partie de la piaule d'où provienf le tait. D'ailleurs, même
lans ce dernier échantillon, la proportion de résine eai rela-
Lvement élevée : el le caoutchouc de Crypto»tegU madëffM-
s. en définitive, inférieur à ceux «les Ltmdolphia
même des Hf&searenhasia de la même région occidentale
ir.
I Cette quantité indiquée est toutefois tellement faible qu'il esl pOsilnmi dans la Lettre de notre correspondant, me en lisant ijrainmea •>" lieu de centigrammes, la teaeti bien minime.
MARSDENIA
Cet autre genre d'Asclépiadées comprend une cinquantaine de représentants, répartis dans les diverses parties de la zone tropicale et subtropicale du globe ; on en trouve même une espèce en Turquie d'Europe, le Marsdenia erecta R. Br.
Jusqu'en ces derniers temps, cependant, le genre n'avait guère été porté sur la liste des plantes à caoutchouc; on avait seulement, à deux ou trois reprises, cité assez vaguement le Marsdenia tenacissima Roxb., de l'Inde. Ce n'est qu'il y a deux ans que des échantillons que nous a envoyés de Madagascar M. Perrier de la Battue nous ont permis de reconnaître que le Marsdenia verrucosa Boj. est le bokalahy des Sakalavcs, quelquefois exploité comme plante à caoutchouc dans notre colonie africaine.
Les Marsdenia sont rarement des arbres, plus souvent des lianes, ii feuilles opposées, à fleurs campanulées, ou urcéolées, ou en forme de plateau, groupées en cymes ombelliformes. La corolle porte cinq appendices subulés, unis aux anthères. Les filets staminaux sont soudés en une colonne courte ; les anthères sont surmontées d'une pointe infléchie ; les pollinies sont pédicellées, oblongues ou ovoïdes, céracées. Les follicules sont lancéolés ou coniques ; les graines sont surmontées d'une longue aigrette.
Marsdenia frnttcissinia Wiglit et Arn.
Syn. : Axo/epins tcn;u-issim;i lloxl». ; ihjmnenvi teiiucissimn Spreng.
La plante est sauvage dans l'Himalaya occidental, où elle s'élève jusqu'à 1.500 mètres, au Bengale, en Birmanie et dans la péninsule malaise. Elle est rare à Ceylan. Miquel la signale à Timor.
rc 2Z\
une liane, =< forte tige, et dont les rameaux. l«a étioles, h face inférieure des fouilles et les inflorescences •ut velus, Les feuilles Mint largemenl ovales, aiguës au iiniiiet, cordées .1 ta base . le pétiole a S à 7 centimètres, si
limbe 1" b 18 centimètres de longueur, sur 7 ;i 19 centileties de largeur, Les oymes sont ombelliformea et très initiées. Les follicules sont lancéolés, et ont \'2 :.\ 1.7 centilètres de longueur, sur .'i centimètres I 2 s .'î centimètres de irgeur : le péricarpe est très épais, marqué de sillons longinliiuiux. finement pubescent. Les graines sont ovaleskblongues, de lii millimètres de [ongueur.
Nous Bavons si peu de chose sur cette espèce <[ue ■us l'aurions probablement passée sous silence, si la sut-
inte lie nous avait amené a mentionner le genre TOUS nos
•n-M ignements se bornent h ce qu'en ont dit Roxburg et lioardon
irès RoxbuTg, « le lait 0Jtti sort «les incisions du tronc une substance élastique ressemblanf à du caout-
D'après Ricardou, ce lait est ajouté, b Peuang, b celui du Cynanchum ovalifotium \\ ight. pour donner au caoutchouc de lernière plante plus de nervosité.
M.irsilcn'm verrucoaa Dcn.
yeocarpua ourrucotut Hoj.
Le Mursdruin verrucota para!) assez commun dans le aordi«-si de Madagascar, où il l'ut signalé par Boier. (7 est le
\ky du Boina et du Menabé, Mais d si- retrouve égalelenl sur la même c<Me. dans le sud de l'île, car, — comme
i\->ns pu le reconnaître d'après des échantillons botàtquea communiqués par M\I. Michelin — la plante appelée Hnffovia chez, les Masikora doil être rapportée È la même
ose le Cryptostegia madagascariensis, le Marsdenia
t un port variable sui\anL les conditions dans ssquelles il pousse.
