II.- oéralement bits directement, a la place
même ou" devront ae développer les lianes. Les emplacements préféras sont Lee sous-bots bien aères ,i éclairés, où l'air <•! la sol sont un peu humides. On défriche donc une parcelle de forêt, en conservant seulement 1rs arbn qui devront servir de tuteurs aux Lianes al < j ui . en même temps, les protégeront, surtout dans leur partie inférieure, contre un éclairement trop intense. Ces arbres Bont, en outre, reliés les uns ans autres par <Ie fortes perohes horizontales,
autour desquelles s'enrouleront les vrilles. La liane, dont les
principaux rameaux attendront ainsi en longueur aune faille distance au-dessus du soi, sera, dans la suite, plua facilement incisée quesî ou laisse boutes sea branches s'élever rapidement
vers le sommet de l'a ri Lorsqu'on n'a pas à sa disposition un endroit boisé, on
I établit au préalable une plantation d'essences diverses, en choisissant celles qui, dans lu région, sont à la fois résistantes aux vents ai de croissance rapide, I ne espèce recommandée entre autres est \^Julrophn ('.meus, bien connu vulgairement les noms de pulffhérier et de pignon d'Inde, M. Grimai, de TivSOUSne, nous dît avoir planté en quinconce des Fieitê
Ilii, sur des lignes espacées de 10 mètres, et à 7 mètres d'intervalle par ligne.
Pour les semis, M. Teissonnier, Chef du Service d'agriculture i iuinée française, dont nous avons déjà ohé plus haut la circulaire, recommande d opérer ainsi : <■ Après avoir dëbarmplacemenl des graines des mauvaises herbes, on piochera un trou de 20 a 28 centimètres de côté, sans en extraire la
terr. esl cette entiche cpii reiilenne tout l'humus. Si on
aème le fruit, on le déposera au milieu du trou, en le recouvrant d'un ou deux centimètres de terr*': si on sème les graines, < j ii Use l au milieu de chaque trou, en les disposant en
triangle, de façon à ce qu'on puisse éclaircir avec facilité. Biles devront être recouvertes de deux a trois centimètres de
Len i qu'on opérera an terrain p un n
peut
• Les soins de culture réclamés par ces si défendre les jeunes plantes contre I vaises herbes et b préserver ces plantt annuels. l>rs la deuxième année, les plantes pour se passer des sarclages, et ne demandent qu géee contre !»• feu. »
;il aux intervalles à conserver entre les , certain qu'ils seront variables suivanl les espèces, pu tous les Landolphia n'atteignent pas les mêmes din C'est au planteur qu'il appartient de savoir quelle est la foi qu'acquiert ;• l'état sauvage, dans la région qu'il habi liane qu'il veut cultiver; et l'espacement que les branches des plantes voisines ne se nuit mutuellement. Pour la Guinée française, l'auteur de la i laire que nous avons citée indique i mètres en tous - 450 pieds environ par hectare < '.'est l'espacement m qu'admet également M. Godefroy-Lebeuf, dai notice sur la culture îles lianes à caoutchouc, Par d'autres auteurs proposent l'espacement, bien plus grand l.'i nielles en tous sens, ou conseillent encore de ne pi» qu'en bordure du bois, à 5 mètres d'intervalle.
La vérité est qu'on en est encore, dans landolphia, a la période des tâtonnements et des ei qu'on est aussi peu lixe sur 1rs intervalles qu'il con conserver que sur le rendement qu'on peut espérer. Sur dernier point, nous verrous, a propos de chaque liant donnent les pieds sauvages. Et l'on se rendra compte qt rendement, en général, n'est certes pas tel qu on puisse, a priori, supposer très rémunératrices des plantations régulières. Le but a atteindre n'est peut-être pas tant l'installation di I ila n ta tin u s particuliî resque le repeuplement — dans la m< du possible, et par l'administration compétente des dévasta
On admet que la plupart des Landolphia commencent < être exploitables vers l'âge de six a huit ans, et qu'ils pei être incisés une ou deux fois chaque anné
i an us \ CAOI n.ilMi i;
Landolphia Heudeloiii D <'..
riolphia tàmmtùta [Lepr, Oavr. : Landolphia MichtlinU Beuili.;
J.:imloli>hi;t 1 r.uinii S;uleh.
I):uis des pu! ilica lions antérieures, nous avions hésité à rapporier à cette espèce, comme variété ou comme Forme, le L.tndolphia tomento8Mt ei noua donnions nimmo raison que, alors que nous étions sûr, d'après les échantillons nue nous avions eus ii notre disposition, que le Landolphia lomentosa donne un bon caoutchouc, nous ne pouvions, dans L'étal de nos connaissances, être aussi aflarmatif pour le Landolphia Hettdelotii, sur lequel les auteurs étaient en désaccord. Mais aujourd'hui que les études, sur place, de M. Chevalier ont bien démontré que c*esl oe Landolphia Htudtlotii qui est le grand producteur des caoutchoucs «lu Sénégal et du Soudan, nous n ;im>iis plus aucune raison de faire les mêmes réserves, et nous ramenons le Landolphia tomentosa à cette espèce.
^ Ainsi entendu, au sens le plus large — c'est-à-dire en y nglobant diverses variétés ou formes, surtout différentes par
leur plus ou moins forte puheseence — le Lundolphia ifcudf-
loiii est le t<>ll du Sénégal, le gohine du Soudan, le f<>/<:, ou l'un des forés t de la Guinée française,
11 porte encore, entre autres noms moins connus, ceux «le : ba/ii, ou bohi, au Fouta-Djalon ; n'rfcï ou n'i/cï en malinké; porti en Jiallonké ; mnnu dans la boucle du Niger; etc.
D'après M. Chevalier, la liane, au Soudan, croit habiluelleii ii- n t sur les plateaux arides, formés de £iès ferrugineux quaterjui constituent, le plus ordinairement, la surface du sol de cette région. < >u la rencontre aussi en abondance sur les collines d-- roches anciennes (gneiss, quartzites, roches granitiques) et sur les grès blancs ou rosés qui, dans celte partie de l'Afrique, forment Le principal relief du sol.
