I . S II \MI S \ CAOUT( IK'I C
2!il
Uiptiques-ovales, arrondies, émarginées on cordées a la base. Les réceptacles «-«■ut oblongs, de 25 milhmètres environ de Longueur, tronqués <>u légèrement déprimés au sommet, rouge-oronge,
Les racii - s,.nt peu nombreuses.
On «lit quelquefois qu'il donne du oaoutohoub, m. us rien
il est moins pTOn
Ficus Hoxburgfùi Wall.
us iiim rn/ilii/lLi Mii\l). ; l'icns scleropleru (iiilT. , (lurellin
màcrophylU Miq. : Fient ngtt Miq.
Hooker le mentionne sur ['Himalaya, de l'Indus au Boutan,
sur les monts dos Klutsias. 9 Chittagong et en lîirmanie. Il s élèverait jusqu'à l'altitude de 1 .600 mètres,
( l'est un Neomorpha et non plus un Uroêtigma, Les fleurs mêles il femelles sont dans des réceptacles distincts, dont les femelles ^"ot plus petites que les mâles,
l. arbre est peu élevé, de 3 a 1<> mètres de hauteur, à écOTCe brune : [es feuilles sont largement ovales ou arrondie?, mucro- - entières ou dentées, plus ou moins glabres en dessus, remenl pubescentes en dessous, à base cordée, rarement «die. Les figues sont rouge-brun ou pourpres, taoheb large ombiiie, souvent rétrécïes a la hase. Nous ignorons si «est & ce Ficus mucrophylla Roxb., on èce australienne de Desfontaines, qui en est bien distincte, que (ait allusion M. Tschirch, lorsqu'il dît, sans malheureusemeut citer, après le nom botanique, le nom d'auteur, qu'il a vu du caoutchouc de Ficus ni.icro/ilii/lla qui était mou, et bien inférieur & celui du Ficus alattica.
Ficus annul&la Ml.
»yn. : Untêiigms »nnul*tumliiq ; Uroatigma flaveicen» Miq. ; Urotiiffmt jiirrlliini Miq.; Uroatigma validu m Miq.; Uroatigma. dêpreaaum Miq.
L'arbre esi épiphyte et habite les parties basses et les daines «le la Birmanie, de Pérak et de la Malaisie.
Les feuilles en sont glabres ou légèrement pubescentes, coriaces, oblongues, ou oblancéolées, ou ovales-elliptiques, brièvement acuminées, entières, aiguës ou presque arrondies à la base, qui n'est jamais cordée. Les figues sont ovoïdes ou oblongues, de 23 ù 40 millimètres de longueur, grisâtres ou jaune-orange, avec des taches blanches.
S. Kurz, dans la Forest flora of British Burma, dit qu'il donne un très bon caoutchouc. C'est le seul renseignement que nous possédions.
Ficus alfissirna Bl.
Syn. : Ficus laecifera Roxb.
C'est un arbre à large cime, avec très peu de racines aériennes, et qu'on trouve dans l'Himalaya tropical, du Népal au Boutan, dans les plaines de l'Assam et du Deccan, en Birmanie, a Malacca et en Malaisie. M. Boerlage l'indique, avec doute, comme étant le gitan de Sumatra.
Hooker admet que le Ficus laecifera Roxb. n'en est que la forme septentrionale, à feuilles plus larges et plus minces.
Les parties jeunes sont, pendant quelque temps, pubescentes, puis glabres, sauf la face externe des stipules.
Les feuilles sont coriaces, pétiolées, largement ovales-elliptiques, rarement ovales-lancéolées, brièvement et obtusément acuminées, entières, à base arrondie, rarement rétrécie, jamais cordée.
Kurz dit de la forme laecifera (qui serait appelée nyougpen ou ;/ ui/oung en Birmanie; qu'elle donne un excellent caoutchouc, analogue à celui du Ficus ela.s/ica. Au contraire, selon Gamble, l'arbre contient « moins de caoutchouc que le Ficus clastica, et son produit est de qualité inférieure ».
Ficus obtusifolia Bl.
Syn. : llmstvjma ohtusifolîum Miq. ; Ficus lonyifolia Ham.