Si la plan li bandomu
retombenl vers I.
est ta voisisinage d'un arbre, elle s'v nltai grande liane.
Se» Feuilles lig. 'M\ s<ml pins ou moins ai à la base, brusquemenl acuminées au sommet, et parsemées, sur les deux faces du limbe, tli
I io. 10. — Hameau, uvei' Heurs, de U
qui sont un peu plusj abondant - nervun
pétioles. Ce pétiole a •» centimètres de longueur, [ •• m limbe Imil: de lu centimètres cl large de
Les inflorescences il. lu.>s dans
dires ilan-i ceux des \f..
sont des cymes ombelli formes, ibreuses Heurs
corolle rsi jaunâtre, ;i l'état frais; ses lobes sont nvoli ma rgi nés, fortement pub en dedans: les append
internes sonl lancéolés, ebarnus, plus courts que la col i
staminala Le gtigmab esl apiculé.
Les follicules lig, •>! I s. .ni isolés el assez
DTCHOUC
orne in>us avons ■. us. et que nous avait em oyés M. l'orner de la Bathie, étaieut desséchés : ils étaient a péricarpe ferme, branmoé OU noir, à surface ridée longitudinalement, et couverts le nombreuses verrues très proéminentes. Ils mesuraient 14 l'i centimètres de longueur, sur i à ."> centimètres de
ir.
■H, — Fruit et graine de Utradenia verruco$a (l/'.i eai iroo Gr.nnl.j.
Nous avons eu, depuis lors, l'occasion d'en examiner un lUtre, ijiie nous tenions de source différente. Celui-là, (juî était Irais, était de coloration verte, et très riche en un latex épais, qui s'en écoulait a la moindre piqûre et se coagulait aussitôt. Su longueur était de lli centimètres, sa ur fie i centimètres, l'épaisseur du péricarpe de 1 centimètre 1/2.
Les graines sont surmontées, chacune, d'une très jolie ette. à longs poils simples. Elles s<«nt grises, tachetées de
brun, ovales, très plates, aréolées, et ont li environ de Iobh
ur, sur 9 de largeur.
Lex fiante» à caoutchouc 18
1 I 1 i.ks nourris \ i \ni n booc
Celles mêmes ([tu- nous avons retirées <l desséchés
possédaient encore Leun propriétés germinatives. Nous a
réussi à tefl faire lever i ii serre chaude. I>;ins les j< plantes que nous avons ainsi obtenues, le latex était acide.
Le caoutchouc de bokal&hy semble être de valeur très variable suivant le coagulant employé,
Avee l'acide sulfurique, M. de la Bathie n'a jamais obtena qu'une substance visqueuse.
lin des meilleurs coagulants, au contraire, est l'alcool. Le produit sue notre correspondant a préparé par ce procède, et que nous avons vu. était bien encore un peu adhésif, mais élastique.
Le grand défaut du caoutchouc de bokalëhy serait surtout sa Faible ténacité : le produit complet, tel qu'on l'obtient après coagulation du latex, casse déjà entre l»s di lorsqu'on t'étire fortement, et la nervosité de la gomme debar- ; s.t résine est encore moindre.
