I.A IULATA
• p d'autres occasions de gagnei nu cent, «lit avoir découvert un bon endroit, alors qrai ndroit, il n'v :i pas d'arbres. Quand on envoie ensuite pour récolter le latex, ils reviennent les maina et l'exploitant subil une grosse perte Lu campagne doit commencer eu janvier, Le patron embauche donc ses ouvriers vers le milieu de décembre, et, oomme aux balafciers vénézuéliens et aui teiroa bi
liens, il doit leur faire des avances de vivres et d'argent... en les mêmes ns.|u.'s qu'an Venezuela Lorsque la saison des Pôtea approche, «lit. en effet, encore M Joubert, les ouvriers se mettent a chercher du travail, pour recevoir l'avance accoutumée qui leur «-si nécessaire ; <-t ils dépensent cette avance ;< Bure la noce. Vers !•■ 10 janvier, lorsque i la nouvelle année commencée, on
peut obtenir des hommes qu'ils se décident a aller au bois, atervalle, ils ont rendu 1;» fie insupportable au chef «I entreprise pur de continuelles demandes de o encore quelques ni ». Tous les moments leur sont bons, et il n\ ;i pas de lieu si bien caché où ils ne sachent aller le harceler. ni de quitter la ville, chaque ouvrier a doublé ou triplé première avance. A une époque où la main-d'œuvre était demandée, certains entrepreneurs imprévoyants, ou peutêtre contrainte, <>iil ainsi avancé à des ouvriers plus qu'il ( i hommes de récolter.
Il reste ii les faire partir delà ville. Pour cela, on est sou-
venl obligé de demander ii la police de faire une battue, et de le, expulser, l'i il y ■< toujours un certain nombre de- gaillards qui ne donnent plus signe de vie; les avances qu'on leur a
ut perdues Les individus de cette catégorie ont généralement contracté plusieurs engagements, sous autant de noms différents. En comptant, en outre, ceux qui désertent lorsqu'ils sont arrivés dans le bois, ceux qui ne Bavent pas trav u\ qui tombent malades ou qui meurent, on
< une perte qu'il faul toujours prévoir dans les d< et qui s'élève à i! •> i nviron des frais d'exploitation. »
sont embarqués sur de petits bateaux, qui
Le* pUntêi ' CMtotchoac.
peuvent porter chacun de 5 à 15 hommes, et ils sont munis de tout ce qui leur est nécessaire pour un séjour de trois ou quatre mois.
Leur équipement comprend : un coutelas, un bidon à huile de 22 litres (la lata des ouvriers vénézuéliens), 12 calebasses, et une petite boîte en fer blanc, qui contient une garde-robe sommaire et un assortiment extraordinaire d'une foule d'objets variés.
Les provisions consistent en poisson, porc et bœuf salés, pois cassés, farine, mélasse, sucre, tabac, huile de kérosine, allumettes, etc., le tout placé sous la surveillance du chef, qui vend aux hommes ce dont ils ont besoin.
Lorsque la troupe est arrivée sur le terrain de la concession, les premiers jours sont consacrés a l'établissement du campement général. Les ouvriers se groupent par trois ou quatre, pour construire un banab('?), ou hutte, qu'ils habiteront en commun. Il est rare qu'un campement comprenne plus de 25 ouvriers, qui suffisent pour exploiter, pendant la saison, une superficie de 5.000 hectares.
Puis, le campement établi, on construit le dabré, qui est l'auge dans laquelle on laisse évaporer, au soleil, le lait de balala. Ce dubré est bâti sur pilotis, à ÎM) centimètres environ au-dessus du sol. Il a 3 mètres 60 de longueur, sur 2 mètres 10 de largeur et 15 centimètres de profondeur. Le fond est fait avec des planches découpées dans le tronc du palmier à palissades [Euterpe .*/>.); les parois sont un assemblage de bûches demiéquarries, entaillées à leurs extrémités, et dont les jointures sont bouchées avec de l'argile ou de la balata. Le dabré est enfin recouvert d'une toiture mobile, faite de feuilles de palmier.
On peut maintenant commencer la récolte. L'ouvrier, arrivé au pied de l'arbre qu'il doit inciser, dispose verticalement près du tronc, deux longues perches, sur lesquelles il fixe ensuite des barreaux transversaux, au moyen de cordages faits avec des broussailles: et, grimpant sur cette échelle, il fait, à partir de 00 centimètres au-dessus du sol, des entailles obliques disposées en Y, une des branches de chaque V se pro-
longeant, au-dessous de ta pointe jusqu'à la rencontre de la branche opposée du V situe au-dessous. Ces entailles ont s environ de largeur, ci sonl distantes entre elles de 30 centimi 1res. L'ensemble de chaque paire d'incisions formant V doit, en oui spondre, au plus. I la moitié di
lu tronc, Au Cas contraire, une contravention
I iM'iiicmcnt relire la concession ou eon- Fisque La » Le chef d'entreprise, dit M Joubert, remet
quelquefois les instructions imprimées, qui,
dans une certaine mesure, dégagent sa responsabilité, an cas de violation des règlemes que la faute retombe sur
l'ouvriei iv condamné a l'amende et i la prison »,
I irs ijue les incisions sont faites, le lait, sortant de toutes entailles, coule le long de la ligne médiane sinueuse que forment les pointes réunies de tous les S . ci il tombe dans une calebasse que le récolteur a fixée dans L'écorne, à l'extrémité inférieure de l'entaille la [>lus ba
M. .Joubert dit qu' '• un bon ouvrier peut inciser une dizaine
rbres dai e qui lui permet île remplir -."ii
bidon de 22 ht:. titrer au campement vers trois heures
de l'après-midi, avec sa charge mu- ta tété, satisfait (!<• sa JOUI - 22 litres de lait desséché donnent un peu plus de
Il kilogrammes de balata, soit L .100 grammes seulement par arbi
On remarquera que ces évaluations de M. Joubert pour la Guyane sont sensiblement différentes de celles qu'établit
M. llerh.t pour le Venezuela. M. Herbct admettant, en effet, que h- balatiei vénézuélien abal dans s;> journée 2 ou :t arbres,
qui lui fournissent 2 indiens \J2 de lait, soit (» kilos 22."i de balata, la recolle de cet ouvrier vénézuélien, qui uh.il Lea arbres, n'égalerait que la moitié de la récolte de L'ouvrier des Guy ânes, qui les incise sur pied. I l'autre part, on voit aussi que, tandis <pie, aux (îusaies, l'arbre incise sur pied, et sur la moitié de su t ii conlennc»;, donne 1 kilo 100 de produit, l'arbre mé a fond, après abatage, au Venezuela, en donne 2 kilos .'il M) environ.
Quoi qu'den soit, le lait .-si maintenant recueilli. Lu eosgu-