Cet arbre, qui est souvent épipliylc, atteint une grande taille. On le trouve dans les forêts tropicales de la base de
\> il •> \ CAOCTCB01 I 253
l'Himalaya oriental, de Sikkim ii Munnipore, on Aasam, a Chiltagong, en Birmanie et ù Pérak. Il serait appelé nyounghymp iliui- l'Inde
Toutes ses parties sont glabres. Les feuilles smit brièvement pétiolées, brillantes, coriaces, elliptîques~oblonguea ei obo-
valcs. a sommet arrondi, obtus ou légèrement muer* ,
à l>;is<- aiguë. Les Sgues simi globuleuses, subtrigones, déprimé, jaunes et pointillées à maturité.
On dit, très vaguement, comme pour toutes les espèces pré- ; qu'il donne du csoutchoue,
Mais il f-t . en définitive, plus que probable que tous ces
Ius que nous Muons de rapidement citer après la Ficus cl.isiir.t, i>i qui poussent, plus nu moins, dans les mêmes ona que ce Pieu*, n'offrent, en réalité, h i<<us points de qu'un intérêt très médiocre, comparés su caoutchoutier il Isaam, C'est celui-ci <|ui reste le grand, et, très vraisemblablement, I unique producteur «in caoutchouc, dons le nord de 1 'Inde Anglaise et a Java. Les autres latex, s'ils sont quelquefois employés, le >'»i>i probablement plutôt dans un but frauduleux.
Ficus [irolua Forst.
Syn. ; Vroatigm* prolixum Miq.
Ce iiguiei est commun en Nouvelle-Calédonie, surtout sur la cote orientale, où il est appelé otiBnffiiî a Balade et n'rfourou a Kanala C'est ïiir.n de l'île Nui ; et on le trouve aus des Pins. Il est abondant également, en Polynésie, a
Tahiti, où il pousse sur le bord de la mer et dans les vallées
L<l-' l'intérieur. C'est Voraa des indigènes, qui le conaidèrenf somme un arbre sacré, •■! qui croient que les graines en ont été apportées de la lune par la tourterelle.
Le tronc atteint des dimensions considérables; il a quelas. d'après Vieillard et Deplanche, •'< •' i mètres de dia- L >s branches qui, elles-mêmes, sont grosses comme .i lues moyens, s'étendent presque horizontalement b 13 m 2<» m forment ainsi un immense parasol, De ces
v i:aoi i'i.imi t.
dont uni- quanti les plus iincienru longtemps, simulent des pili lis que les pi ne
munies, o leurs extrémités, de radi< pendent
gracieusement •■
Toutes les parties sont glabres. Les para portent des feuilles caduques, Faiblement pétiole timètres), elliptiques, longues de 1".i 16 centimèl de 3 à 6, coriai an scumen court, aigu ou o!
tronquées à La Lise et trinerviées De la nervure •
partent environ dix aervun deires, qui se divw
vers le bord du limbe, en deux branches B'anastomosant leurs voisines. Les stipules sont ovales-ai
Les figues sont axillaires, p;n deux ou solitaires, p • i les. arrondies, g labres, ai li. esr Les bractéoles sont linéaires, lancéoli
Le périantbeesl a deux lobes inégaux Dans les Heure maies est une seule étamine, a an dans les il
femelles, l'ovaire est oboval, le style latéral filiforme mate simple, papilleux. I. akène es1 ovoïde, linement aille Pieu» parait être la seule plante qui puisse donner du caoutchouc en Nouvelle-Calédonie. Peu exploité à IL actuelle, il l'a été plus activement, il y ;l quelques ano une société (pu était alors concessionnaire de celle BXplo lion.
D'après des renseignements que nous devons :. M \Y.. qui était le directeur de celle société, la saignée consistait en incisions verticales de l'écorce du tronc, faites avec une îachette a manche court, dont la lame u\. plus de <
centimètres de largeur, avec une arête vive de cinq raillimèf
L'arbre ne parait pas souffrir même d'incisions quand les entailles sont faites avec soin. Un ti me d< I m, 28 a 2 m. 50 de circonférence à sa base support. -nul très bien dix a vinLft incisions tous les deux irs.
Le [irore.i ' ' U I ; . 1 1 ■ » Il clli|>lo\<- était celui de I Ama-
zone, Le caoutchouc enfumé, détaché de la palette par une incision latérale, était vendu en biscuits de 3 ;.
LES PLANTES A CAO! h II' M <
qui étaient, dit-on, assimilés à lu sorte 9crnamby de borr&cfia du Brésil, et vendus de <» IV. 50 a 7 Fr, •"><> le kilo.