La proportion de cette n de 16,8
Ou voit donc que le Mmttdenu verrucota ne paraît pas présenter, en somme, un très grand intérêt pratique, Et non seulement, en effet, BOB caoutchouc est d.-j,i de qualité : rieure. mais M. Perrier nous dit, eu outre, que le latex est en trop faihle quantité pour qu'on p> -perer, pour le
moment, une exploitation avant-' -
On ne peut même pus songer à mélanger ce lait avec ceux d'autres esp kf il parait que ces mélanges donnent
toujours des produits inférieurs. H'esl [»arce que les indu; du \ Basera, où abonde le bnkaUhy, avaient la répu-
tation de pratiqu Mélanges que le caoutchouc du pays a
subi une telle dépréciation que le village a renoncé à ce commerve
l'on comprend que. tous les cesigulauts ne convenant pas également pour le lait de */jrWen«a, ainsi que noos l'avons remarque plus haut, l'addition de ce lait à ceux d'autres plantes, pour lesquelle» le- mêmes précautions ne sont pas aussi indispensables, pr i 1rs inconvénients et
diminue U valeur de 1
Si l'on veut utiliser le latex du bokal&hy, il faut donc, tout au moins, le coaguler seul ; et il n'est pas prouvé que, en le traitant par un coagulant approprié, qu'il reste à trouver, on ne puisse obtenir un produit de valeur moyenne. Le caoutchouc que nous avons vu est certes de qualité inférieure, pour les raisons que nous avons énumérées, mais c'est bien un caoutchouc.
CYNANCHUM
Sur les cent espèces environ que comprend ce troisième genre d'Asclépiadées, qui, comme le genre Marsdenia, s'étend, en dehors de la zone tropicale, jusque sous les climats plus tempérés, le Cynanchum ovnlifolium, de la péninsule malaise et de Java, a été seul, jusqu'alors, signalé comme producteur de caoutchouc ; et ce que nous en savons est, au reste, aussi vague que pour le Marsdenia tenacissima
Les Cynanchum sont des herbes ou des arbustes dressés ou grimpants, à feuilles ordinairement opposées, à cymes axillaires, en ombelles, en grappes ou en panicules, à corolle rotacée, avec une couronne d'appendices cupulaire ou annulaire, soudée à la base de la colonne staminale. Les follicules sont arrondis , ou munis de deux petites ailes, allongés, peu renflés, à surface lisse. Les graines sont surmontées d'une aigrette.
Cynanchum ovnlifolium Wight
Syn. : Iluloslemma lacvc Mliitnc; (li/noclonuinovalifolium et Cynoclonum
Bltwifi Don.
(Test une liane, à rameaux glabres, à feuilles coriaces, elliptiques ou oblongues-acuminées, arrondies ou un peu aiguës à la base. Le pétiole est court, de 12 à l(>mi" de longueur ; le limbe est long de 8 à 10 centimètres, et large de i centimètres à peu près.
Les inflorescences sont des cymes en grappes ou en panicules. La corolle, de G""" environ de diamètre, esta lobes largement ovales; la couronne est courte et irrégulièrement dentée. Les follicules, de 13 centimètres environ de longueur, sont très coriaces, sans ailes, récurvés au sommet. Les graines sont très larges et plates, de 8""" environ de longueur.
La plante est signalée dans la péninsule malaise et à Java.
Nous avons déjà vu que Ricardou dit qu'on ajoute à son latex celui du Sfarsdenia tcnaeissima, pour donner au caoutchouc plus de nervosité. Ce fait laisserait supposer que le produit du Cynanchum ovalifolium est tout au moins médiocre. Wallich , dont l'assertion n'a jamais , croyons-nous , pu être contrôlée, affirme pourtant qu'il est excellent.
HANCORNIA
Le genre comprend, jusqu'alors, comme unique espèce, celle dont nous nous occupons ici. Toutes les autres espèces décrites par divers auteurs n'en sont que des variétés, ou appartiennent à d'autres genres.
Hancornia speciosa Mùll. Arg.
Syn. : Hancornia speciosa («ornez (Hancornia speciosa var. minor de Collins) ; Hancornia speciosa Necs et Mari. (Hancornia speciosa var. Maxirniliana de Collins) ; Hancornia Lundii D C. ; Hancornia pubescens Mtîll. Arg.
