ri 13 ii jo millimètres de Larg
FlOi '•-. - Prail 61 irraine d'Ecdysarilhera mirranlha !
Les graines lij<. 52) sont ovales-lancéolées, compi de 2(1 millimétrée de longueur sur li millimètres de Largeur, a tégument brun, chagriné et pubescent. Ellea sont aiguës à la base et tronquées au sommet, qui purte, outre 1. blanche, une petite couronne de poils bruns persistante.
M. Uacej dit que 11* fthua m&k khan ngoué se plaii dans les forêts épaisses, «le haute futaie, chaudes et humides. Elle est aussi plus vigoureuse et à plus fort rendement en latex altitudes élevées que sur les bas coteaux. Au Laos, « d'après le même administrateur, une îles lianes à caoutch les plus importantes et c'est la même conclusion qui ressort d'une étude plus récente de M Achard. Dans IV que j'ai suivi à travers l'Annam et le 1 tuer
auteur, les premières lianes rencontrées se trouvaient su
uit annamite de la chaîne annamitique ! c'étaient 'les hhttu
l.i s l'UMis \ i:\oi i< non:
atany kêtioU) (jui, peu ;'t peu. disparurent, laissent U place u\ antres Bspëoea : et, au col de Tra-mua, a B60 mètres d'aï-
dYtrODfje trouvai des LluminuL khêO ntjuun. Ces lianes
y soiii t-n assez grande abondance, d'après M. Arnoux. inspeoteur île I
IM. Matin- dit, de son coté, qu'on trouve encore la même espèi inton de Muong-lap, où elle abonde, et dans
seux de Song-kheo, deMuoog-peun et de Muong-sathone. Ella pousse également dans le moyen Song-ca ât dans la vallée du N;on-in<>.
Bn général, dans toutes les régions où on le rencontre, le fthua m&k fthao ngooa est, de préférence, la liane à caoultucdea hautes altitudes. « Au Laos, écrit encore M. Acfaard, le km khao /joint et Le m&yang dins occupent les fonds. Ils donnent un caoutchouc de mauvaise qualité, restant visqueux, et ne sont pas exploités. Le khtta m.iL kkao u<jlu\ le khtu i..it.in'i kaiiou, a caoutchouc noir, le khfta ytng hong i[ui. lui non plus, ue donne pas un produit de valeur, viennent ensuite. Bn Amiam, le ysng toun se trouve dans Les forêts fraîches et h faillie altitude. Le mu/; fauuj se trouve, tantôt au niveau des I, comme dans tes forêts ducours du Song-lon, et tantôt en montagne, Au-dessus, le khttê mak fihao rnjhe et le eay diou (katang kaiiou) occupent la pente moyenne ; et couronnant la sine, mu trouve le khua malt khmo ngona.
M. Acliaid fait encore remarquer que ces lianes se plaisent surtout dans les argiles rouges, et qu'on ne les rencontre [vas
Kn sols calcaires.
Au Laos, dans la province du Hua-pang-ha-tang-hnc, la >colle du caoutchouc, d'après XL Macev. aurait lieu deux fois par an : en juin et juillet, et en octobre-novembre.
Mais, bien plus souvent, on ne recolle qu'une fois, et en Cette époque, dit M. Àchard, est fixée par plusieurs causes, dont la principale est le mode d'exploitation. La liane étant entaillée, et le caoutchouc n'étant recueilli que le lendemain, quand il est à demi desséché, le latex serait entraîne par Les averses, si l'exploitation se faisait en saison des pluies. Les indigènes réparent donc leurs cases et se
LES PLANTES \ ■ \"i u Uni <.
livrent aux travaux de la rivière, plus urgents qu<- ceux d forêt, Enfin, comme il faut aller souvenl loin du villag coucher en forêt, ils s'abstiennent de récolter du caoutcbi pendant cette saison bumide. »
■■ Pourtant, ajoute aussi M Aobard, aux environs de khouang, dans le CamtnOU et en Annain. on trouve points où la récolte se fait en tut n. Mais, dans beau-
coup d'entre eux, un emploie alors la méthode consistai détacher L'écoree du bois par une section, pour coagulai ensuite but le feu.