Ce caoutchouc ne nous parait pas cependant être d'une très
Longue conservation bI tourne peu à peu mu j,rras, si nom en
ons par lea échantillons que possède le Musée colonial de
Marseille. Tous ces échantillons, qui, il est vrai, sont au
Musée depuis huit à dix ans, sont aujourd'hui altérés, même
parés avec soin, par enfumage,
Ficas Vogelii Miq.
.. : Urottigma Vogtl'ù Miq.
Le Fictif Vur/elii est ommi, sur la côte occidentale d'Afrique, depuis le Sénégal jusqu'au nord du Longo; et les noirs en retirent un caoutchouc qui est quelquefois exporté, en même temps que ceux des L&ndolphûi,
C'est le dop mâle du Sénégal et un des ahba de la Cote de l'Or et de I .;<:r"s.
Peut-être L'espèce descend-elle meute au delà de la limite méridionale que nous venons d'indiquer, car il est possible, d'après M. Warburg, que le Ficus Quittas Welw. de l'Angola n en soi! qu'une forme
I- atteint de très grandes dimensions. M. Millson, — qui, eu ISSS, envoya de LagoS à Kew les échantillons qui permirent de déterminer que V&bbë «-lait le Ficus Vogelii, déjà \ ii par Vogel ■< Grand-Basaam, e( si^n.tlé aussi à Libéria, —
un pied de I M ans qui avait I m. % de circonférence, à I nulle au-dessus du sol, i mètres de hauteur jusqu'aux premières branches, L"> à IN mètres de hauteur totale, et dont les branches couvraient une surface de 1.000 mètres carrés.
I >es plus gros rameaux descendent, comme chez le Ficus elastica, des racines aériennes.
feuilles, assez Longuement pétiolées (8 à E> centimètres),
i oblongues, ovales <m lancéolées, avec un court mucron
ohtus, légèrement émarginées a la hase, coriaces, glabres en
dessu>. légèrement poilues sur la Face inférieure, à trois ner-
vui-' .,1 Elles mesurent, en moyenne, :
ti mètres de longueur, et 7 6 12 centimèl ur,
irenl être plus grandes encore. Biles sont - U*, à
\ ores jaune fou.
• i»t axillaires, par deux, presque sessiles, buleuses, uu peu plus grosses qu'un pois .< peu près entourées par un involuci lobes, jaunes et
tacn ) quand elles ne sont pas mûres, rouges à matui
Les Heurs mâles sont ;i une étamine, dont le lilei est oouri et épais. Les Heurs femelles ont un périanthe tripartite concaves carénés; l'ovaire est ovoïde, avec un style court, surmonte d'un stigmate un peu allongé obliquera
M van Komburgb n'a pu coaguler le lait ni par citrique, ni par l'alun, ni par le sel. L'acide citrique ment provoqué, au bout de vingt-quatre heures, uue m ptiou des globules, qui sont venus former une crème a la surfc L'ébullitioo et l'alcool, ;iu contraire, déterminent imméi tement le coagulation.
Les nuisions lai échapper un latex abonda
M. van Romburgh, qui a étudié celui qu'il a recueilli sur exemplaires cultivés ;< Buitenzorg où les arbres p. asaez bien réussir), «lit qu'il a pour densit- 1 ,009. Il
neutre et ne contient que des traces d'azote Blanc d'abord, il prend, par l'addition d'ammoniaque, une couleur jaunâtre, se fonce de plus en plus à l'air. Il contient (à Java) 30 à 'M de caoutchouc.
Même en Afrique, ce caoutchouc de Ficui Vogelii est qualité inférieure. Il est élastique, mais casse lorsqu'il est tement étiré, Celui que nous avons vu. et dont la densité et de 0,948 à 0,960, était un peu visqueux et légèrement plastique.
La teneur en i est toujours très grande, comme le
prouvant les séries d'anah ses suivantes, qu'ont bien voulu noi communiquer MM. Michelin, et qui ont porté sur le proi étuvé commercial :
Eau
Caoutt.'lioiii' .
