APHÉLANORIE DU ROI LÉOPOLD. (PL
— ACANTHACEES. —
Charmant sous-arbuste du Brésil, introduit en Belgique en 1854, et de là, un peu plus tard , dans toutes les serres de l'Europe. Il est également remarquable par la distinction de son feuillage , admirablement zébré de blanc, et par son inflorescence, qui est un grand épi terminal et compacte de curieuses bractées et de fleurs jaunes. Cultivé dans nos serres, \ Aphelundra Leopoldi a une tendance prononcéeà ne donner qu'une tige simple et sans ramification.
On le cultive avec succès dans un mélange de terre tourbeuse et de terre franclie, additionné de terreau de feuilles et dune lorte proportion de salile et de terre siliceuse, qui a surtout pour effet de
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rendre le compost léger et perméable à Teaii des arrosages. C'est déjà dire que les pots doivent être parfaitement drainés, au moyen d'une couche de tessons de 2 à 3 centimètres d'épaisseur et couverte* d'un i)eu de mousse, pour empêcher la terre de combler les interstices du drainage. En été, on donne de copieux arrosages; en hiver, on les interrompt en partie. Dans cette dernière saison, la température de la serre peut être abaissée à 12 ou 15° centigrades; en été, il est bon qu'elle se maintienne entre 22 et 28°. L'atmosphère de la serre doit être un peu humide, pendant tout le temps que la plante est en végétation.
Tous les Aphelandras se multiplient de boutures, prises sur des branches latérales, quand on peut en obtenir par le pincement de la sommité de la tige. On les plante dans des petits pots remplis de sable humide, qu'on couvre d'une cloche et qu'on tient enterrés dans la tannée chauffée à 25 ou 26° centigrades. On ombrage ces boutures contre les rayons directs du soleil, et on a soin d'essuyer de temps en temps l'intérieur des (*loches pour en enlever 1 humidité. La reprise assurée, on empote les jeunes plantes dans des pots un peu plus grands, bien drainés et remplis du compost indiqué cidessus. On les tient à l'ombre quelques jours, puis on les découvre graduellement pour les habituer peu à peu à supporter le contact de l'air et la lumière.
POTKOS ARGYRyEA.
POTHOS Al\GYRiEA.
POTHOS ARGENTÉ, (pl. 28.
— AROIDÉES (ORONTIACÉES). —
Délicieuse petite plante, encore incomplètement connue, qui a été rapportée de l'île de Bornéo, en 1857, par M. Thomas Lohb, et qui n'a guère été cultivée jusqu'ici que par MM. Veitch, père et fils, horticulteurs à Chelsea, près de Londres.
Elle est trapue et robuste sous sa petite taille. Par son port dressé et un peu sarmenteux et ses larges feuilles en ovale oblique, elle semble vouloir faire concurrence à la fois aux Bégonias et aux Anœctochilus. On en prendra d'ailleurs une idée assez juste en xc- ^?kYà^n\\Q Dieffenbachia seguine, représenté ci-dessus, planche 14, ce qui nous a dispensé d'en donner une figure. Ses feuilles sont lisses, d'un vert foncé, avec de nombreuses et grandes macules irré-
^6 POTHOS \RGYREA.
i>ulières blanc argenté, nctlcnient anètées sur leurs contours. La plante n'a pas encore fleuri dans les collections.
Les conditions de sa culture sont : température de 22 à 28" centigrades en été, de 18 à 20 en hiver; beaucoup d'eau pendant la période de végétation ; très-peu au contraire pendant la saison Iroidc. La terre qu'on lui destine doit être un compost de terre de bruyère, de terreau de feuilles et de bonne terre franche ordinaire, mêlés par parties égales. On fera bien d'y ajouter des fragments de chaibon et un peu de sable siliceux. Il est parfaitertîent superflu de dire que les pots devront être parfaitement drainés. Les empotages se font en mars, au moment où les plantes donnent leurs premiers signes de végétation. On peut d'aillems tout aussi bien cultiver la plante en massifs, dans de grands vases ou des corbeilles ornementales-, il est bon, dans ce dernier cas, de soutenir les tiges au moyen d'un fil de fer placé circulairement, et vers le milieu de leur hauteur, afin qu'elles puissent retomber gracieusement à l'cntour. On doit éviter de tenir la plante exposée aux rayons directs du soleil, qui ont pour effet d'affaiblir la teinte des macules, et de les faire tourner au gris vei^dàtre.
La multiplication se fait de boutures prises sur les pousses latérales, et plantées dans du sable humide, en pots drainés, couverts d'une cloche, ombragés et enterrés dans la tannée d'une bâche chauflee à 25 ou 26" centigrades. Après la reprise, on empote les jeunes sujets dans le compost ordinaire, et on les habitue graduellement à résister à l'aelion directe de l'air et de la lumière.
DRAC.ENA FERREA.