‹ Les plantes à caoutchouc et à guttaChapitre 87 sur 92 · SOS · texte numérisé non relu

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ra honnête. Qi s, il n\ faut pas son-

: r t ,11 1 recrutement danscea conditions serait impossible, imbaucbés si- rendent dans la foret, par j mplemenl par doux.

Leur mal outils suivants Ûg. 36 :

I in- hachette, du modèle Collins;

I m s.n'ti' •!<• sabre, dont la lam extrémité - GO oentiin longueur el 10 centimètres de lar-

rur, la marque préférée des balatîers étanl te • Caïman

(Ion ou 2Uii petits gobe] ois en fer blanc, de Forme

l ne marmite en fonte, d'une contenance de 28 a $0 titres : l'u certoixi nombre de \iiillcs bottes on fer blanc Ut&s . m sonl d'anciens bidons a pétrole Une a bois qui servira de moule ;

Enfin une palette, également en (»-is.

Quant iiuv vivres, dont le balatier emporte une portion pour huit ;i quinze jours, ce soni : de la viande salée el Bêchée an soleil carne aecs . des haricots feijolea . du rû arroa), des : >ttes de tba et du rhum (ron

thlions pas — car notre h me se garde bien de faire

une bonne quantité de tabac a chiquer huent guitare eiiaoVo? , ce dernier instrument semblent aussi indispensable au balatier vénézuélien que l'est la machine à coudre pour le aeringamrQ brésilien.

II nuit rendre cette justice i us que > odté de leurs

I mauvaises passions, il> en ont une bonne : la musique, argés d< outils, de leurs vivres et <!•• leur guitare,

iusi que d'un hamac et d'une couverture, les balatien Vont 'lune en forêt, en quête d'un endroit où il y aura beauoui, de balatas, a proximité d'une petite rivière. Ces endroits ni appelés purgal», le balata portant au Venezuela, comme nus L'avons dit, le nom depurgo.

L emplacement choisi, le pi soin est de construire un

lire une hutte en branchages, dans laquelle est suspendu un hama< I si l qui ivra le balatier.

L imedujouroù le rancho a été installé, les hommes

ont choisir les arbres qu'ils couperont le lendemain.

La recherche consiste à déterminer la richesse des troncs en latex. Dans ce but, l'ouvrier donne sur le premier balata qu'il rencontre un petit coup de machete, à 1 m. 20 environ au-dessus du sol.

Cette incision est oblique. Si le latex en jaillit franchement, en un mince filet, l'arbre est bon à être coupé ; si, au contraire, l'écoulement se fait goutte à goutté., l'arbre est réservé, et ne sera coupé qu'après une période pluvieuse.

Le balatier choisit ainsi trois ou quatre arbres, suivant son ardeur au travail, et débroussaille le sol autour de chaque pied. Ces trois ou quatre arbres sont aussi voisins que possible les uns des autres.

Le lendemain matin, l'abatage est fait de très bonne heure, et avant même le lever du soleil. Il importe, en effet, que lu besogne soit terminée avant que la chaleur soit trop grande, car le latex, en cas contraire, devient plus épais, et coule plus difficilement.

L'arbre est coupé à GO centimètres environ au-dessus du sol ; il tombe, écrasant toute la basse brousse.

Le récolteur dégage alors le tronc des deux côtés, puis, saisissant le manche de son machete de la main gauche, et le dos de lu main droite, « il nettoie, avec le bout coupant, le tronc du balata, en enlevant la vieille écorce, qui ne contient rien, et en mettant à nu la partie jeune, qu'il évite de blesser -.

L'arbre est ainsi gratté jusqu'à la première branche maitresse. Toute lii partie située au-dessus est délaissée, ainsi que la moitié du tronc tournée vers le sol.

Le balatier revient maintenant vers la base de l'arbre ; et, à partir de 'M) centimètres environ de l'extrémité, il commence à faire des entailles latérales, perpendiculaires n l'axe du tronc.

Pour pratiquer ces incisions, l'homme se place contre l'arbre, auquel il tourne le dos. et. en deux coups de machete. l'un à droite, l'autre à gauchi', il fait sauter une bande dVenree, dont la section transversale a donc la forme d'un V.

lue seconde bande est enlevée par le même procédé, à la suite de la première; puis une troisième, une quatrième, etc..

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que l'entaille latérale ;iiu.si faite, el qui pari de la du tronc, boï( prolongée jusqu'à ta partie du du sol,

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Pro. 57, - La récolté du l*ll de balata tu Véoézuela.

Ce travail, noua <lii M. Herbet, doii être exécute avec mu main, car il faul COUper ml, et ne pus

Faire de ba »

entailli gués sont répétées, de '2'\ an ~2'.'< centimètres, iusc|u';i la premièn branche maîtresse ; et, au-dessous chacune, l'ouvriei place un de ses cornets en fer bieno, qu'il enfonce en terre par lu pointe (fig. 57 .

