‹ Les plantes à caoutchouc et à guttaChapitre 43 sur 92 · Dana le fond de la boil étend une · texte numérisé non relu

Dana le fond de la boil étend une

nelle, puis une couche <le sable n de charbon

viennent les graines, donl <m dispose une couche sur l<- sable.

On continue à superposer 1rs couches alternatives de

de graines, jusqu'à ce que la boite soit pleine On veille

que les graines ne touchent pas 1rs parois di

bon de pratiquer quelques trous, ulinde laisser pénétrer Va

Toutes mtions doivenl évidemment avoii pour effet

de retarder le rancissement et peul-èl lil il même pn

rable, à cet égard, de ne pas pratiquer, dans 1rs parois d boîte, des lions, (pie lu 1res faible respiration i rml

bien inutiles), d'empêcher le développement «les moisissu et de mettre obstacle ;■ une trop grande dessiccation graines. Et il est possible que cette dessiccation soit, en m temps que le rancissement, une cause de l'altération rapide des graines de Castillan (Viles qui sonl en conditions ordinaires sont, en effet, fortement contrai lorsqu'elles arrivent à destination, comme nous avons pu I constater; elles ne remplissent plus toute la ca\ • circons* par te mince péricarpe qui les entoure, et qui forme mail nant, autour «le chai une, une envelopjie ! i trop la

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LES F'I.XM 101 C 217

tandis que I kilo de graines fraîches correspondit 2.200 de oea graines, a peu près, 1 kilo de graines sapond a un nombre double L'emballage que nous venons de décrire sera, d'ailleurs, certainement toujours remplacé avec avantage par l'emploi de rrea de Ward, dana lesquelles noua avons déjà vu expédier I''1- graines d'/Tawa. Seul le prix plus élevé du transport

de ces caisses, remplies dé pota de terre, peut faire préférer un antre mode d'envoi ; car c'est, sans le moindre doute, avec

-. serres wardiennes que les risques snul le plus faibles.

Quoi qu'il en soit, le planteur aura donc à sa disposition, lorsqu'il entreprendra sa culture, tantôt des graines et tantôt de jeunes plantes levées en COUTS île route.

l.es graines sont rarement semées directement, car il y a

lieu de craindre, presque partout, que les plantules soient attaquées par les insectes, les rats ou autres animaux. Il vaudra toujours mieux enaemencer sur planches.

Ces planches peuvent avoir I m. 'Mi de longueur, et être séparées par des sentiers de 13 centimètres. M Koaehny, du Costa- Rica, conseille de ne pas remuer le sol trop profondément, et de se serviras la houe plutôt que de la bêche, car les oes H*' doivenl pas être trop enterrées. En cas contraire,

la surface de la terre durcit, el La sortie des plantules devient

difficile. Chaque planche sera un peu surélevée, surtout au milieu, pour permettre l'écoulement des eaux, qui ne devront ooo plus, séjourner dans les sentes.

Sur chaque planche — toujours d'après les conseils de Koachnv — un trace trois sillons, de la profondeur de Millimètres à peu près, un au milieu et deux latéraux. tans Oes Sillons, 00 dépose les graines, ii des intervalles de ."► à centimètres, puis on recouvre de terre. Si les semis sont faits •n s.us.iii sèche, on arrose Mais il vaut mieux les faire un peu ivuit l<- début de la saison pluvieuse, comme cela a lieu générait eu Amérique centrale, car les fruits mûrissent vers i ivnl. el les graines sem ilôt le sont donc .< 1 1

lin de la saison sèche On évitera toujours, en binant légèrec précaution, que la terre, quand les pluies on( été Miiviesde Béoheresse, forme une croûte superficielle,

germination ra en <h\ jours .1 un

degré de chaleui et d'humidité el l'état de quatre b cinq mois, les plant ur de

30 à •"►<! centimètres : elles peuven

];i saison il" licon pluvit i

.m m- les transplan .. . au début de la nouvelle sa won

Lorsque le planteur n 1 de rend', il doit, dès l'arriver tics eai 1er ces plnntule us un endroit ,

\I Godefrov-Lebeuf de façon à éviter I de la lumière sur des <is^

« Les plants. ajoute le même hortici repiqués à deux ou trois centimètres de d islam caisses que l'on exposera petil à petil a l'aiii Toutes les plantes pourries, luises on a\ mées. de manière à éviter l'envahissement de la poi Au bout de quelques jouis, celles qui sont sj repris leur couleur verte, et il sera alors possible de l> en plein air ». Elles seront maintenant pi comme les graines.

