ,. de plus de eaoulcbonc en avril i|u en octobre.

' On appelle cependant, au contraire, dans l'Amérique centrale, n été on sèche, cl hiver « la saison pluvieuse, qui commence en mni en octobre, novembri ou décembre, suivant les régions.

i .. 2~ kilos de produit. M. \!<h )■• Honduras britanniqui que d'un arbre ndul

un diamètre de 60 centimètres, on |

quand on I pour ti ['rein corago».

d'après CoUins. un arbre de »•"' centimètres dr d

n avril, peul donner 80 I produil < >m voit que s peu pi

lions de M Nul"

Remarquons toutefois qu'il bu moins 'I i

premiers cas - el probablement aussi, quoique n-- le dis. -ni pas, dans les deux derniers — d'arb fond el sacrifiés. Ces pieds conservés n'auraient certainei pas Fourni ni la même récolte. Au Costa-fl

d'après M. Koschnv, un arbre âgé, de 13 met iteur,

incisé plusieurs fois, n'a donne! que I i kilos chouc. Et encore ne savons-nous pas !<■ nombre antérieuremenl pratiquées, m le temps qui a deux saig

Toutes ces données ne nous renseignent donc pas bu rendement annuel d'arbres qu'on voudrait exploiter n ment comme les Ffevea. Sur ce point noua ne possédons d'indications sûres. Un rapport consulaire de M. Crawford dit que, au Nicaragua, un arbre, depuis sa septi iqu'è

sa douzième année, donne, tous les deux ans, 3 kilo ."» kilos, et, a partir de la douzième année, I kilos 800 •> 6 kilos <le produit. D'autres auteurs indiquent, par contre, " kilos! comme récolte annuelle. Ce dernier chiffre est certaû trop élevé, même |>our des arbres sauvages, Quant nombres que donne M Crawford i et que no

d'après M. Warburg), nous ig -ous s'ils se rapportent b

pieds sauvages ou cultivés. Dans ce dernier cas, ils

un peu plus élevés que ceux que nous citerons plus loin d'après

M. Koschnv, et ils représenteraient un rendement supi

celui que M. Koschn^ conseille de retirer d'un arbre <[u'on

veut longtemps con si i

Latex el caoutchouc. — Le lait de Caalittoa elaatieë le. D'après M. René Guérin, cbel du Laboratoire central

i i v ii w n . A i ami renoue

Guatemala, <pii l'a étudié sur place, s..n acidité (exprimée '•M Bcîde sulfurique esl de 1,3 p. HIDli environ 1,486 pour un biii de Mazateuango, al 1,715 pour un fail d'Escuintls). Sa densité est de 0,982 échantillon d'EscuinUa) a 0,992 échantillon de MaKatenango). Il renferme :

ii"i ■ » environ d'eau 61,470 dans l'échantillon d'EscuinUa, >lil dans celui de Mazatenan^

27 ii :in " ,. de caoutchouc 27 dans l« lail de Mazateuango et 2!',.'» dans celui d*Escuintla

1,5 ' ., de cendres I gr. 315 dans un litre «h- I échantillon d'EscuinUa ri I gr. l>09 dans celui de Mazateuango .

Le même chimiste a dosé tes cendres 'lu lail de Mazateuango <i n trouvé :

se ru

Silice

.V itle |>hti-.j>!i trique . . . . . I ,08

Acide Bolbirique I . I »

Cli.n.x i 8,80

lisgoésio . 0,33

Potassium h sodium a i étal de chlorures . I

M. Guérin a également constaté la présence, dans le sérum, de tanin, de matières albuminoîdss et de sels de fer.

Le caoutchouc a pour densité de 0,900 a 0,915. Il contient ordinairement plus du résine que le caoutchouc de Para : 5 à S " ... M Eienriques indique :

pour un caoutchouc de l'Equateur; t 7,7 pour .Iciix échantillons de la Colombie. MM. Michelin ont bien voulu, d'autre part, analyser trois échantillons que nous avait envoyés de l'Kquateur M. van laschot. L'un de ces échantillons, de couleur blonde, avait

été prépare par 1< salol ; le second avait ete coagulé par l'al- ! ; le troisième provenait d'une coagulation spontanée, La Composition Cenl était la suivante :

i li lux |ul faut lire ég ilement, .m Lieu de n cal - I;i im-iin ivuns déjn donnée è la page -I

«otgalé par U wtai. eo«g*U pu l'aluol.

Caoutchouc 80,91 94,75 93,87

Résine 11,85 4,77 5,91

Cendres 0,29 0,34 0,38

Humidité 0,95 0,14 0,04

Le rendement en caoutchouc sec était de 82,5 •/« pour l'échantillon coagulé par l'alcool, et de 88 •/» pour l'échantillon coagulé spontanément.

Ces deux caoutchoucs ont été qualifiés : « gomme brunâtre, sèche, se conservant bien à l'étuve ». Au contraire, l'échantillon préparé par le salol — et qui était pourtant de belle apparence — tournait facilement au gras ; et on remarquera qu'il contenait une forte proportion de résine.

Dans un échantillon provenant du Jardin d'Essais de la Trinidad, et obtenu par l'écrémage du latex, MM. Michelin nous disent qu'ils ont trouvé 6,30 % de résine.

Commerce. — Les caoutchoucs de Castilloa eiastica valent actuellement de 5 à 8 francs, suivant les sortes.

A Londres, le 28 novembre 1901, alors que le « Para fin » était vendu 9 fr. 40 a 9 fr. 90, on cotait :

Scraps de sernambydu Pérou 6 fr. 30 i 7 fr.

Slahs de caucho du Pérou 5 fr. 75 à 6 fr.

Colombie 5 fr. 25 à 7 fr. 50.

Indes en boules, ou West India scraps .. 6 fr. 70 à 7 fr.

Indes en bandes, ou West India strips. . 5 fr. 50 è 6 fr.

Le 30 avril 1902, alors que le « Para fin » valait 8 fr. 50 a 9 fr. 25, les prix étaient :

Sernamby du Pérou 6 fr. 80 à 7 fr.

Slabs du Pérou 5 fr. 65 à 5 fr. 85.

Colombie ."» fr. 25 à 6 fr. 80.

West India scraps <> fr. 30 à 6 fr. 80.

West India strips 4 fr. 25 à 5 fr. 50.

On voit que la valeur commerciale du caoutchouc de Castilloa est inférieure à celle du caoutchouc des Hevea. A Iquitos, au Pérou, en 1899, alors que le jébé (caoutchouc d'IIeoea)

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