UM PLANTES à CAOUTCHOUC
CHILOCAHPUS
Les Chîhcarpus} qui ont des représentants depuis Ma laces jusqu'en Australie, sont très voisins des Wilhifjhbeia. Ils en dî lièrent surtout parce que leur fruit est une capsule charmu . déhiscente en deux valves, et non une baie, et parce que leurs graines sont albuminées.
Nous n'en parlons ici que parce que M. van Romburgh croit devoir rapporter — quoique avec un certain doute — à l'espèce ci-dessous une liane à caoutchouc qu'il a trouvée à Sumatra. Aucune autre espèce du genre n'a été, jusqu'alors. mentionnée comme caoutchoutifère.
Chiiùcarpus enervis Hook. f.
Les feuilles de cette plante grimpante sont opposées, coriaces, oblongues ou elliptiques-lancéolées (7 centimètres 1/2 de longueur sur 2 centimètres 1/2 à 4 centimètres de largeur), obtuses, ou obtusément apiculées, au sommet, et atténuées, à la base, en un petit pétiole de 8 à 10 millimètres de longueur.
Les fleurs sont inconnues.
Le fruit est ellipsoïde, jaune, de 10 centimètres environ de longueur, et contient, sous une enveloppe épaisse et dans une pulpe granuleuse, un grand nombre de graines, irrégulièrement et largement oblongues, arrondies aux extrémités, excavées au hile, à albumen corné.
: I.V.VII S l CAOI iriiOL'C
URCEOLA
Les UreeoU Boni encore des lianes de la péninsule malaise
cl de Malaisie, connue les \\'illti</li hri.-i . Mais les Traits BOUl
de doubles follicules, el non plus des baies : et, dans la fleur,
li«s anthères ne sont plus libres, mais en union plus ou moins le stigmate.
Les espèces à caoutchouc seraient plus nombreuses que dans 1<- genre précédent, sans qu'aucune toutefois semble atteindre,
au point lie vue de l'exploitation, l'importance du \l i/lii</hJ>cia l'irmu. En Malaisie. le caoutchouc qu'elles donnent ne serait qu'un appoint à la récolte fournie surtout pur ce Wiltih/hhein,
l r,,;,\;t rscrilrnlu lient II.
lilenla II « .
espèce est surtout commune an Birmanie anglaise,
dans !>■ M.iilaban. le Pegou et le Teiiassn im, ou < c serait le
kyat-poung-hpo des indigènes.
M. van Romburgh la signale cependant aussi à Deli, où ce lit, en même temps que VUrceolu M.iint/nt/i. le mmhneny
waren des Malais et le r&mboûïig nhnr des Ralakais.
Les feuilles sont glabres, coriaces, elliptiques, aiguës aux
deux extrémités, ou aiguës seulement au sommet et obtuses la base. Le limbe, de 10 à !"i centimètres de longueur, sur a 7 centimètres de largeur, est parcouru par neui a onze
i nervures secondaires, roses, légèrement arquées. Les fleurs, qui sont disposées en panicules île cymes corym-
bifbrmes longuement pédonculées, bï tuées aux aisselles des
dernières feuilles ou aux extrémités des rameaux, sont petites
et blanches
pltniet i caoutchouc.
mu i
Les follicules sont lancéolés, h base réti pédicelle; ils uni [3 centimètres environ de longueui tiennent défi grainefi elliptiqueft-lancéotées, velues, de là milli« mètres de longueur, surmontées d'une aigrette blanche qi fois plus longue.
Il ut' parait pas douteux <[uo Cette plante donne un bon caoutchouc, et Strcll.'Il a proposé autrefois sa culture. <pii aurait même été, dit-on, tentée a Madras. Mais on aurail été découragé par la Lenteur d once de la lien
par son faible rendement.
Sa fréquence dans les forets de la Birmanie rend \ blable ({uoaoneaoutcnouc s<ut. ou ait été, quelquefois exp en plus ou moins faible quantité, de Rangoon, en m< temps que celui du Ficus elatUê Nous ne connaissonfl néanmoins aucun l'ail <[ui nous permette d'affirmer quoi qui soit à cet égard.
A Deli, d'après M. van Romburgh, on fait des dans l'éeorce, et on recueille, le jour .suivant, le caoutchouc qui s'est spontanément coagulé. Chaque pied esl saigné un. par an
Urcenln cluticê Uoxb.
Nous avons dit, dans la partie historique de ce volurj i cette* liane qui fut la première plante k caoutchouc connue 80 Asie, .lames llowtson la découvrit, a la lin du si< nier, dans l'île de Poulo-Pinang, et la décrivit, en I " aune
« une vigne gomme élastique ». Hoxburgh la détermina et la nomma un peu plus tard.
