LOI
iché, c'esl donc ;< l kilo son de produit qu'on peut évaluer :r ça goutta.
Dans
>n<K> expéi
Ph
■nence - plus înstruetr permet, cette bis, de comparer, comme dans l'essai <li- M Wray, ;i la quantité de gutta que pourrait donner l'arbre celle qui asi réellement obtenue, — M. vad Romburgh fit abattre un Palaqaiam (lutta de 16 ans, qui avait ISS mètres .1.' hauteur, et une circonférence de "."» centimètres a hauteur di' la poitrine. Parla méthode des entailles circulaires, on en n-tii grammes de substance. Mais l'écorce fat ensuite
snn poids était <le TU kilos. Elle contenait »ncoi M leneur en eau étant de 80 ",. , •"> " „ de ^utta.
[| restait donc 1.400 grammes de produit, c'est-à-dire trois fois plus qu'on n'en avail obtenu.
On voit que, même réduite à œa dernières proportions, la
>erte est encore importante; et. dans la pratique, elle l'est l'auiant plus que, comme nous l'avons dit tout s l'heure, le récolteur n'apporte pas, pour recueillir la substance, toui le
soin qu'a apporte M. van liombur^h dans ses essais, La proportion indiquée pai l'auteur hollandais représente, partons, quent, la perte tout à fait minime.
Burek dit qu'un Pëisquium oblongifolium qui a 2<) mètres
|e hauteur et 00 centimètres de circonférence k hauteur
I homme — et qui donc correspondrai! précisément, à peu
près, au Palaquium Gutta abattu par M. van Homhur^h — ne
donne, après épuration, que l'M\ grammes de ^utta '.
i M. \\t;<v dit, de son côté, que d'un arbre (probablement an Pain-
fatum oblongifolium) qu'il lil abattre, et qui avuil H3 mètres de hauteur
roonférence ,1'- 194 centimètres à 2 métrée au dessus du sol, il
îtira, par incision, t .047 grammes de gutU-percha, t'u i/i-tilt poêtih
sut-étre le Palaquittm Treabii), de 7* centimètre! de circonférence ;i
centimètres nu-dessus du sol, duinui i.j'io grammes. Ou voit que
chiffres — étant donné que les arbres traitée par M. Wray étaient
- que celui qui est cité par Burek — sonl sensiblement les
[Ue ceux de l'ancien sous-directeur du Jardin botanique de But»
Burek estime à un demî-kati (312 s] le rendement
l'un Palaquium oblongifolium adulte :> nna
PI VNTE8
El même arbre qui, - 1rs cali
i|.-\ i «il fournir au moins - kilos!
Tel es! l étal actuel de l'exploitation des art Malaisie Oo abat ces arbre», donl l<- nomlnv dimi jour, poi tirer quelques œntainesde gramme •
stance, ri on laisse dans I 'tes trou
dix fois autant «le produit qu'on ''ii Pi
Méthode* industrielles d'obtention de (s gutts-pei < In eonçoil qu'un te] éti h oses sur toi
dune matière qui a l'importance de la gutta, a »l longtemps, préoccuper; car, s'il faut contint arbres, leur disparition, à plus ou moins longue inévitable, puisqu'on m- 1rs trouve. ■> la surfs dans une partie de la péninsule malaise el de la M
La première question qui doii évidemment se \«
savoir si l'abalage est nécessaire.
.1 priori, on n< peut pas, aussi vite que pour la plup. plantes a caoutchouc, répondre négativement
De nombreuses observations établissent que la quanl [4tea .pii s'écoule d'une incision faite mu- un tronc de P i/uifii est très faillir; et le Fait s'explique pur un cora< anatomkjus des Sapotai i quelles le genre apparti
tandis que 1rs laticifi st-a-dire 1rs tubes
lelatéx, soûl continus, sur toute leur longueur, dans les • osrpées, les Euphorbiacées, les Apocynée* ipii soni les familles dans lesquelles rentrenl les planl caoutchouc, ils sont entrecoupés de cloisons chez le* cées Le latex ne s'écoule donc pas ici aussi librement qu'il d'un // m Castilloa ou d'un fandolphia, puisqu
peut provenir que du voisinage de la section
Dan -millions, il esl possible qu'il soil •• r . iim f'
nécessaire, pour obtenir m mnabla
de multiplier tellement le nombre des incisions qui en tout rtal ilt* cause, soil perdu; ri la méthode ^\f ' devient, dès lors, la seule rationnelle;
Buxck, cependant, dans son « Rapport sur les gutta des Padaugschc Bovenlandrn publié eo I8tj
LES M'.i.i: ERCHA
- . ii- pied peut être pratiquée. Il rappelle une
lu prince Bandbara, de Pontianak, qui aurait
nu 2 katis 1/2 environ1 de gutta d'un arbre de 13
lètrea de hauteur et de I çnètre 65 de ctroonférence, abattu
ice, et I kati 1/8 d'un pied de II mètres de bau-
et de I mètre de circonférence. Et il ajoute : m Si on
prend en considération que le second de ces arbres était de
juelques années plus jeune que le pi I que la quantité
!•• lait augmente <'n proportion de l*ftge et de la grosseur de
'arbre, on peut hardiment admettre que l'incision sansabatage
tonneau moins la moitié, sinon les deux tins, de la quantité
jnun arbre de même circonférence fournit après l'abat âge. La
remière méthode donne le douzième, le seconde donne la
Lié "ii les deux tiers de la quantité existante de gutta.
