‹ Les plantes à caoutchouc et à guttaChapitre 42 sur 92 · MIT · texte numérisé non relu

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1 le kilo, It* caoci niait n>

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H |j It jUMilutl ••l.ul \<>i>,ln. ImiiI. :< fr :• I II "il»

lr k»lo. A l'Equateur, lea ROI 596 kiloa exportés en !!><><> ont nous l'avons vu, pour la République, une valeur I 4»T * • i>iiS sucres, N.«ii -j ii'tn |7o f, , dire, en

H» le kilo.

,ii que li- oaouU bou< 1 -1 nui -

ml préparé en planches, qui sont lea nJaaeJi tpagnola,

<s pr.t - Portugais, et les »Aei P< ou les ttsAs des hmi

lais, toutefois las cotes précédentes indiquent i.-tii qu il j ■ d auti es formes,

s,»t»t obtenues >-n di it en bandes oes planchai, qui contiennent Bowvent des. pochaa I unies ->..ni ainsi moins Immidss qui

danehee, ri c'est ••• qui explique que lea prix des firîet/at, à 'Equateur, par exemple, soient plus élevés que cens do >lmnch»s.

Pour I;» même raison, Isa m «,•*. •»! irrinflùit, >j\u sont les

Lion de loulea lea bai ai 'monts, ii, m ii déforme variables, qui

mi spontanément coagulés sur le Lrom nu sur I- ■ut plus cher, quoique ao réalité, au point « J«- vus *!>• ta

, ils représentent un iléchet , mi sruitnln/, que le

tient «lit.

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mil dea boudins Formés par l'enroulement îles Isnii Dq Brésil et du Pérou le eau n */j»/w. al lf aar-

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Equateur ' et de I.» Colombie, le produit eat e\.|><'.tii- en

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planchas (1 mètre de longueur, 50 à 70 centimètres de largeur, 2 centimètres environ d'épaisseur), en tiriados (jusqu'à 3 mètres de longueur, sur 30 centimètres de largeur) et en andullos ; et, en janvier 1900, les prix de ces sortes, à Guayaquil, étaient, pour le quintal espagnol (46 kilos) :

Planchas 55 sucres, soit 137 fr. 50

Tiriados 80 — 200 fr.

Andullos» 115 — 288 fr.

En décembre 1901, ils étaient2 :

Planchas 45 sucres, soit 112 fr. 50

Tiriados 60 — — 150 fr.

Andullos 75 — — 187 fr. 50.

Le Nicaragua prépare des s/ieets, des scraps et des sausages.

Le Guatemala expédie presque toujours en planches.

Enfin le Mexique exporte des planches carrées (60 centimètres environ de côté et 1 à 3 centimètres d'épaisseur), des sausayes, et quelquefois aussi des pains de forme cubique.

Tous ces caoutchoucs sont noirs extérieurement, et jaunâtres, ou jaune-grisûtre, ou noirâtres, sur la coupe. Ils sont trop souvent très humides, en raison de leur mode de préparation. Beaucoup de récolteurs les passent cependant à la presse, après les avoir retirés des récipients ou des fosses de coagulation, et, en tout cas, les laissent, pendant quelque temps, se dessécher

1. Les prix de ces andullos ne doivent toutefois être rapportés qu'avec réserve au caoutchouc de Castilloa, car il ne faut pas oublier que l'Equateur exporte aussi du caucho blanco. Or. d'après M. Preuss, le caucho de (lasUltoa (ou caucho neyro) est expédié en planchas, en tiriados et en andullos, et le caucho de Sapium (ou caucho blanco) est expédié en andullos (formées de lanières ou de filaments!. Les andullos pourraient donc correspondre aux deux sortes de caoutchoucs réunies. Pourtant le rapport de la Chambre de commerce de Guayaquil indique ces andullos sans les subdiviser en caucho negro et caucho blanco.