Sur le littoral du Sénégal, elle croit en plein sahle, sur les
•unions de dunes qui s'étendent à 2 ou <f kilomètres au delà
b. Kl le pousse 1res rarement dans les massifs
['arbres qui environnent les marigots ou qui constituent les
forêts du sud. A ces stations humides dit tesux arides, •■( surtout leurs pei
lUffl 'I 'pus M. ( Ihevalier, ti
ji Laiton, dans l'Afriqu par 15" 13 de latitude Nord. De là, elle s'étend toc
(jiu forment un ruban littoral, lai mètres, jusqu'au sn«l «lu Cap Verl : m&iselli forme de buissons rabougris, lroj> chétifs |>our i Parfois seulement elle s'avance jusqu'à une mètres dans l'intérieur, comme dans la i enviions »lc Ti\ aouai
Ce n'as! qu'a partir de l'estuaire de Ui de latitude Nord, qu'elle commence vraiment à p l'intérieur. File est bien encore clairsemée dans l« \ et le Sine-Saloum. mais elle devient commune iir-k
l'embouchure delà Gambie et est abondante sur toires de la Casa ma née, ■ !<• la Guinée portugais Rio Grande el du lii" Cacheo) et •!<• la Guinée fi vins du Rio Nunez et «lu Concoure . Dans l'intérieur, If fnll est généralement ubmidanl dans loul le massif du 1 Djalon ; sur la bordure occidentale, il se rencontra Sulimu, le Oularé, le ïlouré, le Balaya, le Firin, le Oui l'Àmana, le Bouré, le Manding, le Sankaran, l«- Konranko, le Wassoulou, le Bâté, le Toron, le Sabadongoi badougou, le Kénédougou. 11 est extrêmement daut dans loul le massif montagneux situé au sud-eal «In Sikasso, d'où descendent tous les tributaires du Bani, vers \>
.1 el ou naissent, vers le sud, la Banda ma, la » Volta occidentale. Il couvre le Follona et les pays habiti les peuplades primitives réfugiées dans les moi nord, mois l'avons rencontré dans 1 le Mini
le Bénéduugou. Enfin, plus à I est, il nous fut signalé de notre voyage dans le Kipirsi, le L«foi el le Goura
si l.i région extrême où on l'ait indiqué jn jour,
dans le Soudan français ; mais il n'est pas douteux qu'il i encore plus loin, dans l'hinterland «In Dahomey, «'t n ;« I «si du a allant vers le lac Tchad. Il sembl
ii - ii an ma \ < ioi uiio
effet, très probable que la plante signalée par Bnrih dans Le paya marghi, sous le nom il>' fotî, doit être rapportée a cette espè<
M. Chevalier pense également rjue c'est la même liane qui ;i été trouvée ao Bahr-el-Gaxal par M. Sohweinfnrth,
Bnftu elle .1 encore été mentionnée a A.ccra Côte de 1 I .1 Petit-Popo Togo . 1 Yaundé Cameroun), a Staniey-Pool Congo belgi Mais, dans toutes ces dernières contrées, elle l'aurait plus qu'une importât] ndaire, tant comme pro-
ductrice de caoutchouc que comme piaule caractéristique de la région. Kl ce sérail donc essentiellement .tu Soudan b! au Le-Djalon qu'elle aurait, en définitive, a ce double point de vu<>. un rôle detoul premier ordre, .surtout entre te 10* et le l'2r degré de latitude Mord. Lat c'est la seule esj lout-
chouc d "H. -I c'est une des plantes caractéristiques
plateaux ferrugineux. Plus au sud, le rôle prépondérant appartiendrai! a d'autres espèces, telles que le Landolpkia owariensU et le L&ndolpku Foreti,
Description <le la plante. — Le Landolphis ffeudelotii, •orniiie la plupart des autres espèces du genre, a la forme buisson ou la forme liane. Dans le premier cas, L'ensemble de -..s rameaux, qui retombent jusqu'au ras du sol, atteint une bauteur de 2 m, 50 h '■> mètres, et on diamètre de 2 a 'A mètres; dans le second, la tige s'élève jusqu'à 10 à 15 mètres de bauteur, atteignant les branches les plus élevées des arbres supports, puis retombant en festons courts et peu ramifies. troncs adultes ont ordinairement la grosseur du liras ou même de la cuisse. M. Chevalier en cite qui, dans le bassin de la Haute-Comoé, mesuraient exceptionnellement 30 et iOoen- • le diamètre, corces des branches âgées sont fendillées, grises extérieurement, rougeàtres sur la section. Les rameaux plus jeunes plus foncés, tachetés de fines lenticelles punctif ormes ; les Unîtes jeunes pousses ont un revêtement feutré assez
Lense, de couleur d'abord rougeâtre, puis rousse. Cette pubea-
! [dus serrée el plus persistante dans la l'orme de la iu voisinage du Cap Vert; et c'est cette
forme qui - niant le terme extrême «I
médiaires qnj sont plus on moins velus, suivm servi de type au Lundolphia inii Bcntti
phiê tomento
i feuilles, de (ormes «-I de dimens mt,
pal, un limbe ovale ou elliptique, arrondi à la i :i 10 centimètres de longueur, tomenteux au moi] face supérieure de la nervure médiane, el un moins velu : elles son! rou me, el ••
plus tsrd. Au mois île juin, [a plupart jaunis:
Lesintlores qui auS un Guinée, comn n
m apparaître h le lin «li- novembre, et sont surtout non en janvier el février, sont, suivant l'allongement pi m moins grand de l'axe commun, des panicules m; corymbes de cy mes bipares, Lea Heurs sont à odeur <> trente,
Le calice est velu, petit •» millimètres environ), très pi démenl divise en quatre a cinq lobes ovales, inégaux. La corolle, couverte de poils .1 I extérieur el à l'intérû tube blanc-jaunètr.?, un |k*u renflé, surmonté il<' 1 sinq Ir.hcs blancs, elliptiques, arrondis au sommet ; elle a 12 & lit millimètres t]o longueur.
Les cinq étamim enl, par un filet ( rmlli-
mètres environ), au-dessus de la base du tube. L'ovain velu, globuleux, avec de nombreux mules sur [1
Les fruits qui. au Soudan et en Guinée, mûrissent de d'avril au commencement de juillet, sunt jaunes qunnd ils sont mûrs, et sensiblement sphériques, s.ms mamelo dépression au sommet, qui est toujours parfaitement arrondi; leur base, surtout avant maturité, s'atténue vera le pédi cule. Leur grosseur varie depuis celle d'une cerise jusq d'une orange, la plus ordinaire étant toutefois celle d grosse prune (3 centimètres de d (tiennent d
une à vingt-cinq graines, souvent trois ou cinq, plongées d une pulpe Idanchàt r
Chacune de ces graines m eu moyenne, IS milli-
mètres de longueur, sm- .". m s de largeur,
LE3 PLANTES A CAOlJTf.llul .;
Exploitation. — La récolte du caoutchouc, dans l<iu(e la égioc "ii pousse !>• Landolphû ffeudelolii, a lieu pendant oute la saison sèche, c'est-à-dire à peu près de novembre à vril ou mai.
M. Chevalier pense que les époques qui conviennent le
mieux sont [es mois de janvier et février (moment des grandes
ros u\ il.- mai ci juin (commencement de la saison
des plu
D'après lo même explorateur, c'est L'incision circulaire, pratiquée de 20 en 20 centimètres, bien perpendiculairement
Ia l'axe de la tige, et sur la face inférieure «lu tronc, qui donne les meilleurs résultats. M esl bon, en outre, d'enlever, au préalable, par une coupe tangentielle, en chaque région qu'on : inciser, la mince couche de Liège qui recouvre L'écorce; • m incise ensuite celle-ci sur toute son épaisseur, sans attaquer le bois.
Il s'écoule, d'ailleurs, rarement de chaque incision plus de
quinze a vingt poulies île lait. Le rendement du LBTldolpkît
ffcudeloiii est, en effet, très faible. « Noua estimons, dit M. Chevalier, qu'une liane adulte, par conséquent âgée de
vingl a cinquante ans, soumise à une traite régulière, deux fois l'an, m' peut donner plus dé ifill grammes il.- latex, par an. ee
qui représente a peine •">'> bji les de caoutchouc. I «es colosses
comme celui que nous avons signale à Polo (territoire de la Volta), <l qui tneeurail I m. 30 de circonférence, a I mètre au-dessus du sol, peuveni donner plus d'un kilogramme de
totohouc, mais ils sont tns rares, el probablement plusieurs fois centenaires.
L'incision une lois faite, le latex est, soit coagulé directemenl sur la plaie, soit recueilli dans des calehasses, et coagulé ultérieurement.
Dans le premier cas. les indigènes opèrent, par exemple, comme nous l'avons indique dans la partit- générale de cal Dvrage. Ils aspergent les incisions avec une solution de sel
marin ou de jus de citron, puis laissent le latex Se COaguld en
amelles sur la plaie; ils enlèvent, un peu plus tard, ces
aiiielles. les soudent les unes aux autres pu- une forte pies-
■ tonnent i twul» I l'autres Fois, au lieu de i lanières, ils 1rs agglomèrent en boules, qu'il chacune de quelques filament
Dan
pendent pluaieursjours, i l'air, dam l.-i coagulation se produit spontanément 1' soumis à l'ébullition. Mais, plus souvent, il est par
les sucs végétaux que nous avons déjà cités ailleurs citron, oseille de < ruinée, infusion de pulpe de baobab, plaque formée est, soit Ile, > t seule?
près i i découpé»» en Inriièn s, qui sont pusu
I tivial
l);ni^ lei les plus riches en lianes, telles que <
plateaux ferrugineux, où on en trouve jusqu'à cinq hectare, nn récolteur actif obtient difficilement plus '1 un liU de lait, soit 300 grammes environ de caou par jour.