lia déjà pensé, a priori, que l'incision dé fécoroe, sans
leriBer l'arbre, donnerait ose plus grande quantité de gutta.
ai décrivant l'exploitation de l'arbre faite par l'indigène, j'ai
lémontré que la partie de l'arbre abattu qui touche le sol et
-! paa incisée diminue la moitié de la recuite de la
gultau
Il est évident que les incisions circulaires pratiquées sur mie ta circonférence de l'arbre doubleraient la quantité. J'ai tain confirmer par des Evita mes conjectures. Dans le Jardin botanique 8e trouve un pied de Pa.laqaium Gutta tout a Fait
adulte. <-t d'une circonférence de 1 métré 2ti. ,1 v ai t'ait pratiquer des incisions, et j'en ai obtenu lin grammes de latex. d'autant plus de prudence que j'ignorais comment, efc jusqu'à quel point, l'arbre pouvait supporjr l'opération, et (pie je ne voulais nullement sacrifier un pied
lui est, pour le Jardin j d'une e\trcine valeur Os uiolits nie
trièrent a ne faire d'incisions que s r une partie de sa- cir-
par le calcul, j 'ai pu conclure que l'arbre
rait fournir dix lois au moins cette quantité, de aorte que
production pourrait être évaluée à plus de 1.1011 grammes,
m environ - katia, c'est-à-dire au double de ce qu'un arbre
kati équivaut i 623 grammes,
adulte donne, quand il est exploité par la méthode in iit'lk' ordinaire.
tpériences ultérieures achèveroul que] nombre d'incisions un arbre peut supporter sans souffrir, il quelle est l'époque de l'année U plus favorable u cette opération. Jusqu'à présent, il <'st certain qu'un écoulement partiel du latex ne fait aucun tort à l'arbre. Quatre pieds ot de Bangka et de Bornéo ont subi, il y a qui ont amené un épanebement partiel de gutta arbres, an ce moment, sont couverts de fruits, ce qui pi
que l'opération ne leur a pas nui Il se peut qu'un ai
ne se laisse pas impunément priver an une fois de tout son latex: des expériences ultérieures résoudront lu que-
et égard. Le traitement pourra durer pendant trois ou quatre ans; il faudra se contenter, chaque année, de pratiquer les incisions sur une partie de la surface. Une culture r< n'offre aucune difficulté pour cette méthode des incisions
Noos avons cité complètement ce passage du mémoir Burck pour permettre d'envisager le problème sous to >• - laces. Mais nous «levons ajouter maintenant que M. van Komburgh ne partage pas, sur ce point, l'opinion d< son prédécesseur, et est beaucoup moins optimiste.
M. van lioniburgh a incisé des arbres sur pierJ, pendant plusieurs années successives; et il a obtenu les quantités suivantes de gutta
1° D'un Pàlaquiam Gutta de 7 ans 9 mètres S€ de hauteur 10 centimètres de cdrconféi ; grammes;
l>es deux pieds de la même espèce, à 8 ans, respect iven 7 grammes et 58 grammes ;
Des deux mêmes, à 9 ans, respectivement i grammes 39 grammes;
De 18 pieds de 10 ans (juillet 1893), en moyenne j. 60 grammes;
Des mêmes, ù 1 1 ans (novembre 1891), en mo ,ar pi
18 grammes .
