DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE DES PLANTES A CAOUTCHOUC
Les nombreux renseignements que nous avons donnés, à propos de chaque espèce, sur le mode d'exploitation et le commerce, dans les diverses contrées où poussent les plantes à caoutchouc, nous dispensent de passer maintenant en revue ces pays de production. Nous nous contenterons donc de rappeler rapidement ici, en guise de conclusion, quels sont ces pays, et quelles sont les principales espèces qu'on trouve dans chacun d'eux.
Amérique.
■En Amérique, les végétaux à caoutchouc sont essentiellement des arbres. La seule exception connue est présentée parles Forsteronia, qui sont des lianes, mais dont l'intérêt pratique est*, comme nous venons de le voir, tout à fait secondaire, sinon nul.
Parmi les arbres, le Castilloa elastica est celui dont l'aire de distribution naturelle est la plus vaste, puisqu'elle comprend — à l'exclusion toutefois des Antilles — toute la zone tropicale, depuis le Mexique jusqu'au Brésil méridional.
Dans l'Amérique du Nord, ce Castilloa elastica est, d'ailleurs, le seul producteur : au Mexique, au Guatemala, au Honduras, au San Salvador, au Nicaragua et au Coâta-Rica, c'est l'unique plante à caoutchouc qu'on connaisse et qu'on exploite.
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LES l'UM'RS \ ( VOI Ti ici C
Dana rAmérique dû Sud, la même premier rang eu Colombie el a l'Equateur; mais ici vieni se placer, en outre, nu second rang, les Sapium, qui •
■ ! 'il '.i/i m.
Au Pérou occidental, le Castilloa ei d le
siul arbre connu.
IVfaîa franchissons, dans cette Amérique méridionale, la < dillère. et nous le voyons perdre son importsn
La, dans toul le bassin de l'Amazone Brésil, Pérou oriental, Bolivie] ''i 'luis le sud des Guyanes et du Venezuela, Îb première place, par la valeur du produit comme par l'ab dance des arbres, appartient à diverses espèces d'Het
Ce n'est que lorsqu'on se rapproche de la côte de l'AUi tique, en quittant le bassin de l'Amazone, que, ;i leur ! ces Heiici disparaissent, remplacés par le Manihot Glazim 1 ' //// nrorn ia sjicriosa .
Et ces deux autres arbres s'excluent presque, eu\-m<-r mutuellement, car le Manihot Glaziovii s'étend, sur depuis le sud du Para jusqu'à la province de Parabyba, pendant que VHancornîa tnectbta, quoique poussent jusqi le Bas-Amazone, ne prend guère d'importance qu'à j cetteprovince de Parabyba, dVrû il descend, le long de la • jusqu'au Sao Paulo, en même tempB qu'il pénètre, à L'intérieur, jusque dans le sud de la province de Matto-Gro-
Afri(/ue.
En Afrique, les plantes à caoutchouc — à l'inverse des espèces américaines — sont surtout des lianes. Et la plupart de ces lianes, sur la côte occidentale comme sur 1 ien-
tale, ainsi qu'à Madagascar, appartiennent à un inéin qui partout est prédominant, le genre Landolphia.
La côte occidentale, sur laquelle on douve les plantes à caoutchouc dans presque toute l'étendue de la /une i sauf vers |,i limite nord] peut être, en quel. pie sort' pour la clarté de la description — divisée en i
MSTMDCTION OBOGRAPRIQI E
distinctes : la première s'étend <lu Sénégal à Sierra- Leone ; hi seconde, de Sierra-Leone an sud dn Cameroun; >t la troisième dn sud du Cameroun au sud de l'Angola.
Dans la première de tes trois zones, qui comprend le Sénégal, te Soudan, b Guinée portugaise, (a Guinée française et,
plus ou nnniis. Sierra-Leone, tout le caoutchouc proviendrait
du Landolphia Heudehtii. Une partie peut bien être récoltée
isi sur quelques Fans, dont Le mieux connu est le Ficus
/'•///, mois ce caoutchouc est Inférieur, et, en réalité, peu
exporté.
Dans la seconde cône, qui comprend Sierra-Leone, Libéria, la Gôle-d'lv.iir. . h. Cote de l'Or, Le Dahomey, Lagos, le unerona el le nord du Congo français (Chari, rlaute-San- ;h;i el Haut-Oubanghi), le Landolphia owarienaia succède au 'ALndolphia Heudelotii comme principale espèce productrice. • part, depuis la Cote de l'Or jusqu'au Cameroun, un bon caoutchouc peut être fourni aussi par le Fu ri lu mu clastU-u. pendant que, dans toute L'étendue de lu zone, de Sierra*
I Leone au sud du Cameroun, se retrouve, plus ou moins commun, !<■ Ficus Vogclii.
Dans la troisième zone, qui comprend le Congo français moins les territoires cités [dus haut dans la seconde /.nue') I Indépendant, l'Angola et la Rhodésie septentrionale lentak ore le Landolphia owarienaia qui semble
prédominer, tout au moins au Congo français, au Congo belge, «•i dans le nord de L'Angola. Mais ce sont les espèces de >ik 1 rang qui nous amènent à séparer cette zone de la préote. i 'u ne trouve plus, semble-t-il, le Finis Vogtlii\ el, s'il est quelques Funturnia exploitables — ce qui n'est pas établi, — ce sonl probablement d'autres espèces que le
/•'urifiinii.t elaêttca. Oïl trouve, par contre, divers Landolphia,
notamment le Landolphia Foreti^ quelques Carpodinua, tels