Les lianes ne sont guère exploitables . [u .• part lu ans. A ce moment, elles atteignent '■< centimèti mu de diamètre, ;■ I mètre au-dessus du sol, Gén cependant, celles que les noirs exploitent ont des plus considérables et sont plus
Latex. — Le lait «lu Lundolphia fleudelot M. Haraet, a pour densité 0,980 .> 0,990. Il oonti pension, outre les globules <!<■ caoutchouc, dos matièi minoïdes et une cire, et, en dissolution, des substances «i des sels. Lorsqu'il provient de la tige, son rend» ment H caoutchouc oscille, suivant la saison, entre 28 et • ■ la racine, d'après dos observations faites au Cayor pai un a; de la manufacture Michelin, ce rendement )>' ut être de 38 •/..
La coagulation est facile. Sur l'arbre, le caoutchouc s« forme même si rapidement que, dit M. Chevalier, ■■ si 1*oj
jne un tronc exposé au s<>|.il — ce «jui est 1«' au milieu du jour, dans la brousse du Soudan — i
une •;> uiH •' de latex : la gomme Fort aux lèvres de In I
suro constitue un bouchon, qui arrête 1 écoulement. Au»
ils PL4NTM \ CAO! n Uoi r:
l'heure le plus propice poof cette opération est-elle le grand matin, avant le lever du soleil, Lorsque );< plante est ea pleine turgescence, surtout de décembre b mars, période des grandes posées, Les végétaux de gions absorbant certainement
L*eau par les feuilles, »
D'après MM. Hamet et Chevalier, ions Les acides, «l'une h générale, et t< plupart des solutions Balisée agissent sur le Latex du Lzndolphia tfmdêlotii. Ainsi L'acide sulfurique, ide citrique, l'acide oxalique. l'acide formiipie, le chlorure de sodium, Le cbJorure d aligninium et Le chlorure de potassium, ii doses convenables, donnent de lions résultats. Mais le mailleur coagulant, entre tous, serait l'acide chlorhydritjue dilué. En traitant par cel acide des latex aseptisés bu préalable par du formol b .-,',-,. <>u par du gaïaeol ou du salol, M. Hamel aurait, d'après M. Chevalier, obtenu dé très beaux échantillons, L'emploi du fluorure de sodium, qui se comporte b \b Fois comme aseptisant et comme coagulant, serait aussi à recommander.
La chaleur coagule le même lait au-dessous «le La temi
Iture d'ébullîtion.
Enfin nous avons «lit plus haut (page 43) comment M. Hamel opère l.i centrifugation.
atchoue <i commerce, — Le Landolphia Heudetotii semblant Ôtre ta seule Liane qui fournisse l.s caoutchoucs du Sénégal, du Soudan cl des Guinées portugaise et française, on
tpeul rapporte] b cette espèce tous les renseignements commerciaux qui sont relatifs aux sortes de ces diverses provenant Ce caoutchouc bs présente donc ordinairement, soit sous Forme de boules de Sa 10 centimètres de diamètre, constituées par l'agglomération de larmes ou l'enroulement de lîls nigger* . Boit sous forme de plaques, soit encore ù l'état de boules, composées de Lanières entortillées [iwittê . Les lumpe
• sont de plus en plus rarement préparés el ex|iorlës, et tondent à disparaître des marchés anglais.
Les principales sortes sont : les « Sénégal », les «< Casamance », l imbie « et les ■■ Konakry-niggers u, ou
ssaï-nigg
300 LES PLANTES A CAOtTCHÔl T.
Quant aux sortes de Sierra-Leone, qui sont en niggert (« Massai ni^gers «, comme les caoutchoucs de Guinée)' et en twists > il est bien difficile de dire actuellement k quelles espèces elles appartiennent, car on trouve à la Fois, crovonsnous, dans la colonie anglaise, le Landoiphia Heudelorii H le Landotphia owariensh. Il est bien certain, d'ailleurs, qu'il y a dans In région plusieurs plantes exploitées, car nous avons vu au Musée colonial de Marseille, aous le nom de « Sierra Leone », des twtute qui paraissaient être de deux origines bien différentes : les uns gris-blanchâtre et les autivs brunâtres. On sait aussi qu'on distingue encore — comme en Guinée, d'ailleurs — les red-niggers, qui sont rougeatres, et jes white-nigt/erst qui sont plus clairs et ambrés.
En juin 1901, sur le marché de Marseille, alors que le s Para fin » valait 10 fr, 05, on cotait :
Gambie 1 f» ............ , 6 fr.
Gnmbie 2" 5 fr, • 50
Gambie ordinaire. H fr,
Hed-niggers. 8 fr.
Sierra-Leone twists, ............. 7 fi\ SQ
En novembre de la même année, a Londres, quand le « Para fin » valait de 9 fr. 40 à 9 fr. 90, les cotes étaient :
Gambie 4 fr. à 6 fr. 50
Massai 6 fr. 50 à 7 fr. 75
Sicrra-Leone 4 fr. 60 à 6 fr. 70
Sierra-Leone twists... 6 fr. 40 à 7 fr. 40
Et le 30 avril 1902, quand le « Para » valait de 8 fr. 50 à 9 fr. 25, elles étaient :
Gambie 4 fr. à 6 fr. 50
Massaï 7 fr. à 7 fr. 60
Sierra-Leone r. fr. 50 à 6 fr. 70
Sierra-Leone twists . . . , 6 fr. 50 à 7 fr.
1. En 1901, les niggers de Sierra-Leone ont été la seule sortedela côte occidentale d'Afrique dont les prix se soient plutôt élevés, pendant que ceux de toutes les autres provenances subissaient une baisse de 0 fr. 25
1 fr. 50 par kilogramme.
LC8 i'Iami s a CaOI rCHOl '•
D'après des renseignements <pii nous son( fournis par
M M. Michelin, les sortes .. Sénégal » s. «ni. en général, plus
résineuses (4,56 à !>.7 °/0) que celles de ■■ Gaaamanoe »
.1 7 0/o). Le caoutchouc retiré des écorcea possède, «lu
•i peu près la même composition et la même qualité
rf la dépréciation résnltanf «lu passage dans un dissolvant)
que celui obtenu par coagulation du latex.
Pour les twists «lu Soudan, les rendements industriels sont
(le 71 ., 90 •/•-
Du Sénégal, les exportations de caoufe houe, en ces dernières innées, ont été :
tTS.On kilos
râlant 1128,051
- i.iui.wn
De l;< Guinée française'*, elles ont été :
Ea 1894 : I*' 3 188.889 traces, ce qui — su prix sur place de 3 fr. 50 — représente environ un million de kilos;
l.n |891 : <le 6.993.577 CranCS, ce <]ni -- «u prix de i francs — correspond ii environ 1.800.000 kilos.
Culture. — Les saignées à outrance, l'extension des cultures,
les déboisements causés par les feux de brousse peuvent faire
craindre, su Sénégal et au Soudan, lu disparition prochaine du
L&ndolphia Heudelotii, 11 serait donc grand temps de Bouger
inédier à cet état de choses, menaçant pour l'avenir de
contrées dont le caoutchouc est une des sources de richesse.
Malheureusement, s'il est vrai, comme l'admet M. Chevalier,
qu'une liane de -<• & 50 ans ne puisse donner, eu moyenne, que
rammes de caoutchouc par an, on ne peut vraiment encou-
I, Au Bujel de celte colonie, nous lisons, dans la ■ Revue 'lu marche de Liverpoolen 1001 (Kramrisch et Co.) »:•• Lea demandes des sortes de le Guinée fi diminué, en partie par suite de la défense,
faîte rançaisee, d'exporter le ci tchouc sale, humide
••l inférieur de Conukr^ .
rager le colon ;■ entreprendre des plantation* ndra tri ces.