I «m I - M IOI '.' HOUC
Résioe6, Cendres
'm. '.Ml
mdement du caoutchouc bru! en caoutchouc lavé, déchiqueté, puis b* i bë i I étuve entre 20° et 25°, avait varié, pour ces divers échantillons, suivant la fraîcheur et ta propreté du produit, de si h 90
D'autre part, MM. Michelin, qui ont pu étudier le latex, en ont retiré de •'•••, l .< il "... de gomme lavée et séchée,
Enfin des boules achetées I Bordeaux, sous !>• nom de i« Rufisque I>«iji p, et analysées également ;> la manufacture i ontenaienl
chttntilloD tunlillon
14,5 "/, de résines ci l ,2 •■ ,, de cendrea — et 1,4— —
Vu point de vue qualitatif, ajoutent MM. Michelin, tous ces caoutchoucs paraissent contenir la même résine <pii Pond vers t"<>" i 180*, et est un mélange de plusieurs corps, plus un moins fusibles et solubles dans l'alcool •»,
Les boutes que nous avons vues, et qui provenaient Au Sénégal, étaient rouges extérieurement, et formées par Lion de petites larmes, i|ui indiquaient «|u<- les noirs doivent laisser li^ Latex se dessécher sur l'arbre et récolter le caoutchouc spontanément coagulé, \ussi ces larmes sont-elles toujours mélangées d'impuretés, qui contrihuent encore > déprécier un produit déjà médiocre par lui- 1 1 1 • • 1 1 1 ■ ■
Le meilleur procédé serait probablement de recueillir le latex
le coaguler par les acides appropriés. Des échantillons
aoutchouc envoyés de Lagos, et préparés parle jus de
citron'j ont été reconnus supérieurs ;■ ceux obtenus, soit par
ébullition, soit p paration spontanée des globules dans
le latex additionné d'eau.
I !.. [im de -1 lonc i<- laloi recueilli en Afrique, :il<>r>,
que »ns vu '|ur M van Romburgh n'a pas pu obtenir
l' le lull'X 1 1< < >lti- :i i
hullr.
258 LKS PLANTES A CAOUTCHOUC
Nos données sur le rendement des Ficus Vogelii sont assez vagues. M. van Romburgh n'a obtenu, à Java, que des résultats assez peu satisfaisants. Un arbre de 7 ans, poussé à l'ombre, n'a donné que 32 grammes de caoutchouc, puis 5 grammes seulement après un repos d'un an. Trois pieds de 5 ans, non ombragés, ont fourni, respectivement, 7,13 et 15 grammes, puis, un an plus tard, 20,11 et 28 grammes, et, deux ans après, 5,15 et il grammes.
Enfin un arbre de 12 ans, bien développpé, a donné 250 grammes.
Mais il convient de remarquer que ce sont là des essais faits sur des exemplaires cultivés en dehors de leur pays d'origine.
En Afrique, M. Millson dit que l'arbre de 13 ans dont nous avons indiqué plus haut les dimensions a donné, en saison sèche, 3 litres 1/2 de lait. M. Millson n'ajoute malheureusement pas quelle est la quantité de caoutchouc correspondante. D'après les données citées plus haut, elle serait de 1 kilo à 1 kilo 1/2. On assure aussi que certains pieds peuvent fournir jusqu'à 5 kilos.
Ficus sp.
Nous avons dit que l'espèce précédente était le dop mâle du Sénégal. Mais on connaît dans la même colonie — sans que nous sachions trop à quelle espèce de Ficus le rapporter — un dop (juiné, ou dop femelle, qu'on trouve, par exemple, dans les Niayes et en Casamance, et qui est, comme le dop précédent, planté en avenues dans les rues de Kufisque.
Cet autre dop est encore un arbre à caoutchouc, d'après les renseignements que nous ont fournis MM. Michelin.
820 grammes de latex, recueillis par un correspondant de leur maison, ont donné 254 grammes de gomme lavée et séchée, soit 31 °/„.
Et ce caoutchouc contenait 0,75 °/0 d'eau et 26,4 °/0 de résines.
il serait donc plutôt moins résineux que le caoutchouc de dop mâle.
LES l'i.wii > \ CAOIi h. mu r
Ficus Vohseniï Warb,
signalé par M Warbuig an Togo Bismareksburg ri i Sierra-Leone, Dana cette dernière colonie, d'après M Vohsen, il serait désigné sous Le nom de rabber iront/ par Les colons,
iractèrès botaniques Le rapprochent du Ficus Voffelii,
Ses feuilles Kont grandes, coriaces, largement ovales [13 à 10 centimètres de longueur, snr 8 è \'l centimètres tic largeur médiane . glabres sur les deux Eaces, obtuses ou brièvement acumînées, « base cordée, subcordée ou arrondie. La pétiole .1 ;i ii i> centimètres de longueur, et environ 3 millimètres d'épaisseur.
