‹ Les plantes a feuillage coloré (volume 2)Chapitre 10 sur 41 · GYMNOSTACHYE DE V E R S CH A F F E LT. (PL · texte numérisé non relu

GYMNOSTACHYE DE V E R S CH A F F E LT. (PL

ACANTHACKES. —

Le GyinnostacJijitin dont il s'agit a été rapporté avec un doute légitime à ce genre par l'auteur (GIlLemaire, N/.hurfic.,\, pi. 372), (pii a liésilé à en faire un genre nouveau : ce qu'a exécuté un autre plus hardi mais rationnellement? c'est une (juestion qui ne peut être discutée ici) sous le nom de Fittonia.

On a voulu, en outre, en faire un EvantJiemum ; or, pour ceux (|ui connaissent la difliculté de la détermination des Acantliacées

30 GYMNOSTACFIYIUM \ ERSCHAFFELTT.

exotiques, ces tâlonnemenls, ces hésitations n'auront rien crétounant.

Quoi qu'il en soit, le Gyinnostachjwn (ou Fittonîa?^ Versclmffelti, nom sous lequel il est généralement répandu clans les jardins, est une admirable petite plante. On en attribue la découverte et riutroduction en Europe à M. Baraquin, collecteur au Brésil; elle fut envoyée récemment à rétablissement A. VerschafTelt, à Gand, et à celui de MM. Veitch, à Londres, auxquels nous devons notre aquarelle.

C'est une petite plante basse, à rameaux cylindriques, mais sublétragones, couverts aux entre-nœuds de poils laineux, mous et denses; rampants sur le sol et bientôt ascendants, et terminés par un épi floral allongé ; à feuilles opposées , décussées , distantes , assez grandes, ovées-lancéoîées, légèrement aiguës au sommet, éti'oitement cordiformes à la base, glabrescentes, et d'un beau vert en dessus, pâle en dessous. Elles sont portées par de larges pétioles plans et canaliculés en dessus, ciliés, laineux aux bords. Le réseau qui les couvre est d'un brillant coloris cramoisi , et se compose de très-nombreuses nervures et nervules anastomosées.

Cette jolie plante ne demande que peu de soins pour sa culture. En raison de son habilus rampant, on la cultivera en pot beaucoup plus larges que profonds, bien drainés, et qu'on remplira d'une terre légère (terre de bruyère ou de bois), mêlée à un peu de terreau de fumier bien consumé. Multiplication par le bouturage des rameaux à chaud et sous cloche.

Les Plantes ù Fenilla

J. llothschild, Editeur.

A V ITT AT A.

MUS\ VriTATA

BANANIER A FEUILLES RUBANNÉES. (pl. 16.)

— MUSACÉES. —

Bien que les Mnsa soient généralement introduits et cultivés clans toutes les contrées tropicales des deux mondes, on n'a pu jusqu'ici en indiquer la patrie piécise (qu'on suppose toutefois être l'Inde).

Comme l'établit feu M. Hooker [Bot. Mag., planche 5402, septembre 1865\ celui dont il s'agit n'est qu'une variété du /!/. Supien- ////«, dont il atteint la grande taille; mais laissant celui-ci loin der-

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rière, en raison de la beauté des panachures de ses lenillcs. C^omnio aucun 3hisn n'est indigène d'Afrique (sauf le superbe llhisn Ensetc, propre à l'Al^yssinie), notre plante a dû être introduite dans l'île Saint-Tiiornas (Baie de Bénin, Afrique occidentale). On en doit la découverte et l'introduction au malheureux Ackermann *, qui en envoya des individus à M, Van Houtte à Gand. A peu près à la même époque, elle fut retrouvée par M. Mann, courageux et zélé collecteur, qui en expédia de jeunes sujets aux jardins royaux de Kevv^, où l'un d'eux a fleuri pour la première fois, en juin 1863; mais, comme on devait s'y attendre, ses fruits n'ont point donné de semences.

Il n'est personne qui ne connaisse et n'ait admiré le port grandiose, les magnifiques et gigantesques feudles des bananiers; mais à ces avantages éminemment pittoresques et décoratifs, celui-ci surtout joint une splendlde panacbure foliaire, consistant en longues et larsres bandes transversales blanches et tranchant sur le vert intense et l)iHlant du fond : panachure qui persiste fort longtemps et ne s'altère qu'avec l'âge avancé des feuilles.

Si Ion ne peut planter ce bananier en pleine terre, dans un conservatoire de serre chaude, on le tiendra dans de larges bacs ou caisses remplies d'une terre forte et substantielle. De temps à autre, un peu d'engiais liquide, de fréquents arrosements. On le multiplie avec la plus grande facilité au moyen des nombreux drageons qu'il émet de la base.

1. Un nom de plus à ajouter au long martyrologe des voyageurs-l)otanislcs. Ackermann est mort à Loango il y a quelques années déjà.

Les l'l:inics ii lcuill:;w.

.T. Rothschild, Kditeur.

l' II O K M I U M T li N A X, F O

PHORMIUM TENAX. FOUIS Vak.

LIN DE LA NOUVELLE ZÉLANDE A FEUILLES PANACHÉES. (Pt- H.)

— LILIAGÉES. —

Le Phorinium, célèbre par rexcellente et solide filasse que l'on tire de ses feuilles, et dont on fait des cordages de toute espèce, de bons tissus, remplaçant la toile de lin et surtout le coton, en raison de la force de ses fibres constituantes, a été découvert, dès 1772, par le capitaine Gook dans la Nouvelle-Zélande; ce n'est que vers la fin du dernier siècle qu'il parvint en France , où sa culture fut essayée dans diverses contrées, avec plus ou moins de succès.

34 PHORMIUM TENAX. FOLIIS. Var.

Après hi soie, ce sont jusqu'ici les fibres de cette plante qui offrent le plus de solidité, de ténacité. Nos déparlements méridionaux, l'Algérie surtout, devraient donc s'occuper en grand de sa culture .

Le type de la plante est connu de tout le monde, par l'admirable effet de ses touffes de feuilles, disposées comme celles des Iris, rigides et gracieusement recourbées au sommet, longues d'un mètre et demi à deux. L'inflorescence consiste en une panicule, composée d'assez grandes fleurs, rappelant bien, par leurs formes, celles des Aloès, et d'une couleur plus ou moins orangée.

La variété est arrivée de la Nouvelle-Zélande; ses feuilles sont admirablement ornées sur leur fond d'un vert pâle, grisâtre ou jaunâtre, de longs rubans de largeur inégale, jaune vif ou orangé.

Qu'on juge de l'effet d'une telle variété, cultivée, comme le type, en vases, en caisses, pour orner les perrons, les vestibules , et en pleine terre, où elle prospère à merveille. Nous l'avons vue parfaitement prospérer dans les squares de la ville de Paris, où on la tient dans un sol riche et meuble ; elle est relevée à la fin d'octobre et rentrée en orangerie .

Multiplication facile par la séparation des touffes ou des stolons, opérée en serre tempérée, sous cloche.

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