h' Hancornia speciosa, qui est le manyaheira des Brésiliens, croît, au Brésil, vers le nord, jusque dans le Bas-Amazone: mais il n'est guère exploité pour son caoutchouc que dans les provinces de Parahyba, de Pernambuco, de Bahia, de Minas Geraes, de Sao Paulo, de (îovaz1, et dans le sud de la province <le Matto-Gros.so. Aucune observation certaine ne permet
1. Dans son Voyage aux sources du rio île S:io Franscisco et dans l.i province de (îoytiz, Auguste île Saint-Hilaire écrivait, en 184-8, à propos de la Serra (las Caldas, située non loin de Ho m fi m et de Santa Cru/, de (ioyaz : « On trouve (sur le plateau qui forme le sommet de la montagne1 en grande abondance le mangaiteira, petit arbre dont les fruits devenus mous, comme ceux du néflier et du cormier, sont d'un goût agréable, cl dont le suc laiteux fournit, d "a près les expériences de l'abbé Vellozo, d'excellent caoutchouc. » Le voyageur français ajoute, en note : « Il existe deux espèces de tnangalfiras qui ont entre elles les plus grands (■apports, mais qui doivent pourtant être distinguées parles botanistes, Y Hancornia speciosa Gom., qui croit dans plusieurs parties du Brésil tropical, et Y Hancornia puhescens Nées et Mari., à Heurs un peu plus grandes, qu'on n'a trouvé jusqu'ici que dans la province de Goyaz. i> On a vu, dans le texte, que, nuis conformant à l'opinion de la plupart des botanistes actuels, nous considérons les deux plantes comme deux formes d'une même espèce.
! INIES A
sont, parait-il, odorante*. Le calice est petit (3 milli-
délits
corolle,
u lune surmonté
33 j i."> millimètres de longueur, forme intérieurement, plus large dans s;i moiure que dans s;i moitié inférieure, et terminé j >; 1 1cinq lobes lancéolés, étroits, réfléchis en dehors. Les cinq étamines ^>>nt insérées vers Le milieu du tube et sont a anthères lancéolées, aiguës. Il n'y a pas de disque, L'ovaire i-st .1 une 1"^'-. d'après M. K. Sehumann, et contient de nonv-
breUX ovules; il est Mirmolile d'un long st.vle, terminé pal
un stigmate bilobé.
Le fruit, ou m;iii>/;i/>;i, est un.' baie(fig.32) légèrement ovoïde, jaune, tachetée de rouge, de la grosseur d'une prune. Dans la pulpe sont quelques graines de forme un peu variable, quelrois discoïdes, plus souvent allongées et triangulaires. L'albumen est volumineux : les cotylédons sont foliacés.
Au Brésil, les fruits sont vendus sur les marchés et très préciés des Brésiliens, qui les mandent blets.
IPour récolter le latex du munijalifirn. les àaAutfiot Tout sur le tronc, soit une longue incîsiott en spirale, soit plusieurs entailles obliques, espacées de TiO centimètres environ. Audessous tl •- chaque incision est placée une ti>/t>f;t, maintenue avec un peu d'argile humide. Le lait coule pendant un quart d'heure à une demi-heure. Il est d'une couleur rouge pâle, due .ne matière colorante contenue dans L'écorce. Ce lait recueilli est ordinairement coagulé par le procédé que 11. inique Antonio Strauss vendit jadis au gouvernement brésilien, et qui consiste a employer comme coagulant une solution d'alun. Dans la circulaire que le gouvernement adressait, à ce t, aux récolteurs, en IfSO, la formuleprécâse — à laquelle \eabahianoa se conforment très rarement1 — est indiquée en
tiiies ; .. Faites dissoudre une pincée d'alun dans un verre ;
I La proportion d'alun indiquée dans celte formule nous semble,
il.!.- Nous lisons ailleurs — ce c(ui nous paraît plus
vraisemblable — qu'on doit employer 85 grammes de sel pour 3 litrt-h
ik- lait,
d'eau et agitez pour que la dissolution soit complète. Versez ensuite un quart du verre pour trois litres de lait. »
Le latex se coagule immédiatement. L'ouvrier enlève alors la masse crémeuse qui surnage, la comprime à la main, la lave et la fait sécher au soleil.
Ce caoutchouc a été, pendant longtemps, livré au commerce à l'état de pains plus ou moins sphériques ; mais, cette forme facilitant l'introduction frauduleuse de corps étrangers à l'intérieur du bloc, les acheteurs ont exigé, depuis plusieurs années, que le produit fût désormais préparé en plaques, qui ont ordinairement (iO centimètres de longueur, 25 centimètres de largeur et 15 millimètres d'épaisseur. La forme en pains est maintenant rare.