1 a tnême opération est pratiquée maintenant de l'autnc ■ lu tronc, sur lequel toutefois les nuisions s. .ni Ta i les en alternance avec celles du côté opposé.

M.tis pendanl que le récolteur le plus habile à manier le

Le lalex de halata, en euet, ne coagule pas, ù proprement parler, comme nous l'avons déjà dit, par l'ébullition : le produit solide n'est obtenu que par la dessiccation de ce latex.

C'est pour obtenir et activer cette évaporation que le balatier, après avoir rempli sa marmite, la place sur un feu doux et clair. Il agite continuellement le liquide avec sa palette en bois, pour éviter que la pâte, qui devient de plus en plus épaisse, s'attache et brûle. Quand l'évaporation est presque complète, il verse un peu d'eau froide, pour détacher les parties qui, malgré toutes ses précautions, ont adhéré aux parois.

La pâte compacte ainsi obtenue est maintenant jetée sur une toile étendue à terre: et l'un dés récolteurs l'arrose d'eau froide, pendant que le second la pétrit, pour en expulser l'eau qu'elle contient encore.

Un fois lavée et bien pétrie, la boule est portée dans la caisse en bois, qui va faire office de moule. Pour cela, l'ouvrier, se servant d'une bouteille en guise de rouleau, aplatit la substance encore molle, et, l'étendant jusqu'aux parois de la caisse, lui donne la forme d'une planche.

Le démoulage n'est opéré que 48 heures plus tard. La pâte refroidissant lentement, il faut laisser la caisse, pendant ces deux jours, dans l'eau du ruisseau voisin.

« Plus la pâte, écrit M. Herbet, tire sur le gris blanc, mieux l'opération a été conduite, car moins il y a de parties brûlées dans la gomme. Aussi, dans le but d'avoir des gommes très blanches, nous avons promis une prime à nos gommiers. Les uns nous ont déclaré que c'était impossible ; les autres, au contraire, se sont engagés à nous livrer le produit que nous désirions, et nous ont, en effet, apporté une gomme très blanche... si blanche que nous avons flairé une-supercherie. Nous avons donc surveillé ces hommes, et nous nous sommes aparçus qu'ils mélangeaient avec le lait, au moment de la cuisson, de la graisse ou du savon. Dans ces conditions, on n'a pas besoin de prendre de précaution : la gomme est toujours blanchâtre. Elle n'attache pas, mais elle est tout aussi brûlée que si elle était noire. La preuve en est qu'elle peut être soumise à de fortes chaleurs sans noircir. »

Bien soignée, une planche de balata est préparée en 1 heure 1/3. Elle se présente, lorsqu'elle est démoulée, sous la forme d'un bloc de 46 centimètres de longueur, 30 centimètres de largeur, et 8 centimètres d'épaisseur, pesant 27 livres espagnoles environ (soif 1 2 kilos 500) .

Pour préparer cette plaque, il faut 5 gallons (22 litres) de lait, ce qui représente la contenance d'une lata, et aussi celle de la caisse en bois qui sert de moule.

Étant donné que, d'autre part, un balatier qui a coupé 2 ou 3 arbres de moyenne grosseur a récolté 2 gallons 1/2 de lait, on voit que la fabrication d'une plaque représente un travail de deux jours, et correspond à l'abatage de 4 à 6 arbres (d'où l'on n'a, du reste, retiré, d'après M. Herbet, que le tiers du lait qu'ils pourraient fournir).

Chaque planche rapporte enfin, actuellement, à l'ouvrier 8- piastres, soit 32 francs.

En septembre dernier, M. Herbet payait, en effet, la balata à ses gommiers au taux de 32 piastres (128 francs) le quintal espagnol de 100 livres (soit 46 kilos).

Les balatiers qui travailleraient pendant toute la semaine, et prépareraient 3 planches, gagneraient donc 24 piastres, soit ÎMi francs.

En réalité, ce gain est rarement aussi élevé, car le reçoit eu r qui a fabriqué sa planche, el qui est, nous l'avons dit, foncièrement paresseux, éprouve le besoin de se reposer.

Il apporte donc la planche à la jnilperiit. en touche le prix

en vivres, el surtout en rhum, et retourne à son rancho

où il se couche dans son hamac et joue de la guitare. Ce n'est (lue lorsque les vivres sont épuisés que l'homme reprend le travail et prépare une nouvelle planche.