2° D'un Palaquium borneense de 7 ans(fi m* haut
et '10 centimètres île cireonfére S grammes 50;
LES MU. lit S \ «.1 ITA-IM Kl II \
ir,:i
l>i«l.ii\ l'.thtt/iinuit boriirrnsi' de 8 iiiis. respivlivcinent
Des deux mêmes, .« 9 uns. respectivement 8 grammes at 1 7 grammes;
12 pieds de 10 mis, en moyenne par pied, Il grammi mêmes, ;< Il ans (novembre 1894 , en moyenne par
i 1 1 grammi
h. s pieds de I» ans, en moyenne psr pied, 39gramtn< l ''un Palaquium Treabii de 7 ans 9 mètras*50 de l>auleur el 54) centimètres <!•• oiroonférence), 13 grammes:
De deta PeU«quium Trettbii de H ans, reapectivemanl aminés et in gramme
l>.s Jeux mêmes, h 0 ans, respectivement 3 grammes et 120 gramme
De 2S pieds de lo mis, en moyenne pur pied, 39 grammes;
1 »c^ m' s, • Il mus. en moyenne par pied, 17 grammes;
I De IN pieds «le P&UquUtm pûrvifolwm de 10 ans, en moyenne par pied, 7 grammes 30 :
Des mêmes, .< Il ans, en moyenne par pied, 7 grammes;
l>c 7 pieds de I ' ans, en moyenne par pied, 33 grammes* !>•• 12 pieds de Palaquiam oblongifolium de H) ans,-an moyenne, 6 grammi
Des mêmes, à 1 1 ans, 7 grammi
De 7 pieds de I*» ans, en moyenne par pied, 1S grammes,
l>;ins tous les incisions étaient faites !<• malin, par
on beau temps; el l«- produit spontanément coagulé était recueilli vers midi,
M. van Homlmrgh a ensuite déterminé comparativement tes quantités de gutta fournies par des arbres abattus.
Au Jardin botanique de Buitenzorg, un Palaquiam Gutta Ar I "i ans environ, e( ayant I» mètres de bauteur et '.•7 centimètres de > irconférence, a donné -'>S0 ^rainnns de bonne gutta
A Tjipetir "ii ,i retiré :
D'un Palaquium Gutta <l<* Il uns, ayant 12 mètres de bauteui et 70 cçntimètn onférence, 85 grammes;
L<?\ ptuitê* .i caoutchouc 30
[lies el brindilles rd traitées par a
froide, sont soumises & l'action d une solution alcalin ensuite éliminée par lavage b l'eau, t >n fait alors 1» t . ■ 1 1 1 M . • --. . iraeaux . en i huile <!•
120° ou l.'Kl". La gutta-percha se dissout; on la précipita une quantité suffisante d acétone, >•( on sépare an moyen «l'un filtre a pression.
La même année, généralisant le premier procédé MM. Siemens et Obacfa prirent un brevet pour I < •■■■ • le lu gutta par divers dissolvants légers, tels que la b< La gutta se dépose, dans tous les cas, par refr tient.
Les mêmes chimistes on1 employé aussi les parafîlni chaudes, qui ont un pouvoir dissolvant plus considéi ■ les hydrocarbures légers. Lorsque la solution est r Bépare [a gutta par l'addition de benzoline ou de froid, qui reprennent L'huile lourde par distillation. Les parties de plantes sur lesquel doivent ôtre Bêchées è température dou< le passage dans un Laminoir approprié. Le dissolvant qui adhère encore a la gutta précipitée est entraîné par I d'eau.
Enfin citons encore] pour mémoire, t< • M. mm
lessives alcalines chaudes, soua pression, puis i pétrole el !■■ procédé Brooke, Simpson e1 Spillei sive de soude chaude, sous pression, puis toluène el al<
Mais il serait vraiment hors de pro ir uroa
i procédés, puisqu'il semble établi aujourd'hui que loutct méthodes pur traitement chimique ne donnent qu'un percha plus ou moins altérée, qui ■ de plus i
propriétés, et notamment le pouvoir isolant, normale obtenue par incision.