Lorsque, dans les serres de Wanl. les graines était de petits pots — ce qui est la disposition préférable pots sont exposés, peu a peu, comme tout a l'heurt à l'air et a la lumière; puis on enlève chaque plan!' sa motte de terre, on coupe nettement les ratines qui di et <>n met directement sur 1rs planch

Le terrain définitif d'une plantation de Castilloa do jours de préférence être un sous-bois, qu'où éclaircît, \ I spontané, le l'aslilloa elu&ticn, dit M. Koschn; jamais dans les hautes forêts, où les grands arbres I un fouillis impénétrable. Il se plaît plutôt dans la forêt mt

c'est-à-dire composée de grands el de petits arbre cime reçoit les rayons du soleil, alors que son lron< grande partie ombragé. Le planteur doit naturellement b tout, tenir compte de ce fait, el il sera toujours imprudent d'entreprendre, comme on l'a fait au Mexique et au Ni. gua, des cultures en terrain découvert.

M. Kosehni . «[m .1 fait des plant décrit m-, !-i loin comment il procède lit juillet 1901 .

Quelques mois avant le moment de h t défri< h« en forêt des ban ainsi «h's aortes il allées, qui mètres, < 1 1 1 1 restent momentanément embrnussa I La défrichement des nlléea consiste a cou 10 centimètres nu-dessus du sol, tous les jeunes arbn peut renverser avc< le sabre d'abatis, l<'s taillis, les bi li's lianes, On laisse sur le s<>| défriché toutes les ooupées, pour qu'elles forment, en pourrissant, i «l'humus et conservent l'humidité it, on enl

ligne médiane de l'allé) . et II des intervalles de 'i mèti piquets de 1 mètre environ de hauteur, et on nettoie le sur un rayon centimètres environ, tout autour de eha

de ces piquets. Maintenant on déboise partiellement la p talion, ;iussi l>icn ii;iiis les espaces les allées, en abattant deux arbres sur cinq ou trois si la

est dense . et en supprimant de préférence oeux sous quels ne pousse aucune plante, ce qui est une preuve qu'ils donnent un mauvais ombrage. On laisse les plus grands arbres qui se trouvent dans 1rs allées, s'ils ont le feuillage qui •

on coupe les plus petits, qui dui nt un ombre

et défavorable. Toutes les races fi grandes feui

doivent être enlevées. Les taillis laissés dans 1rs espa< médîaires ont pour but de protéger les Castillan contre le vent : on ne supprime que les arbustes ouïes herbes qui doi raient trop d'ombre dans les allées, en raison de leur haut Le but. essentiel à atteindre, en détinitive, dans la préparation du terrain, est d'obtenu 1° le plus de lumière possible, même la lumière directe ; '!" un abri contre le \ <ni . p jeunes arbres; et 3° un ombrage moyen pour les arb adultes, dont la cime seule, nous I avons dit, <loit être ensoleillée. Dans la suite, on aura toujours soin d< er, parmi rbres nouveaux, tous ceux, qui, poussant plus vite que les ' .■if/iH'i.t. ombrageraient cette cime.