Le seul remède serait, dès ' uni* I ;i pi
valier, d'encourager lis villages indigène* en leur • ! des primes ou des exemptions
bout <l'uiic vingtaine d'années, les habitants au dea laillia i iploitab l<*s, qui seraient leui pre propriété ''ii quelque sorte communale.
Landolphia owariensis. I rov.
Svn. : /'.'/(" i.iû Spr. orn
Cette espèce, « j n i « - -. i celle pour laquelle I' créa le genre Landolphia, lorsqu'il lu décrivit, en 1804 Bfl Pion d'Oman et de bénin, p ; la cot<
d'Afrique, depuis le sud de la Guinée ! l'Angola inclusivement. Elle commence doue .1 appa précisément où le Landolphia Heudelotii lend a disparaît et, 8 partir dv Sierra Leone (où les deux esp elle remplace ainsi ce Landolphia.
Elle est appeli ■ comme le Landolphia fleudrl
Guinée française ; niwoochi ?), et ni mj a, ou ri;/i/i</a,au C< français; matofe-mongo au Congo belge : licomgue macoi au pluriel dans l'Angola. (V>"-i probablement Vapapira et 1«boeka du Togo : et c'est un des n djemhos du
C'est une grande li;m<-, tortueuse et très rai pousses perdant de très bonne heure lespoilsqui lesre< mm les jeunes rameaux sont, en général, labres il
écorce lisse, brun rouge, parsemée de no - lenticel
Le limbe des feuilles est membraneux ou coriace, rapiden glabre sur les deux faces, brillant sur la l'ace supérieure, plus pâle sur li face inférieure, elliptique, allonge, arrondi à la I terminé au sommet pai un mucron arrondi; il ;i fréquemii 10 à H centimètres de longueur, ntimètret
secondaires, au nombre de dix .1 de chaque côté de la nervure principale, sont un peu a
il n linl C
mais non obliques, h forment, par les réunions de leurs extrémités bifurquées, un net ourlet marginal. Le pétiole a 7 à lu imlln MM. Hua ci Chevalier signalent la présence,
basa, de petites stipules triangulaires, signes, rapidement caduques.
l.i s inflorescences sont des panicules de i ivmlii-
formes, presque sessiles. Les Beurs sonl petites (10 millimètres de longueur environ, quand elle sont en ponton),
Manches.
Le canoë est 6 lobes 1 gaux, très fortement imbri-
qués, ovales, ferrugineux extérieurement, de 2 h 'ï millimètres de longueur. La corolle esta tul>e également pubescent ferrugineux, aumoini dans m moitié supérieure, un peu plus long (6 à 7 millim.) que les Lobes, qui sont elliptiques et petits - a \ millimètres de longueur). Les étamines sont insérées au-dessus du milieu du tube; leurs filets sont sensiblement égaux ans anthères, et velus à la base. L'ovaire eai tronqué, turbiné, glabre latéralement, velu au sommet, a '1 placentas pariétaux chargés de nombreux ovules; et il est surmonté d'un style allongé, que termine un stigmate obovoïde, contracté vers la base, bilobulé au sommet, non cupule. ou faussement eupulé à l'état
Le fruit est obovoïde, toujours arrondi à la base, sans celte atténuation basilaire que présente le fruit «lu Landolphia Heudûlotii, De dimensions très variables '1 s 7 centimètres de diamètre), il a ordinairement la grosseur d'une mandarine et ne
Iient qu'un petit mmibre de graines (une dans un fruit de atimètres de diamètre; quinze dans un fruit de 7 centimètres île longueur, sur 5 centimètres 1/2 de largeur). Le péricarpe, de ■ a '.'> millimètres d'épaisseur, est jaune orang la maturité complète.
Les graines suni elliptiques, de 15 millimètres de longueur, 10 millimètres de largeur, 7 millimètres d'épaisseur. Hic n que M. Preuss prétende que, à lu dote de L'Or, le L.mdolpkia oumrienaia [déterminé sur des échantillons env< au Musée de Berlin ne donne pas de caoutchouc, nous persiston e que c'est la principale espèce exploitée dans
. VNTE8
occidental*
tOUU
avons indiquée plus haut.
l'uni' \>- ( iop i lecomte, dans une oote i
affirmative! dit nettement que, dans toute 1 ^ • pari Mayombé qui esl traversée paz le Kouilou, el ou lesltan
caoutchouc s.,ni ;il lantes, oelle donl le lai
meilleur produit esl la ninga,^ qui •• appartient a 1
(Jolphia '>/r;iri>-n\
Le lait de cette ningu, que M. Leoomte a étudié, et qui, à la moindre Incision, coul ibondance <\<- la
des globules dont le diamètre ne d pas 0 nul'
il ;i une réaction acide, faible mais très nette.
Soumis à la chaleur, il s le au-dessous de la t.
ture de l'ébullition; < el m on .1 soin, dit M. ! comprimer entre les mains le caillot obtenu, pour en • la plus grande p;irtit- possible iJe l'eau, on a un caoutch d'une belle coloration blanche, se conservant admirablement bien, sans acquérir de mauvaise odeur. Ceci tient 1 es fait que le Latex Me ninga ne contient pas de substances .■ilbunnmmles en dissolution; eu effet, chauffé sur une lame mél.iilique, il boursoufle, fond, et enfin se met .1 brûler, en <i géant une odeur de 1 [aïs à aucun moment, il ne dégi
d'odeur de corne brûlée, comme il arrive, au contraire, pour d'autres latex qui contiennent des substances albumina en plus ou moins grande quantité. »
L'enfumage provo(|ue également la coagulation.
Parmi les acides, l'acide sulfurique <-\ I acide azotique agissent énergiquement , tandis que l'acide acétique, L'acide clilorhydrique (qui, pourtant, est un des meilleurs agents <|p coagulation du latex de Landolphia Hcudelotii) ont un poui tus faible. L'aeide borique, l<- tanin, le jus de citron a donné à M. Lecomte aucun résultat; et, pour le jus de citron, en particulier, le fait est d'autant plus à remarquer que o est fréquemment employé par les indigènes du Fouta-Djalon, pour la coagulation dulaitde Landolphia HeudeiotU*.
1. Si le latex du Landolphia ownriensia ne coagule jamais pa citrique, c'est la preuve <]ue l'espi pas la seule liane explo
LANTEfl \ <.\ iioi i
:iii:;
Toutes ces observations établissent bien, uni' l'ois de plus,
a quel point sont variables les propriétés chimiques des latex, même entre espèces voisines.
S<»us l'influence de l'ammoniaque ou «le la potasse, le luii nin'j.i prend une Léjrère coloration jaune citron, mais ne se oie pas.
1 éthei el le chloroforme n'agissent pas davantage; l'alcool i, :ui contraire, une action immédiate et très grande,
Parmi les sels, le chlorure de Bodiumet l'alun sonL de bons
joagulanta, t'iodure de potassium et l'hyposulfite de soude
I plus faibles; le bichlorure de mercure, le perchlorure de
1er. I'Iivjimi hloiite de chaux sont sans effet. Avec 1 gramme
d'alun, M. Lecomte s obtenu 150 grammes de bon caoutchouc.
imus savons quels sont les inconvénients ordinaires
de ee dernier sel. Les modes dé coagulation ii recommander
s. ml donc. SOÎI IVhulliiioii, soit 1rs acides sull'urique ou azotique Avn- 1 gramme du premier de ces ileux acides, étendu de 2!> centimètres cubes d'eau. M. Lecomte s obtenu rammes de beau caoutchouc.
M. Leoomte recommande toutefois, pour avoir un hon produit par l'emploi des ac ides, de ne pas verser la solution coagulante dans le latex, niais, inversement, ce latex dans ta solution Lorsque, en elTet, dans ce dernier cas, la coagulation :-» arrête, et que le latex versé reste laiteux, au lieu de s'éelair- < > 1 1 est sur que l'acide s été complètement utilisé pour la gulution; il n'en reste plus a l'état libre, ef le caoutchouc peut se conserver sans aucune altération. Des échantillons
I préparés par M. Lecomte, il j a *>'-|»t ans, o'on! perdu aucune de leurs qualités.