Les Bgurcs sont axillaires, assez grosses, presque globuleuses, «le •* centimètres environ de diamètre, et bien caractérisées par tes taches brillantes 1 i Légèrement verruqueuses, de I iinlliiii. 1/2 de diamètre, qui sont disséminées à Leur surface.
Seul, le nom vulgaire anglais mentionné par M. Vbhsen îous Bail dire que ce peul être un tiguier h caoutehouo.
Ficus P réussit Warb.
Cette espèce esl encore très voisine du Intrus Vnijelii, mais l.s ligues soit beaucoup plus grosses, Car elles oui environ entimètres de diamètre.
Les rameaux tout jeunes on! an épiderme de couleur ferra» use, qui se détache de très bonne heure par petites écailles, •étioles, qui ont le môme revêtement, «>ut '-i cent. \/2 à "i de Longueur, et - •■ 3 millimètres de largeur; le Limbe est glabre, la ncéolé-oblong II» à 30 centimètres de longueur, sur fi à 10 Centimètres de largeur), brièvement, ei vent obliquement, acuminé au sommet, rétréci, puis arrondi a. ise
les soûl subaxillaires et sessiles, par deux, très charnu
i.i s ii w h - \ caoi renoue
Nous ne savons1 pas si I espèce même — qui est décrite d des échantillons recueillis par M. Preuss au Cameroun i Barombt, — donne du caoutchouc, mais M. Warburg croH qu un échantillon rapporté de Balimba par Braun esl identique. Or BruiHi dit t\m- l'arbre qu'il a vu donne un Lates abondant, se coagulant en un caoutchouc qui est probabiemenl exporté.
Ficus ii.s/ii/ih.in-nsis Warb.
Cet arbre, trouvé par M. Ilolsl dans les roréta de ta côte du Zangnebar, où il est appelé mg&ndi par Les indigènes, esl i liini'iii à placer, par ses oaractëres botaniques, dans le voisinage du l'iriis Y'utfrliide la côte occidentale «
Il atteindrait "»)) mètres de hauteur. I. es rameaux sont épais,
a écorce lisse et blanchâtre, annelée. Les feuilles ont un
pétiole épais, de 2 crut. I 2 à 4 centimètres de longueur, et de
2 h M millimètres de Largeur. Le limbe est Largement elliptique
\2 ,i 1î centimètres de longueur, h .;i 7 cent. I 2 de Largeur),
Bubcoriacc, obtus <ui arrondi ;tu mmhiih I, arrondi ou subcordé à la base, blanc sur la face supérieure, et avec une forte nervure principale, d'où partent huit à onze nervures secondaires. Les ligues sont par groupe di- quatre à einq, et portées sur des pédîoelles de 136 1" millimètres de longueur; elles s..nt petites I centimètre de diamètre . presque glabres, avec
quelques taches verruqueuses très peu saillantes.
M. Ibd.sl dit qu'on peut retirer de celle espèce beaucoup de caoutchouc.
Ficus ffoUtii Warb.
C'est le msnm de l'Usambara, où M. Holst la trouvé à Hangarra Lutindi, a I ..'i!M> mètres d'altitude.
Imites les parties en sont glabres. Les rameaux sont àéeuree lisse. Les pétioles ont \ à ■"► centimètres de longueur, et de 4 à 'i millimètres d'épaisseur. Les limbes sont coriaces, obovales (18 à 2\ centimètres de longueur, sur !l a 12 centimètres de
largeur), arrondis ou déprimés au sommet, aigus à la base, avec une nervure principale qui est très saillante sur la face inférieure, et d'où partent sept fortes nervures secondaires.
Les figues sont solitaires ou par deux, axillaires, sessiles, petites (2 centimètres de longueur sur 1 cm. 1/2 de largeur), tronquées au sommet, parsemées de quelques petites taches verruqueuses. Elles sont entourées, à la base, de larges bractées inégales (8 mm. de largeur et 2 mm. de longueur).
L'espèce serait caoutchoutifère; et les Allemands en ont établi, dit-on, des cultures à Morangui, à 1.500 mètres d'altitude.
CRYPTOSTEGIA
Deux espèce de ce genre d' Asclépiadées sont connues comme plantes à caoutchouc : le Cryptostegia grandiflora Rob. Br. et le Cryptostegia madagascariensis Boj .