2. Les prix des caoutchoucs ont sensiblement baissé, en 1901, à l'Equateur, en même temps que l'exportation diminuait, et que les droits de sortie étaient élevés de 9 sucres 48 à 10 sucres 90, par un décret du 30 septembre 1900.

caoi ivinni;

à l'air et à l'ombre ; n <>ns ne sutlisent pas tou-

jours pour éliminer toute l eau *jin* contiennent 1rs poches internes. I.» perte, ■> l'emploi industriel, qui o'esi quelquefois que de 10a I-"» "... pour les sortes soignées,peut ainsi atteindre ij 30 .1 '•" '■ ,,. St mi delà.

Condition* de végétation, — Le CêstiUoa elaêtien est un .!<■< arbres à caoutchouc pour lesquels il importe le plus, k , notre avis, de connaître et de perfectionner les méthodes de culture,

si | >rt «- que nous ayons une plus grande confiance dans Limatation de cette plante que dans celle des autres, en os ipii concerne nos colonies, ou les divers pays chauds de 1 Ancien-Monde, mais L'aire géographique de l'espèce, en Amérique, est tellement étendue qu'on peut admettre que, dans cette vaste zone, il soit possible d'entreprendre avec avantage des plantations, en des endroits r>ù l'arbre n'existe ou est ■ l ► ■ v **n ii rare. Et, en fait, parmi les essais de culture assez nombreux, tentés dans le Centre-Amérique depuis quelques années, il an psI qui semblent devoir donner des résultats encourageante.

Le Ctuiilloa el&stics n'est cependant p;is — c'est un point qu'il ne faut pas perdre de vue — un arbre dont les conditions de végétation sont aussi larges que pourrait le faire ie abord, sa dissémination a travers toute l'Amérique tropicale,

Nous eu avons eu mie première preuve lorsque nous avons

i remarque que, au Nicaragua et au Costa-Rics, les

finies sont bien plus abondants, et réussissent beaucoup mieux,

tBur le versant de I Atlantique, où il pleut même [tendant la • n sèche, que sur celui du Pacifique, où il y a une séchepeu près complète en décembre, janvier, lévrier et mars. 1 ti<- humidité presque constante de l'atmosphère est dune un premier laetiur in cessaire.

Préciser cette humidité, c'est-à-dire la quantité d'eau que

1. sol < loi i recevoir dans l'ensemble d>- 1 année, et sa répartition

approximative sur les divers mois, est malheureusement dilli-

II faudrait posséder des tableaux indiquant tes chutes

Ltt pUntc* .1 Moatchoi i,

'»jf y

mensuelles de pluie dans diverses contrées où les Castitioâ sont spontanés, ou, tout au moins, sont cultivés avec un succès certain ; et nous ne connaissons qu'un tableau de ce genre, c'est celui dressé par M. Koschny, pour la région de Ssn- Carlo, dans la République de Costa-Rioa.

Dans cette région, située loin de la mer, sur le versant de l'Atlantique, vers la frontière du Nicaragua, il est tombé en 1000:

Janvier 203 mm. 7 d'eau, correspondant à 15 jours de pluie.

Février 96 — — 13 —

Mars 79 — — 13 —

Avril 138—4 — 18 —

Mai 379 — ii — 21 —

Juin 201—8 — 22 —

Juillet 435 — 2 — 27 —

Août 343—4 — 20 —

Septembre . . . 320 — 7 — ■ 20 —

Octobre 505 — 1 — 22 —

Novembre. . . . 550 — 0 — 23 —

Décembre.... 259— 0 — 16 —

Totaux.. 3.519 — 0 — 236 —

Peut-être compléterons-nous mieux encore cette première indication en donnant également quelques autres relevés météorologiques, faits en d'autres points des divers Etats du Centre-Amérique. Les régions citées ne sont plus, autant que la précédente, des régions à C'axlilloa, mais elles les avoisinent plus ou moins, et nous allons, en tout cas, pouvoir établir une comparaison intéressante entre le régime des pluies du versant de l'Atlantique et celui du versant du Pacifique.

Toujours au Costa-Rica, mais, cette fois, dans la partie méridionale de l'Etal, la hauteur des pluies, en 1896, a été la suivante, à l'embouchure du rio Banana, sur la côte de l'Atlantique (3 mètres d'altitude) :

Janvier 292 mm. d'eau, correspondant à 15 jours de pluie.