Lu lait, les non-, dans cette partie de l'Afrique "ù pousse le LandolphU oicariensis, semblent avoir très souvent recours B I ébullition. C'est le procédé que M. Schlechter a vu ^éné-
bte d'Ivoire nière Exposition de 1900, M. Dftudy présen-
tai l.i teciion de cette colonie, «les boules de caoutchouc pi éparéet par coagulation avec le jus de citrou ion obtenue sui l'iaci
- calebas!
Le* pUnlc* à Caoutchouc 20
306 LES PLANTKS A CAOUTCHOUC
ralement employé à Lagos et au Cameroun. Il est également fort usité au Congo lrançais, les noirs ajoutant, ou non, au préalable, des sucs végétaux.
D'autres fois, cependant, dans les mêmes régions, le caoutchouc est obtenu en laissant le latex se coaguler spontanément : la couche crémeuse qui surnage est pressée et mise en boules. Le liquide restant est ensuite épuisé par 1 addition de sucs végétaux.
Dans la Sangha, on prépare aussi des sortes de crêpes, par la méthode d'enfumage que nous avons signalée page 35.
Au Congo belge, d'autre part, l'emploi du suc de bossanga (Costus sp.) paraît s'être beaucoup généralisé en ces dernières années : les tiges de ces Costus sont débarrassées de leurs feuilles, et broyées ; et c'est ce suc qu'on ajoute au lait, dans des calebasses. On prétend que c'est à l'emploi de cette méthode de coagulation, préférable à l'ébullition, que certains caoutchoucs du Congo belge, tels que les « Kasaï », doivent leur valeur.
Commerce et pays de production. — Si l'on admet que le Landolphia owariensis est le principal producteur de caoutchouc, depuis Sierra-Leone jusqu'au Congo, ses prix étaient les suivants, à Londres, le 28 novembre 1901 :
Bassani 3 fr. 90 à 5 fr. 75
Bénin 4 50 à 4 75
Niger 4 70 à 5 00
Old Calalmr 4 40 à 4 70
Cameroun Balança 4 30 à 5 25
Flakes el Fastes 1 95 à 2 20
Congo 4 70 à 5 00
Benguela et Luanda 5 20 à 5 00
Et le 30 avril 11)02, ils étaient :
Bassam . : 3 fr. 50 à 4 fr. 30
Laliou 5 00 à 5 40
Bénin 4 60 à 4 90
Niger 4 25 à 4 85
Old Calnbar 4 00 à 4 50
Cameroun Batanga 4 60 à 5 15
Flakee si Pestes. .
< Soogo
.•i LoAod
I x OUC
précisons bien, d'ailleurs, que ce n'est que dans certaines limites « j u>- noms rapportons tous ces pris an caoutchouc <!>•
dolphia inctrirnsi.s. Il est liien certain ipi'il v a, dans la
plupart d "!is indiquées, d'autres espèces productrice»,
[I ne faut |>;is oublier, par exemple, que, au Bénin, comme an rieux-Calabar (ou Old-Calabar) et nu Cameroun, on trouve le Funtamia l'/nxtini, qui peut donc fournir une partie du caoutchouc de ces contrées. Au Congo n*ancaia1 on exploite d'autres
/.rirnl'il/Jiiu, (fis que le LêJldolphi* Foreti, et des CarpodittUB ■t «les Clitandra', ei nu Congo belge, :iinsi que dans l'Angola, ou prépare le caoutchouc «lit « caoutchouc «les herbes •>. I'.n quelques-uns de ces endroits, on trouva aussi, semble~t-il, di a Finis exploitables, encore indéterminés. Et il nous i si tellement impossible d'établir, iîfius la plupart des oaa, ta concordance entre les espèces productrices et les sortes commerciales. Il parait cependant de plus en plus probable que c'est un peu partout, dans ces pays, le Ctindoiphià owanenais qui joue le rôle prédominant. Ainsi, au Congo bel «je, d'après
IM. de Wildeman, qui s examiné [es échantillons botaniques illis par M, Gentil, c'est cette espèce qui donne le « KasaS rouge n Peut-être fournit-elle, en menus i> mps, les d Lopori •'. les ( Equateur >», les « Bussira •>, les Mongalla », Anuwimi », les - Lac Léopold II » et les » Hélé »,qui Boni cotés a des pria presque aussi élevés que les Kasaï »,. Dans l Angola, les caoutchoucs exportés de Loanda proviendraient, de même, des Landolphiû, taudis que eaux préparés dans le sud auraient pour origine le Carpodinus lanceth Utus.
■ pie le Landolphia ouiarii mtribue,
plus mi m. vins, à fournir, sont exportées sous des formes très riables suivant les régions
\>< l.i Côte d'Ivoire, qui, en 1899, a exporté, par Grand- >u, Grand -Bassani et Assinie, 634.386 kilos, représentant
LES PI WTl - \ < »..i i- aotc
une valeur de : i, le produit est expédié en
plaques de 1.0 livres 27 kilos 500 ,.u en galette*.
D'Accra et de Cêpe-Cousl il est encore en petits disques, ou biscuit*, et en lumps, ou blocs irréguliers, humides, el qualité inférieure'.
Au Itahomey. où l'exploitation des lianes n'a commette qu'en 189$, et ou les exportation S !
L, 80 1899, de ll.l.Vi kilos, valant 37 .'120 franc indigènes préparent généralement le caoutchouc comme à la Côte d'Ivoire.
De Lagos. il est envoyé en niggrrs. en biscuit*, en strips, en lnm/u. et en flxkct on en justes, ces deux dernières étant des sortes molles, visqueuses, luul a fcil inferieu
De la région du Bénin, dn Bas-Niger et du Vieux -Calabar
viennent des niggers | ■ Niger-niggers », - Calabar-niggers • et
• Benin-niggers - et des lu m fa • (Malabar-lumps • et - Benin-
lumps
Le Cameroun prépare des boule*, des bitcvii* et des clus-
- cJaster* étant de petites boules réunie* en chapel An Congo français, ou les exportations ont été de 390.000 loin* en i€.0Ml kik« en I89A, 5I8.000 kilos ea 1897.
n en 19», 891.000 kilos en 1899. 636.000 , en 1900. et a peu prés la même quantité en 1901. la forme la pins ordinaire est celle de ôoeJet. bien qu'on exporte des ttrutt* et des rcoarrx m La pins grande partie de ce caoutchouc du Congo français. — nous écrit M. Paqudin. «. de la Compagnie agricole du Kooâlou, â — nr - par
les > allers de I't>gv*ouc. de la \t anga et da Koùlou. Sa qualité 'varie pour chacune dr ces région*. Le caouteueaac en pbanacia de la Nvanga est plutôt de qualité inférieure. Dans le Kwufliiu. le cumAéLttmc est apparié sur les d» , parla
rive dreàtr. les Baxakax, mtcruaédiairrs des Rasaadjis. des et des Balélces. apportent un job caifwnVhooc, en seules nfl^ulifturo et amea pures : sur la rive guui
•tr te .- ...ir ocr»o
\ t Vol l'i.ilul i
lea Bacounis apportent de petites bouli bonnes. I.e
caoutchouc provenant <lu Mayombé est, au contraire, il«' qualité tn-s inférieure Les Mayombéj sont très experts pour mélanger lea latea des différentes lianes et apporter leurs préparations ;m\ faot ireriea
M l'iqiK'lin ajoute — ee qui est bien en conformité avec les observations de M. Lecomte - que If meilleur caoutchouc est celui qui provient de la liane nyinga, qui, malheureusement, est He plus «-M plus nui', du moins dans la région côtîère. An
mt rang si- place la liane tchicotuêû, dont bous parlons j»lus bas, a propos ilu Landotphië Foteti.