(>s deux procédés différents correspondent a ^.-ux qq dique M. Maoev pour ta province de tiua-panh-j où nous avons dit qu'on faisait deux récoltes. En el novembre, mois pendanl lesquels le latex qui sort des incisions se coagule rapidement, L'indigène s.- contente Le caoutchouc qui s'est déposé en lanières sur le tronc. en juin et juillet, OÙ le latex est plus Bu contraire, r<"< ueilli dans des luhes on bambou <mi feuilles, et coagulé par la chaleur,
M. Macev affirme, eu outre — fait qu'il importerait de i stater de nouveau — que le caoutchouc de cette
Ite est de qualité inférieure, noir cl visqueux, tandis que celui obtenu en novembre el décembre est moins abond
niais clair, nerveux., sec et élastique'.
Quant à la quanlil i de caoutchouc fournie annuellement par une liane adulte, < esl i lire de douze b quato serait de 2U(i grammes.
Ce caoulchmu' de khua mttk khtto ngouê est, "lit-on. i gèatre*et de bonne qualité. Et il doit, en effet, • ■■■
t. Peut-être eette différence est-elle due ■< ce ijue par la chaleur, en juin el juillet, est malsdroitemenl fail es.
"J. C'est, du moins, la couleur du caoutchouc de lu liane '|uo considérons comme l'Enlysanthera micritntl Les données que nous il no faut pas perd
qu'un nom indigène pi plusieurs i
el ipie certains Mtun tna.k A/iao nyou<t, q sont plus :
3S A CAOl
Lie valeur si l'on admet qu'il constitue une grande partir
ta tic
dul.
tuielu
laoti<
l( été.
sur
ions jusqu'alors à des prix assez élevés européens*.
Kn ee qui concerne la culture île l;i liane, les seuls rrnsnrnents que nous puissions donner sont ceux C|ue nous empruntons à un travail de M. Aehard, paru dans le Bulletin économique de V Indo-Chine de février 1902, et qui, d'ailleurs, Bemblenl s'appliquer aussi bien au kkûa màk dueyktey
et au k&tûng kttiou qu'au l.hiiu mu). J;h;t<> in/uii,i.
Tout d'abord, dit avec grande raison M. Aehard, •■ ce qui doit dominer dans la conduite de toute entreprise de oe genre,
c rsl l.i recherche de le station. Suivant l'espèce, les lianes ne poussent qu'à des altitudes déterminées, en des surfaces relativement restreintes, qu'affectent certaines conditions teU luriques et atmosphériques, et aussi des influences de voisi- . Quiconque entreprendra d'établir une plantation dévia donc se préoccuper, avant tout, de rechercher la zone où croit la liane qu il a en vue de cultiver. Son travail sera singulièrement simplifié s'il s'installe dans une région déjà exploitée : ou bien il pourra faire les plantations sur des peuplements dé\. mime il en existe dans la chaîne annamitique ;
miri ;mtii.i. peuvent donner de» caoutchoucs toat autres. M. Aehard dit, exemple, que dans le Muoujc-nliioin mi appelle encore liant- ■ fruits en cornes de bœuf ■• one espèce qui donne du caoutchouc bttnc. H semble toutefois <|ue le khua mak khao ttgwta par excellence soit VScdjfmutther* mtennlh* ; et tes sotrea lianes auxquelles est appliqué ijuel<|Def"is li même dénomination porteraient peut-être plus fréquemment d'autres noms, \insi dans le Miiiuig-ngan et le Muoag-thsn, •'■ce à caoutchouc blanc à laquelle nous venons «Je faire allusinn est plutol désignée sous te nom de khwt mak ducy kay
l. I.u 1900, ii->, meilleurs caoutebours indo-chino oal
pendus " fr 50 le kilo. En juin 1901, 1rs mêmes sortea se maintenaient entre 6 fr. 75 el 7 fr. !>o Enfin, dans cette Revue du marché </-• l,i,i,l un I91U que nous avons déjà citée plusieurs fois, nous trouialiou suivante Les < outehoucs de Cocbinehine conliiiiiriil ii se bien vendre; la qualité et la condition des derniers arrh
■faisantes; el les petites ventes qui ont été faites ont été très profitables aux importa teu
v i \<n itiim r
nu bien il pourra commencer ses travaux dan peuplements. Dans ce dernier
porter sur l'aménagement des p s plus ! delà
foret, de celle» où la végétation est Le plus
lie humifere du soi esl La plus toute crainte possible que La sécheresse du sol u< ruiner ses espérances. Il devra réserver peur plus parties claires de l;i Forêt, moins favorables au bon dé> ment des Lianes. »
La plupart du temps, les prei avaus devront i
laits au commencemenl de la saison des pluies; on ne pourra les entreprendre eu tout temps que dans les endroits "ii L« sous-bois reste humide.