On ne la trouve guère qu'à Malacca. Elle est très rare en admettant même qu'elle soit spontanée — à Sum. i on la signale quelquefois. Au cours de son voyage d malaise, M. van Romburgh ne l'a vue qu'une seule foi Tandjong Pinang. C'était le fa hoii taboe desindigi :
Elle atteindrait des dimensions gigantesques, ^ il i qu'elle paisse avoir, comme on I aiErme, 180 mèti >>u-
gueur.
WII.S \ ■ \.
•:iu\ sont loris. 1. es feuilles, pubescentes en >!• !fi
s. -nt elliptiques, brusquement acuminéi ii. -I. I<» ;i 15 centimètres de longueur, sur .'"> centimètres itim, I - de largeur, Le petiote a n" ;"■ S millimètres. ,e limbe parte ■ I ix. à douze paires de aervuree secondaires tresque horizontales, 1res fort
acea sonl pubescentes; ce Boni des panieules
nés multifton ères étanl longuement pédon-
'•i condensées an corymbes; Le calice, de l milli-
jetres de longueur, dépasse la corolle, qui est ovoïde e(
pubescente eztéi îeurement.
Les Follicules, longs il' 15 centimètres et larges de I- miliroètres, sonl étroits, horizontaux, cylindriques, acuminés, et ruiiiiriiniMii des graines linéaires, velues, de 2 centimètres de longueur environ, surmontées d'une aigrette quatre Fois plus longue.
L'ancienne observât] le James Howinson suffirait pour
prouver que l'espèce donne bien du caoutchouc; mais nous ce ornes p;is mieux renseigné que pour l'espèce précédente ir la valeur exacte de ee caoutchouc, non plus que sur la lllture <•! le rendement de l;i plante. Nous ne SSV00S pas
avantage quelle esl au juste l'importance — probablement iiiieut Faible — de son exploitation actuelle dans la
i.Miinsule malaise,
Urceola brachysepela Hook. f.
Cette espèce de la péninsule malaise et de Euslaisie porte
•s noms de : gember à Préanger; tjoekangk&ng comme le
Willughbeia firma) ■* Banten; djangoe (comme <■'*' même
IVillughbeia) dans le sud-est de Bornéo; get&h kletik et
lAcot ;i Lampong; gitan klapa, groetoeg karetnkar <[ k&p&Uiu
inij.ii. .i Benkoelen; ngariq (comme diverses autres lianes,
lotamment le Chilocarpua enervia Hook. F. surlesHauts-Pla-
■ de Padang.
M. vao Romburgh l'a vue cultivée à Tjisalak, s 700 mètres
d altitude, Des pieds de huit à neul ans a^ aient de 7 mètres I '
à 13 mèlres de longueur, et 30 centimètres environ de circonférence à la base,
L'éeorce est rugueuse ou lisse. Les rameaux sont glabres. Les feuilles (velues en dessous dans la variété piiosa Boerl., qui est le scrapat ilam de Bornéo) sont à limbe coriace, elliptique, obtusément acumiué, de 10 à 13 centimètres de Ion» gueur, sur 4 à 7 centimètres de largeur,]avec six à huit paires de fortes nervures secondaires.
Les inflorescences sont terminales, et forment d'épais bouquets. Le calice est plus couit que la corolle, qui est presque globuleuse, velue, blanche, avec cinq courts lobes obtus, glabres intérieurement. L'ovaire est deux fois plus long que le disque, cylindrique, velu.
Les fruits soivl de doubles follicules grêles, en forme de cornes. D'après M. van llomburgh, le caoutchouc de Yt'rcenU brachi/sepata est d'assez bonne qualité, quoique un peu iiilVrieurà celui du Williiffhheia firrna, avec lequel il est toujours mélangé,
A Banten, à I^ampong, comme sur les Hauts-Plaleaux de Padang, on l'obtient en faisant des incisions sur le tronc. A Benkoelen on coupe aussi les branches en tronçons (le 30 centimètres à peu près, qu'on empile horizontalement, et on recueille ensuite le caoutchouc qui vient se coaguler, aux deux extrémités, sur les surfaces de section.
On admet, à Lampong, qu'une tige de moyenne grossseur peut donner un demi-kati, soit à peu près 300 grammes de produit. Cependant de deux plantes, sur lesquelles il a pratiqué non seulement des incisions ordinaires mais encore des incisions annulaires, telles qu'on les fait à Sumatra sur le Willughbeia firma, M. van Romburgh n'a retiré, au total, que 50 grammes de caoutchouc.
L'auteur hollandais ne croit donc pas qu'on puisse conseiller la culture de la plante.