Etil est intéressant de noter que seul le procédéd qui semble devoir donner île lions résultats est celui qui . été, avant tous les autres, proposé en 1890 par M. Arnaud v procédé par traitement mécanique.
i. en elîet, ce procédé qui a ■ temps, par M. Ledeboer, p'»ur qui tous les il
PI
application îles méthodes précédentes tiennent à deux causes : I" a ce que le dissolvant modifie la composition de '■ .1 oe <|u«- te matériel employé ■* toujours été, en mil.-. I;i Feuille sèche, dans laquelle La gutta s'est déjà spontanémenl altéi En • oce, le procédé Ledeboer consiste a traiter
kécanîquevaent, au moyen de machines mues par La impeur, feuilles Fraîches de Pfii&guiuin. El il paraîtrait, d'après les ignementa que nous avons recueillie de divers côtés, que Laidement le procédé ;i lait Bes preuves, el que la Compamonta, en 1898, pour L'exploitation de oe brevet ;i [m livrer au commerce une gutta un peu verdatre, d'excellente qualité. 11 Eaui bien ajouter pourtant que cette société vient l'entrer an liquidation; mais, comme L'explique M. •>< Collet, dans l'article que nous avons déjà cité, c'était chose prévue, pour deux motifs qui sont indépendante delà valeur du produit ; un capital insuffisant, et les conditions du contrai passé entre l'inventeur et la Compagnie.
Kociété s'engageait, entre autres clauses, à fournir à M.
Ledeboer au moins trente tonnes de Feuilles par mois, « C'est
•et tr dernière condition, dit M. Collet, qui a forcé la Société
Indo-Néerlandaise a liquider. Fn effet, si, dans les débuta, il a
tivemeul facile de trouver dans l'archipel de Riouv/el
voisinantes la quantité de feuilles nécessaire, uni* telle
Uirence s'est déclarée ensuite qui- les (milles de gutl,i l'y existent, pour ainsi dire, plus. Pour récolter les Feuilles moins de peine, l'indigène ne B'est pas contenté de la iii'illctie. mais est allé jusqu'à arracher ou couper les jeunes uIm.s. on même Les rejetons. La destruction a atteint on tel degré qu'il es! aujourd'hui difficile de trouver dans • taines lies, jadis très riches en jeunes plants, beaucoup de Palsquiam échappés au massacre... Le Gouvernement malais .lu Sultanat de Johore a interdit l'exportation des feuilles,
des racims el des jeunes plants de gutta... Les Klats
Perak, de Negri-Sembilon ont pris la mi mesure prohibitive d'exportation. »
Mais M. Collet fait remarquer, lui aussi, que le procédé
Ledeboer n'en a pas moins., réalisé industriel
es i.iiii's dans le prospectus, Avec lil) puni fraîches correspondant b -in piculs de feuilles
iluit au ni s l picul de gutta excellent
nsiou lelegraph Co. i achète, par contrat, au pris le , .■|.\ é 'pi at teint . dans I at, sur le m ttt*
de première qualité.
Il s*- pourrail donc, el il serai! a souhaiter, que
le procédé de l'avenir peur la préparait gutta-percha, bar -on voit toul il«- suite le grand a1 présentent eea méthode* fcuilli -
à la méthode indigène d abats éooltant
on ne sacrifie p;is l'arbre, sur lequel <m peut faire < haqu< une "u plusieurs cueillettes; el il devient possibl DOuveÛes conditions, d'entreprendre des plantation quelles., au contraire, on n<- peut songer, s'il faut «bal 1rs troncs pour pouvoir pratiquer des incisions ■ fxi ■ donuoal une quantité raisonnable de gutta.
Cation rfe* Pêlequiam. — Cette question •!<' la cultun des l'ul.njuitim b donc surtout acquis un grand intérêt, poui raisons que nous venons d'exposer, depuis qu'on cherelie •' retirer la gutta <l<-s feuilles. Malheureuse ment i |il;mi;ilions de Pa/açtfifim sont encore trop récents et Irou nombreux pour que les : les d'une cul luit
nelle soient bien établies. Les seules indications qu'on pi donner, pour le moment, sonl celles qu'uni pu foi quelques tentatives faites n Java, principalement depuis ""*ux' vingtaine d'année
Antérieurement, une plantation de PAlntfuium oblé Hum avait bien <'•(<"* faite, dès is.'ii;. à Poerwnk* une autre, un peu plus lard, à Kemoetoek n pendant longtemps négligées, el beaucoup d'arbre* disparurent.