Les Cryptostegia sont des lianes à feuilles opposées, à grandes fleurs campanulées, disposées en cymes terminales trichotomes. La corolle est munie d'appendices intérieurs, entiers ou bifides. Les filets des étamines sont libres; le pollen est pulvérulent, comme dans toute la tribu des Periplocées, à laquelle le genre appartient. Les fruits sont de doubles follicules très écartés, épais, ligneux, marqués de cannelures longitudinales. Les graines sont surmontées d'une aigrette.
Cryptostegia grandiflora Br.
Syn. : Nerium grandiflorum Roxb.
L'espèce se trouve aujourd'hui, à l'état spontané, à la fois dans l'Inde et dans les îles africaines de l'Océan Indien, (notamment la Réunion), sans qu'il soit possible de préciser de quelle contrée elle est originaire. M. Jacob de Cordemoy la considère comme une plante indienne, qui se serait naturalisée dans les îles africaines, et Drury, dans sa Flore de l'Inde, lui attribue la même origine, mais Ilooker pense, au contraire, qu'elle a été introduite dans l'Inde et qu'elle vient de l'Afrique tropicale.
A la Réunion, on la rencontre dans la Partie Sous le Vent.
Dans l'Inde, où elle est appelée pulay oupalay, elle croît, à l'état sauvage, dans les Ghattes occidentales, et elle est assez souvent cultivée. Le conservateur des forêts du Cercle septentrional de la Présidence de Bombay écrivait, en janvier 1888, que « ce Cryptostegia grandiflora est cultivé dans les jardins
LES PLANTES . HOCC
il»- pi ostjM.- tous 1rs postes de l'Inde, et qu'il peut être facilement propagi
1 une jolie liane, à feuilles brillantes sur la face supérieure, et a grandes fleuri campanulées, rouge pàl< .
Le limbe esl coriace, elliptique, on peu ;» ij-r u à la base et •mli au sommet, parcouru par de nombreuses nervures assez fines et arquées ; il a do 8 à 10 centimètres de longueur, sur i ;i ■"■ centimètres de largeur.
La corolle, tubuleuse à la base, s'élargit ensuite en entonnoir, dont l'ouverture peut avoir 5 centimètres de diamètre; la longueur totale est de \ centimètres environ. Les appendices sont divisés en deux segmenta filiformes»
I • -s follicules, très larges à la base, fortement ligneux, sont presque arrondie, a ailes peu marquées, ei ont de "i à 8 centi-
I es de longueur, sut 2 cent. 1 - s i centimètres de largeur, la n'avons pas vu 1> caoutchouc «le celle espèce, mais il est toujours indiqué comme assez bon, Des 18.^6, on en pouvait avoir, a l'Exposition de Madras, des échantillons, apportés des districts de Nfellore, de Caddapah, de Mazulipatuam el de Madras; et, d après les Comptes-rendus de 1T!\position, ce produit, désigné sous le nom de palay-rubbet* était de lionne qualité, D'autre part, dans une communication
faite, en IS87.ii la Chambre d'Agriculture de la Réunion, M Derom disait que des spécimens envoyés en France avaient été très appréciés. Enfin, plus récemment, en 1897, un échantillon provenant de Bombay a été reçu a Iv'w : il était mal préparé el rempli de sable et d'autres impuretés,
mais, en lui-même, était bon, et a été colè. au cas DO il serait
convenablement récolté el nettoyé, '"> IV. 50 environ le kilo.
■< [| est des possible, dit le docteur Morris, que si on taillait la plante, et si on en enlevait chaque année quelques pousses. elle pourrait devenir productive »,
II est vrai que le même auteur ajoute ; g i >n dit que, dans l'Inde, les frais de récolte du lait seraient si grands qu'il ne semble pas qu'une plantation [misse réussir, au point de vue commercial. • Et, en effet, d'après des renseignements que nous avons eus de la Réunion, le rendement de la liane est
de belle Borte que la culture, si !
être, ne serait vraisemblablement pas rémunératri
tptosicgia m.