Février 18i — — 16 —

Mars 140— — 17 —

LES PLANTKS A CAOUTCltOl -C 21 1

Avril 1.030mm. d'eau, correspondant à 24 jours de pluie

Mai 132 — — 19 —

Juin 272 — — 13 —

Juillet. 405 — — 24 —

Août 47" — — 23 —

Septembre... 109— — 14 —

Octobre 262 — — .15 —

Novembre... 335 — — 17 —

Décembre... 481 — — 23 —

Totaux. 4.119 — — 220 —

Au Nicaragua, sur la même côte, les pluies ont atteint, en 1890, à San Juan :

Janvier 670 mm. 00 d'eau, avec une température moyenne de 23° 5

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre.

Novembre. .

Décembre. .

Totaux.. 7.435 — 75 d'eau, avec une moyenne annuelle de 25°

Au Guatemala, toujours sur la môme côte, à Puerto-Barrios, dans le département d'Izabal, la moyenne des pluies est

de :

Janvier 140 mm.

Février 155 —

Mars 85 -

Avril 155 —

Mai 160 —

Juin 320 —

Juillet 500 —

Août 490 —

Septembre 280 —

Octobre 160 —

Novembre 430 —

Décembre 240 —

Total 3.115 —

PI \.MKS \ r.\,.i rCHOl I

humide, et où cette humidité persiste pendant une grande partie de l'année. Plusieurs mois de véritable Bêche rewe sont une condition défavorable. L'arbre peut certes vivre, puisqu'on le trouve sur le versant du Pacifique, mais!) Bal moini vigoureux, et supporte surtout mat les saigné

I. humidité de l'air ne doit toutefois pus être accompagnée d'une trop grande humidité du sol. Les CtstMoê aiment bien les terrains argileux, comme les dettes, et ce sont les sois sur lesquels ou les rencontre invariablement au Brésil, d'après M. Hubert; mais au Brésil précisément un ne les trouve que sui 1rs terrains plus élevés que ceux où poussent les Hevea. en

» endroits que l'inondation n'atteint pas. On a pu déjà remarquer plus haut que, dans le Centre-Amérique, leurs lieux de KdilecttOD sont, en forêt, les terres non submergées et seulelent fraîches, voisines des cours d*e;ut. M. René Gnérin, de Guatemala, a donné la fort intentante analyse d'un sol vierge du département d'Escuintla, sur lequel poussent des Castillan.

l kilogramme de cette terre a été jeté sur un tamis dont les mailles avaient t millimètre de largeur. 11 est reste sur le tamis 419 grammes, et il est passé 581 grammes, dont la composition, pour 1.000 grammes, après dessiccation, était la suivante :

taots total

grnmmes

nitrique

Azote organique

Clwuax

-.ir

TDS

Potasse

-jn-2

Acide phosphorîque

\ci.ir suifurîque

Chlore

'.i'fj

omposîtîon centésimale des cendres des feuilles des refl pousses bui ce sol était, d'autre part, la suivante, ces mdres représentant 1 1! . S u a „ du poids sec des ïe.uilles ;

\ i.ViiIlilKM

tea Silice Acide phosphoi

•ulfariqufl Chaui

.•si,

Quant k la température moyenne des régions! esl <!<• 25" .1 28°. La moyenne esl de 27* ■- 88°, p il,<nv ta région littorale de la Colombie el de l'Eque! Partout l'arbre ne se Lrouve, ;• l'étal spontané, qu'en I ■ baude, el il ne dépasse guère, ■ ■ ^ > 1 1 * • part, une altitudi ;> 500 mètres. Il ne peul vivre dans les régions où h rature descend Fréquemment au-dessous di !•'•

me dans les limites où il peul vivre, plus la i s'abaisse el moindres s. .ni si vigueur el son rendement. L'Equateur, le Cattillo*, nous dit M. van Isscbol contre depuis le littoral jusqu'à 500 m. '1res d'altitude ron.