UtS h. an ils a CAOI it.iiiii i

Le terrain est donc préparé. Aux places où les jeune* plantes vont être apport -.1 -à-dire aux points où «1rs

piquets ont été enfoncés, le sol est remué, sur une largeur de I mètre et sur une profondeur de 30 b 50 centimètres. Les petite? piaules seules peuvent être enlevées avec leur motte de terre, (es plus grandes sont enlevées a racines nues. Aux unes et aux. autres on coupe l'extrémité de la racine terminale, qui ne doit jamais se recourber en terre, La section est Faite un couteau bien tranchant, a H) centimètres environ de (extrémité. Chaque plante est placée près dun «les piqueta posés au moment du débroussaillemenl . • I ces piquets devront,

pendant deux ans au moine, lui servir de tuteur. <ln l'ait toujours en sorte que la base de la tige suit, au moins, aussi pra fondement enterrée qu'elle l'était dans la pépinière. Mutin la doit être bien tasser.

Les soins d'entretien, jusqu'à la huitième année, consistant

à enlever, dans les allées, toits les taillis et huiles les lianes qui v repoussent. La première année, on nettoie, en outre, la surtaie du sol, a un mètre autour de chaque pied; les années

suivantes, au contraire, on évite de procéder a. ce nettoyage, car "ii i laquerait maintenant de blesser les racines des Ca&tilloa, qui sont très superficielles. L'enlèvement des taillis et des

lianes.au Costa-Hica, dans les plantations de \[. Kosclinv. a lieu trois fois dans le cours de la première année, deux t'ois pendant chacune des trois années suivantes, et une l'ois pendant les cinquième, sixième et Beptîème année-. A partir de la huitième année, on se contente de supprimer, au moment delà récolte, toute la végétation étrangère qui s'est développée pendant L'année, au voisinage immédiat de chaque arbre a caoutchouc.

Quand la culture est faite sur terrain nu, où les {'aulilloa le sont abrités que par les arbres d'ombrage qu'on a plantés, une excellente précaution, de lavis de M. Koschny, esl dételer le CëêtiUos vers l'âge de '» a 7 ans, quand il porte déjà «leiix ou tn>is branches persistantes. Sa eiine s'étend ainsi davantage en largeur et ombrage mieux le troue.

«est .i 8 ans qu'on peut sans crainte, d'après M. Koschny,

luimniiH-.T h récolte : plus l

L'arbi n avoir m ime tiré un réel protil imméd

Nous ivoa ctuellement, dans l«- Centn

rique, les <:,ishh >s qu'uni- fois par ai

ils le sont .« foad, puisque des entailles s.mt pi toute l;i longueur du tronc, Dans une plantation, il s prudent de faire des incisions moins nombreuses e| cl répéter plusieurs t'< » i s M. Kosohn^ dil trois l. cours <le l'année. Le rendement annuel d'un arl moindre qu«- celui auquel sont actuellement habitués !•■■ leurs américains, mais ce! arbre ne souffrira p;is vigueur, an lieu de dépérir, représentanl pour le r un

nu plus modeste, mais plus durable. M. Kohi de ne tirer d'arbres de 8 ;uis que de [20 a 1 no gran

ntchouc dans l'année, ce qui aviron lOÛ a MM)

centimètres cubes de lait.

Les incisions peuvent être faites en V, suivent la nn-tl courante. Nous avons déjà vu toutefois que • tilles

doivent être toutes du même côté, ■■! ne p;»s eml plus

des deux tiers M. Koschny dit la moitié du tronc. Le nombre des incisions, a chaque saignée, dépendra naturelle]

et de la vigueur de l'arbre. Sur ses pieds ji trois !<>is par an, M. Koschnj conseille deux entailles a chaque saignée, Ces entailles sont espacées de I mètre; celles de la première saignée sont faites à la base du tronc, et les suivantes de plus en plus haut. Toutes ces entailles ne doivenl pas trop larges, pour que les lèvres se resoudent rapidement que les insectes ne pénètrent pas. Au-dessous de chaque pointe du V sera lîxée une tusse, dans laquelle I lera directement. Lorsque l'arbre paraîtra souffrir, on le i reposer pendant deux ans

Ce lait recueilli est actuellement coagulé par les bucs Liges de diverses plantes. I ne poignée de ces tiges esl bi et mélangée ave< deux litres d eau qui représentent, b peu près, la quantité nécessaire pour coaguler "> ■■ G galli 20 à 2i litres de lait. Nous avons vu, dans un précédent pitre (pag [ue le procédé de l'aveuir, pour le lail

LES PLANTES A CAOI M-iiiti .