Malheureusement le caoutchouc lui-même, en raison du mode de préparation, est inférieur. Il est presque toujours très humide; en outre, l'alun, dont on reconnaît quelquefois la présence aux cristaux qui se déposent a l'intérieur ou à la surface de la plaque, a la suite de l'évaporation de l'eau, est une cause d'altération, qui diminue son élasticité et le rend cassant.
A Londres, en novembre 1901, le « Rio » et le « Mangabeira » — qui sont les deux termes sous lesquels ce caoutchouc est désigné dans le commerce — étaient cotés 4 fr. 70 à (i fr. HO; et. le 30 avril 1002, ils valaient \ fr. 25 à G fr. 50, alors que le prix du « Para fin » était de 8 fr. 50 à 9 fr. 25.
D'après M. Th. Seeligmann, la perte est de 40 à 60 °/o, à l'emploi industriel.
D'après M. R. Henriques, elle est de 30 a 15 % et le caoutchouc lavé renferme 5,8 °/0 de résine.
Actuellement, les principales régions d'exploitation de l' Hunconiin speciosa sont les provinces de Pernambuco, de Bahia, de Minas Geraes, de Goyaz et de Sao Paulo.
En 1897, l'exportation de Pernambuco a été de 132.828 kilos, à destination des ports suivants :
Livoipool . 102.550 kilos.
Hambourg 18.627
New-York 0 . 644
Brème 4.860
i i s ii \m es \ i:a uni c
Le pari de Bahia expédie le caoutchouc obtenu dans la province même et mw partie aussi de la récolte <le Goyaz et de Minas Geraea. La récolte de cette dernière province esl d'abord transportée à l'intérieur de la province de Bahia paa li» rio San Francisco, et de la à la côte ii dus de mule, puis j>.ir voie ferré*. Noua n'avoua aucun renseignement sur la valeur des dernières exportations de Bahia.
Le caoutchouc de Goyaz ci de Minas Geraes qui n'est pas envoyé à Bahia eal embarqué a l!i<> de Janeiro.
La récolte de Sao Paulo eal expédiée de Santos, tjuî . en
'T. a exporté 7.41$ kilos du produit, et, en 1898, 130.000
RÎll
11 faut ajoutai1 que ce dernier chiffre est exceptionnel, et dû .i uni- exploitation excessive, laite sans aucun ménagement, et qui, i-n amenant la disparition des arbres saignés a outra ne peut que compromettre le* exportations à venir,
Cette dévastation est d'autant plus regrettable qu'on ne suit |p.i-> trop quels résultats -donnera la culture de Yllun-
cnrui.i speeiosA. l'n ;i bien ilii que la multiplication île l'arbre
I pouvait être faite facilement par serais ou par boutures, et que] a Sao Paulo, par exemple, ta terré rosa, qui est la bonne terre il.-- caféiers, doit convenir [mur ces plantations, qui1 le Gouvernement a cherché .« encourage] par des primes, mais le sm semble |i;^ jusqu'alors aussi assuré qu'on l'a oru tout d'abord D'après un rapport publié parle lln/lfiiu commercial île Bruxelles, on aurait reconnu qu'il faut six ou sept ans d'attente, peut-être plus, pour obtenir la première récolte; el 1 arbre contient très peu de latex et s'épuise vite. Déplus, les aaiteraient de grands soins et ne réussiraient pas toujours facilement.