Les conditions optima de végétation sont, en résumé: on température moyenne de 2oq h 28°; une humidité pre constante de l'air; une hauteur annuelle de pluies qui sembl devoir être de 2 mètres au minimum, le point essentiel tefois étant que ces pluies soient réparties sur presque touti l'année; enlin un terrain a base d'aï ne soit pas exclusivement argileux, puisque l'eau jamais séjourner et que l'arbre ne supporte |>;is les sole cageux, ou même très humides. I ,es meilleures tei donc celles qui sont argilo-sahlnnneuses et riches en buJi on ces ( Très limoneuses, avec sous-sols sablonneux lesquelles l'eau s'écoule facilement.

Culture. — Le Castiltoa elaatica peut rire Olultipli

nies, par boutures ou par marcott

Le bouturage ;t été autrefois recommandé par Cr< conseillaitde prendre de fortes branches, munies debo^ et longues de 30 ù 50 centimètres, et de les enterrer, ave< lei feuilles, jusqu'à la moitié de leur longueur. Il faut al

il S PLAXTBS \ » \<n il

sdin aussi dé choisir des branches persistantes, et non des rameaux caducs, qui ne reprennent pas; et la même remarque s'applique eux marcottée.

Mnis il est toujours |i!< de multiplier par semis.

D'abord, comme le l'ait remarquer M. Koschny, ce n'est que lii septième année qu'un Câstilloa peut fournir des boutures, puisque les vraies branches n'apparaissent que vers la quatrième ou cinquième année, et ces branchée persistantes siMii si peu nombreuses qu'il peut y avoir des inconvénients à les eouper ; puis, lorsqu'on peut ainsi se procurer ces boutures, l'arbre, depuis longtemps, donne des graines. Il n'y a qu'un cas où l'on puisse chercher à bouturer : c'est lorsqu'on étèle, au moment de la transplantation, des arbres de plus d'un an. On peut, en ce cas, vouloir tirer parti de ces sommets de tiges qui r<|>i riment assez facilement, (m les plante donc a I ombre et on arrose

A cette exception près, le point de départ d'une plantation doit toujours être le semis,

Dans les pays ou lis Castilloane sont pas encore Introduits,

le planteur éprouve malheureusement la même difficulté que

pour lis graines d'Hevea. Les graines de CaaHUoa perdent

rapidement leur pouvoir germinatif, et le transport dans

les conditions ordinaires est . pour cette raison, impossible.

\n commencement de 1901, M. van EsschoJ nous envoya

de Gueyaquil des graines provenant de fruits qu'il avnil cueillis

le 20 décembre 1900. Ces graines, expédiées le l& janvier,

nous parvinrent dans l«s premiers jours île février : elles

furent aussitôt semées en serre chaude, Sur soixante, aucune

ne leva M vsd Isschot, de --"n coté, avait semé a Guayaquil

ni\ de ces graines le I" 'janvier, c'est-ft-dire onze jours après

leui récolte: toutes levèrent, et tes jeunes plantules sortirent

de terre le 16 'In même mois. Les graines avaient été, avant

nus. laissées pendant vingt-quatre heures dans l'eau,

Pour retarder cette altération bî rapide de ces graines, on a proposé 'les emballages spéciaux. On affirme, par exemple,

qu ou est |i;u\eiiu a assurer leur conservation, dans des transports a longues distances, en procédant de la Eaçoo Btti-

[u'indiqne l.i Senuùu «!<• B

embre 1900:

.. Paire choix de graines bien frs qui les oel I en col

pulpe, les laver o l'eau froide, 1rs dtendre sur , Les foire sécher dans une salle aérée pendant six '■

ESUea peuvent alors être emballées dans de la fibre de co on emploie encore du sable humide, mélangé de chi Pour cenl parties de Bable, on en ajoute dix à quins de bois, qui ;i ta propriété de protéger l< fermentation. Le sable doit toujours être In emploj é,

l>;ins (!.••> bottes de ti centimètres de i de

largeur et '» centim. •> de hauteur, --"il d'un volu 135 centimètres cubes, on peut mettre milli maïs

elles soûl serrées, et il est préférable de n'en placer <|ii'-

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