( le ne fut qu'en ISSU, lorsque l'extension du Jardin mental de Tjipetir fut décrétée, que, en même t< nouvelles plantations furent faites, on apport le
organisation <-\ leur entretien, plus île méthode, < ïesplanlatioi '
MIRES \ ..I TTA-PKRCHA
eurent lieu à Tjipetir (non loin de la station du chemin de fer de Tjibadak, dans la résidence de Préanger) et au Jardin - de Tjikeumeuli, à Buitanzaraj.
aujourd'hui cultivées en ces deux endroits >"iit ; le Palaquium Quttat provenant de gmi&ea du Jardin botanique; le Palaquium obUmgifolium, provenant, en partie, de plants rapportés par Burck et, en partie, de graines récoltées sur des arbres de Poerwokerto, qui ont précisément commenoé à fructifier en 1888; puis |« Palaquium oorneente, !<■ Palaquium Tti'tihii, et le Palaquium Treobii ver. pàroifo-
Hum. ces trois derniers Pulat/uiiim ayant pour origine, comme le P&taçuiam Gutta, des graines d'exemplaires du Jardin botanique; enfin le Payent Leerii.
La multiplicité de ces espèces cultivées a déjà ainsi permis, non seulement do reconnaître quelques {ails généraux,
applicables à toute culture de Paint/ ni u m , tuais encore de saisir un certain nombre 'de différences dans les conditions de
■ talion «les diverses espèces Au point de vue de l'ombrage, par exemple, le PalaqOium oblongifoliutn, tePalaquinm Treubiiai sa variété parvifolium
t plus exigeants, pendant leur jeunesse, que le Pataquiom CtHtta et le Palaquium linrrn'rnsc, qui sont, à tout &ge, très
• istantfl au soleil.
Au point de vue du sol, le Palaquium Gutià semble rechercher une humidité un peu plus forte que le Palaquium oblongifolium. Déjà autrefois, en effet, le Dr Oxley avait fait remarquer que, a Singapore, le Palnt/uium Gutta se trouve sur des I terrains d'alhrvions, au jjïlmI de collines où L'humidité ea4 indis que, à Bornéo comme à Sumatra (ou les es|n ( es qu 'on rencontre ne sont plus ce Palaquium (lutin, mais d autres Palaquium, notamment le Palnt/uium oblongifnlinrn I, « c'est sur les muni ugnes de médiocre altitude, ou des collines moins élevées, mais a l'abri îles inondations, que l'on trouve les plus beaux arbres; et OU 8 remarqué qu'ils isaent d'autant mieux que leur situation les expose moins a l'influence «le 1 eau stagnante, «
tombuii-li dit, de son
472 LES PLANTES • A GCTTA
qu'une certaine altitude n'est pas nuisible aux Palàquium. A Riouw, par exemple, ces arbres poussent bien au voisinage de la mer, pendant que l'observation montre aussi que, en d'autres régions, ils réussissent tout autant à 250 à 6S0 mètres de hauteur. Vers 1.000 mètres, cependant, la croissance est moins rapide.
La composition du terrain semble pouvoir être très variée, car, dans ses voyages, M. van Romburgh a vu croître les Palàquium dans les conditions les plus diverses à cet égard. Le sol de Tjipetir est argilo-sablonneux, de couleur brun clair, et de fertilité plutôt médiocre.
Par contre, il faut, de toute nécessité, une température élevée et une grande humidité de l'air. Les Palàquium ne se rencontrent, en effet, à l'état sauvage, que dans des localités où la moyenne de température est au moins de 25°, et où les pluies sont abondantes, et réparties à peu près sur toute l'année. Cette exigence des arbres à gutta, au point de vue de l'humidité atmosphérique, est particulièrement bien prouvée par le tableau suivant, que donne M. Collet, et qui indique, d'après la moyenne 'des dix dernières années, le nombre de jours de pluie et la hauteur de la chute d'eau, dans quelquesunes des régions où croissent ces arbres.
Nombre de jours Chute it'eta en de plaie. millimètre».
Singapore 201 2.620.
Penang 198 2.713
Malacca 197 2.620
Bcnkoelen (Sumatra CM 183 3 3U
Pariang (Sumatrn ().)... . 181 4.577
Médan (Déli) (Sumatra E.) 160 2.050
Palembang (Sumatra S.! 182 2.722
Muntok (Bangka) . 167 3.023
Pontianak (Bornéo) 185 2.202
Riouw 165 3.016
On peut donc admettre que le minimum de pluies née^^ * saire est 2 m. 50, à peu près.