Comme rendement annuel, on indique généralement t à kilos suivant le* terres; mais il est probable qui- le rendement de S kilos est bien rare, et que lu moyenne est plutôt 1 kilo Nous ignorons pendant combien de temps an arbre peut être Ln< i
LE» rLAXTEft A i \
LAMNHJ'HIA
Exclusivement africains, mais répandus dans toute la sont tropicale *lt* l'Afrique h ;i Madagascar, les Làndolphu — >>
ilt- r;nv.s r\ci']ilioiis près, telles «|ue le LandolphU Henriçae-
.iiMn.i — sont il<s N. in. -s. dont le troiu . ■!«• dimensions
variables suivant Laa espèces, peul atteindre, dans <ju«di[uesunes. Iw ii l'ï osntùnètrea de diamètre.
s brandies, glabres ou velues, et brunes ou i>risâtres. sont
presque toujours couvertes de nombreuses tontieeUesjaun elles saccroelu-nt au\ atl- de fortes Milles, qui sont U a
extrémiti a d Quand ta plante ne ren-
contre aucun support, ses rameaux retombent tout
autour du troue, et I ensemble forme bsÙSS
Le* feuilles sont opposons, pétioléea, entières, glabres ou plus ou moins coriaces et persistant plus
elliptiques, arrondies ou aiguë» eu sommet et k la généralement muct\Mtée<s. de dimensions ordinairement I cettcs des CerpWmsi.
Les taBotewencess qui sont nflUiroi «dans ces C*rpadinus, » les L+*4*tpJkm ; e* saut des ormes. pansent» ij. «s en faux carTsancsv. et dont t «BKflBMe ^f*' être MwactMap r» £^ j
LES PLANTES \ < vu i> moi <
Le fruit . qui <-st sphérique, hmh.1i-. ou pyriforme, «-si nue btie i partie périphérique, dure el relativement mince, présente, vers L'extérieur, une zone de granules scléreux rintérieur de cette enveloppe ternie est une pul j»t» abondante] sucrée *'t acidulé, ordînairemenl comestible, dans laquelle sont plongées les graines. On admettait, jusqu'en ©e« derniers temps, que cette pulpe n'appartenait pas au fini t, niais était formée par des poils gorgés de suos, qui garnissaient la surface du tégument des graines. Mais M Lecomte ;< établi que cetic chair, en réalit '•. fait partie 'lu péricarpe, el qu'elle est constituée, non pas par des poils, niais par un parenchyme lâche, ;' membranes minces, qui est eu continuité directe avec le péricarpe, et qui appartient, par conséquent, a la paroi du fruit, et non an tégument de la graine », Mais, autour de chaque graine, ce parenchyme mou confient un grand nombre de laticiferes, qui son! dirigés b peu près perpendiculairement au
tégi lit (ii- la graine ; et ce sont ces Laticifères, à membrane
beaucoup plus épaisse que ci'lle des eollules du parenchyme,
ijui ont .-li' pus pour dis poils.
Les graines, de grosseur variable, ci dont la {orme est un peu déterminée par la compression mutuelle qu'elles exercent Lune sur l'autre, sont normalement ovales, aplaties perpendiculairement mu plan «le symétrie de L'embryon, à tégument mince ••( brun, amincies à une extrémité, arrondies s L'autre, ou se trouve ta radicule. L'albumen est corné-cellulosique^ il eloppe l'embryon, qui est à cotylédons foliacés el plans. cotylédons sont incolores, mais la tigelle «■( la radicule ipi on aperçoit facilement au fond d'une cavité cylindrique creusée dans l'albumen, lorsqu'on gratte, a l'extrémité'aiTondie de la graine, le mince tégument) ont uni' forte coloration brune, due à une substance, sans doute voisine des tanins, inplii toutes les cellules de l'écorce.
Valeurs tics diverses espèce», — Bien que les Landolpkia itiellemenl l<-s plantes a caoutchouc d'Afrique, les diverses espèces sont loin d'être toutes également exploitabli Ainsi, on peut tout d'abord éhminei définitivement de la
28fi
» bon ca • ■I Hoofe.,aur lequel t. ml • ontradii
;. fcow émise», el que, d tns la premii i nous ,(\ iona déjà c wsidér ■ comra de MM. Lecomte el Chevaliei ont, en purtioulie tram -lu1 la question.