En principe, la multiplication es! possible par semis, pat bouturage <•! par marcottage; mais le meilleur procédé pa être le bouturage . M. Acbard na, en effet, obtenu jusqu'à!
par le semis que des résultats médiocri
Eu tous cas, si on a recours « oel ensemencement, doit recouvrir les graines que d'une mince épaisse, au plus, de 5 millimètres. Les plantules don aussi très ombragées, et à des intervalles de l>t centimètres environ les uns des autres.
ce Le bouturage présente sur le semis des Alors (pic ce dernier ne peut se faire qu'en pépinière, -ur un loi bien nettoyé, et doit être l'objet de soinsnttentifs et de clages répètes, le bouturage n'a pas besoin de tou Qu'on la mette directement en place, ce qui peut se (aire crainte, ou qu'on la mette en pépinière, La boutui cine
plus rapidement, et pousse plus vigoureusement que la plante de semis, et beaucoup mieux. A Pak-bin-boun. dans te Jardin du commissariat, j'ai vu. à mon passage, de boutures de /. tihiit nAaïqui, en fin de Baison sèche, avaient émis, après trois mois de mise en place, des rejets de près d'un mètre de longueur. »
Les pépinières devront être établies dans îles endroits ! ombragés et dans des sols riches. Le sol sera complètement déblayé, et labouré sur une profondeur de !
E8 ^ caoi ri iiorc
puis divisé an planches de 1 mètre de largeur, réparée! par des génies de U) ;« 50 centimètn
I .•■> boutures doivent être prises sur dus rameaux avant un diamètre un peu inférieur El celui d'un crayon.
pour une plantation de trois cents lianes par hectare, on creusera sur le terrain définitif, et pendant que les boutures reprendront en pépinières, des trous distants de ." mètres 75. Dans chacun de ces trous, qui auront '.M centimètres de diamètre ei MO centimètres de profondeur, on apportera ensuite un jeune plant.
Ouand il s'agit de semis, les plantes peuvent être repique, s quand elles mil de 23 b 30 centimètres de hauteur.
Le développement de tes lianes parait assez rapide. Divers
OoloDS estiment que c'est vers sept ans que le l.hun mu/, kkao
tus el le khua katang katiou atteignent l'état adulte. M. Vchard pense enfin qu'il peut être avantageux, pour rovoquer une ramification plus abondante, «le pincer les tiges I mu 2 mètres au-dessus du sol. Le pincement peut même tre fait sur des lianes adultes, qui. en général, émettent facilement des rejets jus<pi '•« un âj<e avancé.
Cette espèce se trouveraitj à la fois, dans le suddela Chine
u Malaisie, au cas où la synonymie généralement admise
entre set Bedyaanthera pedunculoaa et VEcdytanthera rosen
Hook. et Ain. du Kouang-toung et dePormoae aeraitexacte.
En tout cas, c'est ii Java et à Sumatra qu'est le vériLahle / y.v.v n t h r i \i peda n ru /osa .
II se distingue de l'espèce précédente par ses feuilles plus petites, ses inflorescences plus lâches, et par ses boutons floraux aigus et non arrondis.
A Sumatra, dans ta région de Panti, c'est un des gitan utnfjl dis indigènes, nom qui s'applique aussi à VL'rccota f&yi.
M. van Romburgfa, qui l'a trouvé là, dit qu'il donne un mn produit ; c'est le seul renseignement que nous possé-
Ecdysanthera pedunculoaa Miq.
l.l.s I'I.xMIS A CAOTTCI
MICIîKCHITLS
Les Micrccfiites sont, comme le genre voisin Fchnoc9.rpu$( caractérisés par l'inflexion de leurs lobes corollaires, qui sont repliés à l'intérieur du bouton, tant que la fleur n'est ouverte. Mais, tandis qitr les graines sont munies d'un bec ilans les leftnocnrpus, elles en sont dépourvues dans les \ficrec fûtes.
Nous ne connaissons qu'une espèce à'caoutehouc : c'est celle qui a été trouvée dernièrement au Laos, près de Napé, par M. Quintaret, préparateur à la Faculté îles sciences de Marseille, charge il une mission au Laos et en Anuam.
Mtchrechîtes napeertsîs Quint.