Quant au chiffre d'exportation, exceptionnellement élevé, qu'indiquent les statistiques du Congo pour 1899, M. Piquelin l'explique ainsi : n Cette augmentation de plus du Uersapour
ie la poussée des quarante compagnies concessionnaires qui se partagent le Congo. Il faut produire, coule que coûte; peu importe la qualité. Ou expédie tout ce qui se présente, bon ou mauvais; et la conséquence immédiate est use dépréciation «lu produit de la colonie, dépréciation accentuée encore par la surproduction du caoutchouc dans les autres paya. En l!i()0. la diminution des exportations est sensible ; très probablement les stocks en réserve des indigènes sont épuisés, et la production tend à reprendre son cours normal, p
Dans l'Etat Indépendant du Congo, les sortes sont actuellement très nombreuses et de formes excessivement variables^
- souvent, comme les « Luvituku », ce sont de petites boules de quelques centimètres de diamètre, agglomérées^ ou non, en masses volumineuses; d'autres fois, comme les
iruwimi *, ce sont deagiteaux plus ou moins irréguli ou encore, comme les « Lac Léopold II -, des sortes de sau-
v. Ce peut être encore, comme certain n (Casai ». des
/y.< ou des ttVUts. Nous avons vu aussi des k.is.u .> en
toutes petites boules, des « Libendge Umandgi •> en cigares, I lOpori ■ en grosses houles.
L* Angola expédie des ■ Loanda-nigg des n Banguela-
:;io
NWI
Lundolphi* Foreti Jura,
Il n'y a aucun doute, pour nous, que le L&ndolpt dont nous avons décrit, en IK'1", dans deux na 1rs feuilles et les fruits, ainsi que les premières phases di [oppemeot, est la mente espèce que le Lêndotj
i par M. Pierre, en février 1898, dans le Bulletin Unnéenne <lc Pâ feuilles que nous avons figurées dans notre nu l.i germination de 11 plante concordent bien, par la tôtto comme par les dimensions, avec les cnracl liquf
M. Pierre. Ce qui pourrait seulement faire lu l'identité des deux piaules, c'esl la grandeur des feuilles quée dans notre première note, et qui est, en effet, tout •< h anormale pour des feuilles «le Landolphia Mais si erreur il y a — s'est trouvée bien rectifiée parles Hgui de notre second mémoire ; puis il n'i : lieu
n'attacher qu'une Importance relative aux dimensions men de nos arbres indigènes suffit à établir quell< s dtfl énormes il peut y avoir, par exemple, entre les feuilli sur des rejets, après que le tronc a été abattu, et les ordinaires. Dans h- eas présent, nous res( >;><■, dimei
BÏons mises à part, par la ressemblance q i il y forme du limbe, le nombre et la disposition des entre les grandes feuilles que nous avons reçues et celles 1p nous avons observées sur les plantes que nous avoi, nues de semis. Remarquons aussi que. sui ernièn
plantes, que nous n avons pu conserver en serre que pendai trois ans, quelques-unes des feuilles de la dernièn avaient déjà des dimensions un peu supérieures \1 mètres) aux dimensions maxima M centimètres qu M. Pierre. Et cependant, il n"y a pas de doute que le et les graines de la plante de M. Pierre et de la m absolument identiques.
Retenant donc surtout, au point de vue des dion
nés v • v«'i i
être aussi est-ce la mêm qui, dans In m
porte le i de tehicoiusù '.
I a Lige esl brun-rougeàtre, couverte de lenl Le limbe des feuilles liu ; ovale-allon
généralement sa plus grande largeur au \ de la bas
quelquefois cependant plus régulièrement ovale ou elli| m. lis. en tous cas, toujours fortement acura met,
pointe sVllilani an un long mucron aigu on obtua Sur 1< plantes di <\ que nous avons obtenue!
oe limbe avait de 10a I" centimètres de longueur, sa timètrea I 2 itimètres de largem'; le pétiole
;i li millimètrea. Limbe et pétiole sont glabres; de part d'autre île la nervure principale sont dix ;i quim aecondaires, alternes, un peu obliques, bien nattes a la Em inférieure, sur laquelle elles proéminent, et unies en ourli marginal par leurs extrémités bifurquées, 11 y h de f< vrilles axillaires mini!:
Les (leurs, en groupes de cymes corymbiformes Lerm sont petites, d'un blanc mat, sans odeur. Les lobes calieinat sont elliptiques, arrondis, plus ou moins glabres, de I milli mètre I 2 à 1 millimètres 3/1 de longueur. La corolb es
I. Voici la raison qui nous foi) mppoiu>r qu:« lu h'hicouun de I du Kouilou l->1 peut-élre le Lmndolphia Foreti lin même temps qi fournissait des renseignements sur le caoutchouc du sud du <.- >i^ al qu il nous indiquait que ce caoutchouc esl foui i lu nyi w$aa, M. l'iquelin no renir i]«a rame*
Beuri* d'une de ces lianeit. Malheureusemcu oufuak
Faite dans I i uvoi qui lui était adressé à lui-même, notre ci
ii'.i pu H' laquelle des deux li. b se rapportaient
rameaux, Oi ce annl irlolphi* I si donc
nyinga <si U> Landolphia h il esl vraisemblable que i
des échantillons >!<• (chicouxsa que nous
imus supposons qur le Latulolphiit b'urt'ti pi'iil rire .
mais arec cette réserve qu'il esl possilile :iussi qu'on nomme u
Lantiolphin Foreti, le même lei • liquaul — com
veni - .'i deux espèi es, Uora la tchicouxsa si
indéterminée, toutefois !«■ rnit, indiqué par M. Piquelin, que bu
la U hieouaaa \ ienl au second rang, derrière la nt/inyn, rend notre -
tiun très admissible,
:tii
Les fruits, qui mûrissent en janvier, sont ovoïdes, de 10 à 2a centimètres de une soixantaine de graines. Le péricarpe, lisse, brun
pourvu d'une zone de granules scléreux, qui ont u:. mètre de l millimètre 7a en moyenne, et sont <i eus il un peu moins de I millimètre, a une é| moins '» millimëli
Les graines de la grosseur à peu près d'une f-
marais, ont de 'A à 5 centimètres de longueur, sur mètres 1/2 à 3 centimètres de Largeur.
Sur lesplantules quien proviennent, la lige n. porte d'al" aux deux ou trois premiers nœuds, que de petites aiguës. Plus tard, pendant un certain temps, il ioppe, en outre, de véritables feuilles que de deux en deui nœuds; et, aux nœuds intermédiaires» naissent seulement écailles analogues aux précédent
Le latex de zaou. que M. Lecomte a étudié, es! 1 . acide, mais se comporte tout autrement, à plusieurs que te lait du Landolphia ownrienaië.
Comme ce dernier, il se coagule bien sous l'action d< chaleur, avant d'atteindre la température de l'ébullition, coagulation peut être aussi provoquée par l'addition d'alcool; mais l'alun, l'acide azotique et l'acide chlorhydrique, qui des coagulants du latex de laninga, n'exercent aucune action sur celui du zaou.
Le caoutchouc du zaou se distingue de celui de la nin toujours d'après M. Lecomte, par ce Fait qu'il est rapiden le siège de fermentations, qui s'établissent dans le In; emprisonné, si l'on n'a pas eu soin d'ajouter un autisepliqu moment de la coagulation. Celui de iiiiujn, au contraire, d pas sujet à ces fermentations.
En concordance avec ce caractère, le lalex d..- mou, sur une lame métallique, se boursoufle énormément et dégage une vive odeur de corne huilée, indice de la présence de substances azotées dans le liquide. Celui de ninga, cornu l'avons vu à propos du Landolphix on'ariensia, ne dég; cette odeur.