I i liane eal une de celles du genre qui oui l'ai bution géographique la plus va I>nns la partie oceidenUi le, on lu trouve depuis le latitude Nord, eu Soudan Bélédougou Oulada, Baleya, Kx\ environs <lr Sikasso, etc. , jusqu'à l'Angola, Dans orientale, elle» été trouvée en Abvssinie, dans I sources du <î basai, .ni /amguebar, au Mozambiqui région «les Lacs. On la retrouve aux Como
Bile est appelée . bili en bambara, mulumba rituti (et matuti an pi i ans l'Angola, m<,n<> dat
Gbaaal, mbango (ou hungo ou m> os l'I sambara al
d'autres pointa du Zanguebar.
Elle est reconnaisse ble, enl re aul fleurs i centimètres de diamètre, el plus réunies en bouq densrs. .i si-s li-uillfs ovales, glabres, atteignant jusqu'à llj centimètres de lon^ - fruits, qui, ■ i . .
M. Chevalier, ont la taille, la Forme el la couleur d citron 3 centimètres 1 '2 de hauteur, sur 3 centim mètre transversal . avec un petit mamelon obtus terminal,
D'après MM Lecomte <-t Chevalier qu Ludié resp tivemenl <K-s latex «1 u Congo el du Soudan. de l-mdolphia florida est constitué par des globules très |>. n'atteignant même pas 0 """ 001 : il rst faiblement acide. La chaleur ne le fait coaguler que lentement, par é\ iporation progressive du liquide, h lu température d'ébullition. la sulfurique, chlorhydrique, borique, acétique et citrique s<.ni sans effet, de même que l'alun. Seuls, l"al< »ol el une dissolution de sel marin provoquent la fnrmati 1 un caillot M. un
nacré, semblables celui obtenu par l'ébullilion.
M. us ce caillot, d'abord élastique el sans viscosité, mon de aerf; puis, au bout de quelques jours, souvent mêmi
LES PLANTES A CAOCtCHOC*
vingt-quatre heures, il est devenu dur et cassant, -i a complètement perdu ion élasticité Biomentan
Le L&ndolphU florida est donc bien Bans intérêt : et nous pouvons ajouter qu'il en est de même de sa variété leiëtitht Oliv. Lnndotpkië comore/uîâ K. Son.), «lu Cameroun, du Gongo, du Zanguebar, du Mozambique et de la région do nuis avons reçu, le M. Stucky, agent de la Convpagniedu Boror (au nord-ouesl de Quilîmane des échantillons botaniques de cette plante, et nous \ avoua trouvé jointe le mention : » moogue, liane à fruit comestible ressemblant ■> un citron : donne un latex abondant, mais poiasetEx, et qui sert a préparer une glu. n
Le /..niilnlf,fu-i tenegalensis Kotschj et Pevr.,qui est lésais ou le sagoaa des Bambaras, Lentacfeou le rnada des Ouoloffs,
le ta/v des Peullis, le /.;///,/ des Mandin^ucs, le xit/ifi/isoii des
Diolas, et qui es1 très communal il, en Guinée et dans
le Soudan occidental, jusqu'au Î71' degré latitude Nord, n'a l>as, contrairement à ce qui a été dit Longtemps, plus d'importance pratique que l'espèce précédents).
Au point de vue botanique, elle s'en distingue pat- son fruit, qui est encore mm, ni,' ri de 6 .1 '•' centimètres de hauteur sur :: . 1/2 è 8 centimètres de largeur), mais dont le sommet ne | jamais de mamelon terminal, et plutôt, au con-
traire, une petite dépression, souvent resserrée entre deux ou
trOÎa l-\ les.
Son lait, tout à fait analogue à celui du l.ittiduljihia fJnritla typique, ne se coagule ni par les acides, ni par les alcalis, ni p,«r les solutions salines, ni par l'alcool] et, pour obtenir une
lipitation, il faut avoir recours à la chaleur. Alors, dil M. Chevalier, <■ le latex commence tguler après que
L'ébullition a commencé, et la coagulation est terminée lorsqu'un tiers du sérum a été évaporé. Le rendement en produit solide sec est de 13 a 211 • La substance obtenue est d'abord blanche, tique, non poisseuse ; mais, a mesure
qu'elle se dessèche elle perd son élasticité. Vingt-quatre heui sa coagulation, elle est devenue dure et cassante
trac de la résine, d'un blanc 1 Facilement rajablc B
JSS