Syn. : Eçdysunlhera napeenaû Pierre'.
Celte liane, à tige blanc grisâtre, n'atteindrait qui 6 mètres de longueur. Les rameaux et les feuilles en glabres.
Les feuilles sont opposées et pétiolées. Le pétiole a 8 à 10 millimètres de longueur. Le limbe, long de ti ;i 7 centimètres, et large de 3 à 4, est ovale-elliptique, assez fortement acuminé au sommet; il a cinq à six paires de nervures secondaires, très obliques, fortement arquées à leurs extrémité
1. Cette synonymie a été créée par M. Pierre, d'après les échantillons que lui a communiqués M. Quintaret. Certes nous ne contestons pas que, par quelques caractères, tels que la nervation foliaire et la disposition de* inflorescence*, lt plante soit voisine des lù'lijsunthera] mais, d'autre part, la longueur des loties corollaires et, sut tout, l<- repliement • /■ lnbi-a n Cintiriettr du bouton fî<>r;iî. qui est une des principale* caractéristiques toujours indiquées pour les Micrechites, permettent tout bien de U placer dans ce dernier genre. C'est pourquoi non-, conservons le nom générique donné par M. Quintaret,
LES ri w rES \ < \"i i' M"i C
La floraison a lieu en mai. Lee inflorescences soril despanide cymea lâches. Les pédioelles secondaires sont LnaeV a de l.i l>a>i«- «lu pédiceUe primaire ; et les pédLx tertiaires, irai portent1 leecymes, s'insèrent «Je même sor lea pédicellea secondaires, ( les inflorescences son! terminales b4 ajcillairee, l'ensemble de boutes ces tnfiore au sommet
de ohaoue rameau el aux aissellea des dernières feuilles, simulant une ample pântoule générale de «voies, qui terminerait le
ait entremêlée de rouilles, Les Oeurs sont petites, longues de 3 millimètres environ. ,e ealiee est à S serments obtus; il est velu, ainsi (jue les tédicelles tertiaîi •
orolleest campanulée, el i tube très court; les lobes (de millimètres environ) pour une corolle dont la longueur es! de '\ millimètres sont Jalciformes, obliques, réfiécbia intérieurement dans le bouton, comme nous l'avons déjà dit.
Les cinq étamines sonl insérées, par des Blets très courts, à la base du tube corollaire; les anthères sont sagittées, et appliquées contre le stigTH
Les deux uarpelles sont distincts, velus, mulliovulés. Le style est eourt, et terminé par un stigmate claviforme. Les traita sont inconnus,
Le latex de cette plante, coagule par l acide citrique, donne, d'après M. Quintaret, un excellent caoutchouc, brun, rouit, très nerveux, qui a été estimé S francs le kilo en .1 1901
-fn
XYLINABAR1A
Ce genre a été créé par M. Pierre pour une liane de la Cochinchine et du Cambodge, le Xylinabaria minutiflora. Il peut être placé au voisinage des Mhnehites et des Urceola, mais M. Pierre sépare son espèce de ces deux genres à cause de la structure des follicules, dans lesquels le placenta oblong, atténué aux deux bouts, très comprimé et ligneux, empêche la sortie des graines après la déhiscence.
Le Xylinabaria minutiflora donne-t-ildu caoutchouc ? Nous I*ignorons. Mais la nouvelle espèce que nous décrivons ci-dessous fournit un produit excellent.
Xylinabaria Reynaudi Jum.
C'est à l'obligeance de M. Reynaud, propriétaire, au Tonkin, de la concession de Son-Cot, dans lu province de Thaïnguyen, que nous devons les échantillons qui nous ont permis d'étudier cette liane et son caoutchouc.
Les indigènes désignent la plante sous le nom de giai rêtK
Dans la concession de MM. Reynaud, Blanc et C'°, située sur les contreforts du Tam-Dao, c'est-à-dire dans la région moyenne du Tonkin, elle croît surtout au voisinage des cours d'eau.
1. Autant qu'on en peut juger par la figure que donne M. Achard dans l'article du Bulletin économique de VIndo-Chine dont nous avons cite plus haut quelques passages, à propos de l' Ecdyaanthera micranlha, c'est la même liane dont il est question dans cet article sous le nom laotien de Mua ma k kha kay.
l.l> IM.A.vn-.S A • \<>l TI.IUH i.
dimensions, d'après M. Ibvnaud. peuvent être assez grandes; le Irone, vers la base, atteint quelquefois la grosseur d'une cuisse d'homme.