Ils PBANTE8 A GAOI i'< ROI I 313
Lekttei <!•• n'djembo que, de notre coté, Dans avons reçu nous est toujours parvenu concilie. Nous n'avons donc pu e miner que le caoutchouc préparé par les indigènes, ou le coagulai qui s'est formé* spontanément, en cours de route, au soin tlu sérum.
l possédons des échantillons de l'un et de l'autre depuis cinq viron. Les boules préparées par les indigènes,
wt»
\-\g. 35. — Section transversale d'une tige de Landnlphia Fore fi : s, couche - , /, cellules contenant le lolex; t. p., tubes criblés
internes; tib, liber; f, fibres.
très noires extérieurement et sur la coupe, étaient, lorscpe nous tes avons remues, très élastiques, nerveuses, peu résineuses, et contenaient ■'" " ,, environ de matières étrangères; aujourd'hui la partit- périphérique a tourné au gras, et l'ensemble nou et faiblement élastique.
Mais cette altération tient certainement au mode de préparation, car le coagulât spontané, quoique obtenu dans des conditions plutôt mauvaises, puisqu'il ses! formé «huis un liquide fermenté, s'est beaucoup mieux conservé : de coloration bru- 1 n'est, aujourd'hui, nullement visqueux, ne s'est pas
iimolli, et esl testé tenace et élastique. S:i den 0,920 à Qt925.
Le caoutchouc de fandolphia. Foret supérieur, peut donc i oyons-nous, s'il est convenable
ol préparé, une sorte moyenne.
Nous ne dirons point, —comme le fait M S bli enter, qui peut-être commis une erreur dons la détermination de U plant productrice, <-\ dont, en tout cas, L'assertion est un rapide — que c'est le meilleur de tous les caoutchouc i cains, mais nous nous rallierons à l'opinion île M ' qui. tout en plaçant le caoutchouc de nim/a au premier ranj loutchouce congolais, attribue une valeur n
du Z;nm.
Et il n'y a pas de doute que le Landolphia exploité, au Congo, concurremment avec le Landolphî rienaia. Son caoutchouc se trouve donc compris dan tiques que nous avons données plus haut pour le Latuiol ow&riensiê.
Les procédés de coagulation sont probablement mêmes que ceux que nous avons indiqués pour cett espère. Il ii \ aurait une petite diff [ue si La liaa
coassa était bien le Landolphia Foreti. M. Piquelin nous dit, .11 effet, que, le latex de cette tchi coassa étant li 9, les
Mayombés y ajoutent deux ou trois partit anl de le
coaguler; ce qu'ils ne font pas pour le latex de nyinga.
Landolphia Henriqueêiana Hall.
Syn. : Clitandra Henriijueti Scta.
Tout différent îles autres p-presentants du genre par port, ce Landolphia est, avec le Carpodinus tanceolaJtUê que nous décrirons plus loin, une .les principales e>]. donnent, dans l'Etat Indépendant du Congo et dans T An:
t. Ils a'ajouteot malheureusement pus que de l'eau mail souvent, d'autres laits de mauvaise qualité, tels que celui de l«
i \vii:s \ CAO! 1« H"l<
ce qu'on appelle te • caoutchouc des herbes •>, ou le « caoulchoue di s -», ou encore le caoutchouc des raciw
Tontes les plantes qui fournissenl ce caoutchouc ont, d'ailleurs, à peu près, le même habitat si 1<- même port. Ce ne --"ni plus des maie des plantée basses et rhizoma-
teusea, qu'on ne rencontre que dans l«-s sols sablonneux, ou humides, où elles formenl parfois, an mélange avec d'autres herbes aussi humbles, de vastes prairies : d'où le nom • itchouc des herbes i ou caoutchouc «les prairies *, l-.i l 'est de leurs rhizomes, ou tiges souterraines, qu'on ait le caoutchouc : d'où le nom, Impropre du reste, de aoutcbonc des herbes
Dans le Landolphit £fenrto~aei/a/ia, les branches aériennes qui partent des rhizomes atteignent 'M\ centimètres environ de hauteur; elles sont plusieurs lois ramifiées à la base, en fausse-dichotomie ; elles sont glabres.
Le rhizome a 1 centimètre environ d'épaisseur. Les rameaux, bran-grisâtre, et parsemés da grosses lentîcelles qui les dent varruquauz lorsqu'ils Boni âgés, soûl lissas, bruns, el plus légèrement tachetés par Ls lentiœlles, quand ils sont jeunes. Les feuilles ont un limbe de i a 5 centimètres de longueur, sur 1 centimètre I 2 à 2 centimètres de largeur, OVale, graduellement et obtusétneut aeuminé, avec une très
courte pointe, au sommet, vert~blanchàtre en dessus, glauque en dessous. | ,,-., nervures secondaires, au nombre de quinze environ de chaque coté de la nervure principale, forment avec cette nervure un angle presque droit, et s'anastomosent par leurs e\ii émii s birarquéi
Les inflorescences sont des cymes azillaires cas excepnel chea les Landolphîa el terminales, brièvement pédonculées, oompoi dément de trois :* cinq Heurs.
Ces fleurs ont 16 millimètres environ de longueur, sépales, longs de I millimètre I 2, son! ovales, glabres en dehors, avec de courts cils sur les bu) nt un ourlet membraneux. Le tube de la corol millimètres environ, esl renflé au-dessus du calii lobes, qui ont même longueur, sont en forme de mm
obtuse. 1 .1 s i î i - étnmines sont courl
introrses. Le disque est visible, infundibul bre.
I /ovaire est turbiné, couvert de poils blanchàtri
a I millimètre de longueur el esl glabre; le -
remeat tronqué et spatule, BSl inconnu.
La plante n'a |»:is eroyons-nous ;ni Congo belge, ou le caoutchouc des herbes provi alors surtout du C&rpodinus lanceoiatus. Ce dans l'Angola qu'on retirerait, à la fois, Au caoutchooi cette dernière espèce el du Landolphia ffenriqueah 1rs indigènes nomment hihunyo dans la région du Kwni
lis deux espèces, d'ailleurs, tout en étant, l'un des plantes des Bola sablonneux, ne se rencontrerai indifféremment dans les mêmes terrains. D'après M. Il
podintu l&neeolatua ait, de préférence, dani
grandes plaines arénacées qui sont inondées el coui pâturages, tandis que le LaAdolphia Hanriçuet rail
plutôt l'hôte des brousses à sol sableux et riche en hun mais s. t.
Si oe fait est exact, ce serait, fii ce cas, le Landolpl Ilenri'jiieximm qu'on trouverait dans [e sml de l'Angola, dans le district de Kunene. où les cafres de Longs, de Qutriri el de Kampuluvé n'onl guère d'aulre travail que la récolte du caoutchouc. M. II Baum dit, en effet, que • cette contrée, les plantes à caoutchouc «les herbes sont les hauteurs, entre les cours d'eau, mais ne se trouvent jan le Ion-; même des rivières ou des ruisseaux.
Nous avons dit ailleurs (page 41 ) comment se l'ait l'e\t lifin du caoutchouc des herbes, quelle que -.>it l'espèce qui h» fournisse : la substance esl dégagée des tissus par le battage des écorces de rhizomes, préalablement rouii s i ;,• caoutefa est souvent découpé BU dés, ou ihimlih-s.
M n> <«n < eoit que le produit ainsi préparé — et qui i
ralement a surface rugueuse, en raison de tous 1< qu'il renferme — doive être Fréquemmcnl de faible valeur, suite de la présence de toutes ces impuretés qu
les p i caoi renoue
son altération, Et, en effet, les « thimbles rouges <lu lias- Congo ■. par exemple, qui appartiennent vraisemblablement au caoutchouc de.s herbes, sont régulièrement cotés, sur le marché d'Anvers, I>ien au-dessous des - basai • : ils valent
fr. 50, quand les •• basai rouge prima « valent 9 francs. .es > Wamba thimbles », qui sont probablement de même source, tout eu atteignant des prix plus élevés, sont, de même, vendus moins cher que la plupart des sortes qui proviennent certainement de lianes.
