‹ Les plantes à caoutchouc et à guttaChapitre 73 sur 92 · LA GUTTA-PERCHA · texte numérisé non relu

LA GUTTA-PERCHA

llislurii/iir. — On dit que des échantillons de fçulla-pereha il envoi Angleterre, sous Le nom de nutser wood ,

le milieu du v\ir siècle, \l.iis le prend intérêt de cette substance^ comme celui du caoutchouc resta longtemps insoupçonné, et il fallut que la gutta-percha, comme te caout~ eliouc, fût. an quelque sorte, découverte une seconde lois pour qu 'in, reconnût ses propriétés et sa valeur.

L'honneur de celle seconde découverte revient à deux médecins anglais de Singapore, qui, presque h la même époque, en 1843, adressaient séparément à Londres des spécimens d'une substance qui- les indigènes employaient depuis longtemps, dans l'Ile, pour fabriquer des manches d'outils : le l>r Montgomerie taisait parvenu? son envoi à la • Society

iofArtfl a, et le Dr José d'Almeids faisait remettre le sien à la n Royal asinlii Society ».

ces deux envois, ce fut celui du l»r Mfontgomerie qui trouve l'accueil qu'il militait, car il ne semble pas que l'attention de la - Royal asiatio Society • se soit particulièrement portée sur te produit qui lui (Hait remis. La « Society of Arts », contre, m. lissait tout de suite tellement l'impor-

tance que, en juin 1845, elle décernait s son correspondent de agapore une médaille d'or, ■, U- 10 janvier 1849, sir Walker Breii faisait immergera Folkestone le premier câble sous-marin ; et les fils de ce câble i-lairitt recouverts de gutta-percha.

( >n voit que l'utilisation ne suivit pas de loin la découverte, e| que les résultats acquis par les expériences faites à

I ! 9 l'I.AMI S \ lilTTA

la a Society of Arts •• trouvèrent rapidement leur application.

Propriétés physiques rt chimiques j applications. — La gutta-percha, dont le nom exact es! getahpertja qui signi- Be, paratt-fl, -"mme chiffon • en malais), est une matière qui, lorsqu'elle est pure, est blanche ou grisâtre : ell<- m doil la coloration rougeatre qu'elle présente fréquemment qu'aux substances colorantes qui proviennent des débris d'écorce dont elle est I f quemment souillée.

Sa densité, toujours supérieure à l'unité, varie entre 1,'MO et 1,080,

A la température ordinaire, la gutta-percha n*est pas élastique connue le caoutchouc: mais elle est souple. tenac< elle peut être entamée pai 1 on^le ou par tout instrument tran-

rlliial OU JHliUtu.

A l'air al à lumière, elle devient peu a peu cassante et

ii>le. tandis que le caoutchouc dei k ni visqueux,.

BsM) besoin de rappeler encore — puisque c'est là ce qui fait sa grande valeur — qu'elle s'électrise facilement par le frottement et est doue une substance isolante, alors que le caoutchouc jk-u, ou, du moins, perd très rapidement

ses propriétés diélectriqu -

Au août de vue chimique, la gutta-percha ne se eombûie pas aUNsi bien que le caoutchouc avec le soufre; ell

•le. ,\ froid, dans le suHure de carbone, le tétrachlorure de carbone et le chloroforme, qui donnent des solu! claires, et non laiteuses comme le sont celles de caoutoami • chaud, dans la benzine, la ben-

tolin ataUM de térébenthine, l'essence de pétrole. Elle

calera* l'huile de résine bouillante, d où

on peut la p l'acétone, ainsi que dans touU-

para Ai Des lourdes chaudes, dont on la sépare par addition tle hentolïne et de naphtc léarer froid. L'acide chlorhydnque. l'acide floorhvdrique. les alcalis, les acides sulfurique et exotique concentrés l'attaquant. L'eau de mer ne l'altère

Knna une autre propriété importante de la gutta est i

licite, sans viscosité, ;• certaines températures. A ■$"". la substance ootnmenc ■ mollir: < -t , vers BOa •).">'. L'amolliseetneal est tel qu'elle peut être pétrie t la main : elle peut alors recevoir toutes les empreintes et prendre toutes les formes «pi iin vi'ui lui donner, et elle conserve, eprès refroidissement, ces empreint formes,

C'est de tontes ces propriétés que découlent imites les applications que reçoit actuellement la ^utla-percha.