La multiplication des Palàquium peut être faite par mtf?* cottage, les meilleures marcottes étant celles qui sont pris^?* sur de jeunes pieds.
lil i i \-i'i i;« il s
M. \an Romburgh recommanda toutefois plutôt te semis, eor beaucoup de marcottes, surtoul quand il s'agit <lu Pela* ijiiiiirn oblongifolium, ne reprennent pas.
doivent .'tir récoltées aussi récemment que possible, car elles perdenl rapidement leurs propriétés germinatives. M. de JouftYo} d'Abbans, cotre consul à Singapore, dit iju .m réussit difficilement i les faire germer a Ceylan, après un \ nu:,, de cinq jours sur m
es graines peuvent être semées sur planches bien préparées, à 30 à i "ï centimètres de distance; on les recouvre ment. « >n peut aussi les semer dans des caisses
dernier procédé qu'a einplme «le préférence
M van Romburgh. Au bout de deux mois, Les plantes avaient 18 centimètres de hauteur, et leurs racines 10 centimètres de longueur.
Il .i transplantation s lieu DatureHemenl es saison pluvieuse, c'est-a-àtre, b lava, pendant la mousson d'Ouest. Si l'emplacement dels plantation est un terrain qu'on vient de défricher, on a conservé, ça et Là, a i ou S maires d'in- ■ 1 If. quelques grands arbres, pour assurer l'ombrage, qui, nous L'avons dit, as! plus nécessaire pour Le Pataquiam oblûîKjifolium et Les deux Palaquinm Treuim que pour le
IPèlaquivm G ut la et !•' Palaquium borneenêe. Si 1i- terrain est nu, on plante, aux distances indiqué des arbres, qui sont géiiéndeiuenl des Albitiia moiwù-
canê Mn[
i tout cas, ces arbres-abris ne Boni nécessaires que pen- • i.uit les premières années. Plus fard. Les Palaqvium, paries branches horizontales qu'ils "lit émises, ombragent eux-mêmes complètement I»- sol, entravanl ainsi toute végétation étran- ■-. et notamment Le développement de cette mauvaise berbe qu'on appelle à Java Valanq-alany, et qui est VImperata arundinacea Grilli.
Les plantations de Palaquium, lorsqu'elles s'ombragent ainsi elles-mêmes, sont dites •• fermées1. »
tique» luteurH liseï • "■■<. el nous-même avons employé
Cette fermetureesi plus ou moins rapide suivant le issu. bien entendu, suivant les intervalles les pieds dans la plantation.
palité* d'intervalles, le* plantations de Paiaqaiom Gulta et <le l'uhji/uiiim hurnrcn.st' se ferment plus vile que
celles de l'.i/.Kfiiinrn rihlnni/ifnliiitu el île PalaqaÙim Trcubn.
Dans cette dernière espèce, en particulier, ainsi que variété parvifoliu m, les branches sont, au début, I df sorte que les frondaisons des arbres voisins que lentement. Le P&laquium liutta, au contraire branches qui favorisent la fermeture.
Le Palaquium dut/a et le Palsqoium borneense soi deux espèces qui croissent le plus vite La croissance du Pahquium nfilnnçfifoliurn, et surtout celle du l'ulaquium Trculùi et de sa variété, sont plus tentes.
A Tjipetir, des Pulnr/uitim (lutta de 13 ans. pi. m' mètres d'intervalle, <>nt \2 mètres de bauteur, et la plant.-1 est fermée.
Des Pêiatjaium borneense de 6 ans, plantés •■ 1 ou 2 mètres, sur 3, ou! 3 mètres ii .'< m. 60 ; la fermai commence.
Au contraire, des Palaquitim Treubii de 10 ans. plan 6 mètres d'intervalle, ont 8 mètres de hauteur, mais I cimes, de •* mètres de largeur en moyenne, ne ■ pas anoure. La variété parvifolium se ferme un peu pliw
loi
Les nombres précédents nous indiquent, en même teiii)»*quels sont les écarts qu'on conserve pour chaque as Huiten/.org. ou les intervalles, poui tous les arbres, son 4 mètres, on a remarqué que les pieds du bord de la pw*" Cation croissent mieux que ceux de l'intérieur I S mètres au moins serait à recommander, si la planta était faite en vue de l'exploitation par incision.
expression dune des ouvrages antérieurs. Pi epebdsal"'
termes fermé el fermeture correspondent-ils plus exa< termes hollandais gexluten el ni un
i.i s •.. r.fi rv-i-r.Hi u\
Mais, par contre, comme le Hait remarquer M van Rom-
ïont cultivée pour leurs feuilles, on peut
• h» pourrait. par exemple, les planter, en
as, en lignes distantes de i mètres, et a - niètres d'inter-
alli- sur chaque ligne. On Favoriserait aussi le développement
des feuilles en frimant et laillanl de temps a autre,
il les indications générales qui découlent, i l'heure lie, îles plantations <lc f'.ihitj w uni déjà entreprises. Nous •lions donner, à propos de chaque espèce, quelques antres létails complémentaires plus particuliers.