Les rameaux que nous avons vus étaient a écorce gris clair, ricin "utehouc. Les plus jeunes branches sont glabres,
brunes h Tél. il
Les feuilles sont opposées, pétiolées, relativement petites.
Le pétiole b -s b 12 millimètres. Le limbe, orvale-elliptique,
<st ement aeuminé au sommet, mais parfois aussi
udi. ou même échancré : il peut, de mente, être presque
arrondi à la base, mais cependant est plus souvent aigu, tout
en restant très nettement distinct du pétiole. 11 a de 3 à i cen-
iri'sdc longueur, sur t centin». 12 ;i 3 centimètres de
largeur. Les nervures sont brun-rougeatre, Baillantes à la
inférieure; de la nervure principale partent quatre ou
l-iiii{ paires de nervures secondaires, très obliques et très
arquées, non réunies par leurs extrémités. .
Les fruits, qui terminent des rameaux grêles plus on moins longs, sont de doubles follicules parallèles, bien Réparés l'un de l'autre. Il n'y a jamais qu'un de ces doubles follicules ;i chaque extrémité de rameau.
Chaque follicule est porté par un petit pédicelle, de '2 millimètres environ de longueur, et est irrégulièrement ovoïde, le renflement étant situé au voisinage de la base. La longueur
totale est, en moyenne, de U centimètres; et le rendement
IS] ! B peu près, au deuxième centimètre au-dessus du
point d'attache.
Au-dessous de ce renflement, le follicule s'atténue rapidets la base : au-dessus, il se prolonge en une pointe de ntimètrea environ. La plus grande largeur de la partie renflée est de t» a 8 millimètres.
dans cette partie dilatée que sont les graines, presque toujours au nombre de quatre. Celles-ci ressemblent beaucoup aux graines A' Ecdyêantker&, mais ne sont pas velues. I liment brun chagriné, très allongées (15 millimètres environ de longueur, sur 3 à V millimètres de largeui - à l'extrémité inférieure, et tronquées au sommet,
rs \ i A"i n
qui porte, outre une tondue aigrette blanche 38 millimè! de longueur), unecouronne de courts poîlajauii
M. Heynaud nous ;i remis une petite quantité «le ! lui-même avait extrait de la liane. Ce lait, qui ai lionne de 20 . d'ammoniai il en bon état. 11 i
blanc, très lluide ; ses globules avaient, en a 0 00211 ;. 0' 0024 de diamètre. Il contenait 30 -.,„ de caoutchouc el o.i2 ",, de cend - proportion* pondraient donc, plus exactement, a 37,8 loutchou 0,52 „ de cendres, pour un lait normal, non additioi d'ammoniaque.
La coagulation par lébullilion • Lente, -I même ne
s'est produite, en réalité, que par l'évaporation a Au
fur a! a nu-sure que l'eau s'évaporait, dea pellicules
maient à la surface du liquide il SUT les parois du ' c'est en recueillant toutes ces pellicules el en les agglomérant que nous avons obtenu le caoutchouc.
L'acide acétique H le jus de citron ont été sans effel : timètres de l'un ou de l'autre n'ont pu coaguler 12 continu cubes de lai
al, parmi les quelques coagull tnts avec lesquels la petite quantité île lait que nous avions à notre disposition u< permis d'expérimenter, l'alcool a agi rapidement.
Toutefois ces difficultés de coagulation sont-elles dues à la présence de l'ammoniaque OU à la saison pendant laquelle le lait a été recueilli ? Il est possible que l'une ou lauln ces causes intervienne, car, au Tonkin, les Ânnamil tient
obtenir beaucoup plus facilement le produit, puisque laines époques, nous dit M. Heynaud. il se coagule i vite qu'il se dépose sur les incisions, et que les récoHeura doivent, de temps en temps, enlever ces plaques formé*, tanément, pour permettre l'écoulement du Iai<
Le lait, en effet, est recueilli par les Annanul tubes en bambou, qu'ils placent sous les incisiona du tronc et des grosses branches. Ces tubes ont de IN à 20 cenl de longueur, et 2 oentini. 1/2 à '-1 centimèti intérieur, Quand ils sont pleins, on les chauffe au bain jusqu'à ce. que le caoutchouc soit coagulé.