Nui pouvoir isolant et s<>n inaltérabilité ilans l'eau, en même temps que sa plasticité, qui en facilite la manipulation, aux températures convenables, lui donnent, dans la préparation des aphiques, le rôle important qu'on connaît. plasticité, jointe à ce fait qu'elle conserve, à la température ordinaire, les formes et les impressions qui lui ont été données dans l'eau chaude, la rendent précieuse en galvanoplastie,

Sa résistance à la plupart des acides est mise h profit pour ls Fabrication de récipients ou de tubes employés dans les laboratoires.

Enfin celte inémr inaltérabilité et sa souplesse sont les principales causes qui la font employer pour la fabrication de divers instrumenta de chirurgie.

Composition. — Les propriétés physiques et chimiques que nous avons énumérées plus haut sont celles de la gulta-pcrcha du commerce. Mais il ne faut pas oublier, et il est nécessaire il-' rappeler encore, que cette gutta-percha, telle que l'utilise l'industrie, n'est p»s une seule substance, mais essentiellement un mélange de trois substances, ayant chacune ses propriétés particule

Payen, le premier, indiqua comme composition de la gultapercha commerciale, la suivante :

(i.ilUi 7 a à 82 »/„

ftihinc iï* à 14

Fluavile i. h 4

La gutta est le principe constituant essentiel de la gutta-peroha, et celui qui donne à cette gutta ses principales

Lt» planles à Ctoutchouc, 39

A CI l M

propriél s&t un hydrocarbure, qui, d'après Oudei

correspondrait b ta formule ( !s II*. Elle est solide, souple, e sible, mais ncn élastique, a la température 01 plastiqueà chaud; mais, a partir d'un certain degré, ellederieni de plus en plusvisqueua ire que la température

Elle est Boktble il;uis le sulfure de carbone, le tétracblorui Carbone, le chloroforme et le toluène, mais compl insoluble dans l'alcool, même chaud.

• '. -'st sur cette dernière propriété qi >ee la séparation

de la gùtta des deux autres substances, Lalbao file, qui sont, an contraire, solubles dans l'alcool bouil On traite la gutta-percha épurée par cet alcool bouillant, pendait! plusieurs heures, et on filtre, La so letton alooolique abandonne, par évaporation, de petii - qui sont composés, chacun, de tes deux substances Quavile constituant le noyau autour duquel I enveloppe.

Mais Comme, d'autre part, la tluavile est Soluble dai

oool froid, tandis que ralbanene l'esl pas. H y a là un bou> moyen de séparer, à leur tour, les deux substances, La m granulée *'st soumise à plusieurs lavages par l'alcool h la Quavile se dissout, tandis que lulbane reste insoluble.

Cette aliène est une résine1, qui, d'après Oudemana et Obaeh, correspondrait a la formule <•'" HO'. Blanche, cristal elle est plus dense (pie l'eau, inattaquable par I acide chlorny» rfriqùe, ei soluble dans la benzine, l'essence de térébentliiae, le sulfure de carbone, l'étber et le chloroforme.

La fla&vile est également une résine, dont la formu d'après Oudemans, serait GM H < 1'" II •' o; Jaune, amorphe, elle serait encore plus dense que

; Klle est facilement détruite par les acides sulfuriqui nitrique, et est soluble dans les mêmes dissolvants que ( de l'alhane.