Psdaquium Gutta Burck
//.i \\ . J. Ilodk. ; DiùhoptH Gatta '^larke
Cette espèce, qui. comme nous l'avons expliqué plus liant, fut la pr ita connue, n'existe plus aujour-
d'hui à Pétai sauvageJ L'île de Singapore est, en effet,la seule Ile lit jamais été spontanée, et, dès ISiS, époque de le, le h1 Oxlej faisait savoir qu'il n'en rei
plus que quelques petits pieds, qui, ilix ans plus tard, avaient
leur tour, disparu. M. Ridley, puis M. Serullas, ont bien
p «ton a donc, i ■••■ sujet, ce que nous avons déjà dit dans ta
édition de cet ouvi en que cette assertion soit con-
le nous avons émise, entre temps, dnus un petit volume
Noua avons, en effet, dans cette dernière
mblication, reproduit un renseignement que nous avait fourni verbale-
im'ipi M. I cl d'après lequel les arbres > gutta qu'on trouve
• i qu'on exploite actuellement dans la péninsule malsise seraient, non
Palaqulum oblongifolium, mais lii«»n le Palnquiam Gutta de Siags-
tnme nous n'avons, depuis lors, trouvé nulle part aucune
inDrmaUon ei que, au contraire, MM. Boerlngs et van Hom-
lettre i|ue c'est le Palaquium oblongifolium qui
■-i i ru Un du stnl de la péninsule malaise, nous croyons
levoii revenir ■ l'opinion de Burck; et, puisqu'il a'esl pas doutetu
ITle >le Singapore, il ne ère d'arbres à gutta sauvages
si ste — il est, dès lors, vrai de dire que l'espèce Pala-
é*î dans cette île, a, '■< peu près, sinon loln-
i <-n tant qu espèce spontanée.
prétendu, depuis lors, « ■ i • .i\->n retrouvé q .1 Boekit- rimah, c est-à-dire nenl là où
échantillons furent recueillifl par Th. Lobl -r.nii re pai t. M. Ridlev dit qui
f/î/j/j// mrr.ili du Jardin bol
in merah a été plus récemment détermû quiitm ùhlonyifotium — détermination qu'a confirmée M Romburgrj — il n'esl pas bien certain que cette léj même puisse être faite. Le Palaquiam Gutta ni plus aujourd'hui représenté que par des arbr< que ceux des Jardins d*( ssais d imeuh al ■ i i r .
Et encore ces exi loignent-ils, par .quelques
us L'influence sans doute de la culture — <lu type primitif.
Il n'en importe que plus de s'intéresser • |ui donne une excellente gutta, croît très vil clirrclu-i ;i propager le plus possible, par les graines que i' Dissent les pieds cultivés.
La Palaçuium Gutta est an arbre de grandes dimi L'exemplaire de 16 ans abattu par M van Romburgb dont nous avens déjà parlé plus haut. a \ de hauteur, et 95 centimètres de circonférence a hauteur d poitrine. M. \au Romburgh cite encore d'autres arbre* même âge <[ui avaient 19 mètres de hauteur et l p confèrent
L'< b\ rude, gris-jaunâtre ou gris-roug
rameaux jeunes sont couverts de poils roux.
Les 'feuilles Rg longuement péti
centimètres . Le limbe est généraient ni < oriace, ovale-obl progressivement atténué vers la base, arrondi au sommet, i|ui est surmonté d'un très courl acumen; il est vert en et couvert, sur la face inf i ieure, d'un fin duvet roi 11 ■
de 12 a 15 centimètres de longueur, sur 'i a G cen tirai largeui dan- la région médiane. De la nervure pr i parlent, a angle presque droit, vingt-quatre à trenl nervures parallèles, non proéminentes, qui sont réliées entre elles par un réseau serré de nervures tertiain
478 LE» PLANTES A GLTTA
à peu près que ce tube, sont lancéolés-ovales ou elliptiques, obtus.
Les douxe étamines sont sur deux vertieilles, les filets sont égaux aux lobes de la corolle, et portent des anthères ovales, glabres, aiguës au sommet.