(iUiiii, plus eaOOre que pour lout autre, parait être \<> barat- ■ m L. centrifug&tion.

tagulation opérée, on mel sous presse la quantité de

Ichouc correspondant à peu près à H litres de lait, et an le

comprime en plaques minces, ■(»• 60 centimètres è 1 mètre de

longueur, sur 30 centimètres <l<* largeur, t'.rs plaques sont

ïécfaées ;• t'ombre 'jamais au soleil) et à l'air, et réunies par

paquets,

Les lanières provenant de lu coagulât ion spontanée du Lait

dans les incisions, et qui constitueront lu burruchu, sont,

.1 autre part, recueillies cinq ou six jours plus lard, lavées,

«rrassées de leurs impuretés, léchées ei enroulées en

I boudins de diverses grosseurs.

L'époque de la récolte, dans le Centre-Amérique, est ordinn-iit, avons-nous dit déjà, la saison sèche. M. Koschnj recommande de ne pus inciser les Cutiiloa pendant l.i DoraisoQ et lu fructification, et de laisser même l'arbre se reposer encore un mois après la chute îles fruits. Cette recommandation parait bien concorder avec la pratique la plus ordinaire de la région, puisque L extraction se lait en avril au jh.i. en nui au Mexique, etc. Or nous avons vu que les fleurs apparaissent au début de la saison sèche, vers novembre

ou décembre, quand les feuilles commencent à tomber, et que les fruits mûrissent environ quatre mois plus tard. Ajoutons un mois de repos, et nous atteignons bien, en elFet, les mois

I d'avril et mai.

ipendant, si Ion fait, dans le cours de l'anuée.non plus frnée, mais plusieurs, oa voit qu'il faut, dès lors, récolter aussi en saison pluvieuse. I ne de ces récoltes pourra être placée vers le initie. i de cette saison et une autre à la lin. comme cela o déjà lieu en quelques endroits1. Et comme, l'autre part, il ne p'-ut y avoir aucun inconvénient a retarder

I. M. Morrisdil que, bu Honduras britannique, on récolte après les

- de l'automne, pendant les mois d'octobre, novembre, décembre

•i janvier. Kt il pamil que, un Mexique, on récolte de même parfois en

hre.

ils l-LA.Vi m.i i.

d'un ou deux iintis li récolte d'avril-mai, on peut dire.

mti

■lll.nl,

ve, que, par cet le meinooe. au in-n m inciter on - ■ m incisera plutôt, mi contraire, le Cuxtiti des pluies, au commencement, au milieu mue, en deux mois. < ! est là, au reste, l'avis de M. Koschn) f.iit remarquer que c'est l'époque où l'arbre, qui esl en pi

rite, réparera le mieux sis perte: blessun

doute le lail sera moins riche; mais, étant donné qu'il abondant, le résultat sera le même, en ce qui

• Ile.

Quant au rapport annuel qu'on peut attendre d une plan tion, les essais de culture Boni encore trop réi suit possible de donner des chiffres bien précis, i|ui. au surplus, varient suivant la région. En Amérique, il semble tpport suit un des plus grands qu'on puisse attendre d culture, Les notes consulaires disent que, au Mexii tics plantations ont «-te laites dans les États de Ta bas* Chiapas, il en esl qui sont tellement rémun ie la

première récolte rembourse tous les frais d'install d'entretien, et laisse encore de j"lis bénéfices. Nous avouons que nous douterions un peu de la réalité de ces assertions, >|ni peuvent paraître optimistes, si M. Koschnv ne les émettait a Sun ttiur, et à peu prés dans les mêmes termes Le planteur du Costa-Kica affirme expressément ' que les deux premii années de récolte, non seulement suffisent poui couvrir le prix d'achat du terrain, tous les frais d'installation et les intéréts du capital employé, mais encore donnent un dividi qui n'est nullement insignifiant.

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