Quant aux proportions dans lesquelles sont mëlaiif trois corps constituants, pour former la gutla-percha do commerce, et qui sonl variables suivant indiquerons quelles elles sont, d'apri lalyses d I

■i propos de chacune des pi, mies productri

.1 I f k-p] \ < II \

Commercé. — Nous venons plus loin < j ut- l< -s .il.

gutta- percha, i la surface du globe le trouvent exclusivement aujourd li in dans If sud de l;t péninsule eà&laîse et dans quelques lies de la Malaisie; i Singapors que se trouve

centralisée toute cette récolte de Malaisie el de Mata L.-s chiffres d exportation de et port nous indiquent donc lout de suite quelle a été l'importance de oe commerce de la guMa depuis L'époque de ouverte jusqu'à l'heure

telle. Or ces chiffres sont ceux-ci, pour quelques-unes des années i emprises dans cette période de taxante on^ :

[01 kilos.

Un voit ainsi «pie, depuis le jour où oes exportations

commencé, leur marche générale — avec les oscillations

inévitables qu'on relève pour tout produit — a été nettement

ndaiite ; et elle s'est même particulièrement élevée an ces

années.

- quantités de produit exportées seraient donc de plus en plus grandes, au furet à mesure que précisément — par suite du mode d'exploitation, <pn. comme nous le verrons, consiste ilti-e les arbres avant de les inciser — ces arbres producteurs deviendraient de plus en plus nues! dette contradiction apparente aurait lieu de surprendre, si la raison n'eu

LE8 PLAKTKH \ i.

avait été donnée maintes toi.s déjà, et s il n était

qu'elle doit être attribuée ,m\ manipulations complu accompagnées de falsifications presque itta-

1 1 ci sul>it à Singapore, avant d'être e\]

Il s'en tant, hélas! de beaucoup que la gutta-percha commerciale soit compot lusivement, comme elh L'être, des produits des bonnes espèces de Palaqawm ■ Payent que nous décrirons plus bas, Non seulemen • !>■ valeur nu-gale, sont mélangées, mais elles sonl tionnées des produits d i très inférieures, Utiles que le htngk&ng [Pûluqainm leioc&rpurn Beerl.jel les toendjt P&l&qaiam quercifolium Burck et PuUquium calophyllum Pierre), ou même de substances qui. comme lu getah tljoetotoéng {dead Bornéo), provenant du Dyers Lotoii, ne rappellent que de très loin, par leurs propriétés, lesgutlas tables,

M. Octave Collet dil même qu'on fait venir, depuis quel temps, une gomme de Londres, probablement de la pour l'introduire dans ces mélangea.

Et le même auteur, qui a publié récemment, dans le Bulletin de lu Société d'Étude* coloniale* de Bruxelles, un sant rapport sur son voyage dans les paya où l'on récolte le guttta, nous décrit comment se font ces manipulations a Singapore,

n Les opérations sont d'une simplicité extrême, el ne requièrent qu'un matériel des plus primitifs, lue chaudière fort large, de I mètre 50 de diamètre, et d'environ o m. ~o de profondeur, posée sur un loyer en briques, r ensemble rappelant fort bien le chaudron ■• lessive de nos blanchiaseueea européennes, quelques longs !>■ pelles pour

remuer, pétrir la gutta et la retirer de l'eau Nouille quelques moules rectangulaires, faits de quatre planchettes et d'un couvercle de bois qu'on charge de poids, tout le rudimentaire matériel emplu

Dans la chaudière remplie d'eau bouillante sont y morceaux de gutta coupés OU refuses par l'acheteur, les gullasen voie de décomposition el commençant déj ^ger

u <.i rrA-ntR< n\

une odeur caractéristique, des déchets de caoutchoucs, des gultas de valeur presque nulle, uni(]u«,nu>,nl récoltées en vue de le falsification, et, enfin, en proportions déterminées, suivant la qualité a obtenir, de la goutta de bonne qualité, de telle ou telle origine suivant le type désiré.

La gutta est ensuite retirée en énormes morceaux, qui s'étirent

par leur propre poids, sur les hâtons ou tes pelles qui les soulèvent. Elle n un aspect lirun rougeâtre, dû nux matières colorantes mélangées intimement avec elle par la cuisson. Cette

ruasse plastique et molle est jetée ;i terre, sur le plancher gluant et chaud.