Dans l'Angola, il est vrai, les thimhlc.t, ou carres, d'Ambriz valent Les • Loanda ■>. et sont plus estimés que les
lies « I il Gabon, mais nous ne savons pas si ces derniers thimbles sont du caoutchouc de Curpodiruu on du eaoutchouc de L&ndolphi*.
En tout cas, c'est surtout dans l'Angola et dans lT'tat
Indépendant qui] faudrait appliquer, pour le traitement des rhizomes, les méthodes industrielles récemment préconisées pour l'extraction du caoutchouc des écorces : elles seraient, is doute, d'autant plus facilement adoptées qu'elles ne présentent qu'un perfectionnement du procédé indigène.
Quant a l'objection, qu'on peut être ;t priori tenté de faire, I arrachage des rhi/.oines est une méthode quelque peu barbare, qui doit amener la disparition de ces végétaux, elle est, dans le oas présent, détruite par ce fait qu'il n y s pas. malheureusement, d'autre mode opératoire possible, les branches aériennes étant trop grêles pour pouvoir être avan- Busement exploitées.
Il est, par conséquent, de toute nécessité de déterrer les rhi-
Dès lors, la seule précaution possible est de n'en enle-
• •! qu'une partie, ou «le rejeter dans le sol, au moment du
je, quelques-uns des fragments déterrés. La reprise
es rhizomes étant facile dans les sols qui leur conviennent,
ménagerait ainsi l'avenir sans grande peine.
Actuellement, les plan utchouc des herbes sont déjà,
naît il, cultivées dans le Ivwaugo.
LES PLANTES \ CAO! rCHOl C
Landolphia Kirk'ti 1 1
< lette espèce &embi< pi un ipale ' ilcboi
de l'Afrique orientale, où le caoutchouc a'esl n l'hémisphère Sud. On la trouve dans tout l'Est-Afrû mand, où die est appelée, soit kiongong<
utchouc », dans l'Usa mbara, soit mpirn. encore « caoutchouc », en d'autres points Elle croit égale ment dans tout le Mozambique, e( s'étend, vers l'inl dans le Centre-Africain anglais, où elle est appelée lu$emh dans la région du Nyassa. Vers la baie de Delagoa, elle représentée par I b nsis.
C'est une liane d'assez grandes dimensions, sinon en Seur, du moins en longueur, et dont les jeunes rameaux soi couverts de petits poils brunâtres. Le limbe des allongé, elliptique, lancéolé, plus ou moins aigu au sommet non arrondi a la hase, et esl parcouru par douze à quini
paires de nervures laires peu arquées, D'après M. Hi
lier, il péul avoir 9 centimètres de longueur, sur 3 cenl de largeur.
Les inflorescences sont des cymes corymbifonnes condensées, terminales ou a xil laires, portées sur un pédoncule longueur variable. Les fleurs ont 7 millimètres de longueur environ. Le calice esl pelil |l millimètre à I millim. 1 2 . avec des lobes i bords membraneux. Letubede la corolle long de 2 â '1 millimètres, renflé au-dessus du caliœ, surmonté de lobes de 4 millimètres environ, I glabre.
Les fruits, dont la pulpe >*st comestible, sont arroi piriformes, rouge-noirétre à l'état sec. et parsemés de les-
1. Il n'est pas douteux qu'il y en a plus importantes. M. Stucky nous .■ ilonn< tenus d'une Ih
il. «us le Ziii:> ippclée WHpira nrun/r, et fournil un ■ caoutcho*
B lionne qualité ». El cette liane n'est i ei lainemenl | phi» KM
PLANTES \ I \"i h uni C
ticelles blanchâtres. Un irait du Zangnebar vu pat M. 1 1 m 1 — lier — a qui noua empruntons une partie de la description' que nous donnons ici, oar moi-, oe possédons aucune obseï tmii personnelle sur le f*andolphi& Kirkii — avait i centi- I ' de Longueur, sur i c uitimètres de largeur, If, Dswèvre indique les dimensions de2i i centimètres de diamètre. D'après M. rlailier, toutefois, oes fruits pourraient avoir aussi jusqu'il y centimètres l ~ de langueur, sur 6 centimètres I 2 d'épaisseur : ci- sont ces dimensions qu'avaient des is provenant de Bsngue.
Pour la récolte du Caoutchouc, l<i procédé ordinairement
usité, sur le côte orientale d'Afrique, est un de oeui que nous
• :is mi couramment employés, sur la o&te occidentale, pur
noirs du Soudan et de la Guinée : c'est lu coagulation
directe sur la liane.
L'ouvrier découpe, but le tronc et sur hs grosses branches, ,i des intervalles de H.l s. 30 centimètres^trois ou quatre bandes d'écorce, de B a 20 centimètres de longueur et de K> h -<i millimètres de largeur; puis il asperge aussitôt chaque incision un pi'u d'eau Bsiée, qu'il porte sur lui dans une calebasse. Le latei se coagule done, Le noir applique alors sur oe caoutchouc tout Frais, suit une petite boule de caoutchouc préparée par coagulation sur la peau <lu bras, soit une baguette en bois; et il ramène •< lui. Le caoutchouc de l'incision s'étire .■h un filament, qui est enroulé autour de la petite liouh- ou de la bc
D'autres fois, eependant, la coagulation est faite jusqu'au boufl
la peau du bras ; et c'est ainsi qu'opéreraient toujours, par
exemple, les nous du Zambèze, d'après les renseignements <jue
nous a fournis M. Stucky. Le lait est reçu sur le bras, où laoha-
1. Cette description est, du moins, celle que donne .M. Rallier do dotphia Kirkii vif. (jenuina. Nous laissons «le côté In variété parvis ir, ipii correspond ii l'espèce Laadolpliin lia de M. K. Schumann, el qui ne donne pas de caoutchouc. Vous i reste, plus loin, que ce Landolphia parvifolia, au point ttanique. doit plutôt èlre rapproché du Landolphia dondi
min .'i caoute honc
leur et l'acidité de la peau le coagulent en une mince membrane. Le récolteur gratte cette première petite pellicule, et, en la roulant entre ses doigts, en fait un noyau. Il promène ensuite ce noyau sur les nouvelles pellicules dont il détermine la formation en continuant à recevoir le latex sur son bras ; et il continue ainsi jusqu'à ce qu'il ait obtenu une boule de la grosseur qu'il désire.
En moyenne, un homme prépare, par jour, par ce procédé, 1 kilo à 1 kilo 1/2 de caoutchouc. La principale saison de récolte, au Zanguebar comme au Mozambique, s'étend, diton, du milieu de mai jusqu'à la première semaine de décembre. C'est l'époque de l'année où, en raison de la sécheresse, les indigènes sont le moins occupés à la culture de leurs champs.
Le principal caoutchouc qui nous arrive en Europe de la côté orientale d'Afrique est le « Mozambique », qui nous est expédié en fuseaux, en marbles et en boules.
De Zanzibar, en 1900, il en a été exporté 46.000 kilos environ pour Londres, et 42.000 kilos pour Hambourg.
Les fuseaux, qui, depuis quelques années, sont de plus en plus rares sur les marchés, sont obtenus par l'enroulement des filaments autour d'une baguette en bois; ils ont de 7 à 15 centimètres de longueur et 3 à 4 centimètres de diamètre. Les acheteurs les coupent toujours en deux, les indigènes ayant pris l'habitude, a un moment donné, d'y introduire des baguettes ausi grosses que possible, autour desquelles n'étaient plus enroulés que quelques fils.
A l'heure actuelle, les marbles1 sont la forme commerciale la plus ordinaire. Ce sont de petites boules, du poids moyen de 3 grammes, et ayant 1 centimètre 1/2 de diamètre environ; elles sont expédiées en sacs de 50 kilos.
Ces marbles et les fuseaux sont de couleur rouge. Les boules (ou bnlls) sont, au contraire, de coloration ordinairement plus pâle, et appartiennent surtout à la sorte « Mozambique blanc » du commerce. Elles pèsent 800 grammes envi-