Celle espèce, ;iinsi qm nous avons pu l'établii échantillons que nous a envoyés de Madagascs M !'• de la Battue est la plante que les Saknlaves, dai .m, -si de l'île, appellent le lomhiro. Elle est sur les terrains calcaires du Boinn et du M
si, tantôt une liane, tantôt nu arbuste buissonnant, \;uif qu'elle se trouve, ou non, au voi an arbi
le premier cas, elle peut s'élever 1res Imul m atteignent rarement alors un diamètre de plus de mètres; dansle second, les principales branch nn1 souvent lu îi \- centimètres d'épaisseur, l'ensemble du buisson s'élevanl ii I mètre <>u I m 50 de haut
En général, le tronc dulumhiro est moins gros que i Mnr.s Icm.i verrucosa que nous allons décrire plus !■• rameaux sonl aussi moins nombreux.
('.es rameaux, lorsqu'ils sont jeunes, sonl couverts de courts poils roux. Ils portenl dos feuilles opposées liu 28 , s,. mine, ovales-elliptiques, ordinairement arrondies a la ! acuminées au sommet, glabres en dessus, no peu velues sur la face inférieure. Seuls, le pétiole et les nervures s.. ni eotn de la même puhescenee rousse que celle des jeunes bl
Le pétiole a (1 a 7 millimètres, el le limbe 7 à il centime) de longueur, sur i centimètres à î cent. I 2 de larg
I es inflorescences h- i'S sonl des evmes bipai cales paucifton s
Les Heurs [sonl grandes, campunulées, violettes ronce, Le bouton floral • ■ "> U H centimètres de Ion
I e calice, très profondément divisé, ;i lob et aigus,
a 1 2 millimètres environ de longueur.
La corolle, de 6 centimètres environ «le longueur, quand elle «-si ouverte, et de •"» centimètres de diamèln au sommet, est à lobes arrondis, se recouvrant de gauche h dr<
A l'intern-ui . et \ers la I' alêne, qui, ici, sont entiers, alors qu'ils sont ['avons \ ii dans le Cryptostëgis gnndiftorë Roxl
Le fruit ilijf. 2'.\ est formé de deux folicul triangulaires, munis de ir... i termii
court bec recourbé Ils mesurent H ;» 7 iir, sur t centimi tre I 2 .< 2 cenl Les graines, munies d'une longue aigrette blan< ii millimètres de longueur. sur I millimètre de largeur.
La floraison a lieu en f< t mars
im'n ivscni de juin •• septembi
Le latex du Cryptostegia madagascariensis donne un p qui «-si très variable suivant (a partie -If la plante d où extrait. C'est ce qui résulte des observations par M. Perrier de In Bathie. I.'- latex 'In l>os de la pi. nous dit notre correspondant, donne toujours du bo après coagulation, tandis cjue le latex des branches su] ni donne qu'un produit visqu
C'est cette différence qui explique qu'on ait pu donn |. ■Ininhirn des indications contradictoil
Nous-mi tour à tour, snus le un un- nom. ut
résine sans valeur et un lait d'< Lire, soit
ébullition, suit par l'alcool, soit par l'acide art-tique, on gulat élastique, non visqueux, contenant 18 i 20
et :2.i',:; q ,. de eendn
Nous étions donc indécis, lorsque, récemment, M I La Bathie a éclairci cette intéressante question.
Après de nombreuses recherches, dont les résultat lui avaient fait émettre successivement diverses byj influences de la saison, du terrain, etc.), il nous en mars I '.Mil :
■- Je virus enfin de résoudre le problème du lombiro, viens de remarquer que Imites les parties jeunes de la pli el même celle-ci tout, entière, quand elle n'est p ne donnent jamais, en aucune saison, de caoutcho dans la forme-liane, mmI dans la forme-arbuste. Au < ,ii touies les plantes saignées dans le bas de la tige n donné. »
i. dès lors, que — ainsi que L'avait constaté, dans des observations antérieures, notre correspondant. — la forme-arbuste donne plus souvent un mauvais produit que la forme-liane : la seule raison en est que le tronc de cette formearbuste, enveloppa par les branches retombantes, est plus ûilement aocessîble que celui da la forme-liane, On incise donc généralement le tronc de cette dernière, tandis qu'on incise plutôt les branches de la première, puisque c'est la pailie de la plante à portée de U main ; el on obtient <lu
futcbouc dans le premier cas. de la résine dans le second A la lin de mai. pour compléter ses premières indications,
Perrier de ta Bathie nous écrivait encore : « Voici Les dernières observations que j'ai faites sur le tombera. L'alcool, à 1res fortes doses, coagule toujours son latex; lais il faut, pendant la saison des pluies, un volume d alcool i la quantité de liquide a coaguler... Ce lait que le latex
ite, pour sa coa^idatiuii, une quantité plus scande alcool pendant la saison des pluies que pendant la saison
sèche me paraît facile à expliquer, car, contrairement aux autres lianes, L'incision, sur le lombiro, donne d'abord du \, puis un liquide presque incolore, beaucoup plus abondant en saison pluvieuse. L'alcool, trop dilué, ne peut, dès lors, produire son effet qu'à plus forte dose,
l-ii recueillant le latex, on voit, au bout de quelque temps, ce liquide incolore se séparer du liquide proprement dit. qui surnage, mais avec lequel il s'était mélangé tout d'abord.