A l'aide d'une planche, que deux hommes piétinent aux extrémités, on exprime l'excès d'eau qu'elle contient.

Puis la gutta, qui, par suite de ec travail, s'est étendue, eat repliée, et l'opération continue jusqu'à ce que la masse ait un aspect bien uniforme. Enfin on introduit le gutta dans le moule primitif déjà décrit, (pion recouvre d'une planche chargée de poids, et on la laisse se refroidir.

Cette série de manipulations donne à In gutta L'aspect d'une pâte feuilletée. Huant aux formes données dans le moule, elles sont diverses; et l'on prépare des pains cylindriques, cubiques OU oblnngs, suivant la qualité d'origine qu'on veut obtenir, et dont on imite l'aspect extérieur, o

Il ne faut, par conséquent, conserver aucune illusion. Les guttas-perchas du commerce ne sont jamais des produits dont la valeur dépend uniquement de Parbre producteur, mais des mélanges laits ii Singapore, et dans lesquels les bonnes sortes sont toujours additionnées de sortes inférieures en proportion plus ou moins forte suivant la qualité qu'on veut préparer. Ces mélanges sont ce qu'on appelle s Singapore la i/efuli reboiled.

Et ainsi s'explique qu'il sorte annuellement du port anglais plus de gutta qu'il n'en est importé, bien qu'il n'y ail pas de production locale; de même qu'on comprend les prix très divers auxquels sont cotées les guttas-perchas, sur les marchés.

Itfl les plantes a <hii\

A Limdrè^ à ta (in de novembre 1901, ces prix étaient les

suivjmts :

Gultu"|>ei,t.,li» (ta bofine rjual it •*■ ,

ordinaire

— inférieur?

10 Jr. OU à -2â fi\ 50 S rr. 0IS h 10 fr, M I fr. 45 à 2 fr. 75

Kn avril IÎN12, ils étaient :

(•ullll']K<ri'llll île lllUHU' *|U»llltr'-

ordiitairv

ïnlëriourtv ......

10 fr. à H fr. 50 3 fr. 25 S ^ fr. 50 ' 0 fr. 90 a 2 fr. 78

Il est évident que la gutta dite « inférieure »«, et même une de la ii guttu urdinuire ». sont tout autre chose que la •relu», un sout de la gutta altérée, et, en tout cas, A à des mélanges qui délient toute analyse.

LKS AMINES À GUTTA-PEIHIHA

irbres a gutta-

ont

été

connus «.-ti même

temps que le produit, car, lorsque 1rs docteurs d'Àlmeida Vfontgomerie adressaienl a Londres les premiers échantillons de ta substance, ils ignoraient encore quelle était la plante productrice. Aussi Montgomérie se proposait-il de a rensei^neo tents plus précis à cet égarai lorsque, malheureusement, il tomba malade; i-l œ no fui qu'à la lin de I S 1 1 » que Thomas Lobb, voyageant pour la maison Veitch, d'Exeter, <laus l'île de Singapore, découvrit l'arbre dans les ravins de Boekit-Timah. Des rameaux lurent envoyés a Londres et remis B \\ . .1. Ilooker. qui eut, tout d'abord,

tendance à les rapporter au genre Basais. Cependant, comme

s'empressait de le faire remarquer Ilooker lui-même, dans le numéro de janvier 18471 du Journal of Bnfany, le manque de fleurs laissait cette détermination très douteuse. Le botaniste anglais priait dmic un de ses correspondants de Singapore, le !>' Oxley, de se procurer à Boekit-Timab des

' us plus complets; et, des (leurs lui étant parvenues

[iar ce nouvel intermédiaire, il admettait cette fois (Journal of IioiHi\ji . septembre 1847) que la plante appartenait au genre créé par Wïghl sous le nom dlsonnntlra; et il appelait

1 espèce de Singapore Istiri;inrfr,i >'tiilt.i.