Nous avons l'ait, du reste, la supposition la plus favorable : car il n'est pas rare (pie, au lieu d'apporter sa gomme à la piili)cri;i. le récolteur aille la jouer, et que, 1 ayant vendue, il joue l'argent qu'il a touché. •< Généralement il perd tout, et ces scènes de jeu se terminent par des scènes d'ivresse. Alors ce sont des batailles à coup de machele. batailles où il y a souvent mort d'homme, sans qu'aucune répression intervienne, puisque la police est inconnue. »

ISO ouvriers «ju*- noua avions cette année, ajoute M rlerbet, il n'y en •• v.i i i <ju<v quatre qui préparaient un .il de gomme, et quelquefois un peu plus. » Tel esl L'état aotuel de L'exploitation bu Venezuela : el cette i onsistc ii, "ii le voit, dans 1 abal

icitrions sur pied sont peu pratiquées par Les /ui'lu'iiN, -i Le sonl seulement sut- Les petits arbres. M. Herbet nous indique Les trois principales raisons pour uellei let >:i-u!s sont al»;itlu^ : I" un arbre entaillé

donne moins de lail qu'un arbre coupé 8e un arbre seuleit incisé ne peut être le nouveau que dans ou trois

m s |ilu> tard, ai, souvent, il meurt de eetl de opération ;

tcunc Loi n'étant appliquée au Venezuela, le gommier o'a

nul intérêt à mén quand il ;i trouvé < adroit

propice, puisqu'il serait forcé, en oe cas, su récolte étant moindre, d'aller ensuite chercher plus loin d'autres emplacaits, qui ['éloigneraient de a ou il achète ses vivres

■t vend as b

pour i"!is oes motifs que toul arbre ayant un tronc de plus de :t'> centimètres de diamètre esl abattu. Seuls La* plus petits sont incisés ±uv pied,., m;iis comme, d'ailleurs, ils sont incisés .< mort, le résultai est le même.

Foui autre esl Lai le d'exploitation aus Guyan

1rs balalas ihins les Guyane». — Los balatas sont communs dans les trois Guyane**

ruyane française, l'arbre esl signalé un peu partout. !<• sa présence dans tous Les endroits où il a i m1 : aux ''i»\ nous de < lave dans l«-* différents chantiers i's de 1 Administration pénitentiaire, aux Flattes, ni-I .auii-nt. i Saint-Jean, au village d'Apatou, la Unit; lu Maron le I \w >. dans le Contesté de l'Awa, >ng de I Iiiuii <t chez les Roucouyennes. M Devez a vu aussi, entre l'embouchure de la Mann et celle • h. des peuplées uniquement de bêlâtes • l était, ux.

Kn Guyaiu el en fluyone hollandais it, res-

scti veinent, 1rs bords de la Derbice et ceux de la Nickerie

512 LES PLANTES A GOTTA

qui sont, actuellement, les principaux centres de récolte de la balata exportée.

A l'encontre de ce qui a lieu le plus souvent au Venezuela, les arbres, dans ces deux colonies étrangères — et nous ne parlons pas de notre colonie française, puisque on y délaisse les balatas — ne sont jamais abattus. Les concessions ne sont même accordées par les gouvernements qu'à la condition qu'ils soient laissés sur pied, et que lés incisions ne soient faites que sur une moitié de la circonférence "du tronc, pour permettre de nouvelles saignées, dans un délai de trois à cinq ans.

Ces concessions, en Guyane hollandaise, sont de 5.000 hectares au minimum, et de 50.000 au maximum.

Comme au Venezuela, ce sont des sociétés ou des particuliers qui, dans les deux colonies, entreprennent l'exploitation, les indigènes ne travaillant jamais pour leur compte. Et, ici encore, surtout en Guyane hollandaise ', le propriétaire de la concession doit compter avec les exigences, la paresse et la malhonnêteté des ouvriers qu'il embauche, et qui ne valent pas mieux que les balatiers vénézuéliens.

La récolte devant avoir lieu, pour les mêmes raisons que celles déjà citées plus haut, pendant la saison des pluies, le concessionnaire envoie, de septembre à novembre, les expéditions d'exploration, c'est-à-dire des troupes de cinq à dix hommes, qui sont chargées de rechercher, chacune sous la direction d'un chef, les peuplements de balatas. C'est d'après les indications que rapportent ces petites troupes que la concession est demandée. « Mais il arrive quelquefois, dit M. Wilfred A. Joubert -, qu'un chef d'expédition, pour toucher

1. K» (iiivane anglaise, une grande partie des difficultés que nous allons signaler est évitée, grâce à l'Institut des Mines et Forêts corporation semi-officielle par l'intermédiaire de laquelle les patrons traitent avec les ouvriers et bénéficient de la protection de la police.

2. lJres<pie tous les renseignements que nous donnons ici sur l'exploitation des balatas en (iuvane hollandaise et en Guyane anglaise sont empruntés à un article paru, sous celle signature, dans le « The India Rubber World », et traduit dans la >• Semaine horticole » de Bruxelles : février \W)U\

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