IJ'ai essayi taguler le lait, soit seul, soit mélange*
avec ce Liquide incolore, et je n'ai pu obtenir qu'un résultat partiel avec le jus de citron. L'acide sullurique n'agit pas et empêche les deux liquides de se séparer de nouveau. L'alcool n'agil qu'en quantité considérable, même avec le Latex presque pur Je n'ai encore trouvé, comme moyens praiques, que le chauffage el ta fermentation naturelle. »
même temps qu'il nous adressait cette lettre, M. de la faillie cous expédiai! deux litres de ce latex de tombiro^ qui »ous sont parvenus eu bon état.
JliS
Minait if. .1 notre ' Le lu eoap
lnlion <>st difficile,
( ]-• Latex u I " ! > 1 1 1 ■
à 0 02 i dfl diamèti
lili centimètre cubes d'acide sulfurique pur n'uni aucun effet sur 120 centimètres cubes. Menu
i\. la coagulation n'est pas immédial que quelqui nta plus lard, en même temps
mélange prend one coloration brun chocolat
Dans le même volumo do latex II" centimètre! ,i i'illu verser jusqu'à 50 centime 1res cub< pur, pour en extraire le caoutchouc. Des qua n'uni provoqué qu'une coagulation partielle.
Par L'acide acétique, ;< volumes égaux, on n'obtient précipité grumeleux, qu'on ne peut séparer, et difficilement, que par liltration. I e sel marin est
Par. l'ébullit , la coagulation a lieu peu à peu: ..-il.
mence avant que le liquide houille, nuis n'est p
ce n'est <pi nufur et h mesure de lébullition que I-
vient former une pellicule ti la surface Néanmoins
renient a ce qu'on observe pour quelques auti
celui de Landolp/iia Perrieri — loul le caoutchou
de l'eau-mère avant que toute celte eau suit évap
n'est donc pas seulement ui ilation p
mais bien une coagulation par ébullition, qui oITrc
la particularité de se faire lentement, et non brusquem
comme dans Le i as ordine
De tous les réactifs coagulants que noua l'alcool a été le plus actif, sans que cependant cett< même ait été très énergique ni très rapide Nouj ajouter au latex le tiers environ de son volume d'alcool abs pour amener la séparation des globules. El encore Le oaontchouc ne s'est-il pas pris en ma mais a I
seulement 'les grumeaux, que nous avons r< l( s pétrissant Légèrement avec les doigta.
Par un procédé ou par l'autre, ons retiré
que noua avi u (et qui ai idditionné d'amn
uaque 10 " „ environ de caoutchouc, Mais M. de la Battue nous dit que la teneur peut être encore bien moindre, car certains Litres ne lui onl donné que 25 b -'Ut centigrammes ' de eoa-
ulal. D'autre pari, M. le docteur Decorse, dans un rapport jui nous a été communiqué pm- M. Bénévent, administrateur
•loin. il a Majunga, et qui relate «1rs analyses faites sur place, lit qu'un demi-litre de latex lui a donné 38 frrammee de
tagulal . aoil T
Le produil préparé par M. Perrierde la Bathie, par fermentation spontanée, a été examiné par MM. Michelin, qui l'on! oté comme une sorte moyenne, un peu molle, Bans u'iT. qui blanch.il eu n'allongeant, et prend, a l'allongement,
•s déformations permanentes considérables, Elle ressemble caoutchouc de Céera, a une odeur animale, et résiste mal
I i luve
ademenl en gomme sécha es1 de 93 "/„ et la eomposiion de cette gomme «si :
Eau .... 9,38
B8,13 Résine 10,7Ï
Gendrea 0,71
La teneur en résine et en susbtances minérales est ici un su moindre que dans lis coagulais que nous avons analy-
maia il c'est pas surprenant d'observer ces différence
>ur un produit dont la composition esf si variable suivant