Ce caoutchouc, de couleur rougeâtre, est ainsi préparé, soit sous forme de boudins, soit sous forme de lanières que les Annamites découpent dans ces boudins, et qu'ils enroulent ensuite autour d'un fragment de bois.
C'est sous la seconde des ces deux formes que se trouvait le caoutchouc que nous a remis, à plusieurs reprises, M. Reynaud. Sa composition était la suivante :
Humidité 4,28 %
Caoutchouc 88,80
Résines 5,02
Substances diverses 1,93 dont 0,63 de cendres.
Nous avons aussi analysé le coagulât que nous avons nousmême obtenu par ébullition, et nous avons trouvé :
Humidité 4,50 %
Caoutchouc 87,35
Résines . 6,23
Substances diverses 1,92 dont 0,30 de cendres.
On voit que les deux analyses concordent sensiblement, surtoutau point de vue de la proportion d'eau et de la teneur peu élevée en résines.
Quant à la valeur du produit, elle est attestée par ce passage d'une lettre que voulaient bien nous écrire, en juin 1901, MM. Michelin, à qui nous avions communiqué quelques échantillons : « Ce caoutchouc récolté au Tonkin nous paraît être de belle qualité. L'échantillon préparé en lanières tendues sur un fragment de liane pourrait concourir, comme emploi et prix, avec les plus belles sortes reçues jusqu'ici de la région indo-chinoise. »
Nous ne savons quelle part exacte revient à ce caoutchouc dans les exportation du Tonkin, mais il serait à désirer quelle fût grande. En tout cas, c'est ]eXylinabaria Iieynaudi qui est la liane prédominante dans la région où se trouve la concession de M. Reynaud.
Les plante» à caoutchouc. • 28
•L'.V..-.: ïi.î ♦. •- i.«.
V çv»
FORSTERONIA
ï«es Forsteronia sont des lianes américaines, qu'on trouve dans quelques-unes des Antilles et, sur le continent, depuis le Mexique jusqu'au sud du Brésil.
Deux espèces ont été signalées comme plantes à caoutchouc : le Forsteronia gracilis Mûll. Arg. de la Guyane anglaise, et le Forsteronia floribunda DG. de la Jamaïque.
I^a première de ces deux espèces est le macwarrieballi des indigènes ; et c'est d'après un échantillon du produit récolté parJenman, et envoyé à Kewen 1888, qu'elle a été considérée comme liane a caoutchouc. Mais nous n'avons aucune autre indication qui nous permette d'insister.
La seconde espèce est un peu mieux connue.
Forsteronia floribunda DC.
Syn. : Echiles floribunda Sw.
Cette espèce, qui ne semble pas être la même que le Forsteronia floribunda Mùll. Arg. du Brésil, habite les montagnes de la Jamaïque.
Les colons anglais le nomment milk-white.
C'est une liane à rameaux cylindriques, à feuilles glabres blanchâtres et coriaces. Le limbe est ovale-elliptique, obtus ou légèrement aigu aux deux extrémités, avec un faible acumen au sommet, de 4 centimètres 1/2 à 5 centimètres de longueur, sur 1 à 2 centimètres de largeur.
Les inflorescences sont des cymes condensées en corymbes axillaires et terminaux, plus courts que les feuilles. Les fleurs sont blanches, et ont 6 millimètres de longueur environ. Le tubecorollaire est à gorge légèrement velue, et surmonté de lobes un peu plus longs que lui, pubescents sur la face supérieure. Les
anthères sont longuement sagittées. Les deux carpelles sont velus. Les fruits sont des follicules cylindriques et minces.
La liane, à la Jamaïque, serait surtout commune dans les forêts intérieures des paroisses de Manchester et de Sainte- Elisabeth.
L'attention fut, pour la première fois, attirée sur son produit en 1888 par M. Morris.
Un échantillon de latex envoyé à Londres donna un « caoutchouc remarquablement bon », et qui, d'après le Bulletin de Kew, « sous le rapport de la couleur et de la force, se rapprochait des meilleures sortes de caoutchouc de Para. Mélangé de soufre, il s'est vulcanisé parfaitement, et était résistant, ferme et nerveux. »
Mais il resterait à établir si — ce qui est douteux — l'abondance de la liane et ses dimensions rendraient son exploitation rémunératrice. En fait il n'y a pas, à l'heure actuelle, d'importation de ce caoutchouc, même en Angleterre. L'intérêt de la plante est donc plutôt théorique.