L'ovaire est subglobuleux, pubescent, et surmonté d'un style dont l'extrémité stigmatique est à peine renflée et dépasse les étamines.
Le fruit est une baie ovoïde, de 3 centimètres environ de longueur, sur '2 centimètres de largeur. Il contient une, deux ou trois graines plan-convexes, de 23 millimètres de longueur, sur 15 millimètres de largeur, à tégument brun brillant, avec un large hile, qui correspond, à peu près, à toute la surface plane.
Ces graines, d'après M. Gresboff, contiennent, à l'état sec, 5, 7 %> d'une substance grasse qui fond a 37° 5.
Le latex du Palaquitim G ut ta, d'après M. van Hnmburgh, contient 0,14 */„ d'azote. Coagulé par l'alcool, il donne 13 "„ de gutta -percha.
Cette gutta — qui actuellement ne se trouve donc pas dans le commerce, puisque l'espèce n'est plus spontanée, et que ses représentants cultivés sont encore rares — contient, d'après le même auteur, 23 % de résines, pour 77 °/0 de guttà.
Les analyses données antérieurement par Obach sont un peu différentes. Pour cet autre auteur, la composition de la gutta brute est :
Gutta 77,1
Résines 16,9
Substances étrangères 4,6
Eau 1,4
Et la composition de la gutta purifiée est :
Gutta 82
Résines 18
La gutta (d'après Obach) est claire et rosée ; les résines sont brun jaunâtre, très dures.
Dans les plantations, où l'espèce, nous le répétons, pousse
I l-PERCHA
rèfl rapidement, M. van Romburgfa a obtenu, par pied, ne moyenne • le- ISO arbres de 9 ans, un récolte an
de 3 kil de fouilles tombé)
l'ul.c/iutim oblongifoliam Burek
| unir.i <inll i v.u. >>l,lt,n</i foliu de \ l Î6M : h<,n;tn>ir.l GulU
var. Sutn.i/r.ui-i Miq. ; Dichoptù oblongifotù Burek
De tous 1rs l';ihi</niiim à gutta, c'est cette espèce qui ad lu jilus répandue, el qui donne, pai « onséquent, la plus grande partie <le lu bonne gutta-percha du commerce. On lu trouve ei .•H L'exploite, dans U péninsule malaise el en Malaisie, (huis toutes les régions que nous avons citées plus haut .-. i.'i'i comme centres producteurs de gutta.
raison de sa large distribution, elle porte les noms s les plus variés, parmi lesquels MM. van Rnmburgh et Boertage citent les suivants :
balai» (nnlmijH ' et balam doeren à Kroé i Sumatra;:
baltM i« Padang Sumatra):
hul.iiii merêh a Loeboeq-Gedang (Sumati
ijotith sitinlinfit a IVinali^ka i sud-est de Bornéo);
s&mboeng we/sdansila même région;
aamboeng à Boentoh (sud-est de Bornéo);
njnfo" ihti-n.tn' B K iphiang et a Biang | Bornéo ocei-
dem njatoe t&mi&ng a Biang (Bornéo occidental); fjetali mrr.rlt a Bintang Bornéo occidental).
at. l'espèce se sépare, entre autres caractères,
du P&l&quinm tin/f.t parla forme des feuilles el par la dinieu-
tîon *Jt la forme îles Meurs.
Burek dit i[ue l'arbre peut atteindre 30 mètres de liau- I !'<••,, ■■ rouge cuivré b, allusion a la couleur
de la [ace inférieure des feuilles
h ni de tloerian vient, d'après Burek, de es que le* feuilles tablent an peu h celles «lu doerian Uurio :tl><jthinus L.).
4SI» m - ri \
M. van Romburgh cite, dans la plantation Je toek, des pieds de 15 à 10 ans qui avaient 10 mètres <le I teur et k8 centimètres île circonférem
Lea plus jeunes remeaus lindriqw
poils fins.
(D'»pn
i. — Pilaquium oblongifolium Hurck — 1. Pragmeot <l« rai 2. Pleur; ■'. Graine ; i. I mil.
Les feuilles (fig. 54) ont un pétiole gréli ulim.l 2 à
2 eenttm. I 2 de longueur. Le limbe est légère!) -*<x.
oblong ou lancéolé obloruj a dessus, cou^
d'un duvet doré persistant il est plu- longuen sommet que dans l'espèce précédente, et vers le pétiole, surtout dans les feuilles dos