Ilooker. pourtant, en nommant sa plante, reconnaissait

encore qu'elle différait des deux espèces décrites par Wight

par un caractère, assez important : les Heurs, dans ces deux

étaient têtraméres, tandis qu'elles étaient hexa-

mères dans I espèce de Singapore.

i s;nt que oe caractère a, an effet, semblé suffit ;>uis

lors1, pour justifier la créatioO <lta nouveau genre Palaqitium. Et, comme il se trouve que presque Imis les arbres connus aujourd'hui, an Malaisie et dans la péninsule malaise, comme producteurs de la véritable gutta-percha ont, de met Qeun hexamères, te genre Palaquium est <i"n a gutta, et celui dont nous avons a nous occuper tout lemenl ici. En dehors <lr cas J'nlur/tùtim, Pëtyem

le seul qui présente quelque intérêt au même point de vue.

lin ce qui concerne la répartition géographiqi: espèces exploitées de ces deux genres, nous rapp< que

nous avons déjà «lit plus haut. Le mkI de la péninsule mal et, en Mahusie, Sumatra, Bangka, l'archipel de Riouw et Bornéo sont les seules régions où liai récolte la gutta-percha, Il n \ i pas d'arbres à gutta-j)ercha sauvages m Java, ;m\ Philippines, ni aux Moluqn

L'aire de distribution des plantes à gutta-percha est ainsi seiisilileiiieul comprise, d'une part, entre •!" de latitude \ fi" de latitude S., et, d'autre part, entre 93° el IIS" de h

Inde Est, les pays de production et d'exportation étant :

Dans la péninsule malaise, les États de Patani, de Kél tan il de Kedafa (dépendants du Siam . les Etablis des

I >. -ti-oits (Pënang et province de Wellesley, les ^ et

M.il.ieca . l'Étal Indépendant de Tringanu, les ! [Perak, Selangor, Sungei-Ujong, N'egri-Sembilan et Pah et le Sultanat de Johor ;

En Mu lais ie , l'archipel de Riouw, Sumatra, le Bornéo hollandais, le Brtatish-Nord-Bornéo, Brunei, Sarawak et l'île a nt; I aise de Labuan.

i. C'est Blaoco qui établit ce nouveau penre Palaquium |>i>ur unr espèce des Philippines

LE* ARBRES A Gl'TTA-PKHi n.\

PALAQUIUM

Les Paluf/uitim diffèrent donc essentiellement des fsonandra — qui. d'ailleurs, sauf Yluonandra /tttlrhra Hurck, de Sumatra, sont plutôt des arbres de L'Inde Anglaise que de la Mdaisie — par la composition de la Heur. Non seulement il v sépales el sis pétales, an lieu de. quatre comme dans les

fxon.intlru, m;iis il y B douze étamincs (rarement dix-luiil , au lieu de six. et un ovaire à six luges, nu lieu de quatre, Enfin les graines sont sans albumen, tandis qu'elles sont albuminées dans le genre voisin.

Les lobes corollaires sont plus longs que le tube, généralement aigus, et plus ou moins contournés. Il n'y a pas destaminodes. L'ovaire est allongé et velu. Le fruit est une baie oblongue, à une ou deux graines, dont le tégument est brillant et à large hile.

La plupart des Putaqaium sont des arbres de grande taille, dont les feuilles sont serrées au sommet des rameaux, (les feuilles sont coriaces, parfois glabres sur les deux faces, mais souvent aussi brillantes et glabres seulement sur ta l'ace supérieure, et recouvertes, sur la face inférieure, d'un duvet jaunâtre ou roussâtre; leur limbe est parcouru par de nombreuses nervures secondaires, partant de la nervure principale sous un angle très ouvert.

Les fleurs, plutôt petites, sont pédicellées, el groupées en • ■ht nombre, en fascicules cymeux, aux aisselles des cicatrices des feuilles tombées.

Ce genre Pàlaquium, tel que nous venons de le définir, compte actuellement un bien plus grand nombre d'espèces que le genre Isonandra : on en a signalé jusqu'alors, dans la péninsule malaise et en Malaisie, une quarantaine d'espèces, dont quelques-unes, il est vrai, sont douteuses.

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